English Version

écrire un EMAIL

LCBC - Maison des
Associations du 19è
20 rue Edouard Pailleron
75019 Paris

Accueil
les idées
qui va faire la paix
les événements
synergie (liens)
personnalités
les actions
sympathisants
infos
questions
histoire
géographie
que fait on à l'ONU
dans les médias
Dossier de presse
English Version

Les ACTIONS :

pétitions
tracts
drapeaux de l'ONU
sanctions-boycott
missions civiles
procés contre USA
manifestations
refus des armes

Les INFOS :

info IRAK
info PALESTINE
info SYRIE
info LIBAN
info IRAN
amérique Latine
info Afrique
info Tchétchénie
que fait on à l'ONU ?

Voici les textes se rapportant à l’ONU (ou à la politique inténationale) qui sont passé entre nos mains, merci de nous communiquer ceux qui nous auraient échappés.
Organisation des Nations unies (ONU)
à NEW YORK !!!,
organisation internationale d'États nations fondée sur le principe de l'égalité souveraine de ses membres. Conformément à la Charte, les Nations unies ont été créées dans le but de « maintenir la paix et la sécurité internationales », de « développer entre les nations des relations amicales fondées sur le respect du principe de l'égalité de droit des peuples et de leur droit à disposer d'eux-mêmes », de « réaliser la coopération internationale en résolvant les problèmes internationaux d'ordres économique, social, intellectuel ou humanitaire » et d'inciter au « respect des droits de l'Homme et des libertés fondamentales ». Les membres s'engagent à remplir les obligations dont ils ont la charge, à régler les litiges internationaux par des moyens pacifiques, à s'abstenir d'avoir recours à l'intimidation ou à la force, à assister l'ONU dans les actions stipulées par la Charte, à se garder d'aider tout pays contre lequel est dirigée une action de l'ONU, et à agir conformément aux principes de la Charte.

- Sessions extraordinaires d'urgence de l'Assemblée générale
- Centre d’information de l’ONU
- la résolution 1483
- L’organigramme des Nation Unies
Embargo :Rapport alarmant du sénat français
Le rôle des casques bleus pour la Paix
site officiel Palestine ONU

Journée internationale des Casques bleus des Nations Unies
Le 30 05 2005 , dans Ministère des Affaires Etrangères de la France
[...]La France souhaite à cette occasion rendre hommage aux quelque 82 000 personnes - militaires, policiers et civils - engagées aujourd'hui dans les missions des Nations Unies. Leur courage et leur détermination permettent sur tous les continents de protéger des populations en danger, de séparer les combattants, de rendre possible le retour à la paix.
La France exprime sa solidarité aux pays et aux familles des 115 personnes décédées l'an dernier dans l'accomplissement de leur mission au service de la paix ainsi qu'aux 39 casques bleus ayant péri depuis le début de l'année.
Cette troisième Journée internationale intervient cette année dans un contexte d'accroissement des opérations de maintien de la paix des Nations Unies et de leurs effectifs, peu après la création d'une nouvelle opération de maintien de la paix au Soudan, qui porte à 17 le nombre d'OMP déployées sur le terrain. Cela illustre le rôle indispensable de l'Organisation des Nations Unies dans le domaine du maintien de la paix et de la sécurité internationales. [...]
[commentaire LCBC : ne peut il pas y avoir quelques milliers de Casques Bleus de plus pour une 18 ème 'OMD' en Palestine/Israel ????]
www.france.diplomatie.fr/actu/article.asp?ART=49556
LA COMMISSION DES DROITS DE L'HOMME TERMINE LES TRAVAUX DE SA SESSION DE 2005
Le 22 04 2005 , dans Organisation des Nations Unies
GENÈVE, 22 avril (Service d’information des Nations Unies) -- La Commission des droits de l'homme a clos ce matin, à Genève, les six semaines de travaux de sa soixante et unième session, entamée le 14 mars sous la présidence de M. Makarim Wibisono, de l'Indonésie, élu Président lors de la séance d'organisation du 17 janvier 2005. Des déclarations de clôture ont été faites cet après-midi par le Président de la Commission et par la Haut-Commissaire aux droits de l'homme, Mme Louise Arbour.
[...]Trois textes ont été adoptés, en ce qui concerne la question de la violation des droits de l'homme dans les territoires arabes occupés, y compris la Palestine, portant notamment sur les colonies de peuplement, sur les pratiques israéliennes affectant les droits de l'homme du peuple palestinien et sur les droits de l'homme dans le Golan syrien occupé. Une autre résolution sur la situation en Palestine occupée a été adoptée au titre du droit des peuples à disposer d'eux-mêmes. La Commission a toutefois décidé de reporter à sa prochaine session l'examen d'un projet de résolution portant sur la situation des droits fondamentaux des détenus libanais en Israël.[...]
Question de la violation des droits de l'homme dans tous les pays et dans les territoires arabes occupés; droit à l'autodétermination et autres questions
S'agissant de situations par pays, la Commission a adopté cinq résolutions et deux décisions au titre de la question de la violation des droits de l'homme et des libertés fondamentales où qu'elle se produise dans le monde, dont trois ont fait l'objet d'un vote. Elle a également adopté par vote trois résolutions au titre de la question de la violation des droits de l'homme dans les territoires arabes occupés, y compris la Palestine. Ont en outre été adoptées sans vote sept résolutions et deux déclarations du Président au titre des services consultatifs et de la coopération technique dans le domaine des droits de l'homme, ainsi que deux décisions et une déclaration du Président au titre de l'organisation des travaux. Deux résolutions ont par ailleurs été adoptées par vote au titre du droit des peuples à disposer d'eux-mêmes (les cotes des projets de résolution et de décision sont indiquées sous forme abrégée, la forme complète étant précédée de «E/CN.4/2005»). [...]
Par une résolution sur la situation en Palestine occupée (L.5), adoptée par 49 voix pour, une voix contre et deux abstentions, la Commission réaffirme le droit inaliénable, permanent et absolu du peuple palestinien de disposer de lui-même ainsi que son soutien à la solution consistant en deux États vivant côte à côte dans la paix et la sécurité, Israël et une Palestine viable, démocratique, souveraine et sans discontinuité territoriale. [...]
www.communique-de-presse.com/content/view/1295/146
Vivre une expérience enrichissante au sein des Nations Unies, ça vous intéresse?
Le 14 04 2005 ,
Dans le cadre du Programme de stages internationaux pour les jeunes financé par Affaires étrangères Canada et l'Agence canadienne de développement international, l'Association canadienne pour les Nations Unies reçoit actuellement les candidatures pour son Programme de jeunes consultants professionnels.
La date limite : 18 avril, 2005 17h00 HNE (premier tour) et 15 mai, 2005, 17h00 HNE (deuxième tour).
Date de début : Entre le 1er juillet et le 15 septembre 2005, de même qu'une formation à Ottawa au fin de juin Durée : 6 mois Emplacement : Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (UNHCR) aux quelques pays, comme l'Inde, l'Écuateur et la Venezuela (peuvent changer)
Qualifications
La candidate idéal a la capacité de réussir outre-mer, de même que: 1. A la citoyenneté canadienne ou la résidence permanente au Canada. 2. A entre 19 et 30 ans. 3. Est diplômé et ne pas être inscrit à un établissement d'enseignement depuis le 1 aôut, 2005. 4. Posséder une diplôme en les études des réfugiés, les relations internationaux ou les domains connexes. 5. A compétence excellente d'anglais. La compétence excellente d'espagnol est un atout. 6. A un intérêt concrète en le domaine de réfugiés et les affaires internationaux.
Notez, svp: Ce programme s'adresse qu'aux personnes qui ont terminé leurs études. Le JPI ne peut être crédité parce qu'il s'agit d'un placement de travail rénuméré.
Comment postuler?
Voyez notre site web à www.unac.org/en/get_involved/internships/index.asp pour plus de renseignements à l'égard du processus d'application, et une formulaire. Soumettez les candidatures par la poste, par télécopieur ou par courrier électronique (UNE METHODE SEULEMENT ; courriel préféré) à :
Andrea Chow, L'ACNU, 300-309 rue Cooper, Ottawa, Ontario K2P 0G5
Télécopieur: (613)563-2455 Courriel: andrea@unac.org
Si vous avez plus de questions après de visiter le site web, contactez Andrea Chow, agente du projet à (613) 232-5751 poste 253 ou par courriel à: andrea@unac.org
DES AUTRES STAGES AUSSI DISPONIBLE! Veuillez consulter le site du web pour les détailles.
http://www.lescasquesbleuscitoyens.com/synergie__liens_/associations_dans_le_Monde/associations_dans_le_monde.php#UNCA
L'ONU dénonce la catastrophe humanitaire causée par les États-Unis en Irak
Le 30 03 2005 Jean Ziegler, à GENEVE dans Réseau Voltaire
Le taux de malnutrition parmi les enfants irakiens a doublé, et plus d'un tiers d'entre eux a souffert de la faim depuis l'invasion états-unienne de ce pays qui possède théoriquement les deuxièmes réserves mondiales de pétrole, a révélé un récent rapport de l'ONU. En effet Jean Ziegler (en photo), spécialiste des questions de droit à l'alimentation auprès de la Commission des droits de l'homme de l'ONU, a rendu selon USA Today un rapport qui confirme une fois de plus l'ampleur du désastre humanitaire causé par cette agression. 4 % des Irakiens de moins de cinq ans ont souffert de la faim suite à l'occupation d'avril 2003, chiffre qui a doublé en 2004 pour atteindre les 8 %. Cette situation est « Le résultat de la guerre menée par les forces de la Coalition. (...) Ce massacre quotidien et silencieux est une forme de crime, (...) il doit être combattu et éliminé. », a déclaré Jean Ziegler devant la Commission des Droits de l'homme, avant d'ajouter que dorénavant plus d'un quart des enfants irakiens souffre de la faim, et que les États-unis avaient utilisé, notamment à Falloudja, la privation de denrées vitales comme moyen de pression sur la population.
www.reseauvoltaire.net/article16697.html
Le Conseil de sécurité vote l'envoi de casques bleus au Soudan
Le 25 03 2005 , dans REUTERS
Le Conseil de sécurité des Nations unies a approuvé jeudi à l'unanimité un texte autorisant l'envoi dans le sud du Soudan d'une force de 10.000 casques bleus. Ces derniers superviseront l'accord de paix signé en janvier entre le gouvernement de Khartoum et les rebelles du Sud-Soudan et visant à mettre fin à 21 ans de guerre civile qui a fait deux millions de morts et quatre millions de déplacés. En revanche, aucun accord ne s'est dégagé au sein du Conseil à propos de la crise humanitaire au Darfour, dans l'ouest du Soudan.
www.tou-o.com/actu_touo.php?date=20050325&breve=5224&page=0
Israël devrait respecter ses obligations légales
Le 25 03 2005 , dans INTERNATIONAL PRESS CENTER
Le Secrétaire général adjoint des Nations Unies pour des Affaires politiques, Kieran Prendergast, a exprimé l'inquiétude des Nations Unies sur l'échec d'Israël de geler l'expansion des colonies dans les territoires palestiniens occupés. Dans un communiqué de presse, publié vendredi ...
