English Version

écrire un EMAIL

LCBC - Maison des
Associations du 19è
20 rue Edouard Pailleron
75019 Paris

Accueil
les idées
qui va faire la paix
les événements
synergie (liens)
personnalités
les actions
sympathisants
infos
questions
histoire
géographie
que fait on à l'ONU
dans les médias
Dossier de presse
English Version

Les ACTIONS :

pétitions
tracts
drapeaux de l'ONU
sanctions-boycott
missions civiles
procés contre USA
manifestations
refus des armes

Les INFOS :

info IRAK
info PALESTINE
info SYRIE
info LIBAN
info IRAN
amérique Latine
info Afrique
info Tchétchénie
les idées

Voici les paroles prononcées, entendues ou lues dans notre entourage ainsi que dans les médias. Les auteurs sympathisants des Casques Bleus Citoyens sont signalés par le petit casque Merci de nous écrire pour nous proposer d’autres idées :

Idée LCBC : Deux poids deux mesures Lire les Articles
-Deux poids Deux mesures à l'ONU ,
-ON EXERCE UNE PRESSION CONTRE LE PROGRAMME NUCLÉAIRE IRANIEN, MAIS PAS CONTRE CELUI D'ISRAEL ,
-S'agissant de ce pays [Israel] « on » se tait ,
-On laisse dans le même temps Poutine massacrer les Tchétchènes, et Sharon [les Palestiniens] ,
-Nul n'a songé à exiger des autorités israéliennes d'ouvrir ses portes à des inspecteurs de l'ONU ,
-La règle au Proche-Orient : deux poids, deux mesures ,
-Israël continue d'ignorer superbement les résolutions de l'ONU ,
-Israël néglige toutes les recommandations des Nations Unies sans encourir le moindre reproche de qui que ce soit ,

Idée LCBC : Il est important de s'engager pour la Paix Lire les Articles
-Le conflit le plus ancien et le plus central ,
-La résolution du conflit au Proche-Orient résoudrait de nombreux problèmes ici ,
-Urgence à ne pas laisser se dégrader la situation au Proche-Orient ,
-L'affrontement en Palestine est l'un des plus anciens de la planète ,

Idée LCBC : Importation des conflits en France Lire les Articles
-Le site internet proche-orient.info condamné pour diffamation ,
-Le Monde et Edgar Morin condamnés en appel pour diffamation raciale ,
-Un membre historique suspendu ,
-LE SCANDALEUX PROJET DE JUMELAGE AVEC JERUSALEM MIS EN ECHEC ,
-HALTE AU SOUTIEN A L'ARMEE ISRAELIENNE ! ,
-Un projet de jumelage scandaleux, et illégal ,
-Le groupe UMP du Conseil régional d'Ile-de-France souhaite jumeler la région avec Jérusalem ,
-Contre le projet de jumelage; respect du droit international ,
-Des victimes trop 'selectionnées' ,
-Défendre Israël quoi qu'il arrive ,
-Ce qui se joue en Palestine à des résonances en France ,
-L'EXTREME-DROITE SIONISTE EN PROCES ,
-AU NOM DE QUI PARLE LE CRIF ? ,
-Le Crif sert à Raffarin une kyrielle de griefs ,
-LDJ ET BETAR : VIOLENCE ET IMPUNITE ,
-AGRESSION CONTRE DES MILITANT-E-S POUR LES DROITS DU PEUPLE PALESTINIEN ,
-Des syndicalistes solidaires avec la Palestine sont agressés à Paris ,
-Le Parti socialiste doit être du combat pour le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes au Proche-Orient ,
-Recommandation du Conseil supérieur de l'audiovisuel à l'ensemble des services de télévision et de radio ,
-Gare à l'instrumentalisation de la solidarité avec les Palestiniens ,
-Des Français plutôt propalestiniens ,
-Le mur de Sharon prolongé jusqu'à la Garonne. ,
-Et depuis 60 ans ils se battent et nous mettent tous en danger avec leurs conneries ? ,
-LES JUIFS FRANÇAIS SONT MENACES... PAR SHARON ! ,
-ON S'EST ORIENTÉ VERS CETTE IDÉE QUE LES BANLIEUES FRANÇAISES SONT DEVENUES LE TERREAU D'UN NOUVEL ANTISÉMITISME ,
-Les violences dramatiques entre Israéliens et Palestiniens se répercutent ici ,
-Je me mets à la place aussi de ces jeunes de plus en plus touchés par la cause palestinienne ,
-Drapeau israélien et 'Israël vaincra' à la manifestation contre l'antisémitisme [et le racisme] ,
-Lettre ouverte de Pierre Stambul ,
-Nicolas Sarkozy déclare désormais publiquement servir les intérêts de l'American Jewish Committee ,
-De nombreux dirigeants du Parti Socialiste savent encore donner des gages à la politique israélienne ,
-Que reproche-t-on à Mouloud Aounit, sa volonté de voir une paix juste s'installer enfin au Proche-Orient ,
-Menaces sur Utopia et sur Leïla Chahid ,
-Vigilance, SVP : des propos dangereux ,
-Nous avons nous aussi [en France] des raisons d'avoir peur ,
-Certains veulent construire un mur ici en France, entre les centres villes et les banlieus ,
-Nice, territoire interdit pour la Palestinienne Leïla Shahid ,
-RAYON SPECIAL GUERRE DANS UN GRAND MAGASIN PARISIEN ,
-L'imputation d'antisémitisme, dans ces cas, n'a pas d'autre sens que de protéger Tsahal et Israël de toute critique ,
-Le cinéaste israélien Eyal Sivan a déposé plainte pour diffamation ,
-Sur fond de violence au Proche et Moyen-Orient, construction et mise en forme d'une phobie sociale ,
-La population d'origine arabo-musulmane est sensible à la situation au Moyen-Orient ,
-Communiqué du MRAP, accusations d'antisémitisme d'une extrême gravité ,
-Un gala de soutien au profit de l'armée israélienne est prévu à Paris ,
-Une réponse du président de l'UJFP à une tribune d'Alain Finkielkraut et quelques uns de ses amis ,
-LETTRE OUVERTE AUX MEDIAS ET AUX DEMOCRATES DE FRANCE ,
-Arno Klarsfeld sous les drapeaux israéliens ,
-Le conflit pourrit le climat en France en suscitant antisémitisme ou islamophobie ,
-Ceux qui ne cessent de crier à l'antisémitisme à chaque critique adressée au gouvernement israélien ,
-Le Mrap condamne l'agression perpétrée contre son secrétaire général ,
-Les rappeurs de Sniper demandent que Nicolas Sarkozy leur fasse des excuses ,
-Le maire de Paris critique le sondage européen présentant Israël comme une menace pour la paix dans le monde ,
-Le droit de Tariq Ramadan à s'exprimer ,
-Tariq Ramadan : 'crapule intellectuelle' ,
-On ne peut pas être un humaniste sélectif ,
-Monsieur Ramadan ne peut pas être des nôtres ?!?! ,
-Le subit intérêt pour la libération de la femme musulmane peut très bien recouvrir une hostilité à le religion musulmane ,
-LE KAKI NOUS ENVAHIT ON EST A PARIS OU A BAGDAG ,
-Vous oubliez (M Finkielkraut) qu'on continue à pourrir la vie des Palestiniens, que la colonisation se poursuit ,
-Nous devrions nous concentrer sur ce qui se passe entre Méditerranée et Jourdain plutôt que sur les banlieues ,
-Critique des (nouveaux) intellectuels communautaires ,
-Communauté des citoyens français la plus hostile à la mainmise de la communauté qui lui fait face ici comme en Palestine ,
-Racisme anti-arabe : nouvelles évolutions ,
-STRAUSS-KAHN : SE LEVER CHAQUE MATIN EN SE DEMANDANT COMMENT IL POURRA ÊTRE UTILE À ISRAEL ,
-Le géopolitologue Pascal Boniface quitte le Parti socialiste ,
-LES CONFLITS ET LE COMMUNAUTARISME ,
-Une bombe à retardement pour les générations à venir ,
-VILLEPIN DOIT FAIRE LE MENAGE A DROITE ,
-Censure à l'Essec ,
-Funestes conséquences provoquées par une aggravation du conflit israélo-palestinien ,
-Le conflit Israelo-Palestinien pose problème au sein de la gauche. ,
-Le Mouvement de l'Immigration et des Banlieues dénonce les amalgames ,
-La France n'est pas à l'écart des répercussions de ce conflit ,
-IDENTIFICATION AVEC LES COMBATTANTS PALESTINIENS ,
-La prise en compte de la très forte minorité arabo-musulmane ,
-La LCR répond à Hachomer après les agressions du 22 mars ,
-Actes d'antisémitismes contre chasse à l'Arabe ,
-Chrétiens, musulmans et juifs multiplient les initiatives pour appeler au calme ,
-affrontements intercommunautaires chez nous ,
-La conduite à tenir envers l'état d'Israel (Les Verts) ,
-Nous ne nous laisserons pas intimider ! ,
-Daniel Mermet en butte au harcèlement ,
-Le cancer israélo-palestinien est en cours de métastases dans le monde. ,
-Mobiliser l'idée française de citoyenneté comme pouvoir de fraternisation entre musulmans et juifs ,
-Palestine: les amis français ,
-Des extrémistes juifs mis en cause après la manifestation du CRIF ,
-Est-il permis de critiquer Israël ? ,
-Le conflit débordait dans l'Hexagone ,
-Israël est un pays, pour les juifs qui vivent en France et qui sont pleinement citoyens français ,
-Processus d'intégration des immigrés - l'intolérance religieuse apparaît comme une réponse au rejet ,

Idée LCBC : Importation des conflits en France - Dieudonné Lire les Articles
-Six mois de prison dont un ferme contre les agresseurs de Dieudonné ,
-Dieudonné agressé à Fort-de-France ,
-[Dieudonné] avait toute la doc pour faire une bonne copie ,
-Djamel Debbouze se désolidarise de Dieudonné ,
-Ce n'est pourtant pas quelqu'un qu'on peut soupçonner de racisme ,
-Relaxe de Dieudonné ,
-Affaire Dieudonné : les méthodes limites des censeurs ,
-Il s'insultait lui-même au téléphone ,
-Lynchage : le fait d'extrémistes juifs qui exacerbent le sentiment communautariste ,
-Dieudonné n'est pas antisémite ,
-DIEUDONNÉ PARDONNÉ ,
-Dieudonné dans les sondages : 56% pense qu'il est mal traité dans les médias ,
-SES DÉRAPAGES NE JUSTIFIENT PAS LE LYNCHAGE ,
-Les excuses de Dieudonné. ,
-Sondage sur Dieudonné 'interdit' d'antenne ,
-Rapport sur l'affaire Dieudonné ,
-Dieudonné est un futur leader ,
-LIBERATION: BLANCS DE RAGE, NOIRS DE HONTE ,
-Les atteintes aux libertés avancent toujours masquées (SFA) ,
-Nicolas Sarkozy envisage d'interdire le spectacle de Dieudonné ,
-Laurent Ruquier soutient Dieudonné ,
-Texte adressé au comité de soutien de Dieudonné ,
-Je ne suis pas antisémite. Je ne fais que critiquer la politique d'un État. ,
-Le sionisme n'a plus rien à voir avec le projet initial ,
-Texte du sketch de Dieudonné chez M.O Fogiel ,

Idée LCBC : Importation des conflits en Grande-Bretagne Lire les Articles
-Mes rapports avec ce groupe prirent un tour dramatique lorsque je m' opposai à l'invasion illégale du Liban ,

Idée LCBC : L'Angleterre est dangeureuse et hors la loi Lire les Articles
-L'ARMÉE BRITANNIQUE FACE AU SCANDALE DES TORTURES ,
-Lettre ouverte de 52 diplomates britanniques ,
-DAVID KELLY NE S'EST PAS SUICIDÉ ,

Idée LCBC : L'Etat d'Israel doit se retirer de Cisjordanie Lire les Articles
-Le retrait d'israël est essentiel pour la sécurité ,
-Conférence de Londres : démantèlement significatif du système de blocus et de restriction ,
-Le retrait israélien est la première chose que nous voulons ,

Idée LCBC : L'Islam (Classique) n'est pas méchant Lire les Articles
-Aucune des deux Guerres Mondiales n'a été déclenchée par l'Islam ,
-L'islam ne représentait pas une menace pour lui ,
-INTERPRÉTER LE PROJET DE CONSTITUTION COMME UNE VOLONTÉ D'ISLAMISATION RELÈVE DE LA PROPAGANDE ,
-Les Islams et Les Occidents ,
-L'ISLAM CLASSIQUE ,
-Les premiers Chrétiens d'Iraq et l'arrivée de l'Islam ,
-ORIENT OCCIDENT : LA FRACTURE IMAGINAIRE ,
-UNE TRADITION RELIGIEUSE RÉFRACTAIRE AUX EXTRÉMISMES ,
-La tendance dominante des grands médias en Occident ,
-Alors que Vichy vendait les biens juifs à Alger, les mosquées ont appelé à ne pas les acheter ,

Idée LCBC : L'occupation crée le terrorisme et non l'inverse Lire les Articles
-C'est bien l'occupation qui crée le terrorisme et non le terrorisme qui crée l'occupation ,
-Ils n'ont plus rien à perdre ... après 33 années de colonisation ,

Idée LCBC : La collusion entre les puissances occupantes Lire les Articles
-L'UE A SUSPENDU SES TRAVAUX SUR L'ÉTIQUETTAGE DE PRODUITS DES COLONIES ISRAELIENNES À LA DEMANDE DES ÉTATS-UNIS ,
-LA GUERRE D'IRAK EST UNE GUERRE POUR L'EXPANSION TERRITORIALE D'ISRAEL ,
-La solidarité indéfectible des Américains à l'égard d'Israël ,
-Israël, la guerre et le pétrole ,
-l'appui de Washington aux colonies renforce Sharon ,
-Le soutien, sans précédent, accordé par les Etats-Unis à la politique israélienne ,
-Arafat a été déclaré hors jeu par les Etats-Unis ,
-Il existe un axe américano-sioniste ,
-Consanguinité idéologique entre les deux pays ,
-À QUI PROFITE LE CRIME ? ,
-Changement historique de la politique des Etats-Unis au Proche-Orient ,
-Le lien entre Israel et les Etats-Unis est tellement fort ,
-Les États-Unis contre l'ONU qui refuse la proclamation israélienne faisant de Jérusalem sa capitale. ,
-Washington soutient Israel pour le [Grand] Jérusalem comme capitale ,

Idée LCBC : La majorité silencieuse complice des guerres Lire les Articles
-Impossible de ne pas prendre en compte le silence scandaleux ,
-Des morts aussitôt oubliés ,
-Le silence de nombre d'intellectuels français ,

Idée LCBC : Le choc des civilisations Lire les Articles
-L'actuelle politique américaine crée les conditions du choc des civilisations ,
-Les vents de l'idéologie raciste de la guerre des civilisations ,
-L'Occident semble prêt à s'engager dans un conflit planétaire ,
-The conviction that American and Israeli lives are worth more than others. ,
-Problème du Proche-Orient et Islamisme ,
-LES CROISÉS DU 21EME SIÈCLE ,
-COMMENT NIER LE CHOC ISLAM-OCCIDENT ? ,
-Risque d'unir dans le radicalisme des musulmans ,
-Confrontation entre l'Amérique et le monde musulman ,
-dépendance IRAK-PALESTINE ,
-BUSH SHARON : ces gens ne raisonnent pas du tout avec le souci de la paix ,
-Le reste de l'Occident intimement lié au monde arabe ,

Idée LCBC : Le gouvernement d'Israel est, aujourd'hui, dangeureux et hors la loi Lire les Articles
-Israel doit se soumettre aux lois internationales ,
-Je dénonce le nettoyage ethnique des Palestiniens ,
-Le gouvernement israélien continue à faire main-basse sur la terre palestinienne ,
-Du côté israélien le conflit ne s'est pas arrêté ,
-Israel se comporte comme un Etat au-dessus du droit ,
-Ce mur qui pénètre si profondément dans le territoire palestinien ,
-Israël prend ses distances avec la Feuille de route ,
-Des ONG françaises dénoncent la conditions de détention des palestiniens en Israël ,
-Israel a été le dernier pays à avoir soutenu l'apartheid en Afrique du Sud ,
-L'Assemblée générale de l'ONU exige qu'Israël respecte l'avis de la CIJ ,
-Israël doit détruire son mur ,
-Des millions de personnes des territoires occupés qui vivent dans la terreur et l'insécurité ,
-Le chef d'orchestre Daniel Barenboim critique Israël ,
-VANUNU LIBERE ,
-Paralyser l'Autorité palestinienne ,
-Le mur est un danger pour Israel ,
-Le but principal du mur est diviser la Palestine en banthoustans ,
-COMMUNIQUÉ DE PRESSE DE L'AFPS ,
-L'occupant veut créer le chaos ,
-Israël, nouvelle Afrique du Sud ,
-Le prix de l'ignorance ,
-Mur : Israël ne se conforme pas à la demande de l'Assemblée générale ,
-59 % des européens pensent qu'Israël présente 'menace pour la paix dans le monde' ,
-Ce rapport qu'Israël n'a pas vu venir ,
-I want to request the French nationality [Vanunu] ,
-L'armée israelienne renforce son occupation ,
-Rapport Ziegler pour l'ONU ,
-Le seul objectif raisonnable est le retrait d'Israël dans ses frontières d'avant 1967 ,
-Détruire systématiquement les infrastructures - pas de retour aux frontières de 1967 ,
-THE GOVERNMENT OF ISRAEL HAS DECIDED TO ASSASSINATE ARAFAT ,
-Le territoire du peuple palestinien est occupé illégalement par l'armée israélienne ,
-Le commandement militaire (Israelien) était comme un toxicomane privé de sa drogue. ,
-LE MUR : SES CONSEQUENCES ET SES DANGERS ,
-L'ONU dénonce les conditions de vie déplorables des Palestiniens ,
-Depuis le VII ou le VIIIèm siècle, le peuple palestinien trouve sa mémoire dans cette terre ,
-L'assassin d'Itzhak Rabin n'était ni arabe ni musulman ,
-La maudite alliance entre le Likoud la coalition chrétienne américaine et les faucons ,
-L'impasse tragique dans laquelle Ariel Sharon a conduit son pays ,
-Le génocide des indiens d'amérique se répéte ,
-SHARON A PRÉTENDU LUTTER POUR LA SURVIE D'ISRAËL EN OPPRIMANT ET ASPHYXIANT LA POPULATION PALESTINIENNE ,
-Combien vous faudra-t-il en tuer ? Un demi-million ? ,
-Le gouvernement israélien ne tient pas compte des résolutions votées par l'ONU ,
-L'article premier de la Déclaration universelle des Droits de l'Homme bafoué ,
-Réalité est bien différente de ce qui avait été prévu - Bantoustanisation ,
-Crainte d'actions de plus en plus dures de l'armée israélienne allant même jusqu'à une action d'envergure ,
-Une injure faite à la conscience humaine universelle ,
-L'autorité palestinienne accuse Israèl d'avoir censuré les accès Internet ,
-Quand j'ai vu Sharon sur l'esplanade des Mosquées à Jérusalem, je me suis dit, c'est la fin ,
-Il n'y aura ni paix ni sécurité sans retrait des territoires ,
-Apartheid et ethnocratie en Palestine ,
-En violation de la loi internationale ,

Idée LCBC : Le gouvernement d'Israel et ses colons annexent la Palestine Lire les Articles
-Le développement des colonies en Cisjordanie ,
-Des colons juifs s'emparent de nouvelles terres palestiniennes ,
-Première université israélienne en Cisjordanie ,
-Déchirer la Palestine ,
-LE TERRAIN PALESTINIEN EST GRIGNOTE ,
-Israël étend trois de ses colonies ,
-Le mur de séparation entame 47% du territoire palestinien ,
-Gaza n'annonce pas la fin de la colonisation en Cisjordanie ,
-Israël veut construire une nouvelle colonie en Cisjordanie ,
-La feuille de route conduit à 9 % de la Palestine ,
-Charm Elcheikh n'a pas conclu à l'arrêt du processus d'annexion ,
-La colonisation continue des territoires et de la confiscation des terres ,
-Politique permanente de purification ethnique douce de Jérusalem ,
-Une colonisation définitive de la Cisjordanie ,
-Voyant que sa supériorité militaire lui permettait d'annexer 58 % de la Cisjordanie,Israël a choisi de s'emparer de tout ,
-Le mur de sécurité et les colons entravent la récolte des oliviers. ,
-Annexation of the Territories Between the Green Line and the Fence ,
-Ce mur a pour but de confisquer la terre et les ressources d'eau ,
-Le Premier ministre entend empêcher indéfiniment la création d'un Etat palestinien. ,
-Intensification de la colonisation juive ,
-Le Mur correspond à la colonisation de terres nouvelles bien plus qu'à la sécurisation de terres israéliennes ,
-Ce report [de la feuille de route] permet aux colonies de se développer et au mur de séparation d'être construit ,
-95% du tracé du Mur, profondément à l'intérieur de la Cisjordanie ,
-Un rabbin de Goush Katif aux colons : dites non aux indemnites ,
-Ariel Sharon [...] a cependant souligné qu'il considérait les blocs [de colonies] comme faisant partie d'Israel ,
-Aujourd'hui 50% de la Cisjordanie se trouvent doublement annexés ,
-Le mur construit par Israël représente une annexion, selon l'ONU ,
-Le mur qui coupe nos villes et villages en arrachant et confisquant de plus en plus de terre ,
-Il semblerait que le désir de terres est un péché originel d'Israël. ,
-96 millions de shekels supplémentaires pour les colonies ,
-Le Likoud : Dire qu'un juif qui habite dans sa patrie historique est un colon est une abération historique ,
-La suite c'est la conquete totale de cette terre ,
-Le nombre des colons a augmente de 16% sous Sharon ,
-Le mur est l'aboutissement de la politique israélienne de colonisation ,
-Le 'mur' israélien empiétera sur 14,5% de la Cisjordanie ,
-Les colonies dépendent de la législation israelienne. ,
-DES FRONTIÈRES ISRAELIENNE DE L'EGYPTE À L'EUPHRATE ,
-La colonisation, substantifique moelle d'Ariel Sharon ,
-Juin 1967 : Israël devint une puissance coloniale ,
-C'est une fuite en avant pour essayer d'échapper à la paix, perpétuer l'occupation et la colonisation ,
-Mètres carré après mètre carré, les colons juifs s'emparent des terres ,
-La politique d'annexion ,
-Présence sur son territoire d'environ 300 000 colons ,
-Abandon de toute référence au Grand Israël ,

Idée LCBC : Le lien entre les occupations Lire les Articles
-La spirale d'horreur à Fallouja comme à Gaza ,
-À BAS LE MUR !, VIVE LE MUR ? ,
-Le plan 'courageux' de Sharon. Bush légitime le terrorisme ,
-NON AU DROIT AU RETOUR, OUI AUX COLONIES ,
-Déclaration du PCF sur le soutien de George Bush au plan Sharon ,
-BUSH-SHARON LES PALESTINIENS APPELLENT LE MONDE A LA RESCOUSSE ,
-L'armée d'occupation [US] emploie les tactiques israéliennes ,
-Les services de renseignement israéliens ont été un partenaire à part entière ,
-Washington bloque une résolution des Nations unies contre Israël ,
-Une politique du pire parallèle à celle de Washington ,
-Ils [les Etats -Unis] ont fondé et protégé l'implacable expansion israélienne ,
-Les chrétiens sionistes américains : refuser toute concession territoriale aux Palestiniens. ,
-Israel trains US assassination squads in Iraq ,
-Accords entre Israel et l'Etat du Maryland ,
-End Both Occupations ,
-La guerre américaine en Irak : Encore une bataille pour protéger les intérêts israéliens ? ,
-Israël et l'Empire ,
-U.S. to veto UN resolution on Arafat ,
-Pro-Israel PAC Contributions to 2002 Congressional Candidates ,

Idée LCBC : Les Etats-Unis doivent se retirer d'Irak Lire les Articles
-NON au communautarisme en irak. 0UI au principe de la citoyenneté pour un irak laïc souverain ,
-Mettre un terme à la présence militaire américaine en Irak ,

Idée LCBC : Les Etats-Unis font la guerre, pourquoi ? Lire les Articles
-La main mise sur les régions pétrolières les plus importantes du globe ,
-L'anxiété, les hallucinations, l'insomnies toucheraient 15 % de la première vague de soldats US ,
-Les Américains à faire des économies d'énergie ,
-La guerre en Irak était motivée par le pétrole ,
-BAGHDAD COUP D'ETAT FOR BIG OIL ,
-PLANS SECRETS AMERICAINS POUR LE PETROLE IRAKIEN ,
-Ce ne sont que des cow-boys ,
-C'était un spectacle horrible, digne du Moyen Âge ,
-Le consommateur américain est une bombe à retardement ,
-LES FOUS DE DIEU QUI RÈGNENT DE L'AUTRE CÔTÉ DE L'ATLANTIQUE ,
-L'AGRICULTURE IRAKIENNE LIVRÉE AUX MULTINATIONALES ,
-La guerre stimule l'économie pour fabriquer les munitions ,
-L'euro seul face aux fardeaux de l'Amérique ,
-VOUS PARTEZ POUR UNE SEULE ET UNIQUE RAISON LE PETROLE ,
-À la naissance ils haissent déjà tout le monde ,
-LES PUITS DE PETROLE ,
-Les soldats ne sont que du gravier sur la route qui mène au pétrole ,
-C'est l'administration Bush qui veut du pétrole là-bas ,
-Déficit commercial américain creusé par une facture pétrolière record ,
-Les Etats-Unies sont obligés de faire la guerre pour sauver leur économie ,
-Une croisade qui ne dit pas son nom ,
-Les EU allaient au devant de problèmes économiques préoccupants ,
-NOUS PENSIONS QUE TOUT ETAIT JUSTIFIE ,
-[....] cette excitation sexuelle que l'on devine dans les clichés de la prison d'Abou Ghraïb ,
-J'appelle ça du pillage et pas de l'économie de marché ,
-L'Irak n'existe plus ,
-Une volonté de main-mise sur les ressources ,
-Les déficits américains inquiètent le FMI ,
-LA GUERRE, SEULE ALTERNATIVE À LA CRISE ÉCONOMIQUE ,
-Récompenses économiques pour lesquelles, en premier lieu, ils sont partis en guerre ,
-IMAGE CHOC UN SOLDAT US INHUMAIN ,
-CIA knew Sept 11 hijacker's training plans, says report ,
-Oil is the prize the US won in Iraq ,
-Les Etats-Unis privatisent l'Irak ,
-LES USA SONT EN FAILLITE : LES BENEFICES DU PETROLE IRAKIEN + REDONNER CONFIANCE AUX INVESTISSEURS ,
-La vision du monde sommaire et raciste de George W. Bush. ,
-La guerre en Irak est une guerre idéologique ,
-L'AMÉRIQUE CENTRE DU MONDE DEVIENT INUTILE ,
-NE JAMAIS RÉSOUDRE DÉFINITIVEMENT UN PROBLÈME POUR JUSTIFIER L'ACTION MILITAIRE ,
-LE BUT DES ETATS-UNIS EST LE CONTRÔLE POLITIQUE DES RESSOURCES MONDIALES ,
-L'AMERIQUE EST DEVENUE OBJECTIVEMENT PREDATRICE ,
-L'AMÉRIQUE À BESOIN D'UN NIVEAU DE DÉSORDRE QUI JUSTIFIE SA PRÉSENCE POLITICO-MILITAIRE ,
-Guerre en Irak : Pour le pétrole ? ,
-Un ennemi qui remplacerait le communisme, dont la droite américaine se sent orpheline ,
-LES GENS SONT TRAUMATISÉS PAR LE 11 SEPTEMBRE ,
-Contrôle des ressources pétrolières de l'Irak ,
-Parmi les principaux objectifs des Etats-Unis dans ce conflit, l'énergie joue un rôle important ,
-L'Irak dispose de richesses prodigieuses, que les Américains entendent contrôler ,
-Les USA sont fébriles ,

Idée LCBC : Les Etats-Unis ont perdu la guerre en Irak ? Lire les Articles
-FIN OFFICIELLE DE LA MISSION DES PAYS BAS EN IRAK ,
-31 marines se sont suicidés en 2004 ,
-l'image des Etats-Unis s'est détériorée depuis la guerre en Irak ,
-L'Ukraine annonce le retrait de ses troupes ,
-LES AMÉRICAINS DÉCOUVRENT QU'ILS NE PEUVENT PAS VAINCRE ,
-Les Américains sont dans un bourbier ,
-[...]les trois quarts des policiers [irakiens] ont déserté ,
-[...] ils ont en tout cas déjà perdu la guerre ,
-The War Is Lost ,
-L'hyperdésastre ,
-Vingt-trois soldats se sont suicidés en 2003 ,
-La haine des Américains à cause de leur politique ici ,
-Combien faudra-t-il de temps, d'argent et de vies pour se retirer d'Irak? ,