Prendergast a déclaré que la politique de colonisation israélienne ne pouvait pas être séparée de la question du Mur de la honte. ' Alors qu'Israël avait déclaré que le mur était une structure provisoire afin de satisfaire aux besoins sécuritaires, personne ne pouvait observer son but et trajet sans être soucieux sur les implications possibles pour la continuité du futur état palestinien ', a-t-il ajouté. Prendergast a déclaré que la position du Quartet était que ni les israéliens ni les palestiniens ne devraient entreprendre des actions afin de porter préjudice aux discussions pour le statut final, en réitérant que Israël devrait respecter ses obligations légales, fixées par l'opinion consultative de la Cour Internationale de Justice et la résolution de l'Assemblée générale et trouver des moyens alternatifs pour adresser ses préoccupations légitimes sur la sécurité. [...]
www.ipc.gov.ps/ipc_new/france/details.asp?name=3477
LE CAS AL-KHUBAISI EVOQUE DEVANT LA COMMISSION DES DROITS DE L'HOMME DE L'ONU
Le 22 03 2005 , dans Réseau Voltaire
Intervenant au nom du Forum social mondial à la 61è session de la Commission des droits de l'homme des Nations unies, le 20 mars 2005, notre ami le syndicaliste français Jean-Pierre Page (5è en partant de la droite sur la photo) sur a fait scandale en déclarant : « Si l'on veut préserver l'intégrité des hommes, nous devons respecter l'intégrité des États. Symbole de cette résistance pour le droit à exister, le FSM veut saluer le combat courageux d'un des 10 000 prisonniers politiques irakiens : M. Al Khubaisi [Abdul Jabbar Al Koubeissi], journaliste enlevé à Bagdad par les services de l'Ambassadeur des États-Unis. Hommage à ce patriote irakien, opposant hier d'un régime déchu, aujourd'hui combattant de la liberté pour la souveraineté d'un peuple que les États Unis n'arriveront ni à humilier, ni à briser ! J'en appelle au soutien à la résistance d'un homme et de tout un peuple qui en résistant font honneur à l'humanité toute entière ». Cette intervention n'aura pas été vaine, elle devrait déboucher sur un projet de résolution que les États membres de la Coalition s'emploient déjà à faire échouer.
www.reseauvoltaire.net
Résolution sur la situation des Palestiniennes et l’aide à leur apporter
Le 11 03 2005 , dans Organisation des Nations Unies
Commission de la condition de la femme
Quarante-neuvième session
19e & 20e séances – matin & après-midi
[...]Aux termes du projet de résolution sur la situation des Palestiniennes et l’aide à leur apporter (E/CN.6/2005/L.7), adoptée telle qu’amendée oralement par un vote de 38 voix pour, une contre (États-Unis) et deux abstentions (Islande et Canada), le Conseil économique et social demanderait aux parties en cause, ainsi qu’à la communauté internationale, de déployer tous les efforts voulus pour assurer la pleine reprise du processus de paix sur la base des éléments convenus et du terrain d’entente déjà trouvé, et préconiserait des mesures visant à améliorer de façon tangible la difficile situation sur le terrain et les conditions de vie des Palestiniennes et de leur famille.
Le Conseil demanderait à Israël de prendre des mesures pour que les femmes et les enfants palestiniens réfugiés et déplacés puissent tous regagner leur foyer et recouvrer leurs biens, conformément aux résolutions de l’Organisation des Nations Unies sur la question. Il demanderait également à la communauté internationale de continuer à fournir d’urgence l’assistance et les services nécessaires pour soulager la crise humanitaire aiguë à laquelle sont confrontés les Palestiniennes et leur famille et contribuer à la réorganisation des institutions palestiniennes pertinentes.
En outre, le Conseil prierait la Commission de la condition de la femme de continuer à suivre et à faciliter la mise en œuvre des Stratégies prospectives d’action de Nairobi pour la promotion de la femme, en particulier du paragraphe 260 concernant les femmes et enfants palestiniens, du Programme d’action de Beijing et des textes issus de la session extraordinaire de l’Assemblée générale intitulée « Les femmes en l’an 2000: égalité entre les sexes, développement et paix pour le XXIe siècle ».
Explications de position
La représentante du Japon s’est félicitée des efforts en cours au Moyen-Orient et a souhaité que grâce à ce texte, le sort des femmes palestiniennes soit amélioré.
Le représentant de la Fédération de Russie a dit apprécier les résultats des élections au sein de l’Autorité palestinienne. La tâche principale sera de parvenir à un accord pour mettre un terme à l’affrontement armé et réaliser les dispositions de la Feuille de route, y compris le retrait d’Israël de Gaza et de la Cisjordanie.
La représentante de l’Autorité palestinienne a attiré l’attention sur le fait que les engagements pris lors de négociations récentes doivent être traduits dans la réalité. Malheureusement, la construction du mur de séparation entame 47% du territoire palestinien et rend la vie des Palestiniens et Palestiniennes impossible.
La représentante du Niger a souhaité que des mécanismes soient mis en place pour enraciner la paix au Moyen-Orient. Que ce soit en Israël ou en Palestine, c’est le sort des femmes qui importe car ce sont elles et leurs enfants qui souffrent le plus dans les situations de conflit. Le représentant d’Israël a estimé que ce texte était politique et négligeait le cas des femmes et des enfants pris pour cibles par des terroristes. Il a rappelé qu’un dialogue a été engagé par son Gouvernement et que ce dernier a lancé son plan de désengagement. Israël a également libéré des prisonniers palestiniens et s’apprête à restituer le contrôle de certaines villes à l’Autorité palestinienne. Ce texte, a-t-il estimé, ne fait qu’exploiter la Commission à des fins politiques.
Le représentant du Canada a fait part de son soutien aux femmes prises dans les conflits, y compris les femmes palestiniennes. Il a aussi fait part de sa préoccupation quant aux conditions de vie des Palestiniennes en raison des restrictions imposées par les Israéliens. Toutefois, des éléments positifs sont intervenus qui ne sont pas reflétés dans ce texte. C’est la raison pour laquelle nous nous abstiendrons lors du vote. Il n’est pas positif d’inclure dans ce texte des termes qui sont de nature à nuire au processus de paix. Nous sommes également préoccupés par le fait que ce texte condamne des actes de violence de certains groupes seulement.
La représentante des États-Unis a indiqué que son pays votera contre ce texte. Nous sommes le principal donateur à l’Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés palestiniens (UNRWA) et fournissons également une aide bilatérale. Ce texte, a-t-elle estimé, ne tient pas compte de l’occasion fragile qui s’offre à nous et des déclarations de ce type ne font que nuire à la paix.
[...]
www.un.org/News/fr-press/docs/2005/FEM1504.doc.htm
L'ONU envoie un émissaire au Liban et en Syrie
Le 04 03 2005 , dans METRO
Le secrétaire général des Nations unies Kofi Annan a annoncé jeudi qu'il envoyait un émissaire à Beyrouth et à Damas pour discuter du retrait des troupes syriennes du Liban.
Terje Roed-Larsen, ancien émissaire de l'ONU au Moyen-Orient, suit encore la question syrio-libanaise. Il retournera dans la région pour préparer un rapport sur la façon dont Damas se conforme ou non à la résolution du Conseil de sécurité de l'ONU exigeant le départ des 15.000 militaires et agents de renseignements syriens du Liban.
Kofi Annan a dit que le rapport serait présenté au Conseil de sécurité en avril. Le secrétaire général de l'ONU espère pouvoir alors 'faire état de progrès'.
www.metrofrance.com/site/home.php?sec=contenu&Idarbo=21&Idarbo1=7&content=1&id=46937&resec=liste_complete&vi=
Les difficultés [...] du peuple palestinien exigent tout le soutien de la communauté internationale
Le 07 02 2005 Kofi Annan, dans Organisation des Nations Unies
Le Secrétaire général des Nations Unies, M. Kofi Annan, qui participait ce matin à une réunion du Comité pour l’exercice des droits inaliénables du peuple palestinien, a estimé que l’année à venir serait très importante pour la paix au Moyen-Orient.
Se félicitant de la rencontre qui doit avoir lieu demain à Charm El-Cheikh, entre le Président de l’Autorité palestinienne, M. Mahmoud Abbas, et le Premier Ministre israélien, M. Ariel Sharon, et en présence du Président égyptien Moubarak et du Roi Abdallah de Jordanie, le Secrétaire général a demandé aux États Membres d’aider les parties à honorer leurs engagements et à renforcer leur coopération, afin de saisir cette opportunité d’avancer sur la voie de la paix. Les difficultés économiques [sic!] du peuple palestinien exigent tout le soutien de la communauté internationale, a-t-il également assuré.
Le Président du Comité pour l’exercice des droits inaliénables du peuple palestinien, M. Paul Badji, a affirmé pour sa part que le Comité continuerait de promouvoir l’application de la Feuille de route et les importants travaux du Quatuor dans la perspective d’un règlement global, juste et durable de la question de la Palestine. Le Comité se félicite de l’heureuse issue des élections à la présidence de l’Autorité palestinienne, le 9 janvier dernier, a indiqué son Président, ajoutant néanmoins qu’il demeurait préoccupé par la poursuite de la construction illégale par Israël d’un mur dans le Territoire palestinien occupé, y compris à l’intérieur et sur le pourtour de Jérusalem-Est. [...]
www.un.org/News/fr-press/docs/2005/AGPAL975.doc.htm
Un rapport de l'ONU accuse Israël de crimes de guerre
Le 27 01 2005 , dans Cyberpresse (Canada)
Agence France-Presse
Genève
Les démolitions punitives d'habitations palestiniennes constituent de graves crimes de guerre, a estimé John Dugard, le rapporteur spécial de l'ONU sur les droits de l'homme dans les territoires occupés, dans un rapport rendu public jeudi.
«Il est difficile de résister à la conclusion selon laquelle les démolitions punitives d'habitations constituent de graves crimes de guerre», a-t-il écrit e professeur de droit sud-africain estime que les démolitions de maison dans les territoires occupés par Israël, notamment à Rafah, Jabaliya et dans d'autres secteurs de la bande de Gaza, ne sont pas justifiées par des opérations militaires.
«Les démolitions de maisons ne sont pas effectuées dans le contexte d'hostilités «à des fins de combat» mais en guise de punition», a-t-il affirmé.
Selon lui, ces démolitions de maison violent l'article 53 de la IVe Convention de Genève, qui interdit à l'État occupant de détruire des biens appartenant à des civils «sauf si leur destruction est rendue absolument nécessaire par les opérations militaires».
C'est pourquoi le rapporteur demande à Israël de mettre sa politique en conformité avec le droit humanitaire.
www.cyberpresse.ca/monde/article/article_complet.php?path=/monde/article/27/1,151,1065,012005,899639.shtml
L’ONU commémore la Shoah
Le 25 01 2005 , dans 20minutes
A l’occasion du 60e anniversaire de la libération des camps de concentration, les Nations unies se sont réunies, hier à New York. Après une minute de silence, le secrétaire général de l’ONU, Kofi Annan, a appelé le monde à montrer son respect pour les victimes de la Shoah en « protégeant toutes les communautés menacées », et a cité le Darfour. « L’ONU ne doit jamais oublier qu’elle a été créée en réponse au mal du nazisme », a-t-il rappelé.
www.20minutes.fr/journal/monde/article.php?ida=42218
Nouvel échec des Nations Unies : Compensations à la place des Droits
Le 17 01 2005 , dans AFPS
Le 11 janvier 2005, les Nations Unies ont déclaré qu’elles ont l’intention d’ouvrir un registre des dommages causés par le Mur de l’Apartheid que les forces d’occupation israéliennes sont en train de construire en Cisjordanie. L’Assemblée Générale a fait cette proposition l’été dernier après avoir demandé à Israël de se conformer à l’avis consultatif de la Cour Internationale de Justice, qui a déclaré que le Mur était illégal et qui a demandé à Israël d’arrêter immédiatement sa construction et de détruire ce qui avait déjà été construit.
La déclaration de l’ONU précise que 'les objectifs de ce registre seraient d’enregistrer les plaintes pour d’éventuels jugements et compensations'.
Fournir des compensations aux palestiniens affectés par le Mur de l’Apartheid fait partie des recommandations de la CIJ, qui a été émis en juillet dernier, au sujet des conséquences légales du Mur. Cependant, les compensations constituent la partie la plus facile de l’avis de la CIJ. Elles ne peuvent en aucun cas constituer le premier volet des mesures requises par l’ONU pour forcer Israël à se conformer aux règles de la CIJ.
La décision de la CIJ ne peut être réduit à ce simple article. Un article qui précède celui-ci, dans l’avis rendu par la CIJ, précise que 'Israël a dans l’obligation de cesser ses violations des règles internationales ; il a dans l’obligation de cesser la construction du Mur dans les Territoires Palestiniens Occupés, y compris Jérusalem-Est, de démanteler les parties déjà construites à l’intérieur de ces zones, et d’annuler ou de rendre caduques toutes les législations déjà prises, relativement à la construction de ce Mur' . Dans l’article qui suit celui-là, il est précisé que 'Israël se doit de fournir des réparations pour tous les dommages causés par le Mur'.
Alors que la construction du Mur de l’Apartheid continue et que toutes les parties déjà construites sont toujours debout, les compensations qui étaient seulement une partie de l’avis, risquent de devenir l’avis lui-même.
Ces compensations pour les dommages causés ne peuvent être le point de départ de l’ONU pour mettre en œuvre l’avis de la CIJ. L’ONU doit commencer par les points qui doivent être au moins interprétés comme une reconnaissance des faits accomplis par l’Occupation sur le terrain.
Au lieu de mettre en œuvre une stratégie pour forcer Israël à arrêter le construction du Mur et à détruire ce qui a déjà été construit -ce qui signifie se conformer aux lois internationales- une chose pour laquelle l’ONU a toujours échoué depuis 56 ans, nous constatons que la Communauté Internationale commence par ce qui aurait du être la dernière étape.
Cet échec rend légitime notre interrogation sur la volonté réelle de l’ONU à prendre ses responsabilités dans l’application de l’avis de la CIJ. L’ONU essaye d’échapper à cette responsabilité que lui a confié la CIJ.[...]
'Campagne contre le Mur de l’Apartheid', Communiqué de presse, 14/01/2005
Source : http://www.stopthewall.org/
www.france-palestine.org/article966.html
Mort d'un casque bleu français sur la Ligne Bleue
Le 12 01 2005 , à LIGNE BLEUE dans Organisation des Nations Unies
Le Conseil de sécurité, par la voix de son président, a exhorté de nouveau les parties à respecter la Ligne bleue entre Israël et le Liban, après qu'une attaque du Hezbollah, dans laquelle un soldat israélien a été tué, a suscité des tirs en représailles de l'armée israélienne, qui ont causé la mort d'un casque bleu français et blessé un autre observateur de l'ONU de nationalité suédoise. [...]
Cette déclaration fait suite à un message du Secrétaire général, qui expliquait que « les observateurs ont été touchés par les tirs d'un tank et d'une mitrailleuse des Forces de défense israéliennes, en riposte à une attaque à la bombe perpétrée par le Hezbollah contre une patrouille israélienne dans les fermes de Chebaa, du côté israélien de la Ligne bleue », précisant qu'un soldat israélien avait été tué et trois autres blessés dans l'attaque commise par le Hezbollah (voir notre dépêche du 10 janvier 2005).
Le Secrétaire général avait également lancé un appel à la retenue le long de Ligne Bleue, qui continue de faire l'objet de violations, notamment aériennes[...]
www.un.org/apps/newsFr/storyF.asp?NewsID=9807&Cr=Conseil&Cr1=Isra
L’ASSEMBLÉE GÉNÉRALE PROROGE LE MANDAT DE L’UNRWA, ADOPTE DES TEXTES SUR LA DÉCOLONISATION, L’AUTODÉTERMINATION
Le 10 12 2004 , dans Organisation des Nations Unies
[...] Saluant le rôle indispensable que l’Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (UNRWA) joue depuis plus de cinquante-quatre ans, l’Assemblée générale a, cet après-midi, décidé de proroger son mandat jusqu’au 30 juin 2008. En l’absence d’une solution au problème des réfugiés, le mandat de l’UNRWA est renouvelé périodiquement. L’Assemblée générale demande à tous les donateurs de continuer de faire preuve de la plus grande générosité possible pour répondre aux besoins de l’Office.
Dans la série de résolutions et de décisions adoptées au cours de cette séance, 28 étaient recommandées par la Commission des questions politiques spéciales et de la décolonisation.
À l’issue d’un vote de 163 voix pour, 6 contre (Israël, États-Unis, Grenade, Îles Marshall, États fédérés de Micronésie, Palaos) et 7 abstentions, l’Assemblée a demandé à Israël de dédommager rapidement l’UNRWA des dégâts causés à ses biens et à ses installations et de cesser d’entraver la circulation du personnel, des véhicules et des fournitures de l’Office.
L’Assemblée a par ailleurs engagé les parties palestinienne et israélienne à examiner, ainsi qu’elles en ont convenu, l’importante question des biens des réfugiés de la Palestine et du produit de ces biens, dans le cadre des négociations du processus de paix au Moyen-Orient liées au statut final. Les États-Unis, Israël, les Îles Marshall, les Palaos, les États fédérés de Micronésie et la Grenade se sont opposés à ce texte, 161 États ont voté en sa faveur et neuf se sont abstenus. [...]
www.un.org/News/fr-press/docs/2004/AG10318.doc.htm
Commission des questions politiques spéciales et de la décolonisation (Quatrième Commission)
Le 24 11 2004 , dans Organisation des Nations Unies
[commentaire LCBC : à lire en intégralité, ISRAEL HORS LA LOI EST ECRIT PRESQUE A CHAQUE LIGNE !!!] [...]Aux termes du projet de résolution sur les colonies de peuplement israéliennes dans le territoire palestinien occupé, y compris Jérusalem-Est et le Golan syrien occupé (A/C.4/59/L.16/Rev.1), adopté, tel qu'amendé oralement par les Pays-Bas, par 149 voix pour, 5 contre (Australie, Israël, Îles Marshall, États fédérés de Micronésie, États-Unis) et 9 abstentions (Albanie, Cameroun, République dominicaine, Haïti, Kenya, Nicaragua, Tonga, Ouganda et Ouzbékistan) l'Assemblée générale, notant que la Cour internationale de Justice (CIJ), dans son Avis consultatif du 9 juillet 2004 sur les conséquences juridiques de l'édification d'un mur dans le territoire palestinien occupé, a estimé les colonies de peuplement installées par Israël l'ont été en méconnaissance du droit international et profondément préoccupée par le fait que le tracé du mur ait été fixé de manière à inclure la plus grande partie de ces colonies de peuplement, exigerait une fois de plus l'arrêt complet de toutes les activités de peuplement israéliennes. Elle réaffirmerait que ces colonies sont illégales et constituent un obstacle à la paix et demanderait l'application intégrale de toutes les résolutions pertinentes du Conseil de sécurité, y compris la résolution 58/292 du 6 mai 2004. L'Assemblée exigerait qu'Israël, puissance occupante, s'acquitte des obligations juridiques telles qu'énoncées dans l'Avis consultatif de la CIJ. Elle soulignerait la nécessité d'appliquer intégralement la résolution 904 (1994) du Conseil de sécurité demandant à Israël de continuer à prendre et à appliquer des mesures sur la confiscation des armes, afin de prévenir des actes de violence illégaux de la part des colons israéliens et demanderait que des mesures soient prises pour garantir la sécurité et la protection des civils palestiniens dans le Territoire occupé. [...]
www.un.org/News/fr-press/docs/2004/CPSD307.doc.htm
Arafat - ONU en berne au SIEGE des Nations unies
Le 12 11 2004 , dans Cyberpresse
NATIONS UNIES (AP) - Le drapeau bleu et blanc de l'ONU a été mis en berne devant le siège des Nations unies à New York en hommage à Yasser Arafat, décédé tôt jeudi matin dans un hôpital proche de Paris, alors que le secrétaire général Kofi Annan a souhaité que le rêve du leader palestinien -deux Etats vivant côte à côte en paix- devienne réalité.
A la demande de Kofi Annan, l'Assemblée générale des Nations unies a décidé d'accorder au dirigeant palestinien les honneurs rendus aux chefs d'Etat, a rapporté Fred Eckhard, porte-parole de l'ONU.
Ce dernier a justifié cette décision par le fait que le raïs palestinien avait toujours été considéré comme un chef d'Etat par l'institution composée de 191 Etats membres, alors même que les Palestiniens ne disposent que d'un statut d'observateur aux Nations unies.
Dans le cadre de ces honneurs, l'Assemblée générale a également rendu hommage au président de l'Autorité palestinienne. Le président de l'assemblée Jean Ping a ouvert la séance en affirmant que 'la réalisation du rêve de toute sa vie, un Etat palestinien indépendant existant dans la paix et la coopération avec tous ses voisins serait le meilleur hommage possible pour le président Arafat'.
Il a ensuite demandé à l'assemblée de respecter une minute de silence à la mémoire d'Arafat. La plupart des Etats étaient représentés, y compris Israël et les Etats-Unis, qui n'avaient toutefois pas envoyé leurs plus hauts représentants.
Le secrétaire général de l'ONU ne pourra pas se rendre au Caire pour assister vendredi aux funérailles de Yasser Arafat, mais sera représenté par son émissaire pour le Proche-Orient, Terje Roed-Larsen, a précisé M. Eckhard.
'Le président Arafat incarnait réellement l'aspiration palestinienne', a déclaré Kofi Annan aux journalistes. 'Il a eu le courage d'accepter le fait qu'il devra y avoir deux Etats et que les Palestiniens vivront côte à côte avec les Israéliens, et il a également signé les accords d'Oslo.'
'A présent qu'il est parti, je pense que le meilleur héritage avec lequel son peuple peut vivre est de s'engager de manière constructive et pacifique avec la communauté internationale et le gouvernement et le peuple israéliens pour faire de ce rêve -le rêve de deux Etats vivant côte à côte en paix- une réalité', a ajouté le patron de l'ONU. 'Et je souhaite que nous nous mettions tous au travail et que nous fassions vraiment pression pour que cet objectif se réalise.'
Devant l'assemblée, Kofi Annan a déclaré que 'les Israéliens et les Palestiniens, et les amis des deux peuples à travers le monde, doivent faire de plus grands efforts pour permettre la réalisation pacifique du droit des Palestiniens à l'auto-détermination.'