Idée LCBC : Les Etats-Unis sont dangeureux et hors la loi Lire les Articles
-TRANSFERTS ILLÉGAUX ET DÉTENTIONS SECRÈTES OPÉRÉS PAR LA CIA DANS LES PAYS EUROPÉENS ,
-L'ONU dénonce la catastrophe humanitaire causée par les États-Unis en Irak ,
-Bush a rendu le monde dangereux, selon un sondage international ,
-Les interventions américaines au Kosovo et en Irak étaient illégales. ,
-Le rêve des néo-conservateurs de porter la démocratie au Proche-Orient [...] nous a paru tout simplement criminel ,
-LES ETATS-UNIS SE SONT ALIÉNÉS LE MONDE ,
-Une augmentation du terrorisme, qui trouve l'une de ses origines dans la situation en Irak ,
-Ces 2 guerres sont des guerres d'oppression et de domination ,
-Les armes de destruction massive étaient une 'explication bureaucratique' pour justifier la guerre ,
-Quand Bush parle de liberté, je frissonne parce que je sais qu'il veut dire le contraire ,
-l'intervention en Irak était illégale ,
-MAINTENANT VOUS SEREZ OU AVEC NOUS OU CONTRE NOUS ,
-Ils [les Etats-Unis] n'ont pas respecté l'ONU ,
-Ils ne savaient pas [les faucons] ,
-DEUX GRANDES NATIONS DU MONDE LIBRE, SONT IMPLIQUÉES DANS UNE GUERRE QUE LES NATIONS UNIES N'ONT PAS APPROUVÉE ,
-Bush déclare la guerre à la Palestine ,
-Une coalition créée par la contrainte et l'argent ,
-L'arrestation de Saddam Hussein ne freine pas la résistance irakienne ,
-Un quart des Chinois voient dans les Etats-Unis la plus grande menace pour la paix. ,
-Toutes les grandes puissances ont cédés aux sirènes du colonialisme ,
-L'irak est occupé par les Américains après une guerre illégale et illégitime ,
-WASHINGTON A TROUVE LA SOLUTION : Divisons l'Irak comme la Yougoslavie! ,
-Une guerre que la communauté internationale n'a pas voulue ,
-DES MISSILES US CONTRE L'IRAN BASÉS EN EUROPE ,
-Divorce des opinions publiques des deux cotés de l'atlantique ,
-The 9/11 attacks gave the US an ideal pretext to use force to secure its global domination ,
-U.S. is like a stupid puppy ,
-US is not a model to other civilisation ,
-LES USA POURRAIENT ATTAQUER L'IRAN ,
-Le droit international piétiné ,
-US faces growing charges of war crimes ,
-ON CONNAÎT LA MUSIQUE. CA DURE DEPUIS DES ANNÉES ,
-20 MARS 2003 : RÉVOLUTION CONTRE LE DROIT INTERNATIONAL ,
-Politique de guerre et de domination qui est un retour au colonialisme le plus primaire ,
-Une occupation de nature coloniale ,
-À QUI LE TOUR ? ,
-À GENOU DEVANT LE LE GENDARME DU MONDE ,
-L'AMÉRIQUE TRANSFORME AL QAIDA EN UNE PUISSANCE MALÉFIQUE ,
-L'AMÉRIQUE NARCISSIQUE AGITÉE ET AGRESSIVE ,
-UNE CASTE DIRIGEANTE MAL CONTROLEE [AUX ETATS -UNIS] ,
-Non à l'Ingérence ,
-USA Hors Loi ,
-An illegal war against a sovereign state ,
-Le droit d'ingérence n'est pas nouveau ,
-CHUTE DE MOSSADEGH : UNE HAINE DES ÉTATS-UNIS QUI PERDURE ENCORE AUJOURD'HUI ,
-Elle est [la guerre de BUSH] illégale ,
-L'horreur est là ! ,
-Une guerre illégitime et illégale ,
-Qui a financé systématiquement le fondamentalisme musulman : les Etats-Unis ,
-La démocratie n'est pas le véritable but de l'intervention des États-Unis ,
-Imposer sa domination au reste du monde au besoin par la force ,
-Les Etats Unis contre l'Europe ,
-US against Europe ,
-LA CLIQUE INCONTRÔLÉE QUI DIRIGE ,
-Remettre en question le mode de vie américain ,
-La pax americana ,
-Faux renseignements, manipulations, ragots, supercherie ,
-ONCLE SAM EST DEVENU FOU ,
-Le gouvernement Bush me paraît extrêmement dangereux ,
-L'économie et la société américaine sont parasitaires ,
-Le Far west n'est pas le monde ! ,
-Les Etats-Unis sont le plus grand vecteur de violence sur la Terre. ,
-Une puissance impériale dominatrice par l'armement et par l'économie ,
-La guerre à retardement n'est pas nouvelle ,
-La personnalisation du conflit : réduire un pays à un homme ,
-États-Unis ont eux-mêmes coulé leur navire pour entrer en guerre ,

Idée LCBC : Les Etats-Unis sont soutenus par leurs citoyens Lire les Articles
-Il s'agace quand il entend des critiques de la guerre ,
-La responsabilité des électorats n'est pas neutre. ,
-Quand avez-vous voté pour l'Empire ? ,
-Bush, Sharon et Poutine sont soutenus par une opinion mobilisée ,

Idée LCBC : Les occupants n'aiment pas l'ONU Lire les Articles
-Israël et ses dirigeants ont toujours ridiculisé l'ONU. ,
-Bolton Nominated to Destroy UN ,
-John Bolton est là pour détruire l'organisation ,
-ONU EN DANGER ,
-Bush nomme à l'ONU un partisan de la dissolution de l'Organisation ,
-Israël n'a pas cessé de s'attaquer à l'Unrwa ,
-Un consensus bipartisan contre l'ONU ,
-FAIRE IMPLOSER L'ONU ,
-Pressions américaines et israéliennes pour la démission du chef de l'UNRWA ,
-L'Onu reste dominée par un tiers-mondisme intransigeant ,
-Le directeur de l'UNRWA partira contre son gré ,
-Washington critique sévèrement les propos de Lakhdar Brahimi sur le soutien total apporté à Israël ,
-Les Faucons : L'ONU doit changer ou les États-Unis doivent la quitter ,
-Nous [Israel] allons essayer [...], d'être plus actifs, voire agressifs [à l'ONU] ,
-Israël ne se sent pas lié par la résolution de l'ONU sur la 'feuille de route' ,
-Israël ne veut pas d'implication de l'ONU dans le processus de paix ,
-Le médiateur de l'ONU est assassiné par des extrémistes sionistes ,
-Chalabi contre l'Onu ,
-L'ONU devait être balayée ,
-Les Etats-Unis ne font pas cette guerre sans l'ONU, ils la font contre l'ONU ,
-Thank God for the death of the UN [Sic !!!] ,
-Les États-Unis auront tendance à ignorer de plus en plus l'ONU ,
-Israel considére comme 'ingérence injustifiée' les résolutions de l'ONU [Sic!!!] ,
-Le Premier ministre israélien avait toujours refusé tout processus conduisant à l'internationalisation du conflit. ,
-Les mains d'Israël seraient liées [Sic!!!] ,
-En Israël, l'ONU n'est pas exactement en odeur de sainteté ,

Idée LCBC : Les occupants sont soutenus par leurs citoyens Lire les Articles
-Les Universités ne sont pas descendues dans la rue quand on a confisqué les terres des Palestiniens ,
-La dérive de la société israélienne ,

Idée LCBC : Les occupants veulent agir à huis clos Lire les Articles
-Les israeliens ne veulent pas d'intervention internationale ,
-La Solidarité avec Gaza refusée ,
-Le CRIF reproche à Arte de diffuser trop de films sur le conflit israélo-palestinien ,
-L`accès a Gaza est totalement interdit depuis ce jour a tout le monde ,
-Politique délibérée visant à limiter la couverture du conflit ? ,

Idée LCBC : Les pays du Proche et Moyen Orient sont sur la voie de la démocratie ? Lire les Articles
-il n'y a jamais eu autant d'oppositions entre gouvernements et opinions ,
-Il sera difficile d'organiser la démocratie en Irak ,
-Les opinions publiques arabes sont en porte à faux avec leurs régimes qui sont pro américains ,
-Création de la fonction de Premier ministre de l'Autorité palestinienne ,
-La seule région où il n'y a eu aucun changement [démocratique] est le Proche-Orient. ,
-l'importance des citoyens occidentaux de confession musulmane ,
-LA NATURE HYBRIDE DU RÉGIME IRANIEN : DÉMOCRATIE OU AUTORITARISME ? ,

Idée LCBC : Pourquoi font-ils la guerre ? Lire les Articles
-Un rapport indique que les Italiens ont occupé Nasiriyya pour profiter du pétrole ,
-Poll: Most Jewish Israelis favor emigration of Israeli Arabs ,
-SOLDATS ISRAELIENS INHUMAINS 2 ,
-SOLDATS ISRAELIENS INHUMAINS 1 ,
-Justification de la guerre par des Israeliens ,
-Deux Israël un raciste et négationniste et l'autre démocratique ,
-Partisants du mur, 'Pas d'arabe pas d'attentat' ,
-Retirer le droit de vote aux citoyens arabes d'Israel ,
-ON LES FAIT SE DÉSHABILLER ET ON NETTOIE LES JEEPS AVEC LEURS VÊTEMENTS ,
-Israel c'est aussi un Etat raciste ,
-À quels officiers avons-nous affaire ? ,
-Deux peuples qui ont la peur en commun ,
-Même là où ils sont [les palestiniens] c'est chez nous [Israel] ,
-SOUTIENT A BUSH : ON NE MANIFESTE PAS AVEC DES ANTISEMITES ,
-Projet de transfert de centaines de milliers de Palestiniens vers la Jordanie ,
-La peur fantasmatique ,
-Israël pousse les Palestiniens aux opérations suicide (Eglise maronite) ,
-Des enfants délibérément tués ,
-BEAU BRIN DE FILLE ,
-LES JUIFS SONT LES MEILLEURS ,
-On les fait souffrir sous le soleil et sous la pluie ,
-PAS DE RESPONSABILITÉ DES OCCIDENTAUX DANS L'HORREUR DE L'EMBARGO EN IRAK ? ,
-Une peur devenue instinctive ,
-SHARON NE S'ESTIME PLUS TENU D'ÉPARGNER ARAFAT ,

Idée LCBC : Une capitale perdue ? Lire les Articles
-Le patriarcat grec-orthodoxe a vendu à des investisseurs juifs deux bâtiments près de la porte de Jaffa, à Jérusalem-est ,
-Enserrées et captées par le mur ces propriétés sont considérées comme appartenant désormais à Israël ,
-60% des Israeliens contre la souveraineté palestinienne sur Jérusalem Est ,
-Israël a réactivé discrètement une loi de confiscation des terres ,
-Dépouiller de leurs biens les Palestiniens de Jérusalem-Est ,
-Les quartiers palestiniens représentent 13%, le reste à été exproprié ,
-Préserver l'unité de la capitale d'Israël, Jérusalem ,
-Proclamation israélienne faisant de Jérusalem la capitale d'Israël ,

Idée LCBC : Zéro les 'contre l'intervention en Palestine' Lire les Articles
-[envoyer des Casques Bleus] non je crois que ça ne servirait à rien ,
-Israël ne peut accepter des troupes internationales ici ,

Idée LCBC : Zéro les 'pour le mur' Lire les Articles
-Un député européen socialiste parle encore de 'clôture de sécurité' ,

Idée LCBC : Zéro les 'va t'en guerre' Lire les Articles
-L'ENGAGEMENT DES TROUPES EN IRAK DESSERT LA NOUVELLE DOCTRINE DE DÉFENSE NIPPONE ,
-J'étais pour l'intervention américaine en Irak ,
-Le devenir du milliard et demi de musulmans dans le monde : fuite en arrière vers le terrorisme et la guerre... ,
-L'Irak est incapable de se gouverner lui-même ,
-La France [pacifique] est dans l'impasse ,
-Le Moyen-Orient n'est pas prêt pour le dialogue les Etats-Unis doivent imposer leurs idées ,
-Imposer la démocratisation au monde arabe par la force ,
-Notre intervention est souhaitée par les Irakiens, toutes mes sources confirment. ,
-Claude Lanzmann a fait un film pitoyable et apologétique sur l'armée israélienne ,
-JEAN-FRANCOIS REVEL ATTAQUE LES OPPOSANTS A LA GUERRE DU GOLFE ,

Idée LCBC : Zéro les colons Lire les Articles
-Un colon juif ultra soupçonné de préparer des attentats ,
-EMPOISONNEMENTS DE CHAMPS PALESTINIENS ET ATTAQUES MENÉES PAR DES COLONS ISRAÉLIENS ,
-Manifestations de Palestiniens contre le projet d'extrêmistes juifs ,
-TOUJOURS LA COLONISATION ,
-La présence des colons illégale à Gaza ,
-Menaces de mort en Israël ,
-Marginaliser l'extrême droite des colons et des plus enragés ,
-Ariel Sharon est un sioniste messianique ,
-Shaoul Mofaz affirme que le plan de séparation va renforcer la colonisation ,
-Nous devons nous préparer à la guerre pour conquérir tous les territoires ,

Idée LCBC : Zéro les faucons Lire les Articles
-Richard Perle dénonce le couple franco-allemand ,
-L'aide en matière de sécurité, je pense qu'elle doit être assumée par l'ONU et dirigée par les États-Unis ,
-NOUS CHOISISSONS [...] LA VICTOIRE DES ARMEES ANGLO-AMERICAINES ,
-Nous avons besoin de l'hyperpuissance des Etats-Unis ,
-Un demi-siècle d'oppression justifie l'américanisme des futurs adhérents de l'Union ,
-Les gouvernements qui ne sont pas avec nous devront bien finir par changer de position ,
-I THINK THE CHOICE OF IRAQ WAS THE RIGHT ONE ,

Idée LCBC : Zéro les fous de BUSH Lire les Articles
-En tant que Français, je suis heureux de la réélection de George W. Bush ,

Idée LCBC : Zéro les fous de Dieu Lire les Articles
-Read the Bible the land of isreal belong to the Jews ,
-Condominium de religieux extrémistes américains ,
-Il y a 2000 ou 4000 ans, Il y ont cru à tes histoires de terre promise ,
-Bush et la rechristianisation ,
-L'Amérique nous montre qu'une société libre à besoin de la religion ,
-Nous serions tous prédisposés à croire en Dieu ,
-Quand Dieu commence à être utilisé et manipulé, Dieu devient mauvais ,
-Quand des intégristes de tous bords tuent, envahissent, déplacent des populations ,
-On sait pourtant que le judaisme génère son quota d'intégristes ,

 

Idée LCBC : Deux poids deux mesures Retour
Deux poids Deux mesures à l'ONU Le 19 04 2005
Lors de son entrevue avec Les casques Bleus citoyens, Monsieur Boutros Boutros-Ghali nous a d'entrée parlé du 'Deux poids Deux mesures' flagrant entre les résolutions sur la Palestine et celles sur le Liban, La Syrie ou l'Irak.

ON EXERCE UNE PRESSION CONTRE LE PROGRAMME NUCLÉAIRE IRANIEN, MAIS PAS CONTRE CELUI D'ISRAEL Le 26 11 2004
Où est la démocratie au nom de laquelle les États-Unis ont lancé une guerre contre l'Irak ?
Boutros Boutros-Ghali : Je pense que ceci ne correspond pas à la réalité. Chaque peuple doit, lui-même, choisir sa propre démocratie. La démocratie ne s'exporte pas comme un produit. Elle doit naître d'une évolution qui est particulière à chaque nation et qui tient compte de ses traditions.
Quel est votre avis sur le projet américain de « Grand Moyen-Orient » ?
Boutros Boutros-Ghali : J'ai donné des conférences sur ce sujet. Je pense que le projet américain de « Grand Moyen-Orient » n'est pas dans l'intérêt du monde. Je pense, surtout, au monde arabe dans la mesure où il va marginaliser le problème palestinien.
Que pensez-vous des pressions exercées par les Américains et les Européennes contre le programme nucléaire iranien ?
Boutros Boutros-Ghali : Écoutez ! C'est une attitude générale. Vous avez deux poids deux mesures. On exerce une pression contre le programme nucléaire iranien, mais pas contre celui d'Israël. C'est une attitude que vous retrouvez à l'échelle planétaire où il y a deux poids, deux mesures. Pourquoi cette politique de deux poids deux mesures ?
Boutros Boutros-Ghali : Parce que la politique est basée sur des choix qui n'ont aucun rapport avec la justice, ni avec l'équité.

S'agissant de ce pays [Israel] « on » se tait Le 22 11 2004
[article intitulé : La prolifération nucléaire : et Israël ?]
Celui qui a estime avoir été touché par le doigt de Dieu et être sur cette planète en mission - le Président général Bush W - s'en prend maintenant à l'Iran à propos de l'enrichissement d'uranium auquel ce pays procède.
Les cliquetis des armes et les violences verbales se font entendre de nouveau du côté de Washington. Des sanctions et autres mesures coercitives sont annoncées contre ce pays, l'option militaire n'étant pas exclue.
Il est clair que l'Iran doit se plier aux décisions prises en ce domaine et que ses engagements avec l'Union européenne doivent être réalisés. La diplomatie, qui marque la force du droit sur celui de la force, est efficace pour peu qu'elle prenne de vitesse les « Fous de Dieu » qui règnent de l'autre côté de l'Atlantique et qui considèrent que le monde est leur propriété. Ce volet politique est majeur et on attend que l'Union européenne prenne les décisions et initiatives nécessaires vis à vis de l'Iran.
La chose n'est pas seconde c'est pourquoi il convient, en ce domaine de la prolifération nucléaire, d'avoir une attitude « tous azimuts » et ne pas menacer l'un tout en fermant les yeux sur l'autre.
De ce point de vue
[- ] pourquoi donc ce silence sur la possession de l'arme nucléaire par Israël et d'avions prêts à décoller à tout instant porteurs d'armes de destructions massives ?
[- ] Pourquoi se taire sur la construction par Israël de trois sous-marins nucléaires, qui plus est dans des chantiers navals allemands ?
[- ] Qui osera prétendre que ces armes sont destinées à la protection de ce pays contre le « terrorisme » palestinien ?
Mais s'agissant de ce pays « on » se tait.
Pas de sanctions envisagées. Pas de contrôle mis en place. Pas de protestation. Pas de rappel des résolutions spécifiques de l'ONU portant pourtant précisément sur ce point pour cette région ? Rien ! Toujours et encore ce « deux poids deux mesures » qui exaspèrent le monde entier et qui décrédibilise l'ONU.
La France est aux premières loges sur ce sujet car c'est à partir de la fourniture d'une centrale nucléaire à des fins pacifiques que cet Etat a mis au point ces armes et que l'atomiste israélien qui a dénoncé l'affaire est aujourd'hui arrêté et croupit dans les geôles israéliennes.
Il convient que l'Agence spécifique et spécialisée de l'ONU se livre à des inspections en Israël afin de faire le point su ce sujet et engager ce pays dans la voie de la dé prolifération et de la suppression de ses armes de destructions massives.
C'est une exigence absolue pour la région, pour l'ONU et pour le monde entier.

On laisse dans le même temps Poutine massacrer les Tchétchènes, et Sharon [les Palestiniens] Le 15 11 2002
Il me semble que la résolution unanime du Conseil de sécurité de l'ONU ouvre la voie à une solution autre que la guerre, en dépit de l'interprétation belliciste qu'en fait George Bush. À moins de rendre absolument impossible l'application de ce texte par la partie irakienne - une provocation est toujours possible -, je ne crois pas qu'il implique automatiquement la guerre. Hans Blix, le responsable de la commission de contrôle de l'ONU, ne semble pas un homme à se laisser facilement duper, et il ne donne pas le sentiment de rechercher l'escalade qui constituerait un point de rupture diplomatique. À dire vrai, si je tiens Saddam Hussein pour un forban, je ne vois pas ce qu'il y a de très nouveau dans sa manière d'agir. Je trouve absolument stupéfiant, en revanche, qu'on laisse dans le même temps M. Poutine massacrer les Tchétchènes, ou M. Sharon se comporter comme un prétendu homme de paix - selon les termes de George Bush -, alors que leurs crimes sont tout autant condamnables.

Nul n'a songé à exiger des autorités israéliennes d'ouvrir ses portes à des inspecteurs de l'ONU Le 13 09 2002
[...] Selon George Bush, il faudrait se débarrasser de Saddam Hussein, parce qu'il serait 'une menace contre la paix du monde'. Supposons un instant qu'il faille prendre cette affirmation pour argent comptant. Mais alors, ne faudrait-il pas aussi lancer un ultimatum à Israël, qui, depuis des décennies, menace la paix en refusant de se soumettre aux multiples décisions de l'ONU et en poursuivant, par la colonisation et la répression, l'occupation des terres palestinienne et syrienne conquises par la force ?
Saddam Hussein, explique-t-on, est un danger pour l'humanité puisqu'il fabriquerait des armes de destruction massive, nucléaires et chimiques. Certes, encore faudrait-il être capable d'en apporter la preuve. Surtout on voit mal, pourquoi, si l'on obéit à une telle logique, le même principe d'ultimatum ne serait pas applicable au Pakistan qui, lui, possède réellement d'ores et déjà une arme nucléaire qui peut risquer de tomber - étant donné l'état d'instabilité du pays - entre les mains de fanatiques intégristes ? Ne faudrait-il pas en faire de même avec l'Inde ? On sait que les ultra-nationalistes d'Islamabad, comme leurs homologues de New Delhi, ne rêvent que d'une seule chose : une guerre pour 'vider l'abcès du Cachemire'. Ne serait-il pas judicieux de soumettre au même traitement Israël, qui, depuis longtemps, possède l'arme nucléaire, et, pourquoi pas, l'arme chimique, alors que nul n'a songé à exiger des autorités israéliennes d'ouvrir ses portes à des inspecteurs de l'ONU ? [...]

La règle au Proche-Orient : deux poids, deux mesures Le 01 10 2001
[...]Décidément, on applique à ce petit territoire Palestine-Israël d’autres principes, d’autres règles d’analyse que ceux que l’on utiliserait ailleurs. Je suis toujours confondu de constater que des intellectuels éminents, prompts à se mobiliser pour d’innombrables causes, renâclent quand il s’agit de la Palestine. Même un philosophe comme Jean-Paul Sartre, dont les positions généreuses sont connues, de la guerre d’Algérie à la lutte des Noirs américains, était pour le moins timoré en ce domaine. Souvent inconsciemment, nous appliquons au Proche-Orient la règle « deux poids, deux mesures ». [...]

Israël continue d'ignorer superbement les résolutions de l'ONU Le 08 03 2001
[...] L'échec des sanctions envers l'Irak (censées déboucher sur le renversement du régime irakien actuel) et l'échec du processus de paix ont porté un sérieux coup à l'influence et au rôle que jouent traditionnellement les Etats-Unis dans la région. En effet, face au refus d'Israël d'accepter un processus de paix dont les conditions avaient été fixées par Washington à Madrid en 1991 (et qui vient notamment de se traduire par l'élection d'Ariel Sharon au poste de Premier ministre), les Arabes ont répondu par un rejet de la politique américaine sur le dossier des sanctions à l'égard de l'Irak, qui s'est traduit - outre les campagnes appelant à la levée des sanctions - par la normalisation des relations diplomatiques et la signature d'accords économiques avec Bagdad.
C'est dans ce contexte d'échec de la politique étasunienne qu'il faut comprendre les propositions américaines d'appliquer désormais des 'sanctions intelligentes' à l'égard de l'Irak, qui déboucheraient sur une levée des sanctions purement économiques au profit d'un renforcement du blocus militaire et de l'isolement du régime. Le recul des Etats-Unis sur l'aspect économique des sanctions est donc une tentative de sauver une politique unilatérale d'isolement de l'Irak tout en essayant de satisfaire leurs alliés arabes et internationaux sur l'un des aspects les plus controversés de ces sanctions. Dans la mesure où Israël continue d'ignorer superbement les résolutions de l'ONU, il devenait très difficile pour les Etats-Unis de convaincre leurs alliés arabes dans la région d'appliquer les résolutions des Nations unies à l'égard de l'Irak, surtout dans le contexte de l'arrivée aux affaires de Sharon en Israël. A cela s'ajoute le fait que l'Irak a réussi avec un certain brio à convaincre les Irakiens, les Arabes et même l'opinion internationale que les Etats-Unis étaient les principaux responsables des malheurs du peuple irakien, même si le programme des Nations unies 'Pétrole contre nourriture', adopté en 1996, permet à l'Irak d'exporter une grande partie de son pétrole pour garantir les besoins humanitaires de ses citoyens.[...]

Israël néglige toutes les recommandations des Nations Unies sans encourir le moindre reproche de qui que ce soit Le 15 03 2000
[...] Madame SHAHID conclue son propos en soulignant que la Palestine est placée dans ces négociations face à un interlocuteur très particulier. Israël, du fait de l'Histoire, semble bénéficier d'une particulière clémence de la part de la Communauté Internationale. Il est frappant, dit-elle, de constater que les Etats-Unis ont provoqué une coalition mondiale contre l'Irak qui avait envahi le Koweït et refusait d'appliquer les résolutions de l'ONU, alors que depuis 1967, Israël néglige toutes les recommandations des Nations Unies sans encourir le moindre reproche de qui que ce soit.


Idée LCBC : Il est important de s'engager pour la Paix Retour
Le conflit le plus ancien et le plus central Le 20 01 2005
[...]Il y a un peu d'espoir aujourd'hui au Proche-Orient, alors même qu'on a là, le conflit le plus ancien et le plus central. [...] Et donc, je pense que le moment est venu de faire de 2005, l'année de la paix entre les Israéliens et les Palestiniens. C'est la responsabilité de notre génération. C'est le conflit le plus central, qui a des conséquences partout dans le monde.[...]

La résolution du conflit au Proche-Orient résoudrait de nombreux problèmes ici Le 24 09 2004
[Extrait de Bibliothèque Médicis] [...]La résolution du conflit au Proche-Orient résoudrait de nombreux problèmes ici.[...]

Urgence à ne pas laisser se dégrader la situation au Proche-Orient Le 04 07 2002
Le ministre des Affaires étrangères rend compte aux sénateurs de ses déplacements au Proche-Orient […]
Il a également souligné l'urgence qui s'impose au traitement des crises régionales dont le développement est un facteur de déstabilisation plus globale, tout particulièrement au Proche-Orient.
[…] Du côté palestinien, a indiqué M. Dominique de Villepin, les bouclages répétés des territoires rendent la vie quotidienne presque impossible et le revenu réel palestinien a connu en 2001 une nouvelle baisse, à hauteur de 19 %.[…]
Evoquant la situation politique, M. Dominique de Villepin a décrit le climat de blocage qui caractérise l'espace politique israélien et la marginalisation du ‘camp de la paix’.
[…]Décrivant une muqqattah en ruine et une administration palestinienne réduite à néant, M. Dominique de Villepin a fait part du risque de radicalisation. Il a indiqué avoir ressenti également ce sentiment d'impasse chez les partenaires arabes rencontrés. Le ministre a estimé que cette situation conduisait à conforter les acteurs les plus radicaux et que le vide politique ainsi créé risquait d'être occupé par le terrorisme.
Devant cet engrenage, M. Dominique de Villepin a réaffirmé la position de la France d'une condamnation sans appel du terrorisme. Il a souhaité que la communauté internationale retrouve une marge d'action et a considéré que le discours du 25 juin dernier de George Bush comprenait des éléments positifs : la création d'un Etat palestinien, la condamnation du terrorisme, de la colonisation et de l'occupation des territoires. En revanche, M. Dominique de Villepin a relevé des ‘zones d'ombre’, notamment l'absence de mention, dans le discours du président américain, de référence à un processus politique ou à une future conférence internationale. Aucune solution ne saurait être fondée sur la seule politique de sécurité qui doit nécessairement être confortée par un processus de paix.
[...]Il a ajouté qu'il convenait de définir des termes de référence : les résolutions pertinentes des Nations unies, les conclusions de Taba ou encore le plan de la Ligue arabe. Y compris sur les sujets difficiles, Jérusalem, les réfugiés, il convenait de ne pas laisser le vide s'installer, sous peine de voir se nouer des liens entre les groupes les plus radicaux.
[…] - il est illusoire de penser qu'une politique du fait accompli, consistant par exemple à amplifier l'implantation des colonies, aboutirait à résoudre de lui-même le conflit israélo-palestinien ; ce conflit est marqué par l'histoire, et quelle que soit l'évolution du rapport de forces, rien n'effacera le poids de la mémoire dans les esprits ; l'histoire et la mémoire rendent inéluctable la perspective d'un Etat palestinien ;
- il y a aujourd'hui urgence à ne pas laisser se dégrader la situation au Proche-Orient ; le laisser-faire et l'absence de recherche de solution ne serviraient aucun des acteurs en cause ; les réactions d'ouverture de la part de plusieurs pays arabes aux propos du président Bush sont révélatrices de ce sentiment d'urgence, largement partagé dans la région ; il faut aujourd'hui se saisir de toute initiative qui pourrait contribuer à une solution et s'inscrire dans une logique de résultat ;
- une attente forte s'exprime au Proche-Orient à l'égard de la France et de l'Europe, ouvrant un champ très important pour notre diplomatie. […]

L'affrontement en Palestine est l'un des plus anciens de la planète Le 01 10 2001
[...]Des milliers de Français juifs, souvent très jeunes, manifestaient devant l'ambassade d'Israël, quelques-uns aux cris de « Mort aux Arabes ! ». Ailleurs, d'autres jeunes Français, souvent d'origine maghrébine, clamaient leur indignation devant la répression en Cisjordanie et à Gaza, quelques-uns aux cris de « Mort aux juifs ! ». [...]
Comment consentir à ce fossé ? Pour moi, cela reviendrait à abdiquer les principes qui ont fondé mon travail, mes engagements, mes convictions.[...]
L’affrontement en Palestine est l’un des plus anciens de la planète. Il remonte à un siècle environ, avec l’émergence du mouvement sioniste en Europe et les premières vagues de colonisation en Palestine. De la Première Guerre mondiale à aujourd’hui, il a impliqué, à chaque époque, toutes les grandes puissances, de l’Empire ottoman à la Russie tsariste, de l’Union soviétique à l’Allemagne nazie, des États-Unis à la Grande-Bretagne. Il s’est traduit par cinq guerres, dont certaines ont failli dégénérer en conflagration mondiale. Dans le programme d’histoire de terminale, qui aborde le monde d’aujourd’hui, le Proche-Orient est éclaté en plusieurs chapitres, en plusieurs thématiques. De surcroît, pour des raisons déjà évoquées, comme nombre de professeurs répugnent à aborder ce sujet « sensible », qui tombe rarement à l’épreuve du baccalauréat, la confusion est de mise.[...]


Idée LCBC : Importation des conflits en France Retour
Le site internet proche-orient.info condamné pour diffamation Le 11 10 2009
Les Verts se félicitent de ce jugement dans une affaire qui tout en ayant nuit gravement à un de leurs responsables, avait jeté un voile de suspicion sur leur volonté déterminée de lutter contre toutes formes de terrorisme et d’antisémitisme. Ils regrettent qu’une journaliste du service public de Radio France ait par un témoignage effectué en dehors de toutes règles déontologiques, contribué à cautionner le diffamateur. Ils réaffirment leur solidarité envers Patrick Farbiaz, membre du Collège exécutif des Verts, délégué à l’international, à l’altermondialisation et à l’Outre-mer. Ils rappellent leur attachement à la lutte pour une paix juste et durable au Proche-Orient, et leur refus de l’importation sous toutes ses formes du conflit israélo-Palestinien en France.

Le Monde et Edgar Morin condamnés en appel pour diffamation raciale Le 26 05 2005
La cour d'appel de Versailles a condamné jeudi Edgar Morin et Jean-Marie Colombani, es qualité de directeur de la publication du Monde, pour diffamation raciale, a-t-on appris auprès de l'avocat de l'association France-Israël.La 1ère chambre civile de la cour a également condamné Samir Naïr et Danièle Sallenave, les co-auteurs d'une tribune libre parue dans Le Monde du 4 juin 2002, consacrée au conflit israélo-palestinien
.La cour a condamné MM. Morin, Colombani, Naïr et Mme Sallenave à verser à l'association France-Israël Général Koenig et à l'association Avocats sans Frontières un euro de dommages-intérêts et a ordonné la publication de la condamnation.La cour d'appel a infirmé le jugement rendu le 12 mai 2004 par le tribunal de grande instance de Nanterre qui avait débouté ces associations de leurs poursuites contre le sociologue Edgar Morin, les coauteurs de la tribune libre ainsi que Le Monde.Pour la cour d'appel l'article intitulé 'Israël-Palestine: le cancer' sous la signature d'Edgar Morin, Danièle Sallenave et Samir Naïr contient deux passages constituant une diffamation raciale au sens des articles 29 alinéa 1 et 32 alinéa 2 de la loi du 29 juillet 1881.Dans le premier passage, considéré par la cour comme diffamatoire racialement, il était écrit 'on a peine à imaginer qu'une nation de fugitifs, issus du peuple le plus longtemps persécuté dans l'histoire de l'humanité, ayant subi les pires humiliations et le pire mépris, soit capable de se transformer en deux générations en peuple dominateur et sûr de lui et, à l'exception d'une admirable minorité, en peuple méprisant ayant satisfaction à humilier'.Dans le second passage incriminé les auteurs écrivaient, entre autres, 'les juifs qui furent victimes d'un ordre impitoyable imposent leur ordre impitoyable aux Palestiniens'.[...]

Un membre historique suspendu Le 19 05 2005
Les Verts ont décidé hier de suspendre Ginette Skandrani, un des plus anciens membres du parti, pour comportement en public contrair e aux valeurs des Verts.
Il lui est reproché ses positions sur le confli t israélo- palestinien

LE SCANDALEUX PROJET DE JUMELAGE AVEC JERUSALEM MIS EN ECHEC Le 01 04 2005
Chères amies, chers amis, la vigilance a été payante : le groupe UMP au Conseil régional Ile-de-France a fini, vendredi après-midi, par retirer son scandaleux projet de jumelage avec ' Jérusalem et sa région ', dont il se faisait fort, quelques heures plus tôt, d'obtenir l'adoption. Suite à l'action de dénonciation de ce projet illégal, conduite depuis 24 heures par CAPJPO - Europalestine, et qui s'est notamment traduite par la distribution d'une lettre ouverte aux 209 élus du Conseil, les représentants de l'UMP ont commencé par présenter, en séance, une version édulcorée, mais cousue de fil blanc, de leur texte, dont la finalité politique restait cependant la même : faire avaliser l'annexion, par Israël, de la partie palestinienne de Jérusalem (Jérusalem-Est), et des milliers d'hectares de colonies établies par Israël dans la région de Jérusalem, en Cisjordanie occupée. Ainsi, le ' jumelage ' est-il subitement devenu, dans le vœu présenté, un ' partenariat ', et la ' région ' de Jérusalem est-elle devenue ' sa banlieue '.
Au cours du débat, le représentant de l'UDF a apporté son appui au projet de l'UMP, tandis que le Front National a également fait savoir qu'il n'y voyait pas d'objection. Mais successivement, les représentants des Verts, du Mouvement Républicain et Citoyen, du Parti Radical de Gauche et de la liste Communiste et Citoyenne ont déclaré qu'ils y étaient opposés. Ils l'ont fait en termes des plus modérés, mais ils l'ont fait quand même. Le groupe d'élus socialistes, plus retors, a dit qu'il ne prendrait pas part au vote, tandis que pour l'exécutif régional, la socialiste Janine Haddad condamnait le voeu, déclarant lui préférer des ' actions concrètes en faveur de la paix ', comme une initiative récemment soutenue par le Conseil régional, et consistant à réunir des lycées franciliens, palestiniens et israéliens. Faisant alors ses comptes, et leur trouvant mauvaise mine, le conseiller UMP Roger Karoutchi n'a pas eu le courage de poursuivre plus avant sa sale besogne, et a dit qu'il mettait les pouces : il retirait le projet. Non sans avoir proféré des menaces, sur un ton haineux, contre les militants de CAPJPO - Europalestine. Nous ne pouvons que nous féliciter d'avoir contribué à empêcher cette tentative, qui prouve que la mobilisation citoyenne pour le droit peut parfois être payante.
Amicalement, CAPJPO-EuroPalestine

HALTE AU SOUTIEN A L'ARMEE ISRAELIENNE ! Le 01 04 2005
Un gala de soutien aux volontaires civils qui épaulent l’armée israélienne est prévu le 12 avril à la salle Gaveau de Paris, sur l’initiative du groupe israélien « Sar El », avec le soutien de l’association française UPI (« Union du Peuple d’Israël »).
Depuis plusieurs années, le gouvernement israélien, relié par certaines associations et personnalités juives en France, orchestrent le soutien à la politique de Sharon par de multiples manifestations de ce genre (KKL, Police des Frontières, aires de repos pour soldats, volontariat civil sur les bases militaires, etc.). Pour nous, ces manifestations sont intolérables.
Tout d’abord parce qu’elles affirment le soutien à une armée d’occupation, fer de lance de l’oppression du peuple palestinien. Ensuite, parce qu’elles visent à transformer les Juifs de France en complices actifs de l’occupation, de la colonisation et de la destruction de la société palestinienne, favorisant de fait le développement de la judéophobie en France.
Au contraire, à notre sens, l’avenir et la sécurité du peuple israélien passent par un soutien actif à des conditions équitables de négociations, par une paix fondée sur l’égalité et la justice entre les deux peuples et par la condamnation catégorique de la politique du gouvernement Sharon-Pérès.

Contre le projet de jumelage; respect du droit international Le 31 03 2005
Les organisations soussignées s'indignent du projet de jumelage entre la région Ile de France et Jérusalem et sa région déposé par le groupe UMP et qui doit être soumis au vote au Conseil régional ce vendredi 1er avril. Ce projet qui ne tient aucun compte de la situation juridique de Jérusalem, valide de fait l'annexion de Jérusalem Est et l'occupation par Israël des territoires palestiniens qui l'entourent. Il est en opposition totale avec l'ensemble des résolutions de l'ONU et la position du gouvernement français qui reconnaissent Jérusalem Est comme une ville occupée. Il s'oppose à la reconnaissance d'un Etat palestinien avec comme capitale Jérusalem Est au coté de l'Etat israélien, seule condition à une paix juste et durable entre les deux peuples.
Les organisations soussignées demandent à tous les élus du Conseil régional Ile de France de repousser ce projet qui viole le droit international et de prendre clairement position contre le mur illégal d'annexion qui traverse Jérusalem. AFPS (Association France-Palestine Solidarité); CCIPPP (Campagne Civile Internationale pour la Protection du Peuple Palestinien); Coordination des Comités Palestine; GUPS (Union Générale des Etudiants Palestiniens) MRAP (Mouvement contre le Racisme et pour l'Amitié entre les Peuples); UJFP (Union Juive Française pour la Paix)

Un projet de jumelage scandaleux, et illégal Le 31 03 2005
L'association CAPJPO - EuroPalestine dénonce le projet scandaleux et illégal de jumelage de la région Ile-de-France avec « Jérusalem et sa région », déposé par le groupe UMP, et qui doit être discuté vendredi au Conseil régional.
Ce projet, sous couvert de « concrétiser l'amitié franco-israélienne », vise en réalité à faire entériner par une institution publique française l'annexion, illégale, de la partie palestinienne de Jérusalem (Jérusalem-Est), condamnée par le droit international, et les résolutions des Nations-Unies.
La référence, par les auteurs du voeu, à « la région » de Jérusalem, constitue une provocation encore plus outrancière, à l'heure où le gouvernement d'Ariel Sharon s'attire la réprobation internationale, dont celle des autorités françaises, pour son plan de création d'un « grand Jérusalem » englobant des milliers d'hectares supplémentaires de la Cisjordanie occupée.
Le nouveau plan E1 du gouvernement israélien, appelé également plan d'intégration de la colonie de Maale Adounim, vise ainsi à créer une colonisation israélienne permanente au cour de la Cisjordanie -un territoire de taille déjà bien modeste-, rendant impossible la création d'un Etat palestinien viable et souverain.
CAPJPO - EuroPalestine espère que les élus du Conseil régional, à commencer par ceux d'entre eux qui se déclarent en faveur de la reconnaissance des droits nationaux du peuple palestinien, auront à la fois la décence et l'intelligence de rejeter une telle entreprise. L'association invite tous les franciliens qui le peuvent à se retrouver au siège du Conseil régional Ile-de-France, lors de la discussion de ce projet, vendredi 1er avril, à partir de 9h30, 57 rue de Babylone, 75007 Paris (M° Saint-François Xavier).

Le groupe UMP du Conseil régional d'Ile-de-France souhaite jumeler la région avec Jérusalem Le 31 03 2005
AFP 31 mars 2005 / 16 h 54 Le groupe UMP du Conseil régional d'Ile-de-France souhaite jumeler la région avec Jérusalem
AFP - Paris. L'UMP a déposé un voeu au Conseil régional, qui devrait être discuté vendredi, pour que soit engagé en 2005 un jumelage entre la Région Ile-de-France et Jérusalem. Le 4 février, l'UMP avait fait un voeu semblable au Conseil de Paris, proposant de jumeler Paris et sa région avec Jérusalem et sa région, sous la forme 'd'un pacte d'amitié et de coopération qui concrétiserait l'amitié franco-israélienne'. 'A un moment où le processus de paix connaît une phase décisive, ce jumelage serait un geste fort d'amitié franco-israélienne et un symbole important de coopération pour la paix', a déclaré jeudi Roger Karoutchi, président du groupe UMP.
Fin 2004, le Conseil régional avait alloué 125.000 euros au musée Yad Vachem de Jérusalem et la Région IDF a été la seule institution française donatrice du musée, inauguré à la mi-mars. Cette somme a notamment permis de financer le catalogue en français, a indiqué Janine Haddad (PS), vice-présidente chargée des Affaires internationales. Elle a fait état également d'un partenariat pour aider le lycée français de Jérusalem.

Des victimes trop 'selectionnées' Le 23 03 2005
Une conférence internationale sur le chaos à Bagdad qui n'évoquerait que les cauchemars des GI's sans s'attarder sur les morts civils irakiens, c'est un peu à quoi ressemble ce colloque sur la 'victimologie' organisé à Toulouse du 21 au 23 mars.
Sous le parrainage de Douste-Blazy, du maire de Toulouse et du ministère israélien des Affaires étrangères, pédiatres et psychiatres venus de Jérusalem ou de Tel-Aviv se sont penchés avec quelques confrères français 'sur la place de l'enfant dans l'espace du conflit'.
Au menu : 'Les enfats dans les attentats', le 'Suivi des traumatismes chez les enfants victimes d'attentats-suicides', une 'Enquête sur les attentats visant les civils israéliens', etc. Pour élargir le spectre, ont été aussi évoqués les conséquences sur les survivants du génocide des enfants arméniens, les problèmes des petits Ivoiriens, le drame des victimes du 11 mars en Espagne.
En revanche, pas la moindre table ronde n'était prévue sur les 750 enfants palestiniens tués en quatre ans. Rien, non plus, sur les blessés qui se comptent par centaines, ni sur les 310 mineurs jetés en prison pour avoir lancé des pierres. Et pas un mot sur les effets de la malnutrition chez 60% des jeunes en Palestine.
Cette approche médicale à deux vitesses a provoqué des réactions plus que vives à Toulouse et des protestations auprès de Douste. Lequel s'est fait porter pâle et remplacer par Nicole Guedj, la sous-ministre aux Droits des victimes.
A la mairie, on s'est appliqué à éteindre l'incendie. En catastrophe, un médecin palestinien a été sollicité. Et les organisateurs ont dû retoucher légèrement le programme : l'une des tables rondes intitulée 'Les nouvelles victimes de l'antisémitisme' est devenue 'Les enfants, nouvelles victimes'. Quant aux gamins palestiniens, ils apparaissent finalement dans 2 des 29 communications du colloque !
Le rapport de forces entre les protagonistes est respecté.

Défendre Israël quoi qu'il arrive Le 17 03 2005
Sur la petite annonce, parue dans les quotidiens nationaux et la presse juive, il était précisé : « Entrée libre et réservée aux femmes. » Le 13 mars, dans le cadre de la Journée de la femme, Nicole Guedj fait figure de guest star à la soirée de l'Agence juive pour Israël, qui promeut l'alya - la « montée » vers Israël.
A la Maison France-Israël, à Paris, l'Agence juive tente de convaincre les 400 personnes de l'assistance de faire le grand saut du déménagement en Israël. L'animatrice invite Nicole Guedj à monter sur l'estrade : « Une femme courageuse qui n'oublie pas d'où elle vient. » Une question : « Etre une femme juive en politique et défendre Israël quoi qu'il arrive, ce n'est pas facile, Nicole ? » La représentante de la République acquiesce.
L'avocate, promue au gouvernement de Jean-Pierre Raffarin en janvier 2004, explique pourquoi elle fonda, avec d'autres, l'Union des patrons juifs de France : « Après le voyage de Jacques Chirac en Israël, en 1996, qui fut catastrophique [...], on a fait entendre des revendications au nom des juifs de France et des juifs d'Israël. »
[...]
Enfin, Nicole Guedj, qui fut membre de la commission Stasi sur l'application du principe de laïcité dans la République, se targue de ses scrupules religieux dans sa vie quotidienne de secrétaire d'Etat : « Ce qui n'est pas facile, dans ma vie de ministre, ce sont les repas. Je mange kasher ; dans mon cabinet, tout le monde s'est mis au pas, un traiteur kasher nous livre tous les repas. » Elle conclut : « Prions pour qu'Israël trouve la paix cette année. » La salle répond « amen »

Ce qui se joue en Palestine à des résonances en France Le 10 03 2005
[...]Quant à Mouloud Aounit, le secrétaire général du MRAP, il résume ce qui l’a frappé en trois mots : « humiliation » et « dignité » des Palestiniens et « mépris » des Israéliens vis-à-vis des Palestiniens mais aussi de la loi internationale : ' La sécurité que réclame Israël ne peut être portée que par la justice et le droit', souligne-t-il. 'Et ce qui se joue ici à des résonances, qu’on le veuille ou non, chez nous, en France. Car ces questions relèvent de l’universel et interpellent par conséquent chacun d’entre nous dans son humanité. '

L'EXTREME-DROITE SIONISTE EN PROCES Le 21 02 2005
Le 28 février, la Cour d'Appel de Paris jugera Anthony Attal, responsable de la ' Ligue de défense juive ' (LDJ), milice sioniste d'extrême-droite qui sévit depuis des années et a commis de nombreux actes de violence à son actif. Attal a été condamné en première instance à 10 mois de prison avec sursis pour l'agression de quatre représentants de l'AGEN (Association générale des étudiants de Nanterre), tabassés à coups de barres de fer. Les victimes de cette action commando, tout comme l'UJFP, réclament la dissolution des milices d'extrême-droite qui sont la LDJ et le Bétar-Tagar. Attal est défendu par M° William Goldnadel, président de l'association ' Amitiés France-Israël ' et d'' Avocats sans frontières ', dont la spécialité est de poursuivre en justice pour ' antisémitisme ' tous ceux qui s'opposent à la politique israélienne. Il a perdu tous ces procès. Goldnadel était également le défenseur de M. Gaydamak, trafiquant d'armes russe réfugié en Israël et d'Oriana Falacci, auteur italien d'un brûlot raciste qui explique que les musulmans sont des sous-hommes. L'audience aura lieu le lundi 28 février à 13h30 devant la 13ème chambre de la Cour d'Appel au Palais de Justice de Paris (M° Cité). Venez nombreux pour manifester votre indignation contre la LDJ, milice fascisante qui a pignon sur rue et qui ne devrait plus être tolérée en France. Pour un dossier riche en informations sur les forfaits de la LDJ (et de Goldnadel), contacter l'UJFP.

AU NOM DE QUI PARLE LE CRIF ? Le 17 02 2005
Une de tâches primordiales de l'UJFP est de faire entendre la diversité réelle de pensée, d'opinion, et de sensibilité des Français d'origine juive qui sont plus d'un demi million en France. A ce titre il nous paraît scandaleux que le dîner du CRIF* soit considéré ces dernières années par toute la classe politique comme la troisième chambre du parlement français.
Chaque année le gouvernement entier, et de nombreux parlementaires s'y précipitent pour montrer patte blanche et faire la démonstration qu'ils ne sont pas antisémites. Et chaque fois le piège tendu par cette ' instance communautaire ' et son président Roger Cukierman se referme un peu plus, sur les politiques français entraînés dans une logique infernale : démontrer que l'on n'est pas antisémite ne peut se faire selon le CRIF qu'en acceptant toujours plus l'assimilation de l'antisionisme à l'antisémitisme, et en se taisant de plus en plus sur la politique israélienne d'occupation.
En 2003 Cukierman désignait les ennemis antisémites : ' verts bruns rouges ' accusant ainsi des forces progressites d'antisémitisme parce qu'elles se mobilisent pour la Palestine et contre le gouvernement de Sharon. Aujourd'hui il rend les copies au gouvernement : sur l'antisémitisme, assez bien, mais sur la politique étrangère du gouvernement concernant le monde arabe, très médiocre. Et ce au nom des Juifs de France !
Les Juifs français ont toutes les opinions politiques sur leur gouvernement, et votent dans tous les partis, leurs choix sont individuels et non communautaires, contrairement à ce que veut faire croire Monsieur Cukierman. Pratiquant le pire des communautarismes il associe publiquement Juifs et Israéliens, antisémitisme et antisionisme, faisant croire qu'il y a dans ce pays une ' communauté ' qui voterait d'une seule voix pour des intérêts qui sont aujourd'hui ceux de Sharon.
Quant à nous, nous considérons que ceux qui tentent d'embrigader tous les Juifs de France dans un soutien systématique de la politique de Sharon, et qui manipulent l'antisémitisme dans ce pays comme une arme pour faire taire toute critique à l'égard de la politique israélienne, portent une responsabilité grave dans les tensions qu'ils réveillent et entretiennent.
Nous attendons du gouvernement qu'il agisse en matière de racisme avec fermeté et détermination contre toutes les discriminations et violences racistes, antisémitisme inclus, en montrant ainsi qu'il respecte le principe d'égalité de tous les citoyens devant la loi. En tant que Juifs nous ne souhaitons pas de régime privilégié, qui ferait de nous des citoyens ' protégés ', nous revendiquons les mêmes droits, les mêmes devoirs et le même respect que tous les citoyens.
Nous attendons de la politique étrangère de la France des mesures fermes de sanctions contre les violations des droits de l'homme commises par le gouvernement israélien, l'arrêt de toute coopération militaire avec Israël, l'application des décision de la Cour internationale de justice de la Haye concernant le Mur, l'application du vote du parlement européen demandant la suspension de l'Accord d'association entre l'Union européenne et Israël. Pour nous la législation internationale est la même pour tous les Etats, le rôle de la France est d'exiger son application par tous et de condamner toute violation de ce droit. Nous avons par ailleurs été sensibles aux honneurs rendus par notre gouvernement au Président Arafat, représentant défunt de tout son peuple.
Les citoyens français juifs que nous sommes condamnent avec la plus grande fermeté les propos communautaristes et sectaires tenus par Monsieur Cukierman, et affirment avec force : non il ne parle pas en notre nom !

Le Crif sert à Raffarin une kyrielle de griefs Le 14 02 2005
Haro sur la politique arabe de la France. Samedi, le Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif) organisait son dîner annuel, événement politico-mondain, au cours duquel son président, Roger Cukierman, a coutume d'interpeller le gouvernement. Le nombre des actes antisémites ayant diminué fin 2004, après avoir flambé auparavant, et un espoir d'accalmie semblant se dessiner au Proche-Orient avec l'élection de Mahmoud Abbas, on pouvait espérer un discours apaisé. Il n'en a rien été. Face à Jean-Pierre Raffarin et aux seize ministres présents ­ et en l'absence remarquée de Nicolas Sarkozy annoncé avec Cécilia puis excusé ­, Cukierman a enfilé le costume qu'il affectionne : celui de défenseur d'une communauté menacée.[...]
Roger Cukierman a consacré une violente salve à la diplomatie française. A la demande de l'Elysée, cette partie du discours jugée trop agressive avait été édulcorée. Insuffisamment? Interviewé hier sur Europe 1, François Fillon a jugé «pas normal que le président du Crif se livre chaque année à une attaque globale de la politique étrangère de son pays». «Je dois vous faire part du malaise que je ressens, avait déclaré Cukierman lors du dîner de samedi. Malaise devant ce qui me paraît être une incompatibilité entre la politique étrangère de la France et la politique de lutte contre l'antisémitisme.»[...]

LDJ ET BETAR : VIOLENCE ET IMPUNITE Le 03 02 2005
Le 20 janvier, près de 50 000 fonctionnaires en grève ont manifesté à Paris pour revendiquer le maintien de leurs droits acquis et l’embauche de nouveaux effectifs afin de combler les besoins sociaux dans de nombreux services publics. Lors de la manifestation, plusieurs militants syndicaux de " l’Appel de syndicalistes solidaires des travailleurs palestiniens " ont fait signer leur pétition auprès des manifestants. Ils ont été violemment attaqués à trois reprises par un commando mobile de l’extrême-droite sioniste, qui a agi le visage masqué. Les syndicalistes agressés ont été protégés par le service d’ordre de la CGT et de la LCR qui ont repoussé les agresseurs à trois reprises. Mais au cours de la troisième incursion musclée, une fonctionnaire à la retraite, Mme Catherine Guillaume, a été sérieusement blessée au visage. Elle a porté plainte. Une agression similaire a déjà eu lieu le 12 janvier devant le Bataclan, où la Ligue de défense juive (LDJ) a servi de force de " sécurité " pour le groupe pro-israélien Migdal, qui a organisé une soirée gala au profit de la Police des frontières israélienne. Les nervis de la LDJ ont attaqué le rassemblement de protestation devant la salle, qui s’est soldé par plusieurs blessés et interpellations. Rappelons que la LDJ se réclame du mouvement Kach, interdit en Israël et aux Etats-Unis car déclaré comme mouvement terroriste (à la suite notamment de l’assassinat d’une trentaine de Palestiniens lors du massacre du Tombeau des Patriarches à Hébron, commis par Baruch Goldstein en 1994). Face aux dégâts provoqués par ce courant extrémiste, l’UJFP vient d’écrire à Dominique de Villepin, Ministre de l’Intérieur, pour réclamer la dissolution de la LDJ et du groupe Bétar-Tagar. Si l’Etat a su dissoudre Unité radicale (dont un de ses membres, Maxime Brunerie, a tiré sur Jacques Chirac en 2002), pourquoi laisserait-il des milices de l’extrême-droite sioniste sévir en toute impunité ? [...]

AGRESSION CONTRE DES MILITANT-E-S POUR LES DROITS DU PEUPLE PALESTINIEN Le 27 01 2005
A trois reprises des agressions ont eu lieu lors de la manifestation syndicale des fonctionnaires et des enseignants le Jeudi 20 Février à Paris contre un groupe de syndicalistes faisant signer une pétition défendant les droits légitimes du peuple palestinien et demandant l'application dans la région du droit international.
Cette agression vient à la suite de nombreuses autres perpétuées par des groupes sionistes d'extrême droite qui sévissent en toute impunité depuis de nombreuses années.
Les pouvoirs publics doivent faire cesser de tels agissements et leur donner les suites judiciaires qu'ils méritent.
Henri Mermé
Les ALTERNATIFS solidarités - écologie - féminisme - autogestion 40 rue de Malte 75011 Paris tél : 01-43-57-44-80 fax : 01-43-57-64-50 contact@alternatifs.org

Des syndicalistes solidaires avec la Palestine sont agressés à Paris Le 25 01 2005 à PARIS
La ' Coordination des comités Palestine en Ile de France ' a diffusé le communiqué de presse suivant :
Lors de la manifestation syndicale des fonctionnaires et enseignants, le jeudi 20 février à Paris, vers 15h, des individus, le visage masqué par une écharpe noire, ont perpétré, à trois reprises, des attaques physiques violentes contre un groupe de militants syndicalistes engagés dans la solidarité avec le peuple palestinien, pour l’application du droit international en Palestine. Ces individus ont attaqué violemment les syndicalistes (CGT, FSU, UNEF…) qui faisaient signer l’ ' Appel de syndicalistes solidaires des travailleurs palestiniens ' sur le parcours de la manifestation. Ils ont renversé leur table, dispersé les pétitions et arraché le drapeau palestinien, aux cris ' d’Israël vaincra '. Ces assaillants ont été repoussés par le cortège de la CGT.
Cette agression n’entamant en rien la détermination des syndicalistes, fidèles en cela aux traditions internationalistes du syndicalisme, ces individus organisent une nouvelle agression vers 16 h, puis une troisième vers 17 h 30.
Cette fois-ci l’attaque est plus violente, une militante est blessée par une table de bois reçue en plein visage. Les attaquants quittent les lieux en courant.
Sans la protection immédiate des manifestants de la CGT, puis de la LCR, ces agressions auraient pu avoir des conséquences dramatiques.
Notre indignation est d’autant plus vive que malgré les appels répétés en direction des autorités et de la justice, ces agresseurs sévissent en toute impunité depuis de nombreuses années.
Nous attendons les suites judiciaires de cette affaire et appelons toutes les organisations démocratiques à une mobilisation citoyenne contre ces agissements violents et bien trop souvent impunis.

Le Parti socialiste doit être du combat pour le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes au Proche-Orient Le 15 01 2005
[Extraits du texte 'Lueur dans la nuit' paru dans le n° 59 de Tribunes Socialistes, journal du groupe socialiste de l’Assemblée nationale]
[...] Mais, alors qu’il est frappant de constater que Jacques Chirac est particulièrement apprécié parmi les Palestiniens – les hommages militaires rendus à Yasser Arafat par la France les ont profondément marqués, il faut constater le désamour de la gauche socialiste dans les pays arabes où les peuples vivent ce conflit à fleur de peau. Il est donc particulièrement nécessaire que les représentants du parti socialiste œuvrent à la paix. Parti internationaliste, défendant l’universalité des droits de l’Homme et le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, le Parti socialiste doit être de ce combat. Chaque élu socialiste, dans sa région, son département, sa commune, au Parlement bien sûr, doit s’investir pour faciliter les négociations de paix. Certains l’ont déjà fait.
La situation de pourrissement aujourd’hui à l’œuvre au Proche-Orient ne peut être acceptée. Il faut offrir un débouché à la volonté démocratique des Palestiniens afin de vaincre la peur – réelle – des Israéliens.

Recommandation du Conseil supérieur de l'audiovisuel à l'ensemble des services de télévision et de radio Le 07 12 2004
relative aux conflits internationaux et à leurs éventuelles répercussions en France
Vu la loi n° 86-1067 du 30 septembre 1986 modifiée relative à la liberté de communication, notamment ses articles 1, 13 et 15 ;
Après en avoir délibéré, Le Conseil supérieur de l'audiovisuel adresse à l'ensemble des services de télévision et de radio autorisés ou conventionnés la recommandation suivante :
Les répercussions que peuvent avoir en France certains foyers de tension internationale requièrent une vigilance particulière dans l'exercice de la responsabilité éditoriale.
Dans ce contexte, le Conseil supérieur de l'audiovisuel recommande :
- de vérifier l'exactitude des informations diffusées ou, en cas d'incertitude, de les présenter au conditionnel et d'en citer la source et la date ;
- de procéder, en cas de diffusion d'informations inexactes, à leur rectification dans les meilleurs délais et dans des conditions d'exposition comparables ;
- d'accompagner la diffusion d'images d'archives d'une mention explicite et durable à l'antenne ;
- de veiller à ce qu'il ne soit pas fait une exploitation complaisante de documents difficilement supportables, dont la diffusion doit s'accompagner d'un avertissement préalable systématique du public ;
- de ne pas diffuser de documents contraires aux stipulations de la convention de Genève sur les prisonniers de guerre ;
- de traiter avec la pondération et la rigueur indispensables les conflits internationaux susceptibles d'alimenter des tensions et des antagonismes au sein de la population ou d'entraîner, envers certaines communautés ou certains pays, des attitudes de rejet ou de xénophobie.
Cette vigilance doit concerner l'ensemble des émissions d'information liées à ces conflits et, plus particulièrement, les émissions de débat ou de libre-parole' dans lesquelles des invités, des téléspectateurs ou des auditeurs ont accès à l'antenne.
La présente recommandation sera publiée au Journal officiel de la République française.