L'ambassadeur de Nouvelle-Zélande Don McKay s'est ensuite exprimé, au nom de l'Europe et de plusieurs autres pays dont les Etats-Unis. 'Le pouvoir palestinien devra désormais assumer la lourde charge et la responsabilité de porter et de réaliser la vision de deux Etats vivant côte à côte dans la paix et la sécurité'. AP
www.cyberpresse.ca/monde/article/article_complet.php?path=/monde/article/1,151,1065,112004,839486.shtml
L'ONU a trouvé des soldats pour le noyau d'une force de protection à Bagdad
Le 25 09 2004 , dans Le Monde
[Commentaire LCBC : si l'ONU va en Irak, IL FAUT QUE LE MEME JOUR ELLE AILLE EN PALESTINE !] Selon des sources diplomatiques concordantes, un accord de principe est intervenu cette semaine, au Conseil de sécurité, pour financer une force d'environ 500 hommes, qui serait employée à la protection rapprochée des futurs locaux des Nations unies en Irak.
Ce ne sont pas encore des casques bleus, mais l'ONU pourrait avoir dans quelques semaines la force de protection qui lui manque pour assurer sa mission de préparation des élections en Irak. Selon des sources diplomatiques concordantes, un accord de principe est intervenu cette semaine, au Conseil de sécurité, pour financer une force d'environ 500 hommes, qui serait employée à la protection rapprochée des futurs locaux des Nations unies en Irak. [...]
Faute de trouver des pays contributeurs, les diplomates ont découpé le problème. Premier cercle : la protection rapprochée. Il s'agit des gardes du corps et des forces de sécurité qui veilleront sur les trois sites que l'ONU a choisis (l'un à Bagdad, à l'école Diwan, dans la zone internationale ; le deuxième à Bassora, dans le Sud ; le troisième à Erbil, dans le Nord). Le secrétaire général voudrait recruter 4 unités de 12 gardes du corps pour la protection rapprochée des responsables onusiens et 3 unités de 150 à 160 soldats ou paramilitaires pour la sécurité des locaux.
A la suite d'une négociation, il a été acquis que ces troupes seraient financées sur le budget des opérations de maintien de la paix, comme le sont les casques bleus. M. Annan a écrit au Conseil de sécurité, dans la semaine, pour obtenir un feu vert officiel. Aucun pays n'aurait plus d'objection à cette formule. Les soldats - probablement des Fidjiens - ne dépendront pas du commandement unifié américain de la Force multinationale autorisée par l'ONU par la résolution 1546. [...]
Les Américains et le secrétaire général ont cherché des volontaires, mais sans grand succès, bien que, pendant l'Assemblée générale, le président géorgien, Mikhaïl Saakachvili, ait annoncé que son pays enverrait des troupes supplémentaires pour servir dans cette force spéciale de protection de l'ONU. La situation pourrait évoluer. L'Union européenne a accepté d'envisager le financement de cette entité, à défaut d'y contribuer. Les négociations sont en cours à Bruxelles.
www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3218,36-380504,0.html
Les 10 vérités cubaines aux Nations Unies
Le 24 09 2004 PÉREZ ROQUE,
traduit par J.F.Bonaldi
Perez Roque est le ministre des Affaires étrangères de Cuba, son discours en 10 points à l'Assemblée Générale de l'ONU est un grand discours politique et humaniste, venu de Cuba mais aussi de tous les peuples du tiers monde qui nous interrogent sur le devenir de la planète et de l'humanité.
Monsieur le Président,
Nous accomplissons chaque année le même rituel. Nous participons au débat général tout en sachant d'avance que le cri de nos pays sous-développés réclamant la justice et la paix tombera de nouveau dans des oreilles de sourds. Or, nous persistons. Car nous savons que nous avons raison. Nous savons que nous conquerrons un jour la justice sociale et le développement. Nous savons aussi qu'on ne nous en fera pas cadeau. Nous savons qu'en tant que peuples, nous devrons les arracher à ceux qui nous refusent aujourd'hui la justice, parce qu'ils fondent justement leur opulence et leur arrogance sur le mépris qu'ils affichent de notre douleur. Mais il n'en sera pas toujours ainsi. Nous le disons, plus convaincus que jamais.
Ceci dit, tout en sachant pertinemment qu'elles incommoderont les quelques puissants ici présents mais que beaucoup les feront leurs, Cuba dira maintenant quelques vérités.
Première vérité : L'Organisation des Nations Unies, conçue comme une tribune utile et diverse, fondée sur le respect de tous et assortie aussi de garanties pour les petits Etats, n'existe plus depuis l'agression à l'Irak.
Elle vit le pire moment de ses presque soixante ans. Elle languit. Elle s'essouffle, elle feint, mais elle ne fonctionne pas.
Qui a ligoté les Nations Unies, baptisées ainsi par le président Roosevelt ? Le président Bush.
Deuxième vérité : Les troupes nord-américaines devront se retirer d'Irak.
Maintenant qu'une camarilla de copains et d'associés a sacrifié en vain la vie de plus de mille jeunes Nord-Américains au profit de ses sordides intérêts et qu'elle a tué plus de douze mille Irakiens, il saute aux yeux que la seule issue pour l'occupant, face à un peuple insurgé, est de reconnaître qu'il est impossible de le dominer et de se retirer. L'empire a beau avoir le monopole de l'information, les peuples finissent toujours par savoir la vérité. Les responsables et leurs complices devront répondre un jour de leurs actes devant l'Histoire et devant leurs peuples.
Troisième vérité : Aucune réforme valide, réelle et utile des Nations Unies n'est possible pour le moment.
Il faudrait pour cela que la superpuissance, qui a hérité l'immense prérogative de tirer profit pour elle seule d'un ordre conçu pour un monde bipolaire, renonce à ses privilèges. Elle ne le fera pas.
Nous savons d'ores et déjà que l'apanage anachronique du veto se maintiendra, que le Conseil de sécurité ne pourra pas être démocratisé comme de besoin ni élargi par l'entrée de pays du tiers monde, que l'Assemblée générale continuera d'être ignorée et que les Nations Unies continueront de fonctionner au gré des intérêts qu'imposent la superpuissance et ses alliés. Nous devrons, nous pays alignés, nous retrancher dans la défense de la Charte des Nations Unies, parce que, sinon, on finira par la réécrire et en biffer le moindre vestige de principes tels que l'égalité souveraine des nations, la non-ingérence et le non-recours à la force ou à la menace de la force.
Quatrième vérité : Les puissants complotent pour nous diviser.
Nous, les plus de cent trente pays sous-développés, nous devons édifier un front commun pour défendre les intérêts sacrés de nos peuples, notre droit au développement et à la paix. Revitalisons le Mouvement des pays non alignés. Fortifions le Groupe des 77.
Cinquième vérité : Les modestes objectifs de la Déclaration du Millénaire ne seront pas atteints. Nous fêterons le cinquième anniversaire du Sommet dans une situation pire.
Nous nous étions proposés de réduire de moitié, d'ici 2015, la quantité d'indigents existant dans le monde en 1990, qui se montaient alors à 1 276 000 000, ce qui impliquait une réduction de plus de 46 millions par an. Or, exception faite de la Chine, 28 millions de personnes de plus sont tombées dans l'indigence de 1990 à 2000. Loin de diminuer, la pauvreté monte.
Nous avions voulu réduire de moitié, d'ici 2005, la quantité d'affamés existant dans le monde en 1990, qui se chiffraient alors à 842 millions, ce qui impliquait une réduction de 28 millions par an. Or, cette réduction n'a été que 2,1 millions. À ce rythme, l'humanité n'atteindra cet objectif qu'en 2215, soit deux cents ans après la date prévue, à supposer, bien entendu, que notre espèce survive à la destruction de son environnement.
Nous avions proclamé notre aspiration de généraliser en 2015 l'enseignement primaire. Or, plus de 120 millions d'enfants en âge scolaire, soit 1 sur 5, ne vont pas à l'école primaire. Selon l'Unicef, cet objectif ne sera atteint qu'après 2100 à ce rythme-là.
Nous nous étions proposés de réduire des deux tiers la mortalité infantile chez les moins de cinq ans. Or, la réduction reste symbolique à ce jour : de 86 décès pour mille naissances vivantes en 1998, nous sommes passés à 82. Onze millions d'enfants continuent de mourir tous les ans de maladies qu'on peut prévenir ou guérir, leurs parents se demandant à juste titre à quoi servent nos réunions...
Nous avions dit que nous prêterions attention aux besoins spéciaux de l'Afrique. Or, on a fait bien peu. Les peuples africains n'ont pas besoin de conseils ni de modèles étrangers : ils ont besoin de ressources financières, d'accès aux marchés et aux techniques. Aider l'Afrique n'est pas faire la charité. C'est faire justice, c'est payer la dette historique que constituent des siècles d'exploitation et de mise à sac.
Nous nous étions engagés à freiner et à commencer d'inverser d'ici 2015 les tendances de l'épidémie du sida. Or, celle-ci a causé presque trois millions de décès en 2003. À ce rythme, elle aura tué 36 millions de personnes d'ici 2015. Sixième vérité : Les pays créanciers et les organismes financiers internationaux ne chercheront pas de solutions justes et durables à la dette extérieure. Ils nous préfèrent débiteurs, autrement dit vulnérables. Aussi, bien que nous ayons déjà déboursé 4,1 billions de dollars au titre du service de la dette ces treize dernières années, notre dette est-elle passée de 1,4 billion de dollars à 2,6 billions. Bref, nous avons payé le triple de ce que nous devions et notre dette est pourtant le double.
Septième vérité : C'est nous, les pays sous-développés, qui finançons le gaspillage et l'opulence des pays développés. Alors qu'ils nous ont donné en 2003, au titre de l'Aide publique au développement, 68,4 milliards de dollars, nous leur en avons payé, nous, au titre de la dette, 436 milliards. Qui aide qui ?
Huitième vérité : La lutte contre le terrorisme ne peut se remporter que par la coopération entre toutes les nations et dans le respect du droit international, non par des bombardements massifs ou par des guerres préventives contre ' les trous perdus ' du monde. L'hypocrisie et le ' deux poids deux mesures ' doivent cesser. Donner asile aux Etats-Unis à trois terroristes cubains c'est de la complicité avec le terrorisme. Incarcérer cinq jeunes Cubains pour avoir lutté contre le terrorisme, punir leurs familles, c'est un crime.
Neuvième vérité : Le désarmement général et complet, dont le désarmement nucléaire, est aujourd'hui impossible. La faute en incombe à un petit groupe de pays développés qui sont les plus gros vendeurs et acheteurs d'armements. Il n'empêche que nous devons continuer de lutter dans ce but. Nous devons exiger que les presque 900 milliards de dollars alloués chaque année aux dépenses militaires soient consacrés au développement.
Dixième vérité : Ce ne sont pas les ressources financières nécessaires au développement durable de tous les peuples qui manquent, mais la volonté politique des maîtres du monde.
Une taxe d'à peine 0,1 p. 100 sur les transactions financières internationales engendrerait presque 400 milliards de dollars par an à consacrer au développement.
L'annulation de leur dette extérieure permettrait aux pays sous-développés de disposer d'au moins 436 milliards de dollars par an qu'ils pourraient dès lors consacrer à leur développement, et non au service de la dette.
Si les pays développés tenaient leur engagement de consacrer 0,7 p. 100 de leur Produit national brut à l'Aide publique au développement, leur contribution à ce titre passerait de 68,4 milliards de dollars à 160 milliards par an.