Gare à l'instrumentalisation de la solidarité avec les Palestiniens Le 11 11 2004
Tous ceux qui, en Europe, ont à coeur le respect du droit et qui oeuvrent à une paix juste entre Israéliens et Palestiniens peuvent se réjouir de deux développements notoires : au cours des dernières années, l'opinion publique européenne est devenue, en majorité, plus sensible à l'injustice dont sont victimes les Palestiniens, et défend une solution politique qui, dans ses grandes lignes, s'appuierait sur les résolutions de l'ONU ; parallèlement, le mouvement de solidarité avec les Palestiniens s'est substantiellement élargi et implique aujourd'hui des pans entiers du mouvement social, dans les syndicats, les quartiers, les paroisses, les ONG, etc.
Pourtant, ces progrès significatifs se font sur un arrière-plan de manipulations du conflit israélo-palestinien par les tenants du « choc des civilisations » et des conflits interethniques et interconfessionels. Cette réalité complexe exige de la part des organisations de solidarité avec le peuple palestinien beaucoup de clairvoyance et de responsabilité, afin de tirer le meilleur, et non le pire, des potentialités du moment.
Le fait que ce mouvement soit composé d'organisations diverses, ayant parfois des points de vue divergents sur différents aspects du problème, n'est pas en soi un phénomène négatif ; il reflète l'élargissement du mouvement et sa diversité en termes d'origines politiques, de générations et de milieux d'intervention. Trois conditions sont néanmoins nécessaires pour permettre une base de coopération : il faut que les relations et les débats restent cordiaux et respectueux des points de vue différents ; il faut qu'il s'agisse bien d'un mouvement de solidarité et non pas d'un mouvement qui veuille se substituer aux Palestiniens et à leurs représentants légitimes ; il faut enfin que l'ensemble des composantes de ce mouvement, sans exception, se démarque sans équivoque de tout groupe ou personne qui défend des positions racistes, antisémites ou arabophobes, bref de tout ce qui, de près ou de loin, fonde l'opposition à la politique israélienne non sur la défense du droit mais sur des considérations qui appartiennent à la philosophie du choc des cultures et des guerres ethniques.
Au cours des deux dernières années, ces trois conditions ont été mises à mal par la CAPJPO(1) et Euro-Palestine, provoquant leur exclusion du Collectif national Palestine, en particulier pour leur attitude inadmissible envers la déléguée officielle de la Palestine en France, Mme Leïla Shahid. Pourtant, en ce qui me concerne c'est le troisième aspect qui me préoccupe le plus.
En effet, depuis quelques années, de petits groupes racistes et négationnistes menacent de parasiter le mouvement de solidarité avec le peuple palestinien. Il est impératif de les exclure de notre mouvement et de nos rassemblements, et de créer un fossé infranchissable entre la juste cause que nous défendons, qui s'appuie sur le principe d'égalité, et ceux qui hiérarchisent les êtres humains en fonction de leur appartenance ethnique, confessionnelle ou culturelle. Cet impératif ne peut souffrir aucun compromis, aucun laisser-aller. Notre principe doit être celui de la tolérance zéro envers toute forme de racisme, qu'il soit anti-juif, anti-musulman, anti-noir ou anti-tzigane. Non pas pour ne pas prêter le flanc aux accusations des soi-disant « amis d'Israël » qui, eux, n'hésitent pas à se commettre avec des racistes notoires et à « comprendre le vote Le Pen », mais parce que la cause palestinienne est celle du droit et de l'égalité entre les peuples, et ne doit ni ne peut être assimilée, de près ou de loin, à des opinions racistes, antisémites ou négationnistes.
Au cours des deux dernières années, la CAPJPO n'a pas su prendre toutes les mesures nécessaires pour garantir l'imperméabilité du mur que nous voulons créer entre la solidarité avec les Palestiniens et toute une série de personnages défendant des positions antisémites et négationnistes. Certes, la grande majorité des adhérents et des sympathisants de cette organisation sont des hommes et des femmes dont nous ne doutons pas de l'intégrité morale et de la sincérité de leur dévouement au combat pour une paix juste en Palestine/Israël. Mais le refus de leur direction de faire le ménage dans les rangs de la CAPJPO et d'Euro-Palestine a rendu ces organisations infréquentables. La décision judicieuse de Politis de publier il y a trois semaines l'article de Robert Kissous, membre fondateur de la CAPJPO, a déjà eu un effet positif : la CAPJPO s'est publiquement démarquée de certains de ses ex-collaborateurs, et certains d'entre eux ont décidé de rompre avec la CAPJPO. C'est un pas dans la bonne direction, qu'il faut poursuivre avec intransigeance, jusqu'à l'éradication totale des abcès antisémites, qui, si on les ignore, risquent, à terme, de gangrener le mouvement de solidarité avec le peuple palestinien.
Il s'agit entres autres de cesser de surfer sur la confusion que l'on peut rencontrer auprès de certains jeunes Français des banlieues et des cités populaires et délaissées, qui amalgament leur colère légitime contre la politique israélienne dans les territoires occupés à une perception des juifs qui puise dans les poubelles de la propagande de l'extrême droite. Souvent, ces jeunes sont victimes de manipulations, que ce soit de la part de groupes néo-nazis ou de prédicateurs intégristes. Plutôt que de caresser ces préjugés et amalgames dans le sens du poil, il est important et possible de mener un travail de pédagogie auprès de ces jeunes.
C'est ce que Leïla Shahid, Dominique Vidal (2) et moi-même faisons depuis près de deux ans, en parcourant « la France d'en bas » et en dialoguant avec les jeunes des quartiers dits sensibles, avec pour but d'empêcher l'instrumentalisation de leur solidarité généreuse avec les Palestiniens pour des causes qui font du tort à la Palestine et à leurs propres intérêts. C'est ce que fait l'Union juive francaise pour la paix, avec l'ATMF, le Collectif des musulmans de France et d'autres associations, qui font passer ensemble, au sein d'une société où tout est fait pour pousser chacun dans sa tribu ou son clan, un message de coexistence et de combat commun pour le droit, ici comme en Israël/Palestine.

Des Français plutôt propalestiniens Le 08 11 2004
Pour 43 % des Français, Yasser Arafat représente le héros d'une résistance nationale, alors que 27 % le voient plutôt comme le chef d'un mouvement terroriste.
10 % des Français pensent qu'il est à la fois l'un et l'autre. Telles sont les conclusions d'une enquête effectuée les 5 et 6 novembre pour Libération et France Inter par BVA, auprès de 963 personnes. L'institut mesure régulièrement, depuis quatre ans, l'impact du conflit israélo-palestinien sur l'opinion française. Ariel Sharon est considéré comme le principal responsable de l'escalade de la violence par 35 % des Français, quand 12 % en accusent Arafat. Ces chiffres étaient respectivement de 32 % et 20 % il y a deux ans. Les jeunes (46 %) et les plus diplômés (41 %) sont les plus nombreux à accabler Sharon. Les Français prennent davantage position sur ce conflit (47 % contre 32 % en 2000). A l'époque, 14 % des sondés marquaient une préférence pro-israélienne et 18 % propalestinienne. Aujourd'hui, ils sont à peine 12 % à prendre parti pour Tel-Aviv, contre 32 % en faveur des Palestiniens. La préférence pour les Palestiniens (41 %) est la plus affirmée parmi les sympathisants de gauche. Les positions affichées par Jacques Chirac dans ce conflit sont jugées «équilibrées» par six Français sur dix, et ce aussi bien par 62 % des sympathisants de gauche que par 63 % des électeurs de la majorité.

Le mur de Sharon prolongé jusqu'à la Garonne. Le 21 10 2004
APARTHEID ET BOYCOTT
Samedi dernier, deux militants de Palestine 33 ont dans un supermarché de Bordeaux déposé sur des produits en provenance d'Israël des autocollants au contenu clair : ' Israël = Apartheid ; boycott ! '. Embarqués par la police sur plainte du directeur du magasin, ils ont été relâchés après avoir été entendus au commissariat. Ce mercredi, la police est venue au domicile d'une des deux et l'a emmenée au commissariat, où elle se trouve encore ce matin. On lui a promis une garde à vue prolongée dans la nuit jusqu'à la ' confrontation ' ( !) avec l'autre distributeur. On les menacerait d'une mise en examen pour ' discrimination ' !
Ainsi, une nouvelle fois, la confusion serait organisée entre la critique d'un Etat qui contrevient systématiquement au droit international et bafoue délibérément les résolutions de l'ONU avec un supposé antisémitisme. La preuve a pourtant été faite à de nombreuses reprises que c'est cet amalgame voulu par le gouvernement israélien qui est un ferment de ce regain d'antisémitisme qu'il nous faut combattre sans faiblesse.
L'Union Juive Française pour la Paix, solidaire des militants pour les droits de tous les peuples, dont le peuple palestinien, demande que les poursuites soient immédiatement suspendues, la militante relâchée. L'appel au boycott de ce supermarché s'il ne retirait pas sa plainte ne serait pas de la discrimination, mais la défense du droit des citoyens à lutter contre toutes les discriminations, et notamment celles que le gouvernement d'Ariel Sharon et l'armée israélienne font subir au peuple palestinien
Jean-Claude Meyer

Et depuis 60 ans ils se battent et nous mettent tous en danger avec leurs conneries ? Le 00 09 2004
[...]On peut tourner le problème israelo-palestinien dans tous les sens, mais au tout début il y a quand même des gens qui disent : 'Bon, dans le bouquin, là, la Torah, on dit que la terre qui va d'ici à ici, c'est chez moi, tu dégages, s'te plaît ?' [...] Et depuis 60 ans ils se battent et nous mettent tous en danger avec leurs conneries ?

LES JUIFS FRANÇAIS SONT MENACES... PAR SHARON ! Le 23 07 2004
A la suite des déclarations de M. Sharon, incitant à l'immigration des Juifs de France en Israël, présentée comme échappatoire à un prétendu ' antisémitisme déferlant ' en France, nous pensons, citoyens français juifs, qu'il est nécessaire de rappeler quelques faits.
Ariel Sharon, tout comme l'ensemble de la classe politique israélienne, a toujours parlé au nom d'une seule partie de ses citoyens, excluant prés d'un quart de la population israélienne, qu'elle soit druze, chrétienne ou musulmane. C'est donc le dirigeant d'un Etat étranger xénophobe qui exhorte des citoyens de France à émigrer et en même temps appelle à la discrimination de la population française d'origine musulmane.
Les propos du premier ministre de l'Etat d'Israël, auto-proclamé juif, ne relèvent pas du simple délire. Ils viennent conforter le vieux sentiment de persécution - encore malheureusement présent chez nombre de Juifs - qui a toujours servi la cause sioniste tout en masquant sa nature réelle : agrandir sans cesse le territoire conquis, organiser un afflux permanent de futurs colons, compensant du même coup des départs importants d'Israël que l'on tait ' pudiquement '.
Les propos de M. Sharon ne relèvent pas non plus d'une simple paranoïa. Ils ont une visée politique essentielle : masquer le non respect du droit international et des droits humanitaires que manifeste ce pays à l'égard de la population palestinienne maintenue depuis 50 ans dans un état d'oppression et en passe de subir un nettoyage ethnique.
Aussi, la négation, par le boucher de Sabra et Shatilla, de l'Etat de droit qui existe en France, et qui protège l'ensemble de ses citoyens de tous les racismes dont l'antisémitisme, n'est pas un hasard.
La France, longtemps considérée comme un des plus grands réservoirs d'immigration reste, pour l'équipe dirigeante israélienne, un point de mire : sa capacité à faire vivre ensemble avec les mêmes droits des citoyens d'origines différentes reste pour l'Etat israélien un modèle honni car il va à l'encontre de ce qui est pratiqué en Israël.
C'est pourquoi il ne faut pas s'étonner si M. Sharon n'hésite pas à s'ingérer dans les affaires intérieures françaises, à exacerber les tensions et les replis communautaires pour in fine légitimer sa politique en ajoutant à l'hystérie collective de notre quotidien qui fait de chaque basané un criminel judéophobe en puissance.

ON S'EST ORIENTÉ VERS CETTE IDÉE QUE LES BANLIEUES FRANÇAISES SONT DEVENUES LE TERREAU D'UN NOUVEL ANTISÉMITISME Le 16 06 2004
[...]Sharon et l’alibi de l’antisémitisme
Pour couper court à toute critique concernant sa politique de répression tous azimuts, menée contre les Palestiniens, Ariel Sharon a réussi à réactiver les vieilles accusations d’antisémitisme. De véritables concepteurs (Cabinet du Premier ministre, ministère des Affaires étrangères, services de renseignements, universités) ont élaboré un véritable argumentaire, en direction de l’opinion européenne surtout, dénonçant dans le traitement médiatique la résurgence de l’antique 'haine du Juif'. Au fil du mois, en France, ce discours s’est progressivement sophistiqué et complexifié en recevant l’onction d’un certain nombre d’intellectuels juifs et non-juifs. Du Moyen-Orient, on s’est orienté vers cette idée que les banlieues françaises sont devenues le terreau d’un nouvel antisémitisme, arabo-musulman celui-là. ’il est vrai qu’il faut dénoncer avec vigueur tout acte antisémite d’où qu’il vienne, il est tout aussi inacceptable de procéder à des généralisations faisant de tout Français d’origine arabe un 'authentique antisémite'. Ce confusionnisme est en train de produire des effets dévastateurs. Des deux côtés - je dis bien des côtés -, on observe une montée du racisme qui se transforme progressivement en une guerre de religion.
Aujourd’hui, plutôt que demain, il faut que les hommes de bonne volonté - et ils existent -, dans les deux sociétés, tissent des liens dépassant le conjoncturel pour conjurer les scénarios du pire. Et pour abattre le 'mur' qui s’érige un peu partout. Le temps de l’incantation n’est plus permis. [...]

Les violences dramatiques entre Israéliens et Palestiniens se répercutent ici Le 09 06 2004
[...] Comment définissez-vous le conflit israélo-palestinien ?
Stéphane Hessel. Le fait que je me sois trouvé aux Nations unies au moment où l'on a donné une solution au problème d'Israël me touche particulièrement. Après la Shoah, les grandes puissances ont souhaité trouver une solution. Malheureusement, cela a provoqué un autre grand malheur, que les Palestiniens appellent 'la Naqbah', c'est-à-dire l'expulsion de leurs terres d'une quantité importante de population. Nous avons donc à faire à deux drames collectifs. Cette idée de l'État binational, bi-religieux et peut-être trireligieux avec les chrétiens, c'était un peu le rêve, ce à quoi nous avions aspiré à l'époque. Et la responsabilité face à l'échec est évidemment partagée. La France a, sinon une responsabilité, du moins un problème particulier. C'est en France qu'il y a le plus grand nombre de juifs, environ 500 000, et le plus grand nombre de musulmans par rapport aux autres pays européens. Les violences dramatiques entre Israéliens et Palestiniens se répercutent ici. Et peuvent conduire à des dérives : dès qu'on accuse le gouvernement israélien de faire des horreurs, qu'il commet, on se fait traiter d'antisémite en France. Dès qu'on accuse le Hamas et le Djihad de commettre des attentats suicides qui font beaucoup de mal à la population et à l'état d'esprit israélien, on est accusé ne pas considérer le droit imprescriptible des musulmans à leur terre. C'est difficile. Mais il existe heureusement en Israël et en Palestine des femmes et des hommes qui gardent le contact et sont prêts à travailler. Il faut les encourager, en les traitant comme l'avant-garde d'un moment où les deux entités pourront vivre ensemble. Dans un premier temps, dans deux États différents. [...]

Je me mets à la place aussi de ces jeunes de plus en plus touchés par la cause palestinienne Le 31 05 2004
[article paru dans Les Humains Associés]
Vous avez lu, puisque vous avez lancé et très justement le sujet (quoique sur un ton qui m'a paru un peu étrange), vous avez lu le récit bouleversé et bouleversant que Caillou [Forum des Humains Associés] transcrit sur les événements de Rafah. Je suis de ceux que ces événements ont révulsé de façon particulière. Je suis de ceux qui attendaient une manifestation gigantesque en France appelant plus qu'à une condamnation formelle d'Israël, à une véritable intervention internationale et à l'envoi de troupes de l'ONU dans la bande de Gaza.
Il y a bien eu l'appel à une grande manifestation [16 mai 2004] mais ...contre l'antisémitisme...
Hé quoi ? me direz-vous, je tiens pour rien la profanation d'un cimetière juif ? Non , je ne la tiens pas pour rien. Je la tiens pour un crime. Mais le crime de profanation de cimetière est prévu et réprimé par la loi française. Les circonstances aggravantes -manifestation de racisme- sont également prévues. Des poursuites sont lancées contre les coupables: ils sont traqués, ils seront arrêtés, ils seront condamnés. Il y a une justice en France et il ne sert à rien de feindre l'ignorer. Alors quoi ? Quand les chars de Tsahal sont à Rafah, bousillent les maisons, tirent sur les manifestants, quand une condamnation unanime de l'ONU ne les fait pas reculer, quand ce qui, au niveau international, pourrait paraître comme l'expression d'une justice est bafoué avec mépris, quel sens prend une manifestation contre un acte que personne en France n'entend laisser impuni ?
J'entends beaucoup de gens parler de la nécessité de se mettre à la place des autres. Eh bien moi je me mets à, la place du musulman moyen, je me mets à la place aussi de ces jeunes de plus en plus touchés par la cause palestinienne (j'en viens d'avoir à Angers, cette semaine, le témoignage) et je me dis que, pour eux, dans le contexte des événements de Rafah, une manifestation spécifique contre l'antisémitisme (à laquelle ,dans un autre contexte, ils auraient peut-être pu se joindre) n'était pas acceptable. Ceux qui ont voulu élargir le motif de cette manifestation à la lutte contre tous les racismes [MRAP, LDH, Les VERTS, PCF] ont fait ce qu'il était juste de faire, ce qui était Humainement correct. Et je les en remercie.

Drapeau israélien et 'Israël vaincra' à la manifestation contre l'antisémitisme [et le racisme] Le 17 05 2004
Les organisateurs n'ont pas réussi, en effet, à surmonter totalement les divisions entre les différentes associations antiracistes : la manifestation n'a donc pas été unitaire. Le Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples (Mrap) et la Ligue des droits de l'homme ont tenu à élargir le mot d'ordre à... tous les racismes. « Si on pense être efficace contre l'antisémitisme avec des réponses communautaires, on va vers une balkanisation de la solidarité », estime Mouloud Aounit, secrétaire général du Mrap. « La seule façon de dire non à tous les racismes, c'est de dire non à l'antisémitisme », réplique Gaubert. Il y a donc eu hier deux cortèges. Relégués à la fin du premier, à une cinquantaine de mètres, ils sont quelques centaines tout au plus à défiler derrière Mouloud Aounit. Il est entouré des dirigeants verts Gilles Lemaire et Alain Lipietz, de la députée radicale Christiane Taubira et de quelques élus communistes. Fermant la marche, les militants de la LCR (Ligue communiste révolutionnaire) scandent : « Contre tous les racismes, Basta. Régularisation de tous les sans-papiers. » Parmi eux, une étudiante porte un autocollant : « Solidarité avec les Palestiniens ». Contrairement aux autres ténors verts, Noël Mamère, lui, est dans le carré de tête de la manif de SOS Racisme. Ce qui lui vaut d'être copieusement hué par des passants. « Ma place est dans les deux cortèges, répond le député et maire de Bègles (qui aime... les mariages). Le racisme est un cancer. L'antisémitisme en est sa métastase la plus terrible. » En marge du cortège, Albert, un passant, brandit une pancarte, où il a inscrit : « Eteindre les incendies, c'est bien. Ne pas les attiser, c'est mieux. » « On manifeste aujourd'hui parce que des cimetières ont été profanés, explique-t-il. Mais moi, je pense aux Juifs qui tous les jours sont molestés par des jeunes de banlieue à cause de la présentation qui est faite d'Israël. Il faut arrêter d'attiser la haine. Israël est un peuple qui se défend. » Parmi les militants des organisations juives, le ton est modéré : aucune référence explicite au conflit israélo-palestinien, et pas de drapeau israélien. Le jeune sioniste qui en déploiera brièvement un, en criant Israël vaincra, dans un coin reculé de la place de la Bastille, sera vite sermonné.

Lettre ouverte de Pierre Stambul Le 30 04 2004
( Vice-président de l’UJFP Union Juive Française Pour la Paix )
À l’attention de Mrs

Michel Vauzelle, président du Conseil régional de la région PACA
Jean-Claude Gaudin, Maire de Marseille
Jean-Michel Guérini, président du Conseil Général des Bouches-du-Rhône
Copie aux journaux « La Marseillaise » et « La Provence »
Messieurs

Je m’adresse à vous au nom de l’Union Juive Française pour la Paix. Notre association est une association laïque et opposée à tout communautarisme qui a pour but de faire entendre une « autre voix juive ». Nous sommes clairement pour l’évacuation des territoires occupés par l’Etat d’Israël en 1967, pour le démantèlement de toutes les colonies et pour une paix entre Palestiniens et Israéliens fondée sur la Justice et l’Egalité des droits. Nous soutenons les pacifistes israéliens qui, courageusement, ont la même démarche et en particulier les « refuzniks » qui refusent de servir dans les territoires occupés. Nous dénions le droit à certains organismes de parler au nom des Juifs Français en manifestant un soutien inconditionnel à tous les actes du gouvernement israélien et en confondant sciemment Juif, Sioniste et Israélien. Nous contestons toutes les récupérations de l’antisémitisme ou du génocide nazi (que nos familles, comme d’autres, ont subi) au nom d’une politique partisane. À Marseille comme au Proche-Orient nous défendons ardemment l’idée du « vivre ensemble » entre personnes d’origines ou de cultures différentes.
Je m’adresse à vous à propos de deux événements qui doivent se dérouler prochainement.
Le 9 mai au théâtre du Gymnase à Marseille, si l’on en croit « La Provence », le KKL (Keren Kayemet Le Israël) et la mairie de Marseille organisent un « concert pour la paix ». Le KKL n’est absolument pas une organisation pacifiste. Sa finalité est de collecter des fonds pour l’Etat d’Israël et pour les colonies installées, en violation du droit international, dans les territoires occupés. Ces collectes n’ont rien d’étonnant. Israël dépense plus de 50% de son budget à la guerre et à l’occupation. Une telle politique serait impossible sans l’aide des Etats-Unis et les collectes de fond à l ‘étranger.
Le 16 mai, l’ABSI (association pour le bien-être du soldat israélien dirigée à Marseille par le conseiller général et régional Jocelyn Zeitoun) veut organiser au Parc Chanot un « gala ». Ce gala n’a pas pu être organisé à Paris dans les locaux demandés (Porte Maillot et Parc des Expositions). Le 16 mai, c’est le lendemain du jour que les Israéliens appellent jour de l’indépendance et que les Palestiniens appellent la Nakba (la catastrophe) parce que plusieurs centaines de milliers d’entre eux ont été chassés de leur pays et que leurs descendants sont aujourd’hui des réfugiés. L’ABSI n’est absolument pas une association « humanitaire » ou « caritative ». Elle entend soutenir une armée d’occupation qui viole quotidiennement les Droits de l’Homme et le Droit International.
L’UJFP vous demande donc clairement comme responsables politiques et élus de retirer le soutien de la mairie au concert du KKL et de ne pas accorder les autorisations nécessaires pour le gala de l’ABSI. Nous ne sommes pas des censeurs, mais nous refusons le soutien à la guerre, à l’occupation et à la destruction méthodique de la société palestinienne.
En espérant que vous comprendrez le sens de notre démarche et notre attachement à la paix et à la coexistence fraternelle entre les peuples, Recevez, messieurs l’assurance de notre considération
Pour l’UJFP : Pierre Stambul

De nombreux dirigeants du Parti Socialiste savent encore donner des gages à la politique israélienne Le 28 04 2004
[Extrait de l'article : ' NICOLAS SARKOZY, UN AGENT SHARONIEN PLUS IRRESPONSABLE ENCORE QUE LE CRIF '] [...] Sarkozy a alors accusé, avec toute la vulgarité dont sait faire preuve le personnage, le gouvernement socialiste de Lionel Jospin d'être parvenu, en cinq ans (1997-2002) d'exercice du pouvoir « à faire croire aux Etats-Unis d'Amérique que la France était un pays antisémite ».
Evidemment, les socialistes ont mal digéré l'insulte, d'autant plus que lorsqu'ils étaient au gouvernement, ils ont eu rigoureusement la même politique sur ce dossier que leurs homologues de droite, pour le meilleur et plus souvent pour le pire.
Certes, depuis qu'il n'est plus au pouvoir, le Parti Socialiste a moins d'occasions de pratiquer le suivisme à l'égard des maîtres-chanteurs de tous poils, pour qui critiquer Israël, c'est être antisémite. Mais même dans l'opposition,de nombreux dirigeants du Parti Socialiste savent encore donner des gages à la politique israélienne.
Cela va du choix de leur future tête de liste Ile-de-France aux élections européennes, Harlem Désir, qui refuse par principe l'application du droit international quand il s'agit d'Israël, à Dominique Strauss-Kahn qui calomnie son (désormais ex-) camarade de parti Pascal Boniface, au président socialiste de la région PACA Michel Vauzelle qui se flatte de travailler avec le responsable marseillais de l'A.B.S.I. (Association pour le Bien-Etre du Soldat Israélien), et à cette ribambelle de dirigeants (de Lionel Jospin à Bertrand Delanoë) qui se sont ridiculisés, l'an dernier, aux côtés de Sarkozy et consorts d'ailleurs, dans la lamentable affaire du rabbin Farhi. On comprend alors que les parlementaires socialistes aient été sincèrement indignés par l'apostrophe du ministre.

Nicolas Sarkozy déclare désormais publiquement servir les intérêts de l'American Jewish Committee Le 28 04 2004
[Extrait de l'article : NICOLAS SARKOZY, UN AGENT SHARONIEN PLUS IRRESPONSABLE ENCORE QUE LE CRIF ] [...]Mais avec Nicolas Sarkozy, on change de registre [par rapport au Parti Socialiste]. On est en effet en présence d'un homme qui déclare désormais publiquement servir, en conscience, les intérêts de l'American Jewish Committee (AJC).
Car, qui a « fait croire aux Etats-Unis d'Amérique que la France était un pays antisémite » ? Qui, sinon l'AJC elle-même, un lobby qui n'est ni juif, ni américain, en ce qu'il ne sert ni les intérêts des Juifs en général, ni ceux des Américains, ni ceux des Américains juifs, mais uniquement la politique de l'axe gouvernemental américano-israélien, incarnée aujourd'hui par le couple Bush/Sharon, et dont le peuple palestinien est la principale victime.
L'AJC, et une série d'autres officines sharoniennes, ont entrepris depuis plusieurs années de répandre du venin sur « la France », dont ils accusent en bloc les dirigeants et la population d?être antisémites. Racontant à longueur de colonnes que la France est un pays dont les habitants (de préférence s?ils sont d?origine arabe) brûlent les synagogues avec le soutien tacite de leurs dirigeants politiques, l?AJC a publiquement lancé une campagne « boycott France », pour punir son gouvernement de ne pas être à l'unisson de George Bush, tant pour le conflit israélo-palestinien que pour la guerre contre l'Irak.
L'AJC ne connaît rien à l'antisémitisme, réel ou potentiel, prévalant en France, au point que les dirigeants du lobby sharonien français, le CRIF notamment, ont bien été obligés de reconnaître que leurs amis d'outre-Atlantique « manquaient peut-être un peu du sens des nuances ». Sans vergogne, parce qu'impunie à ce jour, l'AJC ne cesse cependant d'étendre son champ d'intervention, en étant le principal organisateur d'une conférence qui se tient actuellement à Berlin, sur le thème de « L'antisémitisme en Europe ».
Et ce sont ces gens-là que Sarkozy reconnaît comme juges de la situation. Hilare, il va même jusqu'à se féliciter d'avoir reçu une « récompense » (le « Prix de la tolérance ») de la part de l'AJC ! Ce faisant, le ministre apporte de l'eau au moulin du véritable antisémitisme. Car il accrédite, dans le public, l'idée qu'il y a des forces « juives », étrangères de surcroît, qui sont assez puissantes, bien que largement occultes, pour dire à un ministre ce qu'il doit dire et faire, quand et comment.[...]

Que reproche-t-on à Mouloud Aounit, sa volonté de voir une paix juste s'installer enfin au Proche-Orient Le 08 04 2004
[...] Pourtant, dès ses premières décisions, le groupe majoritaire au Conseil Régional d'Île-de-France prend le risque de mettre en danger le fragile mouvement d'espoir qui se manifeste dans le pays. En effet, l'un des symboles de l'ouverture des listes de gauche à la diversité de notre peuple, Mouloud Aounit, a été écarté des responsabilités de vice-président pour lesquelles il avait reçu des engagements formels de la part de François Hollande, premier secrétaire du Parti Socialiste.
[...]Aujourd'hui, pour écarter Mouloud Aounit des responsabilités que la population plurielle d'Île-de-France a souhaité lui confier, Jean-Paul Huchon déclare 'qu'il entend gérer la Région comme une entreprise, et qu'il a la liberté de choisir ses collaborateurs'
[...]Que reproche-t-on à Mouloud Aounit pour justifier ce qui s'apparente à une sanction politique ? Son action déterminée contre tous les racismes, son combat permanent contre les exclusions, son refus de ces tentatives communautaristes qui affaiblissent la République, sa volonté de voir une paix juste, respectueuse de tous les peuples, s'installer enfin au Proche-Orient ? Certains élus seraient-ils sensibles aux campagnes de diffamation orchestrées par quelques extrémistes contre lesquels Mouloud Aounit a décidé de porter plainte ?

Menaces sur Utopia et sur Leïla Chahid Le 22 03 2004
[chronique littéraire à radio Mon Païs 90.10FM TOULOUSE]
'Je ne partage pas vos idées, mais je me ferais tuer pour que vous puissiez les exprimer ' disait à peu près Voltaire.
Il sera aujourd'hui question de censure. C'est mon dada.
J'ai déjà dénoncé ici la censure exercée par l'ensemble des médias français à l'encontre des amis de Cuba. Il leur est en effet impossible d'avoir la moindre colonne dans les journaux, la moindre émission dans les radios nationales. Je le sais, j'ai essayé.
J'ai dénoncé ici la censure économique qui s'exerce sur les écrivains par le biais de la concentration de l'édition et de la distribution des livres. Si vous n'êtes pas édité chez un des deux ou trois mastodontes de l'édition, vous ne serez jamais en rayon dans les Relay, chez Virgin, chez les marchands de journaux, les grandes surfaces, les bureaux de tabac et dans deux ou trois mille librairies. Je le sais, j'ai essayé.
J'ai dénoncé ici la censure qui s'exerce contre un humoriste dont un mot (un mot !) a été jugé inconvenant. Plusieurs de ses spectacles ont été annulés, suite à des menaces de mort contre les caissières et jusqu'à des violences contre son public (projection d'acide). Et c'est ainsi que la FNAC de Toulouse a décommandé une rencontre prévue avec Dieudonné.
J'ai dénoncé ici la tentative de faire taire pour la vie Cesare Battisti, écrivain venu en France parce que notre pays lui avait dit en substance : Entre, tu ne risques rien.
Je dois aujourd'hui dénoncer la censure exercée contre huit écrivains qui ont exprimé leur soutien au peuple palestinien dans un film intitulé ' Ecrivains des frontières '.
De quoi s'agit-il ? D'un film où huit écrivains de sept pays différents, composant une délégation du Parlement International des Ecrivains, parmi lesquels le prix Nobel José Saramago, vont en Palestine pour rencontrer le poète Mahmoud Darwich. Avec leurs mots, ils vont exprimer la souffrance d'un peuple, témoigner de l'extension des colonies, des intrusions de l'armée israélienne.
Ce film de Samir Abdallah et José Reynés, déjà projeté dans plusieurs salles de l'Hexagone, devait être présenté à Utopia le 25 mars. Utopia a déprogrammé. Leïla Chahid, déléguée de la Palestine en France, devait le présenter. Elle ne viendra pas.
Et tout ça pour quoi ? Parce que le film tombe sous le coup des lois relatives aux bonnes m?urs, au racisme, à la diffamation ? Non, la Justice n'y trouve rien à redire.
Parce que les propos de Leïla Chahib incitent à la haine, à la violence ? Non, quiconque l'a déjà entendue a remarqué que sa redoutable dialectique est respectueuse de nos lois et qu'elle fustige les fauteurs de guerre sans les confondre avec les peuples.
Alors, qui est en mesure, dans ce pays, d'interdire ce que la loi autorise ?
La branche régionale du Conseil Représentatif des Institutions Juives de France (le CRIF) a appelé tous ses sympathisants à occuper le cinéma pour faire barrage à la soirée.
Et voilà pourquoi le film ' Ecrivains des frontières ' est interdit à tout public, voilà pourquoi nos oreilles seront protégées de Leïla Chahid.
Public imbécile, public mineur, public incapable de juger, le CRIF Midi-Pyrénées choisit ce qui est bon pour vous.
Au-delà de cette intolérable mise à l'index par des juges auto-proclamés, par des censeurs que nos institutions n'ont pas investis, par un groupe de pression organisé, il faut dénoncer la promesse de violence. Certes, le CRIF appelait à intervenir ' calmement ', mais en organisant l'occupation de 150 places du cinéma (sur 230), le but n'était pas de parler à 150 à la fois. Il s'agissait de faire nombre, d'être plus forts que les quelques autres qui auraient pu entrer. Il s'agissait de déposer, non pas ' 150 paires de fesses sur les sièges ', comme le l'écrit le CRIF, mais bien 150 paires de gros bras sur les accoudoirs. Les organisateurs ont compris la différence. Car si le CRIF avait simplement et démocratiquement voulu apporter la contestation, il suffisait d'envoyer quelques orateurs choisis. Ces choses-là se font. Chacun sait bien qu'ils auraient pu s'exprimer, qu'ils n'auraient pas été molestés, qu'ils n'auraient pas reçu des bouteilles d'acide.
Mais il s'agissait de museler des écrivains et des cinéastes, de bander les yeux des Toulousains, de leur cimenter les tympans, de les traiter comme des minus, des citoyens inférieurs, incapables de jugement. Il s'agissait de faire taire une femme qui se fait avec talent (trop de talent ?) l'avocate de son peuple.
Ce sale petit coup aux relents dictatoriaux a réussi. Mais, comment les censeurs ne voient-ils pas qu'il s'agit d'une victoire à la Pyrrhus ? Qu'en faisant la démonstration qu'ils interviennent, non pas pour défendre leur foi, leur légitime liberté de fréquenter la synagogue, mais pour empêcher que le public Français assiste, dans une ville Française, à un film témoignant des exactions de l'Armée Israélienne en Palestine, ils importent chez nous un conflit, ils alimentent le communautarisme, ils donnent à penser qu'un juif toulousain est forcément plus proche de la liberté de Tsahal que de la nôtre ? Qu'ils alimentent l'antisémitisme et la judéophobie ?
De surcroît, Utopia révèle qu'il doit régulièrement faire face à des gestes agressifs dès qu'il projette un film qui déplaît au CRIF.
Rendons cette justice à Arié Bensemhoun, président du CRIF Midi-Pyrénées : il a déploré ce qu'il appelle une ' initiative malheureuse '. Cependant, ce qui le préoccupe, si j'en crois la Dépêche du Midi, ce n'est pas l'organisation d'une action anti-film, c'est qu'elle ait été rendue publique alors qu'elle devait rester secrète.
Pour être honnête, M. Bensemhoun ne souhaitait peut-être pas censurer le film et Leïla Chahid, mais seulement organiser une intervention des amis d'Ariel Sharon. Si tel est le cas, il le dira sans doute en répondant à l'interpellation prévue dans la prochaine Gazette d'Utopia. Et sans doute s'engagera-t-il à ne pas laisser censurer les futures projections du film ' Ecrivains des frontières ' et ' Route 181 ' (réalisé par un Juif et un Palestinien).
Il rendra ainsi service à ses coreligionnaires qui méritent mieux que la caricature donnée aujourd'hui par 150 paires de fesses.

Vigilance, SVP : des propos dangereux Le 14 03 2004
À l’attention de toutes les associations engagées dans le soutien au peuple palestinien
Alors que le gouvernement Sharon poursuit sa politique de destruction méthodique de la société palestinienne avec la colonisation, les humiliations quotidiennes, les assassinats, les barrages, les terres confisquées ou la construction du mur de l’Apartheid, l’UJFP tient à rappeler quelques points essentiels.
La spécificité de notre engagement, c’est le ' J ' de notre titre. Nous affirmons avec force qu’il existe d’autres voix juives, que Juif, sioniste et Israélien, ce n’est pas pareil, que la politique menée en Israël n’est pas seulement une catastrophe pour le peuple palestinien, elle l’est aussi pour les Israéliens. L’UJFP se bat pour détacher les Juifs du soutien automatique et aveugle à Israël qu’on tente de leur imposer.
Les dirigeants israéliens ou ceux qui prétendent parler au nom des Juifs français (le CRIF par exemple) cherchent à instrumentaliser l’antisémitisme. Ils ont toujours voulu interdire la moindre critique de la politique israélienne ou du sionisme au nom du souvenir douloureux du génocide. L’UJFP a toujours dénoncé comme indécente cette tentative de récupération. La Palestine n’était pas une ' terre sans peuple pour un peuple sans terre ', les Palestiniens n’ont aucune responsabilité dans le génocide de la dernière guerre mondiale et l’Etat d’Israël n’a aucun droit à s’approprier exclusivement la mémoire de ce crime.
Pour autant, on voit apparaître sur des sites, dans des textes de soutien à la Palestine ou lors de réunions publiques des propos très dangereux. Il y a d’abord, même s’ils sont très minoritaires, des antisémites, des révisionnistes ou des négationnistes notoires, démasqués depuis longtemps et dont on s’étonne qu’ils puissent s’infiltrer aussi facilement dans certains collectifs ou qu’ils figurent sur des listes de diffusion.
Mais on voit aussi apparaître aujourd’hui des propos qui reprennent la logique de Sharon, qui mélangent sciemment Juif, sioniste et Israélien, qui répandent l’idée que la politique odieuse menée contre le peuple palestinien vient de la volonté des Juifs d’être ' le peuple élu ' et de ' diriger le monde ', bref qui reprennent les thèmes classiques des différentes formes d’antisémitisme.
Certaines de ces analyses reprennent les écrits d’Israël Shamir, un citoyen israélien récusé par le mouvement pacifiste de son pays, pour qui la seule solution à l’oppression du peuple palestinien, c’est la rupture avec le judaïsme considéré comme une perversion.
Cette logique est à la fois immorale et contreproductive. Immorale parce que le racisme commence quand on assimile une personne à une prétendue identité en fonction de ses origines en affirmant que c’est la ' qualité de Juif ' qui produit l’oppression. Et contreproductive parce que la paix en Palestine passe par la justice et l’égalité des droits et pas par un combat à mort nationaliste, voire ethnique, religieux ou communautaire. Le peuple palestinien a tout à perdre dans une transformation de sa lutte pour la justice en une guerre nationaliste où chacun serait forcé de choisir son camp en fonction de ses origines.
Nous vous demandons donc d’exercer la plus grande vigilance car nous observons avec inquiétude une prolifération d’écrits douteux. Il n’est pas possible d’avoir la moindre ambiguïté sur les sujets que nous venons d’aborder.

Certains veulent construire un mur ici en France, entre les centres villes et les banlieus Le 01 03 2004
Deux amalgames qu'il faut combattre éxistent :
-certains pense que tout citoyens francais juif représente l'état d'Israel.
-d'autre pense que chaque citoyen francais musulman est un membre d'al-quaida. [à la conférence de presse campagne contre le mur]

Nous avons nous aussi [en France] des raisons d'avoir peur Le 01 03 2004
Nous sommes en France, dans un pays ou il y a une grande minorité musulmane et juive. [...] un groupe de jeunes juifs a fait passer [dans un lycée] des tracts pour apprendre le combat de rue [...] Nous avons nous aussi [en France] des raisons d'avoir peur. [à la conférence de presse campagne contre le mur]

Nice, territoire interdit pour la Palestinienne Leïla Shahid Le 28 02 2004
Des pressions exercées pour empêcher la tenue de débats dans une banlieue
ne mauvaise colère monte à l'Ariane, cette banlieue «sensible» de Nice. La semaine dernière, Leïla Shahid, représentante de l'Autorité palestinienne en France, poursuivait dans la capitale azuréenne son tour des grandes villes de l'Hexagone, proposant à chaque fois des conférences-débats aux côtés de l'écrivain israélien de gauche, Michel Warschawski, et du journaliste français, Dominique Vidal. Avec, à chaque fois, au moins deux rencontres : une, le soir, dans un lieu prestigieux du centre-ville, et une autre, dans l'après-midi, dans un des quartiers immigrés de la ville. Pour l'étape niçoise, trois réunions avaient même été programmées : deux à l'Ariane, et une, le soir, au centre universitaire méditerranéen, superbe salle bâtie sur la promenade des Anglais. Au tout dernier moment, les deux rendez-vous de l'Ariane ont été annulés, sans véritable explication pour les 12 000 habitants du quartier. «De toutes nos interventions en France, Michel, Dominique et moi, c'est la première fois qu'une telle chose arrive !», précise Leïla Shahid, complètement atterrée. [...]

RAYON SPECIAL GUERRE DANS UN GRAND MAGASIN PARISIEN Le 25 02 2004
Choqué par l'ampleur d'un rayon entier réservé à des articles KAKI. Une panoplie pouvant habillé des pieds à la tête nos citoyens en mal de communautarisme. Des drapeaux Américains, Israeliens ou du Hamas pourrons y être cousu (si ce n'est déjà fait par nos fabricants). A quand des tenue Arc en Ciel, symbol de la Paix...

L'imputation d'antisémitisme, dans ces cas, n'a pas d'autre sens que de protéger Tsahal et Israël de toute critique Le 19 02 2004
Extrait de l'article : 'Antisémitisme, antijudaïsme, anti-israélisme'
Il y a des mots qu'il faut réinterroger ; ainsi le mot antisémitisme. En effet, ce mot a remplacé l'antijudaïsme chrétien, lequel concevait les juifs comme porteurs d'une religion coupable d'avoir condamné Jésus, c'est-à-dire, si absurde que soit l'expression pour ce Dieu ressuscité, coupable de déicide.
L'antisémitisme, lui, est né du racisme et conçoit les juifs comme ressortissants d'une race inférieure ou perverse, la race sémite. A partir du moment où l'antijudaïsme s'est développé dans le monde arabe, lui-même sémite, l'expression devient aberrante et il faut revenir à l'idée d'antijudaïsme, sans référence désormais au 'déicide'.
Il y a des mots qu'il faut distinguer, comme l'antisionisme de l'anti-israélisme, ce qui n'empêche pas qu'il s'opère des glissements de sens des uns aux autres. En effet, l'antisionisme dénie non seulement l'installation juive en Palestine, mais essentiellement l'existence d'Israël comme nation. Il méconnaît que le sionisme, au siècle des nationalismes, correspond à l'aspiration d'innombrables juifs, rejetés des nations, à constituer leur nation.
Israël est la concrétisation nationale du mouvement sioniste. L'anti-israélisme a deux formes ; la première conteste l'installation d'Israël sur des terres arabes, se confond avec l'antisionisme, mais en reconnaissant implicitement l'existence de la nation israélienne. La seconde est partie d'une critique politique devenant globale de l'attitude du pouvoir israélien face aux Palestiniens et face aux résolutions de l'ONU qui demandent le retour d'Israël aux frontières de 1967.
Comme Israël est un Etat juif, et comme une grande partie des juifs de la diaspora, se sentant solidaires d'Israël, justifient ses actes et sa politique, il s'opéra alors des glissements de l'anti-israélisme à l'antijudaïsme. Ces glissements sont particulièrement importants dans le monde arabe et plus largement musulman où l'antisionisme et l'anti-israélisme vont produire un antijudaïsme généralisé.
Y a-t-il un antijudaïsme français qui serait comme l'héritage, la continuation ou la persistance du vieil antijudaïsme chrétien et du vieil antisémitisme européen ? C'est la thèse officielle israélienne, reprise par les institutions dites communautaires et certains intellectuels juifs.
Or il faut considérer que, après la collaboration des antisémites français avec l'occupant hitlérien, puis la découverte de l'horreur du génocide nazi, il y eut affaiblissement par déconsidération du vieil antisémitisme nationaliste-raciste ; il y eut, parallèlement, suite à l'évolution de l'Eglise catholique, dépérissement de l'antijudaïsme chrétien qui faisait du juif un déicide, puis l'abandon de cette imputation grotesque. Certes, il demeure des foyers où l'ancien antisémitisme se trouve ravivé, des résidus des représentations négatives attachées aux juifs restés vivaces dans différentes parties de la population ; il persiste enfin dans l'inconscient français des vestiges ou des racines de 'l'inquiétante étrangeté' du juif, ce dont a témoigné l'enquête La Rumeur d'Orléans (1969) dont je suis l'auteur.
Mais les critiques de la répression israélienne, voire l'anti-israélisme lui-même ne sont pas les produits du vieil antijudaïsme.
On peut même dire qu'il y eut en France, à partir de sa création accompagnée de menaces mortelles, une attitude globalement favorable à Israël. Celui-ci a été d'abord perçu comme nation-refuge de victimes d'une horrible persécution, méritant une sollicitude particulière. Il a été, en même temps, perçu comme une nation exemplaire dans son esprit communautaire incarné par le kibboutz, dans son énergie créatrice d'une nation moderne, unique dans sa démocratie au Moyen-Orient. Ajoutons que bien des sentiments racistes se sont détournés des juifs pour se fixer sur les Arabes, notamment pendant la guerre d'Algérie, ce qui a bonifié davantage l'image d'Israël.
La vision bienveillante d'Israël se transforma progressivement à partir de 1967, c'est-à-dire l'occupation de la Cisjordanie et de Gaza, puis avec la résistance palestinienne, puis avec la première Intifada, où une puissante armée s'employa à réprimer une révolte de pierres, puis avec la seconde Intifada qui fut réprimée par violences et exactions disproportionnées. Israël fut de plus en plus perçu comme Etat conquérant et oppresseur. La formule gaullienne dénoncée comme antisémite, 'peuple dominateur et sûr de lui', devint truisme. La poursuite des colonisations qui grignotent sans cesse les territoires palestiniens, la répression sans pitié, le spectacle des souffrances endurées par le peuple palestinien, tout cela détermina une attitude globalement négative à l'égard de la politique de l'Etat israélien, et suscita un anti-israélisme dans le sens politique que nous avons donné à ce terme. C'est bien la politique d'Israël qui a suscité et amplifié cette forme d'anti-israélisme, et non la résurgence de l'antisémitisme européen. Mais cet anti-israélisme a très peu dérivé en antijudaïsme dans l'opinion française.
Par contre, la répression israélienne et le déni israélien des droits palestiniens produisent et accroissent les glissements de l'anti-israélisme vers l'antijudaïsme dans le monde islamique. Plus les juifs de la diaspora s'identifient à Israël, plus on identifie Israël aux juifs, plus l'anti-israélisme devient antijudaïsme. Ce nouvel antijudaïsme musulman reprend les thèmes de l'arsenal antijuif européen (complot juif pour dominer le monde, race ignoble) qui criminalise les juifs dans leur ensemble. Cet antijudaïsme s'est répandu et aggravé, avec l'aggravation même du conflit israélo-palestinien, dans la population française d'origine arabe et singulièrement dans la jeunesse.
De fait, il y a non pas pseudo-réveil de l'antisémitisme européen, mais développement d'un antijudaïsme arabe. Or, plutôt que reconnaître la cause de cet antijudaïsme arabe, qui est au cour de la tragédie du Moyen-Orient, les autorités israéliennes, les institutions communautaires et certains intellectuels juifs préfèrent y voir la preuve de la persistance ou renaissance d'un indéracinable antisémitisme européen.
Dans cette logique, toute critique d'Israël apparaît comme antisémite. Du coup, beaucoup de juifs se sentent persécutés dans et par cette critique. Ils sont effectivement dégradés dans l'image d'eux-mêmes comme dans l'image d'Israël qu'ils ont incorporée à leur identité. Ils se sont identifiés à une image de persécutés ; la Shoah est devenue le terme qui établit à jamais leur statut de victimes, de gentils ; leur conscience historique de persécutés repousse avec indignation l'image répressive de Tsahal que donne la télévision. Cette image est aussitôt remplacée dans leur esprit par celle des victimes des kamikazes du Hamas, qu'ils identifient à l'ensemble des Palestiniens. Ils se sont identifiés à une image idéale d'Israël, certes seule démocratie dans un entourage de dictatures, mais démocratie limitée, et qui, comme l'ont fait bien d'autres démocraties, peut avoir une politique coloniale détestable. Ils se sont assimilés avec bonheur à l'interprétation bibliquement idéalisée qu'Israël est un peuple de prêtres.
Ceux qui sont solidaires inconditionnellement d'Israël se sentent persécutés intérieurement par la dénaturation de l'image idéale d'Israël. Ce sentiment de persécution leur masque évidemment le caractère persécuteur de la politique israélienne.
Une dialectique infernale est en oeuvre. L'anti-israélisme accroît la solidarité entre juifs de la diaspora et Israël. Israël lui-même veut montrer aux juifs de la diaspora que le vieil antijudaïsme européen est à nouveau virulent, que la seule patrie des juifs est Israël, et par là même a besoin d'exacerber la crainte des juifs et leur identification à Israël.
Ainsi les institutions des juifs de la diaspora entretiennent l'illusion que l'antisémitisme européen est de retour, là où il s'agit de paroles, d'actes ou d'attaques émanant d'une jeunesse d'origine islamique issue de l'immigration. Mais, comme dans cette logique, toute critique d'Israël est antisémite, il apparaît aux justificateurs d'Israël que la critique d'Israël, qui se manifeste de façon du reste fort modérée dans tous les secteurs d'opinion, apparaît comme une extension de l'antisémitisme. Et tout cela, répétons-le, sert à la fois à occulter la répression israélienne, à israéliser davantage les juifs, et à fournir à Israël la justification absolue. L'imputation d'antisémitisme, dans ces cas, n'a pas d'autre sens que de protéger Tsahal et Israël de toute critique.[...]

Le cinéaste israélien Eyal Sivan a déposé plainte pour diffamation Le 18 02 2004
Communiqué de Presse
Le cinéaste israélien Eyal Sivan a déposé plainte pour diffamation suite à des propos tenus par Alain Finkielkraut sur l'antenne de RCJ.
Le cinéaste et citoyen israélien résidant à Paris Eyal Sivan a chargé son avocat, Me Antoine Comte, de déposer plainte contre X, à la suite de propos tenus, entre autres, par Alain Finkielkraut sur l'antenne de la radio RCJ.
Réagissant à la diffusion par Arte du film documentaire ' Route 181, fragments d'un voyage en Palestine-Israël ' co-réalisé par le cinéaste palestinien Michel Khleifi et par Eyal Sivan, Alain Finkielkraut avait violemment attaqué celui-ci dans son émission 'Qui vive', diffusée sur RCJ, le 30 novembre 2003
Après avoir déclaré que 'ce film est la catastrophe, le désastre de toute intégrité une atteinte à toutes les vérités factuelles' et qu¹il constitue 'un appel au meurtre', il a accusé Eyal Sivan d'être 'l'un des acteurs de l'antisémitisme juif qui sévit aujourd¹hui'. Evoquant 'la haine de Eyal Sivan à l'égard des juifs', il ajoutait que, pour Sivan, 'il s¹agit de les tuer, de les liquider, et de les faire disparaître' et, toujours à propos du cinéaste israélien, que 'ceux qui nous cousent sur la poitrine une croix gammée ont envie de revendiquer pour eux-mêmes une étoile jaune'. Il suggérait enfin aux auditeurs de créer autour de Sivan 'une espèce de barrière de sécurité'.
Ces propos infamants s'ajoutent aux menaces de mort et au harcèlement téléphonique anonymes, ainsi qu'aux pressions que subit Eyal Sivan depuis deux ans. Maître Antoine Comte a déposé une plainte contre X le mardi 17 février, plainte par laquelle M. Sivan s'est constitué partie civile.
Pour Eyal Sivan, 'cette stratégie d'intimidation utilisée par les soi-disants amis d'Israël et qui consiste à nazifier l'adversaire politique vise à empêcher toute évocation de la réalité criminelle de l'occupation israélienne dans les territoires palestiniens. Leur conduite qui consiste en violence verbale, harcèlement juridique, chantage à l¹antisémitisme, menaces et pressions est le reflet de la politique israélienne, qui se considère au-delà de toutes les lois internationales. J'espère qu'à travers cette plainte, les tribunaux français vont rappeler où sont les limites du débat et mettront fin à la surenchère verbale dont usent certaines personnalités sionistes'

Sur fond de violence au Proche et Moyen-Orient, construction et mise en forme d'une phobie sociale Le 16 02 2004
Il est impossible de rester silencieux face à la tournure que prennent en France les débats concernant l'Islam, le foulard d'une part, les « jeunes des banlieues » de l'autre. Sur fond de violence au Proche-Orient, se développent des analyses qui en construisent des caricatures alarmistes en s'appuyant sur ce qui apparaît comme une islamophobie [2] d'autant plus inquiétante qu'elle est relayée, mise en forme par des intellectuels, des écrivains, des journalistes [3] socialement reconnus et qu'elle circule sans grande résistance dans les espaces politique, médiatique et intellectuel. La confusion des scènes internationales et nationales dans le contexte sociopolitique français préside en elle-même à la construction d'une nouvelle figure de l'ennemi intérieur.[...]
Antisémitisme, islamisation, foulard islamique, délinquance, terrorisme. Telle est la chaîne qui se révèlerait. Voilà le danger et ce danger serait dans nos banlieues. Malheur soit sur vous, militants chrétiens, militants de l'anti-racisme, militants juifs pacifistes, militants gauchistes. Votre laxisme et votre tiers-mondisme, votre mauvaise conscience coloniale vous empêchent de voir ce qui se cache derrière le soutien aux palestiniens, derrière le voile, derrière l'idéologue manipulateur que serait Tariq Ramadan. Le monstre est là, derrière « l'Autre » [6], comme un Alien que vous nourrissez...
Il est temps de réagir à ces entreprises intellectuelles de dénégation du social. Elles tendent à ethniciser la perception des clivages internes à la société française, comme pour franciser la prophétie du choc des civilisations.[...] Ces discours s'emploient à faire peur en dramatisant l'état de la société française, en amalgament et en décontextualisant des comportements très différents dans une logique unique que le terme de « communautarisme » serait censé résumer. Ces discours font de l'islam, de « l'arabo-musulman », des jeunes des cités populaires, des figures tout à fait fantasmées, simplifiées à l'extrême mais qui deviennent les réceptacles des angoisses d'une société apeurée par les violences internationales [...]
En fait, rien n'autorise à lire de cette façon les conflits sociaux nationaux ou internationaux. L'islam et les sociétés musulmanes d'un côté, les cités françaises de l'autre ne constituent en rien des entités homogènes, mais renvoient à des réalités multiples, contradictoires, mouvantes. Les clichés antisémites qui circulent aussi bien dans les pays arabes que dans la société française n'héritent pas d'un fond culturel « arabo-musulman ». Elles sont surtout la reprise, à peine actualisée, des préjugés racistes les plus typiquement européens.[...]
Pourquoi dès lors parler de conflits intercommunautaires et jeter le soupçon sur ceux qui travaillent à faire émerger un secteur religieux et associatif musulman engagé dans la vie civile ? Les actes judéophobes sont au contraire souvent le fait d'individus isolés, plutôt jeunes, précisément acculturés et peu intégrés aussi bien dans les structures scolaires, le monde du travail que les structures communautaires religieuses ou politiques. Les actes violents contre les mosquées ou les musulmans (et outre le racisme ordinaire qui les vise depuis longtemps) sont aussi particulièrement nombreux tout en étant le fait d'individus très divers et procédant d'amalgames similaires dans leur fonctionnement et leur logique. Rien ne permet d'affirmer que la non-civilité, l'agressivité, de non-respect de l'autre sont unilatéralement le fait des dites populations « arabo-musulmanes ».[...]

La population d'origine arabo-musulmane est sensible à la situation au Moyen-Orient Le 13 02 2004
[...] Enfin, Jacques Chirac affirme que 'la France n'est pas un pays antisémite' et qu'elle conduit un combat sans relâche contre ce fléau' qu'est l'antisémitisme. 'Non, la France n'est pas un pays antisémite. Mais nous devons rester d'une totale vigilance', déclare Jacques Chirac.
Le président de la République reconnaît qu'en Europe, 'la population d'origine arabo-musulmane est sensible à la situation au Moyen-Orient en général et, en particulier, au conflit israélo-palestinien'. Il observe qu'une minorité agissante' ressent 'un sentiment d'humiliation qui a pu conduire à des actes de nature antisémite'.

Communiqué du MRAP, accusations d'antisémitisme d'une extrême gravité Le 12 02 2004
Le MRAP a découvert avec stupeur qu'au cours d'un colloque, à la fin de l'année dernière, Alain FINKIELKRAULT et Malek BOUTIH, actuel membre de la direction du Parti Socialiste, avaient prononcé à l'encontre du MRAP des accusations d'antisémitisme d'une extrême gravité. Ce faisant, ils s'associaient à l'offensive convergente de l'extrême droite, communautariste ou non et de 'la droite libre' de l'UMP qui tentent par tous les moyens de déstabiliser le MRAP et la lutte qu'il mène contre tous les racismes. Alain FINKIELKRAULT, dans un nauséeux jeu de mots, a évoqué le MRAP comme 'mouvement contre le racisme et pour l'antisémitisme des peuples'. Malek BOUTIH a déclaré pour sa part que le MRAP avait défilé aux cris de 'Mort aux juifs', s'appuyant sur une manifestation unitaire qui regroupait les principales associations des droits de l'homme dont la Cimade, la LDH, l'Union Juive Française pour la Paix etc., ainsi que plusieurs partis politiques et syndicats dont les verts, le parti communiste, la LCR, la CGT, la FSU, SUD etc., au cours de laquelle des débordements avaient été immédiatement isolés et vigoureusement condamnés. Il ne peut échapper à personne que le choix qui a été fait de viser le MRAP obéit à de misérables arrières pensées politiques. Il s'agit d'une offense inqualifiable non seulement à la mémoire de tous les juifs progressifs qui ont fondé le MRAP mais également à l'endroit de toutes celles et ceux militants ou non du MRAP qui luttent contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples. Le MRAP, qui sera représenté par Maître Pierre Mairat, a décidé de poursuivre en diffamation Alain FINKIELKRAULT et Malek BOUTIH qui, en tenant de tels propos, se sont déshonorés.