Je tiens enfin, Excellences, à exprimer clairement la conviction profonde de Cuba : les 6,4 milliards d'habitants de la planète qui, selon la Charte des Nations Unies, sont égaux en droit, ont besoin impérativement d'un nouvel ordre au sein duquel ils ne seront pas tenus en haleine, comme aujourd'hui, par les résultats des élections dans la nouvelle Rome, des élections auxquelles ne participeront que la moitié des électeurs et qui auront englouti environ 1,2 milliard de dollars.
Qu'on ne voie pas là du découragement de notre part, tant s'en faut. Nous sommes optimistes parce que révolutionnaires. Nous avons foi dans la lutte des peuples, et nous sommes sûrs de conquérir un nouvel ordre mondial fondé sur le respect du droit de tous, un ordre basé sur la solidarité, la justice et la paix, issu du meilleur de la culture universelle et non de la médiocrité et de la force brutale.
De Cuba, que ni les blocus ni les menaces ni les ouragans ni les sécheresse ni aucune force humaine ou naturel ne peuvent écarter de sa route, je ne dirai rien.
Cette Assemblée générale discutera et votera le 28 octobre prochain, pour la treizième fois, une résolution relative au blocus appliqué au peuple cubain. Une nouvelle fois, la morale et les principes vaincront l'arrogance et la force.
Je conclus en rappelant ce que le président Fidel Castro avait affirmé ici même voilà vingt-cinq ans :
Le bruit des armes, du langage menaçant, de l'arrogance dans l'arène internationale doit cesser. C'en est assez de croire que les problèmes du monde peuvent se régler à coups d'armes nucléaires ! Les bombes pourront tuer les affamés, les malades, les illettrés, mais elles ne pourront tuer la faim, les maladies, l'ignorance. Elles ne peuvent pas non plus tuer la juste rébellion des peuples...
Je vous remercie.
perso.club-internet.fr/vdedaj/cuba/
Assemblée générale : le processus de paix dans le conflit israélo-palestinien
Le 24 09 2004 , dans Organisation des Nations Unies
Extrait des 9e & 10e séances plénières le 24/09/2004
[...] Le Vice-Premier Ministre de Bahreïn a par ailleurs appelé le Quatuor (États-Unis, Fédération de Russie, Union européenne et ONU) à reprendre le plus tôt possible ses travaux pour poursuivre le processus de paix dans le conflit israélo-palestinien et à demander au Gouvernement d?Israël de respecter ses obligations découlant du plan de paix tel que défini dans la Feuille de route.[...]
Le Ministre des affaires étrangères de la République islamique d?Iran, a condamné vigoureusement le terrorisme sous toutes ses formes et ses manifestations. [...]Il a estimé qu?une paix durable serait possible en Palestine seulement si elle était fondée sur la justice et la fin de l?occupation des terres palestiniennes, le rétablissement des droits inaliénables du peuple palestinien, le retour dans la mère patrie des Palestiniens de la diaspora, la participation de tous à un processus démocratique et l?édification d?un État Palestinien avec Jérusalem comme capitale.[...]
Le Vice-Premier Ministre et Ministre des affaires étrangères et de l?immigration du Luxembourg [...]Il a insisté sur la voie de la négociation qui est la seule envisageable dans le conflit israélo-palestinien, avec la « Feuille de route » comme moyen de parvenir à la coexistence des deux États.[...]
À propos du Moyen-Orient, M. Aboul Gheit (Egypte) a estimé que les armes nucléaires constituaient la principale menace pour la région. Il regretté que la communauté internationale continue à envisager de manière « sélective » la question des armes de destruction massive, en fermant les yeux sur l?accumulation des capacités nucléaires par l?une des parties de la région. Cette politique de deux poids deux mesures non seulement aggrave le risque de prolifération nucléaire et affaiblit le régime internationale de non prolifération, a-t-il estimé, mais contribue également à alimenter la tension au Moyen-Orient. Le Ministre des affaires étrangères de l?Égypte s?est étonné du « silence inexplicable » de la communauté internationale face à ce qu?il estime être des « agressions quotidiennes » contre le peuple palestinien. Il a jugé que le mur de séparation, dont Israël poursuit la construction en dépit de l?avis consultatif de la Cour internationale de Justice, avait pour véritable objectif d?acquérir plus de terres palestiniennes. La proposition israélienne de retrait de la bande de Gaza peut contribuer à remettre le processus de paix, a-t-il dit, à condition que ce retrait soit total et entre dans le cadre de la Feuille de route. À propos de l?Iraq, il s?est demandé à qui profitait la destruction d?un pays aussi ancien et il a souhaité que les Nations Unies jouent un rôle clef dans sa reconstruction. Il a reconnu la nécessité de faire face à la tragédie humanitaire du Darfour. Mais il s?est demandé s?il était inévitable pour cela de « piétiner la souveraineté nationale du Soudan ». Les affaires du Soudan sont par nature complexes, a-t-il déclaré, en exhortant la communauté internationale à s?abstenir de rejeter la responsabilité de la situation sur l?une ou l?autre partie. M. Aboul Gheit a enfin estimé que l?Égypte disposait de tous les atouts pour devenir membre permanent du Conseil de sécurité[...]
En sa qualité de Président du Comité ad hoc de liaison pour l?assistance aux Palestiniens, M. Petersen [Norvège] a rappelé qu?un bon fonctionnement de l?Autorité palestinienne est fondamental pour parvenir à une solution pacifique au conflit israélo-palestinien, alors que la situation, actuellement, ne cesse d?empirer. Le Ministre s?est dit encouragé par la volonté affirmée de la communauté internationale d?aider au processus de retrait de Gaza. Toutefois, des questions clefs restent en suspens et il est essentiel que le retrait se fasse de manière à permettre une normalisation de l?économie palestinienne. La Norvège, a rappelé le Ministre, accueillera avant la fin de l?année une conférence de donateurs et demande aux États Membres d?apporter leur soutien à l?Autorité palestinienne.[...]
le Ministre des affaires étrangères du Yémen a en outre demandé au Conseil de sécurité d?assurer la sécurité physique du Président palestinien Yasser Arafat et de fournir une protection au peuple palestinien contre le terrorisme d?État sponsorisé par Israël. [...] [...]
www.un.org/News/fr-press/docs/2004/GA10262.doc.htm
Nouvelles restrictions et humiliations israéliennes imposées au personnel de l'ONU
Le 24 09 2004 Peter Hansen, à GAZA dans Organisation des Nations Unies
L'agence de l'ONU pour les réfugiés palestiniens proteste contre les nouvelles restrictions imposées par le gouvernement israélien à la liberté de mouvement de son personnel à Gaza à et la façon humiliante dont il est traité par les soldats israéliens aux postes frontières.
L'Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (UNRWA selon son acronyme en anglais) proteste, dans un communiqué publié aujourd'hui à Gaza, contre les nouvelles restrictions imposées par le gouvernement israélien affectant la liberté de mouvement du personnel de l'ONU à l'entrée et à la sortie de la bande de Gaza.
Les membres de l'équipe internationale porteurs de laissez-passer ONU sont maintenant obligés de franchir la frontière à pied et d'utiliser le point de passage des ouvriers palestiniens. « Seuls ceux qui ont un visa diplomatique peuvent traverser en voiture mais même ceux-là ont l'interdiction de transporter leurs collègues de l'ONU », précise le communiqué.
L'UNRWA s'inquiète du fait que « ce passage à pied expose le personnel de l'agence à des risques considérables comme en témoignent de nombreux incidents survenus dans un passé récent. » C'est d'ailleurs pourquoi cette façon de faire était jusqu'à présent interdite par les lois de l'ONU sur la sécurité. Conclusion : « la nouvelle restriction imposée par le gouvernement israélien empêche les membres du personnel de l'ONU d'entrer et sortir de Gaza », souligne l'agence. [...]
www.un.org/apps/newsFr/storyF.asp?NewsID=9029&Cr=Moyen-Orient&Cr1
COMMUNIQUÉ DE PRESSE DU QUATUOR
Le 23 09 2004 , dans Organisation des Nations Unies
LE QUATUAOR DU MOYEN ORIENT : NATIONS UNIES, ÉTATS-UNIS, FÉDÉRATION DE RUSSIE, UNION EUROPÉENNE SUITE À SA RÉUNION INFORMELLE
Le Quatuor s?est réuni hier et a vivement réitéré sa déclaration datée du 4 mai*. La situation sur le terrain est extrêmement difficile pour les Palestiniens comme pour les Israéliens et aucun progrès significatif n?a été réalisé pour ce qui est de la mise en ?uvre de la Feuille de route.[...]
Le Quatuor souligne son entière disponibilité à discuter avec une direction palestinienne responsable et réformée et exhorte vigoureusement l?Autorité palestinienne à prendre dès maintenant des mesures pour contribuer aux réunions constructives du Comité spécial de liaison et du Groupe du travail sur la réforme palestinienne, prévues cet automne. Le Quatuor se félicite des mesures prises en vue de la tenue des élections municipales palestiniennes bien préparées, libres et équitables, et exhorte Israël et l?Autorité palestinienne à coopérer à cette fin.
Le Quatuor exhorte le Gouvernement d?Israël à mettre en ?uvre ses obligations en vertu de la Feuille de route, y compris le démantèlement des colonies construites depuis mars 2001 et le gel des colonies, conformément à l?appel lancé par le Président Bush et à la Feuille de route. Le manque d?action à cet égard est une cause de préoccupation. Ils appellent également le Gouvernement d?Israël à prendre dès maintenant toutes les mesures possibles, compatibles avec les besoins d?Israël en matière de sécurité, pour réduire les souffrances humaines et les difficultés économiques du peuple palestinien.
Le Quatuor réaffirme ses préoccupations quant au tracé même du mur de séparation, telles qu?exprimées dans sa déclaration en date du 4 mai, et prend note de l?avis consultatif de la Cour internationale de Justice sur ce point. Le Quatuor exhorte le Gouvernement d?Israël à agir de manière positive en ce qui concerne le tracé du mur de séparation et réaffirme qu?aucune partie ne devrait entreprendre d?actions unilatérales susceptibles de préjuger de questions qui ne peuvent être résolues que par la négociation et un accord entre les parties.
Le Quatuor réitère son encouragement au Premier Ministre Ariel Sharon pour son intention d?engager un retrait de toutes les colonies de Gaza et de certaines parties de la Cisjordanie et réaffirme que le retrait de Gaza doit être total et mené conformément aux dispositions de la Feuille de route, en tant qu?étape visant la fin de l?occupation israélienne commencée en 1967. Cet objectif devra être atteint par des négociations directes entre les parties, avec pour but deux États: Israël et une Palestine souveraine, indépendante, viable, démocratique et dotée d?un territoire d?un seul tenant, vivant l?un à côté de l?autre dans la paix et la sécurité. Le Quatuor invite tant Israël que l?Autorité palestinienne à coordonner étroitement la préparation et la mise en ?uvre de l?initiative de retrait. [...]
Le Quatuor réaffirme son engagement en faveur d?un règlement juste, global et durable du conflit israélo-palestinien fondé sur les résolutions 242 et 338. Il restera en contact avec toutes les parties afin de contribuer à la réalisation de cet objectif.
www.un.org/News/fr-press/docs/2004/SG2091.doc.htm
L'Assemblée générale de l'ONU exige qu'Israël respecte l'avis de la CIJ
Le 20 07 2004 , dans Organisation des Nations Unies
L'Assemblée générale a adopté, ce soir, une résolution exigeant qu'Israël, puissance occupante, s'acquitte de ses obligations juridiques telles qu'énoncées dans l'avis consultatif rendu par la Cour internationale de justice (CIJ) déclarant contraires au droit international « l'édification du mur qu'Israël, puissance occupante, est en train de construire dans le territoire palestinien occupé, y compris à l'intérieur et sur le pourtour de Jérusalem-Est, et le régime qui lui est associé. » [...]
www.un.org/apps/newsFr/storyFAr.asp?NewsID=8501&Cr=Moyen-Orient&Cr1=&Kw1=mur&Kw2=isra%EBl&Kw3=
Le peuple palestinien a le droit de disposer de lui-même et d'exercer sa souveraineté sur son territoire
Le 06 05 2004 , dans Organisation des Nations Unies
A/58/L.61[commentaire LCBC : l'assemblée générale des Nations Unies en contradiction avec le Quartet qui 'avalisait' le plan Sharon ?????] [...]Deux jours après la publication de la déclaration du Quatuor sur le processus de paix au Moyen-Orient, l'Assemblée générale a adopté par 140 voix pour, 6 voix contre (Israël, Etats-Unis, Iles Marshall, Micronésie, Nauru et Palao) et 11 abstentions (Australie, Costa Rica, Guatemala, Honduras, Nicaragua, Pérou, République dominicaine, Serbie-et-Monténégro, Iles Salomon, Tonga et Tuvalu) une résolution sur le statut du territoire palestinien occupé, y compris Jérusalem-Est. Elle affirme ainsi que ledit statut reste un statut d'occupation militaire. Elle affirme aussi que, conformément aux règles et principes du droit international et aux résolutions pertinentes des Nations Unies, y compris le Conseil de sécurité, le peuple palestinien a le droit de disposer de lui-même et d'exercer sa souveraineté sur son territoire. Israël, la puissance occupante, n'a que les devoirs et les obligations qui incombent à une puissance occupante aux termes de la Convention de Genève et de la Convention de la Haye.
S'exprimant sur la résolution, l'Observateur de la Palestine a déclaré qu'à la lumière des récents évènements, le texte est une confirmation « nécessaire et fondamentale » du droit du peuple palestinien à l'autodétermination et de sa souveraineté sur le territoire palestinien. Une telle confirmation, a-t-il ajouté, est non seulement nécessaire mais aussi urgente compte tenu des dernières tentatives de conférer une légitimité aux visées expansionnistes d'Israël. L'Observateur de la Palestine a, à ce sujet, longuement commenté l'échange de lettres du 14 avril entre le Premier Ministre israélien et le Président des Etats-Unis concernant le plan de retrait israélien.
Ce plan, a estimé le représentant d'Israël, est complètement compatible avec les résolutions 242 et 338 du Conseil de sécurité, la Feuille de route du Quatuor et les précédentes propositions de paix. Il a dénoncé la résolution comme un texte qui ne contient aucun élément clef de la Déclaration du Quatuor et qui sape un point central du processus de paix réaffirmé par le Quatuor lui-même. Ce point central, s'est expliqué le représentant israélien, est qu'aucune partie ne doit prendre 'des actions unilatérales qui s'efforcent de prédéterminer des questions qui ne peuvent être résolues que par la négociation et l'accord'.[...]
www.un.org/News/fr-press/docs/2004/AG1480.doc.htm
Les Nations Unies impliquées dans un scandale de corruption
Le 20 04 2004 , dans ABCNEWS
Au moins trois hauts fonctionnaires des Nations unies seraient impliqués dans un scandale international pour avoir empoché des pots-de-vin du régime de Saddam Hussein. [...]
L?un des accusés le plus haut placé au sein des Nations unies, accusé de corruption est Benon Sevan, le sous-secrétaire général des Nations unies chypriote qui a supervisé le programme durant six ans.
abcnews.go.com/sections/WNT/Investigation/oil_for_food_ripoff_040420-2.html
Fusillade mortelle entre policiers de l’ONU
Le 19 04 2004 , dans 20minutes
La fusillade de samedi défraie la chronique. Trois personnes au moins ont été tuées (dont 2 américains et un jordanien) et onze autres blessés, à Kosovska Mitrovica, (nord du Kosovo), au cours d'un échange de tirs entre agents de l'ONU. Selon des témoins, la fusillade a éclaté entre policiers américains et leurs collègues originaires du Proche-Orient après une 'dispute' à propos de l'intervention en Irak.
www.20minutes.com
CONSEIL DE SECURITE : LES ETATS ARABES DEMANDENT LA PROTECTION DU PEUPLE PALESTINIEN
Le 19 04 2004 , dans Organisation des Nations Unies
A la demande du Groupe arabe, le Conseil de sécurité a tenu aujourd’hui une réunion d’urgence associant les 15 membres du Conseil et près d’une vingtaine d’Etats arabes qui ont vivement condamné les attentats ciblés de Palestiniens par le Gouvernement israélien notamment le dernier en date qui, le week-end dernier, a coûté la vie au dirigeant du Hamas, Abdelaziz Al-Rantissi.
L’Observateur permanent de la Palestine, M. Nasser Al-Kidwa, a dénoncé le régime de terreur infligé au peuple palestinien par la puissance occupante, Israël. L’exécution extrajudiciaire de Rantissi à peine un mois après l’assassinat de Cheik Yassine, le leader du Hamas montre que cette pratique est devenue courante pour Israël et que le silence du Conseil n’a fait que conforter ce choix, a-t-il estimé. L’Observateur a également dénoncé les tentatives d’un désengagement unilatéral de la bande de Gaza et de la Cisjordanie qui vise, à ses yeux à légitimiser les colonies israéliennes illégales dans les territoires occupés.
Si les membres de la Direction palestinienne avaient fait leur preuve en tant que dirigeants, Israël n’aurait pas été amené à de telles actions défensives, a expliqué son représentant, Dan Gillerman. Le représentant a regretté que le Conseil de sécurité se réunisse à nouveau non pas pour condamner le meurtre de victimes innocentes mais pour dénoncer la mort d’un architecte de ces massacres. Le représentant d’Israël a affirmé que Abdelaziz Rantissi était un dirigeant extrémiste qui se réjouissait publiquement de la mort de femmes et d’enfants et qui prônait la violence comme étant la seule solution.
Les Etats arabes se sont dits déçus devant l’incapacité du Conseil à condamner le terrorisme d’Etat d’Israël et les assassinats extrajudiciaires comme il n’a pas été en mesure de condamner la construction du mur de séparation. Tout en rejetant le plan de désengagement unilatéral d’une partie de la bande de Gaza et de la Cisjordanie, ils ont réaffirmé la validité de la Feuille de route et des efforts du Quatuor tout en appelant la communauté internationale à assurer la protection du peuple palestinien.[...]
Déclarations :
Palestine : [...]A cet égard il a estimé que l’échec récent du Conseil de sécurité à condamner l’exécution extrajudiciaire du Cheikh Yassine a enhardi le gouvernement israélien et l’a encouragé à commettre d’autres actes de ce type en toute impunité. Dénonçant le fait qu’à maintes reprises le Conseil de sécurité n’ait pas pris les mesures nécessaires pour assurer la protection du peuple palestinien, y compris à Jérusalem-Est, M. Al-Kidwa a déclaré qu’il l’a ainsi laissé à la merci des actes de la puissances occupante.
Algérie : [...] Quand la population civile dans les territoires occupés va-t-elle être protégée par une force internationale? a demandé M. Abdallah Baali. Il n’est pas trop tard pour que le Conseil de sécurité réaffirme son autorité pour mettre fin à cette escalade de la violence.
Benin : [...] Halte à provocation et que force reste au droit international
Espagne : [...] s’est déclarée consternée par l’assassinat d’Abdelaziz al-Rantissi, soulignant que les exécutions extrajudiciaires de dirigeants palestiniens auxquelles se livre Israël ne contribuent nullement aux perspectives de paix et repoussent l’exécution de la Feuille de route.
France : [...] rappelé que son pays, qui condamnait l´attaque perpétrée contre le chef du Hamas, jugeait contraires au droit international les exécutions extrajudiciaires, les qualifiant également d´inacceptables. C´est par la concertation et la négociation et non par la violence que la paix pourra s´imposer, a-t-il affirmé. Cette pratique des forces armées israéliennes doit cesser. Le recours aux assassinats ciblés, l´usage disproportionné de la force contre des zones peuplées de civils, les destructions de maisons et de terrains agricoles, les entraves à l´accès de l´aide humanitaire compromettent les efforts déployés au cours de ces derniers mois pour obtenir un cessez-le-feu des mouvements palestiniens. Ces pratiques ne peuvent que conduire à une radicalisation des esprits dans la population palestinienne, et au-delà, parmi les populations du Proche et du Moyen-Orient, et miner les perspectives de reprise de dialogue politique. [...] ce retrait de Gaza ne devait pas être pour solde de tout compte
Egypte : [...]retrait israélien complet aux frontières de juin 1967 est un élément essentiel du règlement. La question des réfugiés est un autre point essentiel.
Syrie : [...]Quant à l’argument de la lutte contre le terrorisme invoqué par les autorités israéliennes, le représentant a estimé qu’il s’agit là d’un moyen de détourner les yeux de la communauté internationale du problème fondamental, à savoir son occupation des territoires occupés.
Inde : [...]le meurtre du leader du Hamas Abdelaziz Rantissi était injustifié et inacceptable
Bahrein : [...]a appelé la communauté internationale à s’acquitter de sa responsabilité de protéger le peuple palestinien,
Liban : [...]Cette pratique israélienne est une forme de terrorisme d’Etat, a-t-il poursuivi en ajoutant que face à cette politique de terreur, la résistance du peuple palestinien devient légitime.
Tunisie : [...] Nous demandons à la communauté internationale d’assurer la protection du peuple palestinien
Cuba :[...]Les Etats-Unis ont opposé leur veto plus de vingt fois à des projets de résolution sur la question du Moyen-Orient. Pour parvenir à un règlement juste de la question palestinienne, il faut que les Etats-Unis cessent de financer les activités illégales d’Israël. Il faut aussi qu’Israël se retire des territoires occupés et revienne à la ligne de 1967.
Mauritanie : a déclaré que les droits inaliénables du peuple palestinien doivent être garantis et que cela passe par des négociations avec ses représentants élus, et plus particulièrement avec Yasser Arafat [...]
www.un.org/News/fr-press/docs/2004/CS2659.doc.htm
L'agence de l'ONU pour les réfugiés palestiniens suspend son aide alimentaire à Gaza
Le 01 04 2004 Peter Hansen,
1 avril – L'Office de secours des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine au Proche-Orient (UNRWA) a annoncé aujourd'hui qu'il suspendait son aide alimentaire dans la bande de Gaza à la suite des restrictions imposées par Israël sur la circulation des containers transportant les vivres.
Les démarches effectuées auprès des autorités israélienne pour qu'elles lèvent les restrictions imposées au transports des containers vides en provenance de Gaza ayant échoué, l'UNRWA a annoncé aujourd'hui qu'il était forcé de suspendre la livraison de 11 000 tonnes de nourriture en provenance du port d'Ashod pour éviter un engorgement qui se traduirait en coûts prohibitifs pour l'agence.
« La suspension de l'aide alimentaire d'urgence de l'UNRWA va affecter encore plus la vie de communautés qui ont déjà beaucoup de mal à faire face à une situation économique affligeante et à la malnutrition. Si les restrictions se poursuivent à Gaza, je crains que l'on n'assiste pour la première fois en deux générations à une réelle famine », a indiqué le Haut Commissaire de l'UNRWA, Peter Hansen qui a lancé un appel aux autorités pour qu'elles reviennent sur leur décision.