Un gala de soutien au profit de l'armée israélienne est prévu à Paris Le 16 01 2004
L'armée israélienne est une armée d'occupation au service d'un Etat qui est le champion du monde pour le nombre de violations des résolutions des Nations Unies. Elle applique dans les territoires palestiniens occupés la politique coloniale du gouvernement Sharon.
L'armée israélienne viole les conventions de Genève en infligeant des châtiments collectifs, en utilisant des boucliers humains, en bloquant les ambulances? L'armée israélienne est coupable de crimes de guerre (exécutions extra-judiciaires, massacres de populations comme à Jénine?). [...]Nous refusons que cette armée vienne se pavaner à Paris et collecter des fonds pour poursuivre sa sale besogne ! Nous refusons que notre pays se singularise en se faisant complice de son ?uvre de mort ! Nous dénonçons l'hypocrisie qui consiste à dénoncer l'importation du conflit dans nos banlieues et, en même temps, inviter en France ceux qui en sont responsables ! [...]
Protestons par un courrier massif à : Palais des Congrès de Paris, 2 place de la Porte Maillot, 75017 PARIS. Président : M. Lucien Gibert. Directrice générale : Mme Véronique de Chanterac-Lamielle. Contact presse : tél. 01 40 68 14 45, fax : 01 40 68 29 50, e-mail : communication@palaisdescongres-paris.com En écrivant à Mme Françoise de Panafieu, Maire du XVIIème arrondissement, 16 rue des Batignolles, 75017 Paris. Standard téléphonique de la Mairie : 01.44.69.17.17

Une réponse du président de l'UJFP à une tribune d'Alain Finkielkraut et quelques uns de ses amis Le 07 01 2004
Monsieur le rédacteur, En ma qualité de président de l'Union juive française pour la paix, j'aimerais répondre à un article qui a paru à la Une du Monde le 30 décembre 2003, intitulé ' Les juifs de France et la France, une confiance à rétablir '. Signé par sept intellectuels, dont le grand rabbin Gilles Bernheim et l'écrivain Alain Finkielkraut, cet article, qui se veut conciliant et réparateur, constitue pourtant une pièce dans une campagne bien orchestrée : celle de la confusion entre la communauté juive française et les intérêts israéliens. Les auteurs affirment qu'une des sources du malaise entre les Juifs* français et leurs concitoyens d'autres confessions consisterait dans le fait que ces derniers ne comprendraient pas la situation d'Israël, et, plus précisément, la ' difficulté de faire accéder le peuple juif à l'existence politique '. Il convient de rappeler que l'Etat d'Israël, où vit à peine un tiers des Juifs du monde entier, n'exprime pas l'existence politique du peuple juif. Il représente tout au plus l'existence politique d'une partie du peuple juif (ou faudrait-il dire : des ' peuples juifs ', tant il est peu avéré que les Juifs du monde entier, si différents les uns des autres sur le plan culturel, constituent un seul peuple uni). Quant aux Juifs de France, ils n'ont pas attendu le sionisme pour s'affirmer politiquement. Ils ont été parmi les premiers de leurs coreligionnaires à accéder à l'existence politique en 1794. L'émancipation des Juifs née de la Révolution française a permis à nos aïeux de l'Hexagone de bénéficier d'une citoyenneté pleine et entière. Malgré les périodes de notre histoire nationale aussi noires que furent l'affaire Dreyfus et le régime vichyste, la presque totalité des Juifs de France ont choisi de rester dans leur pays natal, pas du tout séduits par la chimère nationaliste de fonder une nouvelle patrie juive en Palestine ou ailleurs. Les auteurs de l'article déplorent le ' rejet de l'Etat juif ' . Un dirigeant éminemment respectable du judaïsme français, qui détient par ailleurs la double nationalité franco-israélienne, a déjà clairement répondu à cette angoisse : ' Notre peuple est rejeté parce qu'il rejette un autre peuple ' (Théo Klein, président d'honneur du CRIF, dans Le Monde du 24 avril 2003). Les auteurs de l'article récidivent en parlant du ' lien vital des juifs avec Israël ', qui serait devenu ' inavouable '. Pour ma part, je passe tout de suite aux aveux : le seul ' lien vital ' que j'ai avec Israël est de dénoncer les crimes de guerre qu'il ose commettre au nom du peuple juif, et dont je suis obligé de me dissocier, car je ne peux cautionner des exactions que cet Etat inflige au peuple palestinien dans les Territoires occupés. Le rabbin Benheim et ses cosignataires se plaignent que la critique de la politique israélienne tourne à la ' réprobation de l'existence même de l'Etat juif '. Une politique tant soit plus humaine, sans occupation, ni check-points, ni barbelés, ni murs, amoindrirait peut-être autant de critiques. Mais si l' ' Etat juif ' est objet de réprobation, c'est peut-être parce que l'évolution du monde moderne accepte de moins en moins l'idée d'un Etat ethnique. Depuis les années 1990 et la guerre des Balkans, les Européens acceptent mal la construction d'un Etat serbe pour les Serbes, un Etat croate pour les Croates, etc., avec pour corollaire une purification ethnique. Lorsque l'ONU a voté son plan de partage pour la Palestine il y a plus d'un demi-siècle, il était en effet question de deux Etats : un Etat juif et un Etat arabe. Bien que ce dernier n'ait jamais vu le jour, le premier était construit sur la base de massacres des populations civiles (comme à Deir Yassine), provoquant la fuite de quelque 800 000 Arabes à l'extérieur de la zone vouée à devenir le nouvel Etat juif. La réprobation tant redoutée vient peut-être de la dépossession du peuple palestinien et la ' continuation de la guerre de 1948 ' - comme l'a déclaré Ariel Sharon lui-même pour expliquer la politique qu'il mène en Cisjordanie et à Gaza -, ainsi que du sort fait aux Arabes israéliens (un citoyen sur cinq), qui ne jouissent toujours pas des mêmes droits que leurs concitoyens juifs. Le temps des Etats ethniques est révolu, et l'horreur de la purification ethnique telle qu'elle a été pratiquée dans les Balkans n'est pas moins horrible lorsqu'elle est mise en œuvre au Proche-Orient. L'Etat d'Israël : oui ; l'Etat juif : non. Autrement dit, Israël cessera sans doute d'être un objet de la réprobation générale lorsqu'il acceptera de devenir un Etat de droit pour tous ses citoyens : les Juifs comme les Arabes, avec les mêmes droits et devoirs pour chacun. Si la laïcité est bonne pour la France, elle est bonne pour le Proche-Orient aussi. Même si la laïcité à la française n'est pas forcément un concept universel, le respect de l'Autre l'est bel et bien. L'association que je représente, ainsi que d'autres forces démocratiques engagées en faveur d'une paix juste au Proche-Orient, n'appliquons pas de critères plus exigeants pour Israël que pour d'autres pays. Certes, très rares sont les pays laïques dans le monde arabe - ainsi que d'ailleurs en Europe. Si le Liban, par exemple, n'est pas laïque, les Pays-Bas ne le sont pas non plus. Mais l'ensemble des communautés ont leur place dans le jeu politique libanais tout comme dans le jeu politique néerlandais. A l'heure où l'on parle, ni le Liban ni la Hollande n'occupe un autre territoire que le leur ni ne mène de guerre coloniale à ses dépens. Là est la différence : si Israël cherche à (ré)intégrer le monde civilisé, il lui appartient d'évacuer les Territoires palestiniens occupés, d'accorder des droits égaux à tous ses citoyens et d'arrêter de se prétendre au-dessus du droit international sous prétexte d' ' impératifs de sécurité '. Car s'il y a un pays au monde aujourd'hui où des Juifs subissent l'insécurité au quotidien, c'est bien Israël. Une belle réussite pour le sionisme ! Le rabbin Bernheim et ses cosignataires prétendent dans leur article que la fondation de l'Etat d'Israël a constitué un ' gage que la victoire sur le nazisme ouvrait des temps nouveaux ', préludant en particulier à ' un monde où les génocides seraient impossibles '. Force est de constater qu'il n'en est rien. Les Cambodgiens, les Bosniaques, les Ruandais et bien d'autres peuples en font manifestement la preuve. Le spectre du génocide n'a pas été dissipé par la simple création d'un Etat, tout issu d'un génocide fût-il. Le fait que cet Etat mène une guerre coloniale et pratique une forme d'apartheid tout en jouissant d'une impunité assurée par la protection américaine est une pilule amère à avaler pour les promoteurs de l'' idéal sioniste '. L'Etat d'Israël a donc terriblement déçu ceux qui, bercés par l'espoir, ont soutenu sa création. Hélas, les génocides ne deviendront impossibles que dans un monde plus juste, où tous les Etats connaîtront une répartition égalitaire des richesses et où règnera le respect universel du droit international. Quant aux Juifs français, ils continueront à vivre et à s'épanouir ici, dans notre République, comme citoyens à part entière. La lutte contre l'antisémitisme et contre toute autre forme de racisme (autre sujet abordé par les auteurs de l'article) en dépend aussi. Et, lorsque des figures médiatiques de la communauté juive française comme M. Finkielkraut et ses cosignataires arrêteront de répandre le mythe du ' lien vital ' existant entre notre communauté et l'Etat d'Israël, l'apport juif à la lutte contre le racisme dans l'Hexagone sera revalorisé. C'est une condition sine qua non pour que soit réalisé le nécessaire travail de réflexion que les auteurs de l'article appellent de leurs vœux, ' sur la définition de la France et du judaïsme français comme communautés historiques dignes d'être continuées '. Richard WAGMAN Président, UJFP > * M. le rédacteur : La règle orthographique qui a prévalu dans l'article paru dans Le Monde est peut-être celle des sept co-auteurs, mais lorsqu'ils écrivent le mot ' juifs ' avec un ' j ' minuscule, ils ne désignent que les personnes qui professent le judaïsme comme religion. Lorsque j'écris ce même mot avec un ' J ' majuscule, comme le veut l'usage, c'est pour désigner tous ceux qui appartiennent au peuple juif ou à la communauté juive, laïques et non croyants compris.

LETTRE OUVERTE AUX MEDIAS ET AUX DEMOCRATES DE FRANCE Le 31 12 2003 à NANTERRE
Communiqué de l'AGEN Association Générale des Etudiants de Nanterre :
Les sbires de la LDJ (ligue de défense juive) et du Betar, deux organisations d?extrémistes pro-israéliens, ont organisé une ratonnade en plein jour au sein même du Tribunal Administratif de Paris le mardi 30 décembre 2003.
Peut-on garder le silence sur de tels actes de racisme déchaîné ?
Peut-on laisser les agresseurs filer dans l'impunité ?

Dans la rue de Fourcy, dans la rue de Jouy et à l'intérieur du Tribunal Administratif de Paris à deux pas du métro Saint Paul (ligne 1) à 15h15 un groupe d'une vingtaine de nervis casqués et masqués (excepté pour leurs meneurs au premier rang) ont pourchassé et agressé sauvagement les membres d'une association étudiante de Nanterre (AGEN) qui se rendaient à une audience pour la sauvegarde de leurs locaux menacés par une décision de la direction de Nanterre.
Quelques étudiants se rendent à l'audience et ils sont alors pris en chasse ; dans la cour du Tribunal Administratif ont lieu les premiers actes de brutalités : un étudiant est frappé lourdement à la tête avec une matraque et son sang gicle et se répand sur les pavés et plus tard sur les murs de l?accueil du tribunal, un autre qui vient à son secours est molesté à coup de coups de poing américains et d?une barre.
Alors que ces premières victimes s'extraient du guet-apens et se réfugient au sein du tribunal les agresseurs pénètrent dans l''accueil du tribunal, projettent les membres du personnel qui gênent leur sale besogne et continuent leur chasse à l?homme dans les couloirs. Pourtant rapidement les agresseurs font demi-tour. Pour se disperser après leurs actes de sauvagerie au vu et au su de tous ? Non ! Ils sont rappelés par leurs guetteurs qui ont repéré deux membres du syndicat rejoignant le tribunal par la rue de Fourcy. Les deux syndicalistes seront passés à tabac par la horde de fascistes pro-israéliens qui s'acharnent sur l'étudiant au faciès arabe. Ce dernier est grièvement blessé au visage depuis lors. Des plaintes ont été déposées au commissariat du 4ème arrondissement.
La partie des agresseurs qui agissait à visage découvert est largement connue sur la scène publique, présente dans de multiples manifestations publiques et parade en toute impunité après chaque ratonnade. Or, Parmi ceux-ci, à la tête de la meute, sont reconnus par les victimes de l'agression des éléments actifs de l'UEJF Nanterre en compagnie de leurs acolytes du Betar et de la LDJ. La pseudo-dénonciation par l'UEJF des « radicaux » de l'extrême-droite sioniste prend tout son sens : il s'agit simplement d'un partage des tâches bien compris malgré les dénégations vertueuses. Dans cette affaire des membres de l'UEJF Nanterre ont commandité et servi de guides pour désigner les personnes à agresser.
Finalement les agresseurs réussissent aisément à se disperser en direction de rue des Rosiers et de rue de Rivoli sans être inquiétés. Certains policiers arrivés plus tard sur les lieux osent l'explication suivante : ces hordes sont sur leur territoire et peuvent difficilement être inquiétées ! On ne peut imaginer pire justification.
Aussi grave que la fuite réussie ou l'impunité, c'est le lourd silence autour de cette affaire qui ne cesse d'inquiéter.
Comment expliquer qu'une telle agression au sein même d'une institution de la République fasse si peu de bruit ?
Force est de constater que la énième agression raciste de ces groupuscules s'est déroulée sans mettre en émoi particulier les grands médias.
Est-ce à dire que dans la France actuelle la haine et la brutalité raciste anti-arabe ne sont pas condamnables au même titre que toutes les autres formes de racisme ?
Est-ce à dire que dans la France actuelle il y a deux poids deux mesures selon l'identité des victimes et des agresseurs ?
CONTACTS : 06 80 18 57 94
e-mail : agenparis10@hotmail.com

Arno Klarsfeld sous les drapeaux israéliens Le 08 12 2003
Cheveux courts et total look kaki : Me Arno Klarsfeld a été surpris par un photographe déambulant dans les rue de Jérusalem en tenue de l'armée israélienne. [...] Le jeune avocat, qui a la double nationalité, francaise et israelienne, a expliqué : 'Je tenais par cet engagement à accomplir mon devoir, tout simplement'

Le conflit pourrit le climat en France en suscitant antisémitisme ou islamophobie Le 02 12 2003
Outre ses victimes directes, en Israel et en Palestine, ce conflit pourrit chaque jour davantage le climat mondial puisque les islamistes se servent de la frustration palestinienne pour attiser la haine dans le monde arabo-musulman. Mais il pourrit aussi le climat dans des pays comme la France en suscitant antisémitisme ou islamophobie de la part de ceux qui, par solidarité, s'identifient à un camp ou à l'autre. Or, il est de plus en plus évident que le clivage, à Jérusalem comme à Paris, n'est pas entre pro-Israeliens et pro-Palestiniens, mais bien entre partisants et adversaires de la paix.

Ceux qui ne cessent de crier à l'antisémitisme à chaque critique adressée au gouvernement israélien Le 24 11 2003
Nous écrivons aujourd'hui car nous refusons de voir germer la haine et l' ignorance sans la combattre. Nous écrivons car nous croyons à un monde où chacun des mots liberté, égalité et fraternité aura un sens. La liberté pour notre peuple qui vit une occupation de plus en plus meurtrière. Egalité pour tous les hommes et femmes quelque soit leur religion ou leur race. Fraternité, c'est notre vision d'une humanité unie autour de valeurs communes.
C' est pourquoi nous dénonçons ceux qui jouent avec les amalgames, ces extrémistes qui tentent de faire passer notre combat pour un combat entre musulmans et juifs, mais aussi ceux qui ne cessent de crier à l' antisémitisme à chaque critique adressée au gouvernement israélien. Ceux-là tentent de nous réduire au silence en abusant d'une accusation aussi grave que l'antisémitisme alors qu'ils savent pertinemment que nos critiques sont adressés contre les crimes d'Israël. Comme le dit l'historien Moshé Zimmermann, Israël dévalue l'accusation grave d'antisémitisme en l'utilisant avec libéralité contre les attaques visant sa politique gouvernementale. Du coup, déplore-t-il, 'quand il s'agit de véritable antisémitisme, l'autre partie ne fait plus attention'. Mais c'est le cas aussi de certains représentants de la communauté juive qui par leur comportement irresponsable participe à la confusion générale.[...]

Le Mrap condamne l'agression perpétrée contre son secrétaire général Le 14 11 2003
nvité par l'association culturelle Aviv jeudi 13 novembre à 20h30 à l'institut du Val Mandé (Saint Mandé, Val de Marne), pour y débattre avec Marek Alter de la laïcité, du racisme, et de l'antisémitisme, Mouloud Aounit, secrétaire général du Mrap, a été agressé par des individus usant des méthodes propres à la Ligue de Défense Juive. Avant de pénétrer dans la salle, et en dehors de l'enceinte, des individus casqués l'ont insulté et lui ont craché dessus, avant de lui asséner deux coups de poing. Après que les organisateurs aient regretté cette agression et pris les mesures adéquates pour assurer la sécurité de Mouloud Aounit, le débat s'est déroulé durant plus de trois heures.
Mouloud Aounit a décidé de porter plainte ce jour pour injures et coups volontaires auprès du Procureur de Paris. [...]

Le maire de Paris critique le sondage européen présentant Israël comme une menace pour la paix dans le monde Le 06 11 2003
TEL AVIV, Israël (AP) - Le maire socialiste de Paris Bertrand Delanoë a qualifié d''erreur politique et morale' jeudi le sondage de l'Union européenne dans lequel 59% des personnes interrogées répondaient que 'oui', ils considéraient Israël comme une menace pour la paix dans le monde.
L'Iran, la Corée du Nord et les Etats-Unis arrivaient en deuxième place ex-aequo avec 53% de 'oui'. Les résultats de l'enquête ont soulevé un tollé dans l'Etat hébreu, nombre de ses habitants y voyant l'illustration d'un sentiment anti-israélien en Europe.
Bertrand Delanoë, en visite à Tel Aviv où il a rencontré le ministre israélien des Affaires étrangères Silvan Shalom, a également souligné qu'il connaissait bien le président français Jacques Chirac et que celui-ci condamnait fermement l'antisémitisme. AP

Les rappeurs de Sniper demandent que Nicolas Sarkozy leur fasse des excuses Le 06 11 2003
PARIS (AP) - Des excuses ou une plainte. S'estimant mis en cause mercredi par Nicolas Sarkozy à l'Assemblée nationale, les membres du groupe de rap 'Sniper' lui demandent de présenter des excuses, sinon ils déposeront plainte contre le ministre de l'Intérieur devant la Cour de Justice de la République.
'Nous ne sommes ni antisémites ni antifrançais', écrivent jeudi les quatre musiciens dans un courrier adressé à Nicolas Sarkozy pour répondre à ses propos, selon eux, 'populistes et diffamatoires' tenus mercredi par le ministre devant les députés.
Répondant au député UMP de Meurthe-et-Moselle Nadine Morano, qui a fait part de son 'émoi' face aux textes des chansons des rappeurs de 'Sniper', le ministre avait annoncé qu'il porterait plainte contre les textes des rappeurs qu'il juge 'scandaleux', 'racistes', 'injurieux' ou 'antisémites'.
Les membres du groupe invitent Nicolas Sarkozy à 'prendre le temps d'écouter' leurs textes pour éviter de 'travestir le sens de (ces) chansons', poursuivent-ils dans leur courrier.
'Nous voulons bien penser que, mal informé, vous vous êtes laissé emporter par une crise de démagogie passagère, et nous sommes prêts à accepter vos excuses'.
Dans le cas contraire, les quatre garçons entendent, 'en citoyens responsables', saisir la Cour de Justice de la République, seule juridiction apte à juger des ministres pour des faits commis pendant leur fonction.
'Le ministre de l'Intérieur répondra point par point à ce courrier lorsqu'il l'aura reçu', a déclaré jeudi à l'Associated Press un conseiller du ministre. AP

Le droit de Tariq Ramadan à s'exprimer Le 29 10 2003
Le député Vert Noël Mamère a pointé lundi dans 'la campagne menée contre le texte' de l'intellectuel genevois Tariq Ramadan un 'moyen de déstabiliser le Forum social européen, comme cela avait été tenté pour celui de Florence où on avait annoncé des troupes de casseurs et voyous'. Interrogé sur les déclarations de socialistes estimant que ce penseur musulman n'a 'pas sa place au FSE', Noël Mamère a rétorqué que Tariq Ramadan 'devait pouvoir s'exprimer au Forum' de Paris-Saint-Denis (12-15 novembre). 'Il est un de ceux qui sont les plus écoutés et les plus audibles dans les banlieues', 'son discours est certes marqué par le communautarisme, mais il n'est pas antisémite', selon le député-maire de Bègles. 'Au nom de quoi interdire à quelqu'un de très écouté de s'exprimer, même si on ne partage pas sa vision communautariste', a-t-il ajouté, en soulignant 'le risque d'enfermer encore plus les banlieues dans des ghettos et de laisser les jeunes se laisser emporter par la vague des fondamentalistes'. 'Le FSE est un moment important d'échanges mais aussi de confrontations', a fait valoir Noël Mamère.

Tariq Ramadan : 'crapule intellectuelle' Le 28 10 2003
L'islamologue se dit 'révolté' contre le 'silence' de Bernard Kouchner 'quand il s'agit de la question israélienne'.
L 'ancien ministre socialiste Bernard Kouchner a qualifié mardi Tariq Ramadan de 'crapule intellectuelle', en réponse à un texte controversé de l'islamologue intitulé 'Critique des (nouveaux) intellectuels communautaires' et dans lequel il s'attaque aux 'intellectuels juifs français'. 'Il ne me stigmatise pas', a affirmé Bernard Kouchner sur RTL. 'Il m'honore. Cet homme est une crapule intellectuelle.' Interrogé sur France-Inter, l'islamologue a dit 'respecter entièrement l'engagement humaniste' de Bernard Kouchner, mais s'est 'révolté' contre son 'silence quand il s'agit de la question israélienne. Il ne parle jamais de cette question-là'. 'On ne peut pas être un humaniste complet si on oublie aujourd'hui la terreur qui s'abat quotidiennement sur les Palestiniens.' 'A partir d'un certain moment, on ne peut pas critiquer sélectivement les injustices du monde. On ne peut pas être un humaniste sélectif', a-t-il estimé.
Revenant sur sa tribune, l'islamologue suisse a réaffirmé qu''un certain nombre d'intellectuels, juifs et non juifs, (...) ont aujourd'hui une lecture de ce qui est en train de se passer en France ou sur la scène internationale qui est liée à un soutien dit ou non dit d'Israël'. 'Il y a des juifs que je respecte, et je fais la différence entre un soutien aveugle à Israël et le fait de se considérer comme juif', a ajouté Tariq Ramadan.

On ne peut pas être un humaniste sélectif Le 28 10 2003
L'islamologue se dit 'révolté' contre le 'silence' de Bernard Kouchner 'quand il s'agit de la question israélienne'. L 'ancien ministre socialiste Bernard Kouchner a qualifié mardi Tariq Ramadan de 'crapule intellectuelle', en réponse à un texte controversé de l'islamologue intitulé 'Critique des (nouveaux) intellectuels communautaires' et dans lequel il s'attaque aux 'intellectuels juifs français'. 'Il ne me stigmatise pas', a affirmé Bernard Kouchner sur RTL. 'Il m'honore. Cet homme est une crapule intellectuelle.' Interrogé sur France-Inter, l'islamologue a dit 'respecter entièrement l'engagement humaniste' de Bernard Kouchner, mais s'est 'révolté' contre son 'silence quand il s'agit de la question israélienne. Il ne parle jamais de cette question-là'. 'On ne peut pas être un humaniste complet si on oublie aujourd'hui la terreur qui s'abat quotidiennement sur les Palestiniens.' 'A partir d'un certain moment, on ne peut pas critiquer sélectivement les injustices du monde. On ne peut pas être un humaniste sélectif', a-t-il estimé. Revenant sur sa tribune, l'islamologue suisse a réaffirmé qu''un certain nombre d'intellectuels, juifs et non juifs, (...) ont aujourd'hui une lecture de ce qui est en train de se passer en France ou sur la scène internationale qui est liée à un soutien dit ou non dit d'Israël'. 'Il y a des juifs que je respecte, et je fais la différence entre un soutien aveugle à Israël et le fait de se considérer comme juif', a ajouté Tariq Ramadan.

Monsieur Ramadan ne peut pas être des nôtres ?!?! Le 23 10 2003
par Jean-Luc Mélenchon, Vincent Peillon et Manuel Valls
Il y a quinze jours, Tariq Ramadan, enseignant et prêcheur genevois, accusait dans une tribune sur internet les intellectuels juifs français d'obéir à des logiques communautaire ou nationaliste pro-israélienne. Trois dirigeants du PS récusent sa participation au Forum social européen.
[...]Nous sommes socialistes. Nous voulons que notre parti, que toute la gauche avec lui, dans la fidélité à leurs valeurs, s'exprime avec clarté et force sur ces sujets et s'engage résolument dans le combat pour une autre mondialisation. Et nous voulons construire un avenir de paix. Nous nous sommes battus contre la guerre en Irak. Nous refusons l'unilatéralisme de l'administration américaine. Nous souhaitons la réussite de Lula. Nous nous engageons pour que vivent côte à côte deux Etats, Israël et la Palestine, également libres, dignes et démocratiques.
[...]C'est pour cela que nous le voulons sans tâche, sans ambiguïté, sans concession au racisme ou au communautarisme.
Nous sommes altermondialistes. Nous sommes républicains. Et nous voulons pouvoir être les deux ensemble sans contradiction ni gêne. Républicains, nous ne nous pouvons admettre que l'on trie les citoyens français en fonction de leur race, de leur origine, de leur religion. Ce déterminisme nous fait horreur.Nous ne supportons pas que l'on introduise, dans ce pays, ces discours de haine. Or, ce que vient de faire Tariq Ramadan porte bel et bien à la haine et à la discorde raciale. C?est un crime contre la République. En pointant des intellectuels désignés comme 'juifs' et en les plaçant en dehors de la raison commune, Monsieur Ramadan s'est inscrit dans la tradition classique de l'extrême-droite. Ce sont les fascistes qui pensent et parlent ainsi. C'est Jean-Marie Le Pen, qui pourfendait 'l'internationale juive, constitutive de l'esprit antinational', et livrait à la vindicte populaire des noms à consonance juive.
L'extrême-droite est notre ennemie, sans doute ni ambiguïté. Monsieur Ramadan, lui, prétend être notre ami. Il inscrit sa dénonciation des juifs dans un cadre progressiste, au nom de la défense de la Palestine, des valeurs de l'humanité. Il le fait dans le cadre de la préparation du Forum social. Cette manipulation est d'autant plus odieuse.
Il ne s'agit pas pour nous, ici, de rejoindre les positions de tel ou tel. Nous sommes parfois d'accord, parfois en désaccord, avec les positions de Bernard Henri Lévy, de Bernard Kouchner, d'Alain Finkielkraut, d'Alexandre Adler, d'André Gluscksmann, de Pierre-André Taguieff, tous rassemblés par Ramadan dans une vindicte commune. Mais nous savons une chose. Ces intellectuels ne pensent pas de conserve, ni selon une logique de complot, ni guidés par des considérations de race ou de religion. Et tous, pour nous, pensent en tant qu'hommes, sont approuvables ou réfutables dans le champ des idées, de la conscience, de la raison commune et dans le respect de leur humanité et de leur sincérité. Les réduire à une origine est une infamie.
Tariq Ramadan, malgré ses prétentions, n'agit ni en musulman, ni en arabe, mais d'après un principe d?action spécifique à l'extrême-droite. Pour nous, cette démarche n'a rien à faire au Forum social européen.
En habillant d?un prétendu progressisme l?antisémitisme, en dévoyant un combat qui nous est indispensable, Monsieur Ramadan a franchi une étape. C?est sa faute. Mais c'est notre problème, si ce Monsieur prétend participer aux combats qui sont les nôtres. Le présenter, comme un membre de la famille altermondialiste, comme un interlocuteur valable de nos débats communs, nous est insupportable. Notre problème, et celui de tous les progressistes, qui ne peuvent admettre d'être associés, de près ou de loin, à de tels propos.
Il ne s'agit pas de rejeter l'Islam, les Arabes, l'autre, la diversité culturelle. Pour nous, Tariq Ramadan ne représente rien de tout cela[!!!!]. Mais de rester fidèles à nos principes, à notre morale, à nos espoirs. Un autre monde est possible et souhaitable. Il ne peut faire place aux démons du racisme et de l'antisémitisme Nous sommes socialistes, républicains, altermondialistes. Et pour cela, Monsieur Ramadan ne peut pas être des nôtres.'

Le subit intérêt pour la libération de la femme musulmane peut très bien recouvrir une hostilité à le religion musulmane Le 15 10 2003
Ce qui ne m'empêche pas d'être prêt à défendre la liberté religieuse contre quiconque prétendrait imposer l'athéisme ou l'abandon des rites par la force de la loi. Ici intervient en effet le principe de liberté religieuse. Une croyance ou un rite qui me paraîssent aujourd'hui ridicules peuvent paraître éthiquement élevés voire vitaux pour une autre personne. La liberté religieuse, c'est le respect pour le droit des autres de s'adonner à ce qui nous semble une lubie, une erreur, une servitude volontaire, une dégénérescence, une superstition etc. Et en particulier, il faut prendre garde que le subit intérêt pour la libération de la femme musulmane (afghane?) peut très bien recouvrir une hostilité à le religion musulmane ou d'autres motivations moins avouables. C'est le cas actuellement.

LE KAKI NOUS ENVAHIT ON EST A PARIS OU A BAGDAG Le 12 10 2003
Ces photos ont été prises sur les Champs Elysées entre 13H et 14H pendant 2 jours seulement. Les magasins sont rue Saint Denis. A quand les fusils en bandoulière ? Plutôt qu'interdire le foulard, il faudrait interdir le port de ce genre de vétement.