La suspension de l'aide alimentaire de l'UNRWA à Gaza va affecter 600 000 personnes soit la moitié de ceux recevant une aide alimentaire de l'agence dans les territoires palestiniens occupés. En temps normal, ce sont 250 tonnes de nourriture qui sont livrés chaque jour au seul secteur de Gaza dans le cadre d'un programme lancé peu de temps après l'explosion de violence qui a démarré en septembre 2000.
Alors que la crise entre dans son 42e mois, les stocks de riz, de farine, d'huile de cuisson et d'autres produits de base à Gaza sont complètement épuisés. « Entraver l'aide d'urgence de l'ONU ne règlera en rien les préoccupations légitimes et sérieuses d'Israël en matière de sécurité », a fait observer Peter Hansen.
Le communiqué de l'UNRWA souligne que ses difficultés chroniques sont partagées par toutes les agences de l'ONU opérant en Cisjordanie et à Gaza qui, dans un communiqué publié le 26 mars, ont demandé sans succès au Gouvernement d'Israël d'assouplir les restrictions concernant Gaza.
L'UNRWA SUSPEND LA DISTRIBUTION D'AIDE ALIMENTAIRE DANS LA BANDE DE GAZA
Le 01 04 2004 , dans Organisation des Nations Unies
L'Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (UNRWA) a interrompu aujourd'hui la distribution d'aide alimentaire à près de 600 000 réfugiés dans la bande de Gaza, soit la moitié du nombre de réfugiés qu'elle assiste dans le Territoire palestinien occupé. Cette décision fait suite aux restrictions imposées par les autorités israéliennes aux points de passage par lesquels l'UNRWA achemine cette aide humanitaire tandis que les stocks de riz, de farine, d'huile et d'autres aliments essentiels fournis depuis 42 mois par l'UNRWA aux réfugiés touchés par la pauvreté ou affectés par la crise humanitaire sont totalement épuisés.
Les démarches visant à convaincre les autorités israéliennes de lever les restrictions imposées au transport des containers vides de l'UNRWA hors de Gaza ont échoué à ce jour, forçant l'UNRWA à suspendre la fourniture à Gaza de près de 11 000 tonnes de nourriture depuis le Port d'Ashdod afin d'éviter un goulet d'étranglement qui résulterait dans une hausse prohibitive des coûts. En période normale, l'UNRWA fournit quelques 250 tonnes de nourriture par jour à Gaza, parallèlement à un programme d'assistance à l'ensemble des réfugiés en Cisjordanie et dans la bande de Gaza. Toutes les agences des Nations Unies opérant dans la bande de Gaza et en Cisjordanie sont confrontées à la même situation et ont appelé, dans un communiqué conjoint publié le 26 mars, le Gouvernement israélien à lever ces restrictions, mais en vain.
www.un.org/News/fr-press/docs/2004/PAL1977.doc.htm
LA CLÔTURE DE SÉPARATION CONSTRUITE PAR ISRAEL EST MASSIVEMENT CONDAMNEE (CDH)
Le 24 03 2004 , dans Organisation des Nations Unies
La Commission des droits de l'homme a achevé, cet après-midi, son débat sur la question de la violation des droits de l'homme dans les territoires arabes occupés, y compris la Palestine, en entendant les déclarations d'une quarantaine de délégations. La construction par Israël d'une clôture de séparation a été massivement condamnée.[...]
Plusieurs intervenants dans le cadre du débat sur la violation des droits de l'homme dans les territoires arabes occupés ont affirmé que la construction par Israël d'un «mur de séparation» constitue une tentative d'annexion par le fait accompli de territoires et de ressources palestiniens. Certains ont exprimé l'espoir que la Cour internationale de justice jugera cette construction illégale et en ordonnera le démantèlement. L'illégalité de cette clôture, qualifiée par certains de «barrière de sécurité» et par d'autres de «mur de l'apartheid», a en tout cas été massivement dénoncée cet après-midi, certains soulignant qu'il ne suit pas la «Ligne verte» de 1949 qui représente la démarcation entre Israël et la Palestine.[...]
Plus de 2800 Palestiniens ont été tués depuis septembre 2000, a pour sa part rappelé le représentant palestinien. À l'instar de nombreuses délégations, il a dénoncé le «terrorisme d'État» auquel se livre Israël. Il a en outre estimé que le mandat du Rapporteur spécial sur la situation des droits de l'homme dans le territoire palestinien occupé par Israël depuis 1967 doit être maintenu tant qu'il y aura occupation du territoire par Israël.
Le représentant syrien a quant à lui rappelé la condamnation, par la communauté internationale, des pratiques expansionnistes et oppressives israéliennes visant à modifier la composition démographique du Golan.
Débat sur la question de la violation des droits de l'homme dans les territoires arabes occupés, y compris la Palestine [extraits] :
M. NABIL RAMLAWI (Palestine) a affirmé qu'Israël ne cesse de tuer et d'assassiner des Palestiniens, jour après jour, en recourant à ses forces armées. Les opérations israéliennes ciblent les adultes, les enfants et, désormais, les personnes âgées et handicapées, a-t-il déclaré. Plus de 2 800 Palestiniens sont tombés depuis septembre 2000, a-t-il souligné. La puissance occupante continue de violer le droit à la vie, faisant fi de toutes les valeurs du droit international, a déclaré le représentant palestinien. Il a dénoncé la destruction des maisons palestiniennes, l'expropriation des terres, la privation des droits à la santé et à l'éducation ainsi que la construction d'un mur de séparation. Il a appelé tous les membres de la Commission à prendre connaissance du rapport de M. John Dugard, Rapporteur spécial sur la situation des droits de l'homme dans les territoires palestiniens occupés par Israël depuis 1967. Il a dénoncé le terrorisme d'État auquel se livre Israël. Il s'est enfin dit convaincu que le mandat du Rapporteur spécial doit perdurer tant qu'il y aura occupation des territoires palestiniens par Israël.
Le représentant du Koweït s'est félicité du rapport de M. John Dugard, Rapporteur spécial sur la situation des droits de l?homme dans les territoires occupés. Le rapport fait état des violations perpétrées à l'égard du peuple palestinien et, s'inquiète du manque de coopération d'Israël. Le représentant koweïtien a rappelé la nécessité du retrait d'Israël de tous les territoires arabes occupés et a appelé le Gouvernement israélien à cesser sa politique d'assassinats et de violations quotidiennes des droits des Palestiniens, lesquels n'aspirent qu'à vivre en paix.
M. JEAN-DANIEL VIGNY (Suisse) a rappelé l'existence en droit international du principe de proportionnalité qui permet de déterminer si des actions prises au nom de la nécessité militaire, des considérations de sécurité et de lutte contre le terrorisme, sont ou non licites. Le représentant suisse a dénoncé l'illégalité de la barrière de sécurité construite par les autorités israéliennes, soulignant qu'elle ne suit pas la Ligne verte. Il a jugé disproportionnées les mesures de restriction à la liberté de mouvement imposées à la population civile palestinienne ainsi qu'aux organisations humanitaires. Il a estimé que la destruction de logements et d'infrastructures, qui s'apparente à une politique de punition collective, ne contribue qu'à rendre plus précaire encore la survie des Palestiniens.
M. NABIL RAMLAWI (Palestine) a affirmé qu'Israël ne cesse de tuer et d'assassiner des Palestiniens, jour après jour, en recourant à ses forces armées. Les opérations israéliennes ciblent les adultes, les enfants et, désormais, les personnes âgées et handicapées, a-t-il déclaré. Plus de 2 800 Palestiniens sont tombés depuis septembre 2000, a-t-il souligné. La puissance occupante continue de violer le droit à la vie, faisant fi de toutes les valeurs du droit international, a déclaré le représentant palestinien. Il a dénoncé la destruction des maisons palestiniennes, l'expropriation des terres, la privation des droits à la santé et à l'éducation ainsi que la construction d'un mur de séparation. Il a appelé tous les membres de la Commission à prendre connaissance du rapport de M. John Dugard, Rapporteur spécial sur la situation des droits de l'homme dans les territoires palestiniens occupés par Israël depuis 1967. Il a dénoncé le terrorisme d'État auquel se livre Israël. Il s'est enfin dit convaincu que le mandat du Rapporteur spécial doit perdurer tant qu'il y aura occupation des territoires palestiniens par Israël.
M. SVERRE BERGH JOHANSEN (Norvège) a fait observer que la construction d'une clôture de séparation par Israël se fait au mépris des règles du droit international et pourrait empêcher, physiquement, la mise en ?uvre d'un accord de paix israélo-palestinien. La Norvège reste favorable à une solution pacifique en vertu de laquelle deux États, Israël et la Palestine, vivraient côte à côte dans la paix et la sécurité, séparés par des frontières internationalement reconnues, conformément aux résolutions 242, 338 et 1397 du Conseil de sécurité. La Norvège exhorte les deux parties au conflit à mettre en ?uvre la «Feuille de route» le plus rapidement possible.
M. LAZHAR SOUALEM (Algérie) a dénoncé l'installation illégale entre 1977 et 1981, par l'actuel Premier Ministre M. Ariel Sharon, de 400 000 personnes dans les territoires occupés. Il a également dénoncé la construction par Israël d'un mur de séparation physique entre la Cisjordanie et Israël. Ce mur hideux se trouve être à certains endroits deux fois plus haut que ne l'était le mur de Berlin. Ce mur de l'apartheid, a poursuivi le représentant, est illégal car il est le prolongement d'une politique illégale d'occupation et d'annexion de territoires par la force. Ses conséquences pour le peuple palestinien sont catastrophiques: maisons détruites, plantations saccagées, moyens de subsistance anéantis. Cette politique délibérée d'humiliation nourrit le désespoir dont les conséquences, par l'exercice de la légitime défense, engendrent inexorablement d'autres victimes, a déploré le représentant algérien.
M. YAAKOV LEVY (Israël) a assuré que le seul objectif poursuivi par son pays en érigeant la clôture de sécurité est la lutte contre le terrorisme et la prévention des attaques suicides. D'autres clôtures ont, dans le passé, été érigées à titre temporaire; elles n'ont jamais empêché la tenue de négociations, a-t-il affirmé. La clôture dont il est question ici ne préjuge pas de négociations futures avec les partenaires arabes, a-t-il ajouté. Il a déploré l'existence d'autres murs, des murs de la honte et de la haine, érigés par ses voisins arabes contre le peuple israélien. Ainsi en est-il de la diabolisation d'Israël orchestrée par les médias et les programmes scolaires des pays arabes; du boycott commercial lancé contre Israël en 1948 par la Ligue arabe et récemment renforcé; ou encore de l'interdiction de tout contact entre intellectuels arabes et israéliens, qui a favorisé la méfiance entre les deux peuples; mur diplomatique enfin, Israël étant systématiquement accusé dans les réunions. Le représentant israélien a rappelé que les attaques terroristes contre la population israélienne ont été qualifiées de «honte pour l'humanité» par le Haut Commissaire aux droits de l'homme.