Critique des (nouveaux) intellectuels communautaires Le 03 10 2003
Le texte complét auquel appartiennent ces extraits à été refusé par les journaux Le Monde et Libération. Ces refus, cinq fois répétés pour Le Monde , sont plus que regrettables : on s'en prend au seul « communautarisme musulman » mais on peine à accepter la critique de ces intellectuels tant chéris par les médias qui nous servent à longueur d'articles et d'interviews des analyses très discutables et souvent biaisées de la société française comme de la scène internationale. Taguieff, Adler, Finkielkraut, Glucksman, Kouchner, BHL, entre autres, disent la vérité du monde, des bons, des méchants, de « nos alliés »? et Israël, toujours, échappe à leurs critiques sélectives.
La rentrée est agitée. On ne compte plus les livres traitant de l'antisémitisme ou du sionisme. Pour les uns, il existerait un nouvel antisémitisme parmi les jeunes français d'origine immigrée (arabes et musulmans) ou dans les rangs du mouvement altermondialiste qui le dissimuleraient derrière leur critique du sionisme et de l'Etat d'Israël. En face, on dénonce « Un intolérable chantage » à la judéophobie.
Force est de constater, en amont de ce débat, un phénomène qui brouille les données. Depuis quelques années (avant même la seconde intifada), des intellectuels juifs français que l'on avait jusqu'alors considérés comme des penseurs universalistes ont commencé, sur le plan national comme international, à développer des analyses de plus en plus orientées par un souci communautaire qui tend à relativiser la défense des principes universels d'égalité ou de justice.
Les travaux de Pierre-André Taguieff sont très révélateurs. Son pamphlet La nouvelle judéophobie est le prototype d'une réflexion « savante » faisant fi des critères scientifiques. Le sociologue s'est mué en défenseur d'une communauté en danger dont le nouvel ennemi réel ou potentiel est l'Arabe, le musulman, fusse-t-il français..[...]
C'est surtout Alain Finkielkraut qui excelle dans le genre : on savait le penseur impliqué dans les grands débats sociaux mais voilà que l'horizon se réduit et que le philosophe est devenu un intellectuel communautaire. Son dernier ouvrage Au nom de l'Autre, réflexions sur l'antisémitisme qui vient se présente comme une attaque sans nuance de toutes les dérives antisémites (altermondialistes, immigrées ou médiatiques). Alain Finkielkraut verse dans tous les excès sans être gêné de soutenir Sharon.[...]
Alexandre Adler avait témoigné, au côté de Finkielkraut, dans le procès surréaliste intenté au journaliste Daniel Mermet. On pouvait s'étonner. L'analyse attentive de ses écrits nous éclaire néanmoins. La lecture du monde qu'il nous propose se comprend surtout au regard de son attachement à Israël. Il ne s'en cache pas et dans l'ouvrage collectif Le sionisme expliqué à nos potes il avance qu'il « devient de plus en plus inenvisageable de concevoir une identité juive qui ne comporterait pas une composante sioniste forte » et plus loin : « Un équilibre va s'instaurer entre diaspora et appartenance israélienne, autour duquel le nouveau judaïsme va se développer ».[...]
La récente guerre en Irak a agi comme un révélateur. Des intellectuels aussi différents que Bernard Kouchner, André Glucksman ou Bernard-Henri Lévy, qui avaient pris des positions courageuses en Bosnie, au Rwanda ou en Tchétchénie, ont curieusement soutenu l'intervention américano-britannique en Irak. On a pu se demander pourquoi tant les justifications paraissaient infondées : éliminer un dictateur (pourquoi pas avant ?), pour la démocratisation du pays (pourquoi pas l'Arabie Saoudite ?), etc. Les Etats-Unis ont certes agi au nom de leurs intérêts mais on sait qu'Israël a soutenu l'intervention et que ses conseillers militaires étaient engagés dans les troupes comme l'ont indiqué des journalistes britanniques participant aux opérations (The Independent, 6 juin 2003). On sait aussi que l'architecte de cette opération au sein de l'administration Bush est Paul Wolfowitz, sioniste notoire, qui n'a jamais caché que la chute de Saddam Hussein garantirait une meilleure sécurité à Israël avec des avantages économiques assurés. Dans son livre Ouest contre Ouest, André Glucksman nous livre un plaidoyer colérique pour la guerre qui passe sous un silence très parlant les intérêts israéliens. Bernard-Henri Lévy, défenseur sélectif des grandes causes, critique très peu Israël à qui il ne cesse de témoigner sa « solidarité de juif et de Français »3. Sa dernière campagne contre le Pakistan semblait comme sortie de nulle part, presque anachronique. En s'intéressant à l'abominable et inexcusable meurtre de Daniel Pearl, il en profite pour stigmatiser le Pakistan dont l'ennemi, l'Inde, devrait donc naturellement devenir notre ami? Lévy n'est bien sûr pas le maître à penser de Sharon mais son analyse révèle une curieuse similitude quant au moment de son énonciation et à ses visées stratégiques : Sharon vient d'effectuer une visite historique en Inde afin de renforcer la coopération économique et militaire entre les deux pays.
Que ce soit sur le plan intérieur (lutte contre l'antisémitisme) ou sur la scène internationale (défense du sionisme), on assiste à l'émergence d'une nouvelle attitude chez certains intellectuels omniprésents sur la scène médiatique. Il est légitime de se demander quels principes et quels intérêts ils défendent au premier chef ? On perçoit clairement que leur positionnement politique répond à des logiques communautaires, en tant que juifs, ou nationalistes, en tant que défenseurs d'Israël. Disparus les principes universels, le repli identitaire est patent et biaise le débat puisque tous ceux qui osent dénoncer cette attitude sont traités d'antisémites. C'est pourtant sur ce terrain que doit s'engager le dialogue si l'on veut éviter le choc des communautarismes pervers. S'il faut exiger des intellectuels et acteurs arabes et musulmans qu'ils condamnent, au nom du droit et des valeurs universelles communes, le terrorisme, la violence, l'antisémitisme et les Etats musulmans dictatoriaux de l'Arabie Saoudite au Pakistan ; on n'en doit pas moins attendre des intellectuels juifs qu'ils dénoncent de façon claire la politique répressive de l'Etat d'Israël, de ses alliances et autres méthodes douteuses et qu'ils soient au premier rang de la lutte contre les discriminations que subissent leurs concitoyens musulmans. On relèvera avec respect le courage de celles et de ceux, juifs (pas forcément altermondialistes ou d'extrême gauche), qui ont décidé de s'insurger contre toutes les injustices et notamment celles qui sont le fait de juifs. Avec les Arabes et les musulmans qui ont la même cohérence, ils sont la lumière et l'espoir de l'avenir parce que celui-ci a plus que jamais besoin de cette exigence et de ce courage.

Nous devrions nous concentrer sur ce qui se passe entre Méditerranée et Jourdain plutôt que sur les banlieues Le 03 10 2003
Je suis tout à fait prêt à convenir que la montée d'un antisémitisme nouveau a été négligée parce qu'il était source d'embarras et de gêne. Il n'en est pas moins vrai également que, avec un certain retard à l'allumage mais avec une ardeur et une clarté qui sont au-delà de tout soupçon, l'antisémitisme de certains jeunes Beurs comme celui de l'islamisme radical sont régulièrement dénoncés. Au risque de me répéter, nous devrions nous concentrer sur ce qui se passe entre Méditerranée et Jourdain plutôt que sur les banlieues de Grenoble ou Paris.

Vous oubliez (M Finkielkraut) qu'on continue à pourrir la vie des Palestiniens, que la colonisation se poursuit Le 03 10 2003
Le grand malheur des intellectuels, ou leur grande faiblesse, disait également Orwell, c'est d'être beaucoup plus fascinés par le pouvoir que par la justice. Vous êtes effectivement fasciné par la puissance, au point de dire que les Palestiniens souffrent d'abord des insanités proférées à Durban et d'un discours antiraciste complètement dévoyé. Sur le dévoiement de l'antiracisme et pas mal d'autres terrains, je suis prêt à vous suivre. Mais vous oubliez qu'on continue à pourrir la vie des Palestiniens, que la colonisation se poursuit...

Communauté des citoyens français la plus hostile à la mainmise de la communauté qui lui fait face ici comme en Palestine Le 22 09 2003
[...]Entre la seconde Intifada et l'épopée Chirac-Villepin, certains intellectuels non-affidés, dont moi-même, avaient osé relever la tête, mais comme les résistants eussent été sans doute moins nombreux après 43 si les allemands avaient gagné à Stalingrad, depuis la victoire du cercle de la Bible et du Club de l'Armageddon, les candidats à l'héroïsme de la juste cause se font plus discrets, la soumission au puissant lobby et l'appel à la ratonnade atteignant des sommets : on oublie d'un coup dix ans de complaisance envers le Franco-Antillais délinquant junkie néo-yéyé Didier Morve-vil (dit Joey Starr), pour ne plus voir dans nos futurs artistes taggeurs-rappeurs de banlieue en d'autres temps encouragés par Jack Lang, que d'ignobles violeurs Arabo-Musulmans profanateurs de lieux de culte. Un vaste plan de ratonnade mondiale, divisée par zones et par sexes, dans lequel Madame Fitoussi de Elle se voit notamment chargée de sauver les filles réputées 'ni putes, ni soumises' pour mieux stigmatiser les garçons. Ces jeunes mâles Franco-Maghrébins d'origine arabo-musulmane pouvant en effet, s'ils réchappent au piège du rap et du biz, comme à la colère d'un peuple qu'on excite à dessein, constituer demain la communauté des citoyens français la plus hostile à la mainmise de la communauté qui lui fait face ici comme en Palestine, et qui, telle le roi Hérode, essaie aujourd'hui de tuer la rébellion dans l'oeuf. Mais les faits sont têtus et, contrairement à ce que s'efforce de faire croire le magazine Elle aux ménagères, le foulard à l'école c'est entre 100 et 150 cas en France l'année dernière contre mille il y a dix ans. Un problème statistiquement marginal qui touche au demeurant des filles bien scolarisées et souvent en rupture avec leur environnement. Un environnement dévasté qui ne leur propose pas - contrairement à ce que feint de croire le champion du formalisme républicain Max Gallo (formalisme dénoncé en son temps par Georges Darien dans La Belle France et qui explique le parcours consternant d'un Jean-Pierre Chevênement aux dernières présidentielles) - qui ne leur propose pas, dis-je, l'alternative : 'musulmane intégriste' ou 'citoyenne' style Louise Michel, mais l'insoumission identitaire du foulard contre la pétasse à nombril percingué Britney Spears, en attendant de faire lofteuse ou actrice de hard. [...]

Racisme anti-arabe : nouvelles évolutions Le 06 08 2003
Préambule :
[...]Mais le racisme antisémite trouve son corollaire dans le racisme anti-arabe. La société, depuis plusieurs années, a enfin pris en compte la montée des actes antisémites, cependant elle ne mesure pas encore suffisamment la gravité de l'arabophobie qui est aussi l'une des composantes d'un racisme qui est un et indivisible. Ce racisme arabophobe a connu une mutation dans la dernière période puisqu'il s'est renforcé d'un racisme issu des secteurs[...] communautaristes radicaux se réclamant du judaïsme.
Conclusion :
[...] Il est temps que tous les antiracistes, au-delà de leurs analyses sur le conflit du Moyen-Orient et de leurs histoires respectives, sachent mieux isoler et marginaliser tous les extrémistes qui poussent aux affrontements intercommunautaires.

STRAUSS-KAHN : SE LEVER CHAQUE MATIN EN SE DEMANDANT COMMENT IL POURRA ÊTRE UTILE À ISRAEL Le 23 07 2003
[...] Tradition ancienne
Se faire traiter d’antisémite, voire de négationniste, et devoir protester de sa bonne foi, n’est pas agréable (2). Quand ces accusations émanent des habituels porte-parole autoproclamés du philosionisme inconditionnel, on s’y fait. Quand l’accusation vient de certains de vos amis politiques, c’est insupportable.
C’est ce que Boniface a le moins supporté : que la campagne contre lui soit alimentée par des militants socialistes, et pas des moindres. Il devait pourtant s’y attendre : le PS est le parti le plus complaisant à l’égard d’Israël de la scène politique française. C’est une très ancienne tradition qui remonte à la création de l’État hébreu, quand on pouvait encore se faire des illusions sur sa nature progressiste (Ben Gourion, les kibboutz, etc.). La SFIO de Guy Mollet poussa très loin la coopération franco-israélienne, jusqu’à la pitoyable expédition de Suez. Le retour de De Gaulle mit le holà (un « peuple dominateur et sûr de lui ») et la politique française fut alors plus équilibrée, sous Mitterrand y compris. Mais nombre de dirigeants socialistes sont toujours restés des inconditionnels, tel un Strauss-Kahn avouant ingénument à Tribune juive « se lever chaque matin en se demandant comment il pourra être utile à Israël », ce qui est, on en conviendra, pour le moins incongru dans la bouche d’un responsable politique français de haut rang, qui ne cache pas ses ambitions... C’est du reste encore lui, élu de Sarcelles (rassurez-vous, il n’y habite pas), qui faisait récemment huer le nom de Boniface lors des « Douze heures pour l’amitié France-Israël » organisées par les institutions juives. Mais l’époux d’Anne Sinclair (elle-même militante sioniste acharnée) est loin d’être le seul sioniste socialiste. Fabius est plus prudent dans ses propos publics : il a tout de même cru bon de démissionner du conseil d’administration de l’Iris. Et c’est Moscovici, depuis Dijon secrétaire national aux relations internationales, qui a « débarqué » Boniface de son poste de délégué. Hollande a laissé faire. C’était donc il y a juste un mois. [...]

Le géopolitologue Pascal Boniface quitte le Parti socialiste Le 03 07 2003
En accusant, dans une lettre à François Hollande, publiée par Libération du vendredi 18 juillet, le PS de 'communautarisme' et en lui reprochant de privilégier 'ceux qui ont une lecture ethnique du conflit israélo-palestinien', Pascal Boniface, directeur de l'Institut de relations internationales et stratégiques (IRIS) et ancien délégué national aux questions stratégiques, va-t-il mettre fin à la polémique qui est à l'origine de sa démission ? 'Je ne me considère plus comme membre du PS, déclare-t-il au Monde. Je coupe les liens institutionnels.'
Cette démission, M. Boniface la motive également en renvoyant aux propos prononcés par Dominique Strauss-Kahn, membre du bureau national du PS, à l'occasion des 'Douze heures pour l'amitié France-Israël', dimanche 22 juin. L'ancien ministre des finances avait en effet fustigé des 'notes non autorisées -préconisant un changement de politique du PS à l'égard d'Israël-'. 'Elles étaient misérables...', ajoutait M. Strauss-Kahn.
'S'il faut une autorisation pour écrire des notes je n'ai rien à faire dans ce parti,réplique M. Boniface, qui était directement visé. Je préfère reprendre ma liberté. En tout cas le débat d'idées ne passe pas par le PS. Beaucoup de gens dans le parti sont d'accord avec moi, mais la discussion est impossible, c'est un véritable tabou'.

LES CONFLITS ET LE COMMUNAUTARISME Le 01 07 2003
...colloques, débats et conférences sur le communautarisme, l'islam de France, le succès des Frères musulmans, le Coran et la Constitution. La France, tardivement, prend conscience des enjeux d'une coexistence avec d'anciens colonisés dont elle aurait dû se donner les moyens de faire, comme jadis, des Français. Ce débat est sain, permanent, et il traverse, heureusement, les musulmans de France autant que les Français. Mais il y a une véritable course de vitesse entre le travail positif qui se fait dans notre pays et en Europe, et les désastreuses dérives qu?engendrent les convulsions de l'Irak, du Proche-Orient, de l'Iran et d'ailleurs.

Une bombe à retardement pour les générations à venir Le 01 07 2003
On ne peut pas parler de ce conflit, ici en France, sans parler des communautés qui se sentent attachés par des liens historiques, culturelles ou religieux aux deux peuples qui s'entredéchirent aujourd'hui dans cette partie du monde, qui est la Palestine. On ne peut pas dire non plus que le conflit israélo-palestinien se déroulant à 4000 km de France, ne devrait pas susciter des réactions communautaires en France. Non! Ce conflit est un problème crucial qui affecte la vie de beaucoup de membres de ces deux communautés (juive et arabomusulmane) en France, que ce soit par sentiment d'injustice ou par solidarité mécanique et cela serait hypocrite de le nier. Cette politique de deux poids deux mesures révolte aussi des millions de Français, et qu'il faut en parler de façon franche et transparente pour éviter la malhonnêteté intellectuelle de complaisance, qui pourrait être une bombe à retardement pour les générations à venir et polluer la société française tout entière.

VILLEPIN DOIT FAIRE LE MENAGE A DROITE Le 27 05 2003
Charles Million. Dans le même quotidien, l'ancien ministre de la Défense dénonce une conception de l'Europe distincte des États-Unis et se félicite au contraire de l'attitude de José-Maria Aznar, proche comme lui de l'Opus Dei. N'espérant aucun salut hors de Washington, il professe sa foi dans l'OTAN et prêche pour que l'Alliance atlantique se substitue à l'immorale ONU.

Censure à l'Essec Le 23 05 2003
Dans le cadre d'une exposition consacrée à l'engagement dans l'art, organisée par l'association Noir sur blanc des étudiants de l'ESSEC la photographe Joss Dray, auteur de nombreux ouvrages, avait été invitée à présenter ses photos consacrée à la Palestine, mercredi 21 mai, dans l'enceinte de l'Ecole.
Cette exposition/installation est une ouvre mise en forme par la scénographe et graphiste Anne-Marie Latrémolière. En début de matinée, plusieurs personnes se réclamant d'une association Essec-Israël sont venus exiger, dans un premier temps le décrochage du panneau de titre « Les Nouvelles portes de Jérusalem, apartheid isReal » qui selon ces personnes pouvaient passer pour une « provocation ». Afin de ne pas alimenter l'agressivité d'une de ces personnes, Joss Dray a accepté de déplacer le panneau, puis de masquer le sous-titre : « Apartheid isReal », un débat devant être ouvert le lendemain soir sur le thème : « L'art doit-il véhiculer un message ?». Puis, il a été ensuite demandé à la photographe de retirer les cartes de la Cisjordanie et de Gaza présentées pour situer les lieux où avaient été prises les photos, qui étaient parties intégrantes de l'exposition. Ces cartes mettaient en évidence les colonies israéliennes, ainsi que les barrages militaires en territoires palestiniens occupés.[...]

Funestes conséquences provoquées par une aggravation du conflit israélo-palestinien Le 28 04 2003
Nous, Français, bénéficions sans doute de la non-participation de notre gouvernement à la guerre d’Irak. Mais nous sommes condamnés à vivre plus que les autres les convulsions de ces affrontements et les résonances passionnelles qui les accompagnent. On nous répète tous les jours, à juste titre d’ailleurs, que l’islam est la deuxième religion de France et qu’elle concerne 5 à 7 millions de citoyens et de résidents. Il est bien tard, et l’intégration a partiellement échoué. La République ne peut plus grand-chose contre la force de cette présence et le caractère inéluctable du communautarisme qu’elle entraîne. Elle a décidé cependant de traiter avec elle, au risque de la conforter en la légitimant, mais avec l’espoir de contribuer à républicaniser l’islam de France plutôt que de laisser islamiser la République. Nous avons pour cela bien des atouts. Certains penseurs vont jusqu’à dire que la France est une chance pour l’islam dans la mesure où tous les débats et les mises en question y sont possibles. Mais il nous faut prêter attention aux funestes conséquences provoquées par une aggravation du conflit israélo-palestinien.

Le conflit Israelo-Palestinien pose problème au sein de la gauche. Le 12 04 2003
[à la CNIR :] Les Verts ont participé aux mobilisations pour la paix, dans le cadre du collectif contre la guerre. Nous avons oeuvré avec le collectif contre la guerre pour que les manifestations pro Saddam et anti-sémites dans les manifestations parisiennes soient dénoncées et isolées. Je reviendrais sur les prises de position publiques contradictoires et contestées s'étant exprimées à ce sujet....
Nous ne pouvons parler de communication externe sans aborder les problèmes que nous avons rencontrés récemment dans notre communication externe. La presse nationale s'intéresse plus à nos bisbilles et rapports de force internes qu'aux propositions politiques que nous pouvons faire. Il est donc essentiel sur ce plan de ne pas en rajouter nous-même. N'utilisons pas la presse externe avant même de débattre en interne. Nos porte-parole aux différents niveaux doivent maîtriser les sujets sur lesquels ils interviennent et respecter les positions du mouvement notamment sur les sujets sensibles. Ces faux-pas dans notre communication parisienne sont d'autant plus regrettables que la gestion de la sortie du dîner du CRIF nous avait permis à la fois de rappeler fortement nos positions avec un grand écho dans la presse et de provoquer un débat fructueux avec les organisations juives et le CRIF lui-même.

Le Mouvement de l'Immigration et des Banlieues dénonce les amalgames Le 10 04 2003
Omeyya Seddik, un des responsables du Mib, Mouvement de l’Immigration et des Banlieues revient sur l’agression anti-sémite du 22 mars et exprime son inquiétude face aux amalgames et aux risques de stigmatisations d’une part de la population maghrébine des cités et d’autre part du soutien à la lutte pro-palestinienne.
C'est avec fermeté qu’Omeyya Seddik condamne l'agression de la rue Saint-Claude en marge de la manifestation du 22 mars dernier. Orientant depuis longtemps son action au sein du MIB vers un droit à l’égalité dans les banlieues, le représentant du mouvement rejette clairement tout acte raciste. Ainsi pour lui, il s'agit de lutter contre « toutes dérives racistes. Il y a un énorme effort à produire pour faire la part des choses et les mots sont importants pour ne pas basculer vers une position raciste ». Pour cela, il est nécessaire d'affirmer clairement « le refus de l'antisémitisme, du racisme islamophobe ou anti-arabe », d'autant ajoute-t-il, qu'il existe en France, un mouvement croissant pro palestinien et antisioniste non seulement dans les banlieues mais également dans la société française en général.
Et le problème est bien là d’après Omeyya Seddik, dans cette confusion constante entre l’antisémitisme et l’anti-sionisme. S’il reconnaît qu'il existe des pratiques racistes et antisémites chez les populations des banlieues et issues de l'immigration il tient à contextualiser le phénomène. Selon lui « les discours relatifs à ces pratiques tendent à mettre injustement à l'index des populations particulières qui représentent tout de même 10 à 20% de la population française ». Il lui semble évident que la crise au Proche-Orient accentue cette question mais le danger vient tout d’abord « des gens qui ont un discours simplificateur et univoque qui assimile la question du conflit israélo-arabe à l'antisémitisme ». Le problème vient autant des médias que des individus ou organisations qui disent aux jeunes : « si tu es contre Israël, tu es antisémite », « Les juifs doivent être derrière l’Etat d’Israël ». Ces schémas simplistes et ces amalgames sont le vrai danger. Alors pour Omeyya, l’agression de la rue saint Claude est grave mais « cela ne doit pas faire taire ceux qui luttent contre toutes les formes de provocations sous prétextes qu'il y a un chantage à l'antisémitisme ». Refuser les amalgames consiste dès lors à ne pas assimiler les juifs aux israéliens mais aussi les anti-sionistes aux antisémites.
Omeyya Seddik reste ferme sur la légitimité du soutien à la cause palestinienne. En ce sens, les agressions antisémites ne sauraient selon lui, justifier une censure quelconque du débat. Chacun doit pouvoir exprimer ce qu’il a à dire car « il n’est pas question que des organisations comme SOS racisme ou des Marek Halter, monopolisent la parole. Il existe une campagne de stigmatisation des banlieues et des populations issues de l’immigration ». Il constate enfin que les agressions viennent de toute part et rappelle qu’un de ses amis juifs favorable à la paix en Palestine a reçu « une enveloppe avec une balle à l’intérieur. Aujourd’hui, D’après Omeyya, certains juifs favorables à un Etat bi-national ou à deux entités nationales sont perçues comme des traîtres.

La France n'est pas à l'écart des répercussions de ce conflit Le 31 03 2003
La LDH et le MRAP ont chacun exprimé leur sentiment à propos de la guerre en Irak qui n'est ni légale ni légitime. Nous avons aussi dit notre inquiétude pour tous les peuples de la région, en particulier le peuple palestinien, qui risquent d'en subir les contrecoups.
Mais, la France n'est pas à l'écart des répercussions de ce conflit. Certains peuvent y voir l'occasion d'attiser la haine, d'autres peuvent réagir violemment aux injustices qui se commettent.

IDENTIFICATION AVEC LES COMBATTANTS PALESTINIENS Le 28 03 2003
[extrait du Rapport annuel de la Commission nationale consultative des droits de l'homme (CNCDH)] Le ministère de l'intérieur observe que les pires flambées de violence se sont produites à la fin de l'année 2000, après l'éclatement de la seconde Intifada, et au printemps 2002, lors de l'opération Rempart de l'armée israélienne contre les territoires autonomes. Il estime que l'escalade au Proche-Orient « a conduit nombre de jeunes à afficher une identification avec les combattants palestiniens, censés symboliser les exclusions dont eux-mêmes s'estiment victimes dans la société occidentale ». Mais il circonscrit beaucoup plus précisément le milieu dont proviennent les « auteurs des exactions recensées » : « Adolescents ou jeunes adultes, (ils) sont, en grande partie, issus de quartiers sensibles où demeurent leurs parents, bien souvent immigrés du Maghreb. »

La prise en compte de la très forte minorité arabo-musulmane Le 27 03 2003
[...]C'est par l'Irak que se manifeste le plus fortement la politique arabe de la France. Elle répond à des calculs stratégiques de trois ordres : le désir de se démarquer des Etats-Unis, notamment au Moyen-Orient ; la prise en compte de la très forte minorité arabo-musulmane de France (cinq millions de personnes) et la défense des intérêts économiques français.[...]

La LCR répond à Hachomer après les agressions du 22 mars Le 26 03 2003
... Il n'est cependant pas inutile, Monsieur le Porte-Parole, de préciser que ce genre d'actes n'est le fait que de groupes absolument marginaux, qui s'infiltrent dans des manifestations de très grande ampleur et tentent d'en dévoyer la signification.
A cet égard, si nous nous félicitons qu'un mouvement de jeunesse comme le vôtre récuse 'les comparaisons hâtives et les délits d'opinion', nous voulons aussi vous mettre en garde contre la tentation de pratiquer, à votre tour, des amalgames injustifiés.
Jamais, aucune des manifestations auxquelles nous avons participé n'a fait preuve de complaisance envers des slogans antijuifs ou des organisations prêchant la haine et la discrimination. S'agissant de la guerre contre l'Irak ou de la situation en Palestine, il n'y a toujours été question que d'un combat pour le droit et une paix juste, combat qui suppose la reconnaissance du droit des peuples à disposer d'eux-mêmes. Donc la possibilité pour le peuple palestinien de créer son Etat viable et souverain, aux côtés de l'Etat d'Israël, dans les conditions prescrites par les résolutions des Nations unies. Donc la nécessité, pour les peuples du monde, d'agir ensemble, par-delà les frontières et les différences nationales, culturelles ou religieuses, dans l'esprit qui est celui du grand mouvement qui s'est levé depuis des années en faveur d'une autre mondialisation.
Nous ne pouvons donc accepter que vous évoquiez notre complaisance à marcher 'côte à côte avec des personnes animées par la haine'. De telles personnes sont étrangères à nos idéaux, nous l'avons signifié publiquement à d'innombrables reprises. La responsabilité de pancartes isolées, contradictoires avec les objectifs des manifestations que vous évoquez, ne saurait donc être imputée aux organisateurs qui ont toujours empêché leur présence, lorsqu'ils avaient pu en avoir connaissance.

Actes d'antisémitismes contre chasse à l'Arabe Le 25 03 2003
Qu'elles concernent un mouvement aussi attaché à la paix et aux droits du peuple palestinien que le vôtre ou quiconque, ces violences doivent être qualifiées pour ce qu'elles sont : des actes d'antisémitismes insupportables.
Certes, je ne crois pas possible d'éviter absolument toutes intrusions d'éléments indésirables dans un cortège. Nul n'est exempt de ce risque et on l'a vu à d'autres occasions, où des individus se réclamant d'organisations juives, se sont livrés à une véritable chasse à l'Arabe.

Chrétiens, musulmans et juifs multiplient les initiatives pour appeler au calme Le 22 03 2003
et éviter de tomber dans le piège redouté de la 'guerre de religion'.
Le cardinal archevêque de Paris, Jean-Marie Lustiger, le recteur de la Mosquée de Paris, Dalil Boubakeur et le grand rabbin de France, Joseph Sitruck, ont signé vendredi un appel commun 'au calme' et à 'préserver le vivre ensemble' dans 'le difficile contexte international'.
'En France, écrivent les trois hommes, les relations entre les religions ont toujours été excellentes et nous devons maintenir la tradition républicaine de tolérance et de respect de chacun. Il importe au plus haut point de ne pas ajouter à la situation internationale si tendue une dégradation du climat social de notre pays'.
A Evry (Essonne), Mgr Michel Dubost, évêque d'Evry-Corbeil, a affiché ce souci oecuménique en assistant à une partie de la prière du vendredi à la mosquée, où il a pressé les fidèles musulmans de 'résister à toutes les tentations extrémistes'. Et il a invité en retour le recteur de la mosquée, Khalil Merroun, à participer à la messe, dimanche, à la cathédrale d'Evry.
'Pas de croisade légitime'
A Amiens, les représentants des communautés catholique, juive, musulmane et protestante ont lancé ensemble un appel à la paix en Irak. En Alsace, catholiques et protestants se sont retrouvés pour la paix en faisant sonner vendredi soir les cloches des églises et des temples pendant une quinzaine de minutes. A Ostwald, une chaîne humaine s'est formée entre une église et un temple.
A Marseille, les dignitaires religieux, habitués à coopérer dès que la tension monte dans les quartiers, ont dit leur préoccupation devant les risques 'd'intégrisme, de radicalisme et de violence' que peut entraîner le conflit. Mais surtout, comme beaucoup d'autres responsables religieux, ils ont dénoncé le recours à Dieu pour justifier la guerre. 'Nul être humain ne doit invoquer le nom de Dieu ou d'une quelconque religion pour justifier une guerre. Il n'est pas de croisade légitime', ont-ils insisté.

affrontements intercommunautaires chez nous Le 26 02 2003
Parce qu'elle impose une situation de « double standard », de deux poids, deux mesures, cette guerre renforcera le terrorisme, provoquera l'humiliation et la frustration des peuples arabes et entraînera, jusque dans notre pays, des affrontements intercommunautaires..

La conduite à tenir envers l'état d'Israel (Les Verts) Le 25 02 2003
Une délégation du C.R.I.F., conduite par Roger Cukierman, son président et une délégation des Verts, conduite par Gilles Lemaire, secrétaire national, se sont rencontrés Mardi 25 février 2003 à 17 heures au siège des Verts à leur invitation.
Les deux délégations ont affirmé leur volonté commune de combattre le racisme, et l'antisémitisme et condamné le terrorisme sous toutes ses formes.
En ce qui concerne le Proche-Orient, les deux délégations ont estimé que la solution ne peut être que politique et qu'elle passe par la coexistence pacifique dans des frontières sûres et reconnues de deux Etats, celui d'Israël et d'un Etat palestinien.
S'agissant du droit de critique contre les autorités ou gouvernements impliqués dans le conflit du Proche-Orient, elles ont souhaité que ces critiques n'utilisent pas des formes susceptibles de diaboliser l'une des parties. Il s'agit d'éviter de créer un climat de haine entre partisans et adversaires des protagonistes du conflit, en évitant également toute assimilation du sionisme au nazisme.
Les deux parties ont noté leur désaccord sur la question du boycott des produits israéliens et des universités israéliennes.
Les deux parties considèrent que ce dialogue entre démocrates, absolument clairs dans la dénonciation de l'antisémitisme et du racisme, a été utile et positif et conviennent de le poursuivre.