[LA SOCIETE CIVILE A AUSSI LA PAROLE A LA CDH :]
M. IAN SEIDERMAN (Commission internationale de juristes) a rappelé que l'an passé la Commission avait déjà exprimé sa préoccupation face à la construction d'une clôture de sécurité par Israël. Toutefois, cela n'a pas empêché les autorités israéliennes de poursuivre la construction de cette barrière. Le représentant, condamnant les attaques des palestiniens contre des civils israéliens et reconnaissant le droit d'Israël de prendre les mesures nécessaires à sa sécurité, a cependant estimé que la construction de cette barrière constitue une violation flagrante du droit international et des droits de l'homme du peuple palestinien. L'impact de cette clôture est immense sur les Palestiniens, a souligné le représentant, notamment en ce qui concerne le droit au logement, le droit à l'éducation et au travail. Le représentant a estimé que cette mesure est disproportionnée et discriminatoire. La Commission devrait lancer un appel à Israël pour qu'elle mette fin à la construction de ce mur.
Le représentant de la Fédération syndicale mondiale a estimé que la paix au Moyen-Orient s'éloignait chaque jour un peu plus, et ce à cause des actes d'Israël. Le Gouvernement des États-Unis a de son côté déclaré que le Gouvernement d'Israël pouvait agir sans aucune limite : dans ces conditions, de nouveaux massacres de Palestiniens sont malheureusement à prévoir. Le monde ne peut accepter que le gouvernement d'Israël agisse dans l'impunité la plus totale car la crise humanitaire engendrée par la violence et la marginalisation de la population palestinienne sont en train de créer une situation d'apartheid. La FSM demande à la Commission d'?uvrer pour l'avènement d'une paix durable au Proche-Orient.
MME GHADA YASMIN (Alliance internationale d'aide a l'enfance) a dénoncé les effets néfastes de la politique israélienne sur les enfants palestiniens. Les enfants palestiniens voient le mur comme une prison, a-t-elle indiqué - une prison qui les séparent de leurs amis, de leurs voisins et aussi de leurs écoles. La représentante a souligné que 550 enfants ont été arrêtés par les autorités israéliennes, la plupart ayant fait l'objet de traitements inhumains et dégradants. Elle a lancé un appel à la Commission afin qu'elle fasse pression sur Israël, puissance occupante, pour que ce pays applique les dispositions de la Convention relative aux droits de l'enfant. La Commission devrait par ailleurs soutenir la mise en place d'un mécanisme de contrôle des droits de l'homme sur le territoire palestinien occupé.
M. LAZARO MORA SACADE (Centrode Estudios Europeos) a dénoncé les violations quotidiennes par Israël du droit à la vie du peuple palestinien ainsi que la construction de la clôture de sécurité morcelant le territoire palestinien et créant de gigantesques camps de concentration dans lesquels les Palestiniens se trouvent enfermés. Le soutien inconditionnel des États-Unis et l'inaction des Européens face à cette politique génocidaire ont créé un climat d'impunité permettant au Gouvernement d'Israël de poursuivre ses violations quotidiennes et massives des droits de l'homme. Utilisant le prétexte du terrorisme, Israël massacre la population civile des territoires arabes occupés, a déclaré le représentant. Avec l'assassinat brutal du cheikh Yassine, le Gouvernement israélien précipite la région dans une escalade de la violence, a-t-il ajouté. La Commission devrait condamner énergiquement les politiques israéliennes et exiger le retrait immédiat d'Israël de tous les territoires arabes occupés.
M. TOM GETMAN (Vision Mondiale Internationale) a imploré les peuples israélien et palestinien de faire un effort, ne serait-ce qu'au nom de leurs enfants. Il a demandé au Gouvernement d'Israël de cesser de détruire les écoles et les maisons des Palestiniens et de renoncer à ses tentatives de les priver de leurs biens. Plus d'une centaine de villages vont être évacués suite à la construction du mur de clôture et 280 000 palestiniens vont devoir abandonner leurs terres, a souligné le représentant. Il serait plus juste d'ériger ce mur sur le sol israélien, a-t-il affirmé. Les organisations des droits de l'homme indiquent que ce mur aura des effets directs sur l'accès aux moyens de subsistance de plus de 800 000 Palestiniens, a-t-il par ailleurs souligné. Le respect des droits de l'homme, et en particulier des droits des enfants, doit être au c?ur des préoccupations de la communauté internationale, a rappelé le représentant.
M. ROGER WAREHAM (Organisation internationale pour l'élimination de toutes les formes de discrimination raciale) a estimé que la clôture de sécurité est une preuve de plus des politiques fascistes et racistes d'Israël et qu'il est désormais temps de mettre Israël au ban de la communauté internationale, comme cela avait été fait contre l'Afrique du Sud de l'apartheid. Israël, qui occupe la terre d'un autre peuple, ne montre aucun respect pour l'opinion de la communauté internationale et possède des armes de destruction massives qui ne font l'objet d'aucun contrôle international, s'est indignée la représentante. Il a demandé que la Commission s'élève contre le mur de l'apartheid raciste érigé par Israël et contre les deux poids, deux mesures qui sont appliqués lorsqu'il s'agit d'Israël.
Le représentant de l?Association internationale contre la torture, au nom aussi de December 12th Movement International Secretariat, a dénoncé l'assassinat du cheikh Yassine, ainsi que la fausse analyse de la situation que donnent certains observateurs. En effet, la violence exercée contre un peuple par un occupant ne saurait être qualifiée d'exercice légitime de l'autodéfense, a-t-il souligné. Les militaires israéliens ont commencé à ériger un mur de séparation, opération illégale comme l'était en son temps l'annexion de Jérusalem-Est, a-t-il poursuivi. L'aide militaire apportée à Israël par les États-Unis a permis l'assassinat commis avant-hier et confirme la ligne de conduite de ce pays, coutumier des tentatives d'assassinat, a poursuivi le représentant. Il s'est en outre prononcé en faveur de l'envoi sur le terrain d'une force internationale de protection, jusqu'à la résolution du conflit.
M. PETER SPLINTER (Amnesty international) a rappelé que la Commission a inlassablement exprimé sa préoccupation face à la détérioration de la situation des droits de l'homme en Israël et dans les territoires palestiniens occupés. Israël n'a jamais mis en ?uvre pour autant les résolutions de la Commission et n'a jamais coopéré avec les mécanismes spéciaux de cette instance.
www.un.org/News/fr-press/docs/2004/DHG332.doc.htm
Le mur construit par Israël représente une annexion, selon l'ONU
Le 17 03 2004 , dans SuissInfo
GENÈVE - Le mur construit par Israël représente une annexion de facto de nouveaux territoires palestiniens, affirme un rapport de l'ONU publié mercredi. Le mur viole les règles du droit humanitaire ainsi que les droits de l'homme, selon ce document.
A la suite de sa visite en Israël du 8 au 15 février, le rapporteur spécial de l'ONU sur la situation des droits de l'homme dans les territoires palestiniens, John Dugard, fait le constat suivant: le mur, construit sur sol palestinien, «ne peut pas être justifié par la nécessité de donner une réponse légitime et proportionnée au terrorisme».
«Le mur aurait pu se justifier comme mesure de sécurité afin d'empêcher les auteurs d'attentats-suicide d'entrer en Israël s'il avait suivi le tracé de la Ligne verte. La manière dont il a été construit, largement sur territoire palestinien, ne peut pas être légitimée par des raisons de sécurité», fait remarquer l'expert de l'ONU.
«Le mur créé par Israël au nom de la sécurité pénètre profondément dans le territoire palestinien. Il aboutit à la création d'une zone intermédiaire entre la Ligne verte (frontière de facto entre Israel et la Palestine) et le mur, une zone fermée aux Palestiniens par les Israéliens», indique M. Dugard.
«La construction du mur se traduit par une destruction à large échelle des biens palestiniens. Des oliviers et des citronniers ont été arrachés et des zones agricoles réduites à néant. La confiscation des terres pour la construction du mur a eu lieu de manière illégale. Dans ces conditions, les propriétaires n'ont aucun moyen de recours», poursuit John Dugard.
Il estime que le système des permis institué par Israël pour l'accès à la zone intermédiaire est conçu «de manière arbitraire et humiliante». Ces permis aux agriculteurs locaux sont souvent retirés ou délivrés seulement pour de courtes périodes. 171508 mar 04
SDA-ATS
www.swissinfo.org/sfr/swissinfo.html?siteSect=143&sid=4796866
ATTENTION VIGILANCE LCBC : NOUVELLE RESOLUTION POUR L'IRAK
Le 17 03 2004 Kofi Annan, dans TISCALI
[...]Cherchant à convaincre Zapatero de ne pas retirer ses forces engagées en Irak, la Maison blanche a fait savoir que Washington pourrait demander le vote d'une nouvelle résolution de l'Onu avant que ne soit effectué, le 30 juin, le transfert de souveraineté en Irak vers un gouvernement intérimaire.
'Nous pensons que les Nations unies ont un rôle central à jouer pour aider à aller de l'avant', a dit McClellan [porte-parole de la Maison blanche]
'Nous allons certainement évaluer' le bien-fondé d'une nouvelle résolution de l'Onu, a-t-il ajouté. 'Elle pourrait à ce stade être utile'.
Le secrétaire général de l'Onu, Kofi Annan, a déclaré à des journalistes que des discussions avaient déjà commencé entre membres du Conseil de sécurité sur une nouvelle résolution 'qui non seulement réaffirmera le mandat de l'équipe de l'Onu, si les circonstances nous permettent de retourner (en Irak), mais qui portera aussi sur la question de la sécurité et éventuellement d'une force multinationale'.
actu.tiscali.fr/francemonde/detail.asp?ID=88839&page=6&
La Commission des Droits de l'homme planche sur Israel
Le 11 03 2004 , dans Organisation des Nations Unies
[...]Le 19 janvier, la Commission des droits de l'homme a élu à la présidence de la soixantième session de la Commission l'Ambassadeur Mike Smith d'Australie. Les autres membres du bureau élus lors de cette session préparatoire sont MM. Saeed Mohamed Al-Faihani du Bahreïn, Manuel Antonio González Sanz du Costa Rica, et Gordan Markotic de la Croatie. M. Michael Gbadebo Omotosho du Nigéria a été élu comme Rapporteur.
QUESTIONS À L'EXAMEN
Situations spécifiques concernant les droits de l'homme
Au titre du point intitulé «la question de la violation des droits de l'homme dans les territoires arabes occupés, y compris la Palestine», la Commission sera saisie du rapport de M. John Dugard (E/CN.4/2004/6 et Add.1), Rapporteur spécial chargé d'enquêter sur les violations par Israël des principes et des fondements du droit international, du droit international humanitaire et de la Convention de Genève relative à la protection des personnes civiles en temps de guerre dans les territoires palestiniens qu'il occupe depuis 1967 et de faire rapport à la Commission jusqu'à la fin de l'occupation de ces territoires par Israël. Elle sera en outre saisie du rapport du Secrétaire général sur la situation des droits de l'homme dans le Golan syrien occupé (E/CN.4/2004/24).
La Commission examinera également la situation en Palestine occupée dans le cadre de l'examen de la question du droit des peuples à disposer d'eux-mêmes, et sera saisie à ce sujet d'un rapport du Secrétaire général (E/CN.4/2004/14).
Au titre du point intitulé «la question de la violation des droits de l'homme et des libertés fondamentales où qu'elle se produise dans le monde» sera en outre saisie du rapport du Secrétaire général sur la situation des droits fondamentaux des détenus libanais en Israël (E/CN.4/2004/28).
www.unog.ch/news2/documents/newsfr/cn04002f.htm
La CIJ rappelle