Nous ne nous laisserons pas intimider ! Le 10 01 2003
[...]Le soutien à la politique de Sharon est devenu la tâche prioritaire des sionistes de la diaspora. En France, W Goldnagel multiplie les procès contre tout ce qui bouge : Daniel Mermet, les comités Palestine, L'UEJF (Union des Etudiants Juifs de France, une des organisations qui a fondé SOS Racisme) affirme sans rire que le ' racisme anti-feuj ' est partout, que les Juifs ont peur et qu'on est peut-être à la veille d'une nouvelle nuit de cristal. De nombreuses personnalités, certaines prétendument ' de gauche ', manifestent contre le conseil d'administration de l'université Paris VI et dénoncent un boycott intolérable, tout en propageant le mythe d'universitaires israéliens partisans de la paix (Où est leur solidarité quand on ferme toutes les universités palestiniennes ?).
Le clou de cette campagne est venu de Roger Cukierman, président du CRIF. Il a stigmatisé la coalition ' vert-rouge-brun ' et a dénoncé ouvertement José Bové et l'extrême gauche comme antisémites. Le postulat est toujours le même : toute critique de la politique israélienne est antisémite.
Cette instrumentalisation est dangereuse à plus d'un titre. Jusque-là, la lutte contre l'antisémitisme et le négationnisme était clairement une lutte contre la résurgence du fascisme. Le ' devoir de mémoire ' face au souvenir de la Shoah était un garde-fou contre le retour de la ' bête immonde '. Aujourd'hui les sionistes (qui n'ont quasiment joué aucun rôle dans la lutte contre la barbarie nazie) essaient de faire croire que l'extrême gauche est dans la filiation du maréchal Pétain ! Tout le monde est mis en danger face à cette confusion entretenue. Les démocrates sommés de ne pas se montrer solidaires du peuple palestinien mais aussi les Juifs. À trop crier au loup, que cherche le CRIF ? À provoquer une vague d'immigration vers Israël ? À faire que toute personne sensible aux souffrances des Palestiniens s'en prenne ' aux Juifs ' ?
Nous ne nous laisserons pas intimider par ces pompiers pyromanes qui prétendent parler au nom d'une histoire et d'une identité qu'ils usurpent et falsifient. C'est François Maspéro qui leur répond admirablement : 'Lorsque les généraux israéliens écrasent Jénine, j'ai le droit de ne pas voir en eux les héritiers de la Shoah ' Je n'insulte pas ceux d'entre nous qui se revendiquent ou non d'une appartenance au ' monde juif '. Les chars, les avions, les bulldozers, la terre rasée, les populations écrasées, rien de tout cela ne porte pour moi, écrit, signé, le mot ' juif '. '

Daniel Mermet en butte au harcèlement Le 10 09 2002
Liberté de l'information. Le journaliste de France-Inter comparaît de nouveau aujourd'hui pour ses émissions sur le conflit israélo-palestinien.
Le 12 juillet, la 17e chambre du tribunal de grande instance de Paris a donné raison à Daniel Mermet, accusé de diffamation et de racisme anti-juif par la LICRA, Avocats sans frontières et l'Union des étudiants juifs de France, ainsi que de 'provocation à la discrimination nationale, raciale et religieuse' dans plusieurs de ses émissions Là-bas si j'y suis consacrées au conflit israélo palestinien. Daniel Mermet a accepté de répondre à nos questions sur le nouveau procès qui lui est intenté le 10 septembre.
Bien que vos accusateurs aient été déboutés et que les attendus du jugement affirment clairement que critiquer la politique du gouvernement israélien n'implique en rien l'antisémitisme, vous êtes à nouveau traîné en justice. Pourquoi ?
Daniel Mermet. Pour les mêmes raisons et par les mêmes gens : la LICRA, l'UEJF, Avocats sans frontières et surtout maître William Goldladen, qui a pour seul but de défendre les idées d'Ariel Sharon comme il a défendu celles de Milosevic, d'Oriana Fallaci, dont il est l'avocat, ou d'Alexandre Del Val, vice-président de France-Israël, qui représente la droite dure et l'ultra-sionisme.
Il s'agit donc d'acharnement contre vous ?
Daniel Mermet. Oui, on peut le dire. On peut aussi parler de harcèlement. Cette fois, je suis attaqué pour des reportages réalisés en 1998 sur le docteur Munch, dernier médecin nazi d'Auchwitz. Suite à une interview au Spiegel dans laquelle il tenait des propos monstrueux sur les juifs et les Tziganes, on est allé le voir dans le village de Bavière où il vivait paisiblement depuis la guerre pour réaliser une série d'entretiens. Le docteur Munch avait fait partie des quarante nazis jugés à Cracovie en 1947, mais il avait réussi à produire des témoignages affirmant qu'il avait eu une conduite 'humaine' et avait été le seul à être acquitté. Dans le papier du Spiegel, il ne montrait aucun remords et tenait des propos nazis monstrueux. On a diffusé l'interview et alerté le MRAP qui, avec la LICRA et des associations de déportés, a fait un procès contre lui. Dans un premier temps, le tribunal a demandé une enquête sur son état de sénilité et l'expertise a conclu qu'il était sénile. Mais on a fait appel et, dans un deuxième temps, en 2001, il a été condamné pour incitation à la haine raciale. Aujourd'hui, ceux qui m'attaquent m'accusent de diffusion de propos condamnés. C'est grotesque, mais c'est une démarche qui s'inscrit totalement dans la volonté de me discréditer.
Qu'allez vous dire pour vous défendre ?
Daniel Mermet. Que si on accepte ce genre de démarche, il faut interdire aussi la chaîne Histoire et le film Shoah de Lanzmann. C'est vraiment du délire accusatoire. On essaie de me faire passer pour un révisionniste !
Mais le jugement du 12 vous a donné raison et les attendus sont intéressants.
Daniel Mermet. Certes, mais le préjudice subi dépasse largement les attendus du jugement, même s'il est vrai qu'ils sont intéressants. Quand on calomnie, il en reste toujours quelque chose. Il y a eu une atteinte à mon honneur professionnel. On m'a traité d'antisémite, ce n'est pas rien. Pour moi, cette accusation est une tentative d'assassinat moral. Dans le bistrot du coin, on ne connaît pas les attendus. On dit : 'C'est un gauchiste, il va trop loin ou, ce qui est pire, on vient me dire : 'Vous avez raison, les juifs, on en a marre.' Ça m'effondre complètement. Mais le plus affligeant, c'est que des intellectuels médiatiques aient apporté leur caution à toute cette opération qui vient d'une poignée d'ultra-sionistes, un groupuscule d'extrême droite actif et bien organisé qui s'est spécialisé dans le harcèlement des journalistes qui traitent du Proche-Orient. Il y a une sorte de lâcheté des médias, qui se taisent et ne dénoncent pas cette pression.
Vous allez en parler lors du débat auquel vous participerez à la Fête de l'Huma ?
Daniel Mermet. Oui, car il faut en parler. Il faut dénoncer l'amalgame qui est fait entre l'État d'Israël, le peuple juif et le sionisme. C'est devenu une arme qu'on utilise pour intimider l'ensemble de la profession. C'est aussi une instrumentalisation dégueulasse des juifs de France, dont beaucoup ont des liens avec Israël, de la famille là-bas et qui sont très inquiets.
Entretien réalisé par Françoise Germain-Robin

Le cancer israélo-palestinien est en cours de métastases dans le monde. Le 04 06 2002
[...]Une nouvelle vague d'antijudaisme, issue du cancer israélo-palestinien s'est propagée dans tout le monde arabo-islamique, et une rumeur planétaire attribue même la destruction des deux tours de Manhattan à une ruse judéo-américaine pour justifier la répression contre le monde islamique.
De leur côté, les israéliens voisins crient ' mort aux arabes ' après un attentat. Un anti-arabisme se répand dans le monde juif. Les instances ' communautaires ' qui s'autoproclament représentantes des juifs dans les pays occidentaux tendent à refermer le monde juif sur lui-même dans une fidélité inconditionnelle à'Israël.
La dialectique des deux haines s'entretenant l'une l'autre, celle des deux mépris, le mépris du dominant israélien sur l'arabe colonisé, mais aussi le nouveau mépris anti-juif nourri de tous les ingrédients de l'antisémitisme européen classique, cette dialectique est en cours d'exportation
Avec l'aggravation de la situation en Israël-Palestine la double intoxication, l'antijuive et la judéocentrique, va se développer partout où coexistent populations juives et musulmanes. Le cancer israélo-palestinien est en cours de métastases dans le monde.
Le cas français est significatif. En dépit de la guerre d'Algérie et de ses séquelles, en dépit de la guerre d'Irak, et en dépit du cancer israélo-palestinien, juifs et musulmans coexistent en paix en France. Cependant une ségrégation commence. Une ranc?ur sourde contre les juifs identifiés à Israël couvait dans la jeunesse d'origine maghrébine. De leur côté, les institutions juives dites communautaires entretenaient l'exception juive au sein de la nation française et la solidarité inconditionnelle à Israël.
C'est l'impitoyable répression, menée par Sharon, qui a fait passer l'anti-judaïsme mental à l'acte le plus virulent de haine, l'atteinte au sacré de la synagogue et des tombes. Mais cela conforte la stratégie du Likoud : démontrer que les juifs ne sont pas chez eux en France, que l'antisémitisme est de retour, les inciter à partir en Israël. Ne devons-nous pas au contraire mobiliser l'idée française de citoyenneté comme pouvoir de fraternisation entre musulmans et juifs ? [...]

Mobiliser l'idée française de citoyenneté comme pouvoir de fraternisation entre musulmans et juifs Le 03 06 2002
Le cas français est significatif. En dépit de la guerre d'Algérie et de ses séquelles, en dépit de la guerre d'Irak, et en dépit du cancer israélo-palestinien, juifs et musulmans coexistent en paix en France.
Cependant une ségrégation commence. Une rancoeur sourde contre les juifs identifiés à Israël couvait dans la jeunesse d'origine maghrébine. De leur côté, les institutions juives dites communautaires entretenaient l'exception juive au sein de la nation française et la solidarité inconditionnelle à Israël.
C'est l'impitoyable répression menée par Sharon qui a fait passer l'antijudaïsme mental à l'acte le plus virulent de haine, l'atteinte au sacré de la synagogue et des tombes. Mais cela conforte la stratégie du Likoud : démontrer que les juifs ne sont pas chez eux en France, que l'antisémitisme est de retour, les inciter à partir pour Israël. Ne devons-nous pas au contraire mobiliser l'idée française de citoyenneté comme pouvoir de fraternisation entre musulmans et juifs ?

Palestine: les amis français Le 11 04 2002
[commentaire LCBC : le texte suivant est repris ici pour son intéret historique et la liste des militants depuis 1948, l'idées qui est plus clair aujourd'hui en 2005 (voir plus haut) de 'l'antisémitisme de gauche' ne reflête pas les idées LCBC.
Juin 2001. C’est le premier conseil d’administration de France-Palestine-Solidarité, qui fédère les soutiens au peuple de Yasser Arafat. L’attentat du Dolphinarium de Tel- Aviv, dans lequel 21 adolescents israéliens ont été tués, vient de se produire. Bernard Ravenel, président de l’association, demande la condamnation. Une évidence, dit-il, «moralement» et «politiquement». Mais certains ergotent. Après tout, disent-ils, l’occupation est terrible, les activistes ont dans le cœur la Palestine déchirée, ces gosses traumatisés par la répression, la mort, les attentats affaiblissent l’oppresseur… Quelques minutes de flottement. Ravenel l’emporte, perturbé de voir l’histoire bégayer. Il y a trente ans, ce tiers-mondiste bataillait contre ses camarades du Parti socialiste unifié, qui rejetaient Israël pour mieux aimer la Palestine. «Nous condamnons l’agression israélienne contre l’Egypte et la Syrie en 1947», expliquait à l’époque le leader du PSU Michel Rocard, qui ne passait même pas à Israël sa guerre d’indépendance… Ravenel allait sortir son parti de ce manichéisme. Il participerait aux premières rencontres entre Israéliens et Palestiniens. Ce travail au point de croix qui s’est déchiré dans le nouveau drame du Proche-Orient. Aujourd’hui, la simplicité est revenue, avec les bombes, les chars, les cadavres. «Les sociétés israéliennes et palestiniennes, ainsi qu’en France, les cercles militants, sont en régression», dit Bernard Ravenel. Il entend dans ses manifestations des slogans inacceptables : «Guerre contre les juifs!», «Sharon, fils de Hitler!» Des associations d’immigrés radicalisent leur discours. Elles ne sont pas les seules. José Bové, gourou des protestataires, suggère benoîtement que les attentats contre les synagogues françaises sont l’œuvre du Mossad. Cette obsession du complot israélien fait florès… «On a du travail», soupire Ravenel. Et des responsabilités, pour qu’une génération militante ne tombe pas dans l’inacceptable au nom de la justice. Car le soutien aux Palestiniens n’a jamais été aussi massif. C’est par centaines qu’affluent les volontaires pour les missions civiles d’aide aux populations palestiniennes. Le Comité catholique contre la Faim et pour le Développement, la Cimade, Médecins du Monde et la Ligue des Droits de l’Homme organisent la solidarité. Jusqu’aux antimondialistes d’Attac, qui apportent à la cause leur fraîcheur et leur aura. La porte-parole de Jacques Chirac est la très pro-palestinienne Roselyne Bachelot. Mais Henri Nallet, secrétaire national du PS, souffle à des militants de la Palestine que son parti «bascule» de leur côté, quand nombre de beurs reprochent à Jospin un parti-pris pro-israélien (voir page suivante l’article de Robert Marmoz)... Palestine, cause française. Il y a une scène originelle: dans le désert jordanien, des jeunes gens partagent, durant l’été 1969, le sort d’un peuple délaissé. Mahmoud Hamchari, représentant de l’OLP à Paris, a organisé un voyage dans les camps palestiniens pour la génération de Mai-68. La Palestine est une métaphore de la Révolution. Il y a Pierre Rousset, militant trotskiste, aujourd’hui assistant d’Alain Krivine au Parlement de Strasbourg. Alain Chenal, jeune tiers-mondiste, qui deviendra en 1975 le conseiller pour les affaires arabes d’un certain Lionel Jospin. Alain Geismar, alors maoïste, qui distribue aux fedayin en keffieh son livre, «Vers la guerre civile». Parfois, un avion israélien mitraille les alentours. En Europe, nul ne s’en soucie. En 1969, les Français ne connaissent qu’Israël, petit Etat en butte au refus arabe. Qui parle des Palestiniens? Les gauchistes. Quelques militants chrétiens: les églises ont entretenu des missions en Terre sainte. Des droitiers pro-Arabes, parfois un zeste antijuifs. Mais aussi des grandes consciences, passées de la Résistance antinazie à la défense des Algériens, puis à celle des Palestiniens, tel Claude Bourdet. Des juifs, enfin, qui se sentent responsables... En 1970, Marcel-Francis Kahn vient aider les Palestiniens. Ce médecin est un militant internationaliste, «porteur de valises» pendant la guerre d’Algérie, passé du PSU au trotskisme. Ses amis algériens l’ont branché sur la Palestine. Kahn n’a jamais eu d’affect pour Israël: «Dès 1948, j’ai pensé que l’éthique juive ne résisterait pas à la création d’un Etat, dit-il aujourd’hui. Quand j’ai rencontré pour la première fois des Palestiniens, je leur ai dit que je les soutenais parce que j’étais juif!» Les similitudes entre les années 70 et la situation actuelle sont frappantes: prégnance de l’extrême-gauche; influence de juifs antisionistes, ultraminoritaires mais revendiquant leur identité. Aujourd’hui, tandis que 100.000 juifs français défilent à Paris en soutien à la population israélienne, Marcel-Francis Kahn pétitionne avec Daniel Bensaïd, dirigeant de la LCR, ou Pierre Khalfa, responsable d’Attac, pour dénoncer «en tant que juifs» les actes d’Ariel Sharon. «Si j’ai toujours aidé les Palestiniens, c’est aussi dans l’intérêt même de la survie d’Israël», affirme-t-il. Dans les années 70, Kahn et d’autres ont créé l’Association médicale franco-palestinienne, puis l’Association France-Palestine. Les pro-Palestiniens se forgent leur histoire. L’opinion condamne le terrorisme des fedayin mais eux portent en terre leurs amis victimes des guerres souterraines du Mossad, dont Mahmoud Hamchari, assassiné en 1973. Les souffrances s’ignorent. Au fil du temps, la France rencontre les Palestiniens. Les massacres de Sabra et Chatila en 1982, puis après 1988 l’Intifada, avec ses images d’enfants affrontant une armée, provoquent la prise de conscience. Les comités de soutien se multiplient. Des villes se jumellent avec des camps de réfugiés. On parraine des enfants palestiniens qui viennent en vacances en France. La cause se transmet souterrainement. En 1989, Yasser Arafat est reçu par François Mitterrand. En 1993, Rabin et Arafat s’embrassent. Vive Oslo? Les pro-Palestiniens veulent aider l’Etat palestinien à se construire. Ils multiplient aides et missions. Quand l’Intifada reprend, en octobre 2001, tous les réseaux sont en place pour accueillir la douleur et la colère. Les vieilles solidarités jouent alors à plein. Les gauchistes des années 70, devenus quinquagénaires, rassemblent leur savoir-faire et leur pouvoir. Les nouvelles couches militantes se greffent. Des citoyens lambda, des beurs, des vétérans du militantisme assistent aux conférences, viennent donner leur sang, partent pour la Palestine. Un trotskiste moustachu les accueille, interlocuteur incontournable des humanitaires et des radicaux: Michel Warschawski, juif français religieux devenu israélien athée et antisioniste, correspondant de la LCR. Ultramarginal dans la gauche israélienne, Warschawski tient à ses amis français un discours terrible sur son propre pays: fondamentalement expansionniste, basé sur une idéologie d’apartheid, ayant provoqué tous les conflits... Ariel Sharon aidant, ce discours manichéen devient crédible. Les attentats terroristes sont minorés. Israël a tort. L’injustice et la violence faites aux Palestiniens empêchent les militants d’entendre l’autre société… «On ferait mieux de travailler avec les vrais partis de gauche israéliens, pour reconstruire quelque chose», proteste Alain Chenal, l’ami de Jospin. Bernard Ravenel, lui, veut inscrire France-Palestine-Solidarité dans un mouvement pour la paix. Dimanche dernier, à Paris, il a assisté à une rencontre unique, précieuse, entre des étudiants palestiniens et israéliens: Yes Middle East, organisé par le ministre palestinien Anis al-Qaq et le militant de la paix israélien Ofer Bronchtein. «Israël sera définitivement légitimé quand l’Etat palestinien verra le jour à ses côtés», dit Ravenel. On en est loin. Les Palestiniens n’en finissent pas de souffrir. Mais ils n’ont jamais eu autant d’amis.

Des extrémistes juifs mis en cause après la manifestation du CRIF Le 10 04 2002
Un noyau de 400 à 500 personnes appartenant à des mouvements extrémistes pro-israéliens, organisés en commandos très mobiles -...- n'ont cessé de provoquer pendant plusieurs heures', a déclaré, lundi 9 avril, le préfet de police de Paris, Jean-Paul Proust, qui a affirmé que 'tout serait mis en oeuvre' pour retrouver les agresseurs d'un commissaire de police en uniforme, frappé d'un coup de couteau et dont les jours ne sont pas en danger. Reporters sans frontières a demandé au procureur de la République de Paris l'ouverture d'une enquête, à la suite des violences dont plusieurs journalistes couvrant la manifestation ont été victimes. Selon l'association, un cameraman de la télévision espagnole Antena 3 a été passé à tabac 'par des membres du service d'ordre de la manifestation qui portaient des brassards'. Par ailleurs, dix journalistes et techniciens de la chaîne France 2 ont été pris à partie, dont un cameraman d'origine guadeloupéenne, qui a subi des injures racistes. Un photographe travaillant pour un site Internet a été frappé à coups de pied. Les mouvements extrémistes juifs du Betar et de la Ligue de défense juive (LDJ) sont particulièrement mis en cause. Le Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples (MRAP) a demandé, lundi 8 avril, la dissolution de la Ligue de défense juive, accusant cette organisation d'avoir mené une 'véritable chasse au faciès' et des 'ratonnades dans les rues de Paris'. Plusieurs témoignages rapportent, en effet, que des jeunes vêtus du T-shirt jaune de la LDJ ont poursuivi et frappé des personnes d'origine maghrébine en marge de la manifestation, sur la place de la Bastille et dans les rues voisines. Les manifestants d'un rassemblement organisé par le mouvement pacifiste Shalom Archav ('La Paix maintenant') ont également été pris à partie.

Est-il permis de critiquer Israël ? Le 01 01 2002
La liberté de critiquer Israël existe donc, mais ce qui chagrine Pascal Boniface, c'est que l'exercice de cette liberté se paie dans notre pays par des campagnes de diffamation dont il a lui-même été victime - parmi beaucoup d'autres, dont les journalistes Daniel Mermet, de France Inter, ou Charles Enderlin, de France 2. ' En critiquant Israël, dit Pascal Boniface, on prend le risque d'être accusé d'antisémitisme, par une confusion volontaire et perverse entre critique d'un gouvernement et critique d'un peuple. Pour avoir critiqué la politique d'Ariel Sharon, j'ai été accusé d'antisémitisme, et une campagne a été montée contre moi allant jusqu'à demander des sanctions professionnelles. Des pressions ont été exercées auprès de partenaires de l'IRIS pour qu'ils cessent de collaborer avec nous ', dit Pascal Boniface, qui constate qu'on est ' plus libre de critiquer Sharon en Israël même, ou dans un pays comme la Belgique, qu'en France '.
À quoi attribuer cet état de fait ? Pascal Boniface écarte l'idée, selon lui ' perverse ', d'un ' lobby juif ', dont il nie l'existence dans notre pays. ' Les juifs français sont très différents les uns des autres et sont loin de partager le même point de vue sur la politique d'Israël. Mais il existe en revanche un lobby ultra pro-israélien qui appuie tout ce que fait le gouvernement israélien quoi qu'il fasse. Il comprend des juifs, mais aussi des non-juifs qui réagissent ainsi soit par sentiment de culpabilité soit par haine des Arabes ou des musulmans. '

Le conflit débordait dans l'Hexagone Le 01 10 2001
[...]Avec l'échec des accords d'Oslo, avec la spirale de la violence au Proche-Orient, j'ai été pendant un temps saisi par le découragement. Une nouvelle fois la paix s'éloignait, une nouvelle fois la région se trouvait emportée dans la folie et les affrontements. Pis, le conflit débordait dans l'Hexagone. Des milliers de Français juifs, souvent très jeunes, manifestaient devant l'ambassade d'Israël, quelques-uns aux cris de « Mort aux Arabes ! ». Ailleurs, d'autres jeunes Français, souvent d'origine maghrébine, clamaient leur indignation devant la répression en Cisjordanie et à Gaza, quelques-uns aux cris de « Mort aux juifs ! ». Des synagogues ont été attaquées, brûlées. Pendant plusieurs semaines, le spectre d'une guerre communautaire a flotté sur la « douce France ». Au-delà de la condamnation de principe de toutes les manifestations d'antisémitisme, les responsables politiques ont paru paralysés. Dans les collèges, les lycées, des enseignants tétanisés expliquaient qu'ils préféraient garder le silence plutôt qu'ouvrir le débat : les solidarités « communautaires » - les « feujs » avec Israël, les « beurs » avec les Palestiniens, les « Français de souche » regardant ailleurs - paraissaient tellement fortes, tellement « naturelles », tellement insurmontables ; il valait mieux éviter de les exacerber. [...]

Israël est un pays, pour les juifs qui vivent en France et qui sont pleinement citoyens français Le 30 04 1998
Extrait d'une d'une interview d'Henri Hajdenberg,le président du CRIF
[...] Quelle est la nature de la relation entre les juifs de France et Israël ?
Elle est très forte. D'abord parce que les juifs de France sont conscients que le sionisme, d'une certaine manière, s'est concrétisé comme mouvement national de libération. Parce que les juifs de France ont été traités comme citoyens de seconde zone, en sous-homme pendant la dernière guerre mondiale, qu'ils ont été déportés dans les camps de la mort. Nous savons qu'on peut s'être battu pour la France, avoir obtenu des médailles à la guerre et, néanmoins, être considéré, du jour au lendemain, comme des moins que rien. Israël est un pays, pour les juifs qui vivent en France et qui sont pleinement citoyens français, à la mesure de ce qu'ont vécu les juifs ici. Dans la communauté juive de France il y a également une composante sociologique, certainement la plus proche de celle qui existe en Israël. Par ce fait, il y a des liens charnels qui existent. Plus forts que ceux qui existent entre juifs israéliens et juifs américains. [...]

Processus d'intégration des immigrés - l'intolérance religieuse apparaît comme une réponse au rejet Le 01 01 1994
L'attitude de la société d'accueil détermine l'assimilation ou la ségrégation des immigrants. Les sociétés intolérantes à la différence ethnique n'acceptent pas l'intégration de leurs immigrants et les forcent à vivre en groupes séparés. La réponse de certains groupe est la formation d'une carapace protectrice. Ils survalorisent tout ce qui les distingue et ce qui resserre leurs liens. Parfois l'intolérance religieuse leur apparaît comme une réponse à l'insulte du rejet.


Idée LCBC : Importation des conflits en France - Dieudonné Retour
Six mois de prison dont un ferme contre les agresseurs de Dieudonné Le 19 03 2005
FORT-DE-FRANCE (AFP) - Le tribunal correctionnel de Fort-de-France a condamné samedi matin à 6 mois de prison dont 1 mois ferme et à un euro symbolique de dommages et intérêts, les quatre agresseurs de l'humoriste Dieudonné, au terme de douze heures de débat.
Les prévenus étaient poursuivis pour 'violences en réunion avec préméditation' après l'agression de l'humoriste, le 1er mars dernier, sur le parking d'Antilles Télévision (ATV) à Fort-de-France (Martinique)[...]

Dieudonné agressé à Fort-de-France Le 02 03 2005
Le maire demande 'aux autorités françaises de prendre toutes les mesures pour que l'humoriste exerce son métier en toute quiétude'.
[...]Au cours d'un point de presse improvisé devant le commissariat de police de Fort-de-France, Bernard Cateau a indiqué mardi soir que l'humoriste allait subir une visite médicale après l'agression, selon la procédure normale, mais qu'il allait bien. Alors qu'il s'apprêtait à rejoindre les locaux d'ATV, la télévision locale, l'humoriste a été agressé par trois hommes sur le parking, indique-t-on de sources concordantes. Les agresseurs ont très rapidement été interpellés par la police. Ils étaient toujours gardés à vue en début de nuit dans les locaux de la police. Selon des sources proches de l'enquête, ils seraient arrivés en Martinique avec des passeports israéliens.[...]

[Dieudonné] avait toute la doc pour faire une bonne copie Le 25 02 2005
[extrait de l'article 'Dieudonné, ça ne va pas']
De tout ce que j'ai pu lire cette semaine à propos de Dieudonné ­ passé de «Dieudo», comme dit encore parfois Elie Semoun, à «Dieudonné M'Bala M'Bala», comme disait Le Pen et comme se sent obligé de dire tout un chacun ­, c'est avec le Canard enchaîné que je me sens le plus en empathie. Et plus précisément lorsque le satirique écrit : «Il avait toute la doc pour faire une bonne copie et il pète les plombs.» Lui, ça ne va pas. Il faudrait qu'il dise moins de conneries et il faudrait vraiment qu'il bosse ; mais le traitement de son affaire non plus, ça ne va pas. Qu'est-ce que c'est que cette officine baptisée proche-orient.info, qui piste Dieudonné à Alger et allume l'affaire sur une citation mensongère ­ la confusion, délibérément entretenue, entre «Shoah» et «commémoration» (ou «mémoire») de la Shoah comme «pornographie mémorielle» ? Qu'est-ce que c'est que cette promotion de Dieudonné en porte-parole putatif de la négritude ? Qu'est-ce que c'est que ce président pyromane d'un Crif propagandiste du Likoud, et qui ne conçoit de citoyenneté qu'au spectre de son communautarisme ?[...]

Djamel Debbouze se désolidarise de Dieudonné Le 11 02 2005
Les présidents des associations juives de France ont été reçus hier par le ministre de l'Intérieur, Dominique de Villepin, qui leur a confirmé le déclin des actes antisémites depuis juillet 2004 et leur a promis de ne pas baisser la garde. Ces responsables ont évoqué devant lui un nouveau dérapage de l'humoriste Dieudonné lors de son dernier show au Zénith. Joint par Le Figaro, l'acteur Djamel Debbouze, soutien de Dieudonné jusqu'ici, se désolidarise aujourd'hui «de propos intolérables».
Dieudonné a perdu un fan. Djamel Debbouze a décidé de ne plus cautionner les dérapages de l'humoriste. «J'ai soutenu Dieudonné dans son combat pour la liberté d'expression, contre les extrémistes et pour les Noirs, commence-t-il. Je pensais à cela quand j'ai lancé : «Tu dis tout haut ce que tout le monde pense tout bas». Cette phrase, Djamel Debbouze l'a prononcée il y a trois semaines sur la scène du Zénith parisien, lors d'un spectacle au cours duquel Dieudonné a fait huer par le public des personnalités juives du show-biz et des médias et alimenté le fantasme d'une France livrée aux «sionistes».
«J'ai compris, depuis, qu'on ne pouvait pas rire de tout avec tout le monde», poursuit Djamel Debbouze. Il n'a vraiment réalisé que lorsqu'il a visionné, après le Zénith, la cassette d'une émission d'Ardisson dans laquelle Dieudonné insinuait que les Israéliens avaient répandu le sida en Afrique. «Il s'est enfermé dans un personnage qu'il n'arrive plus à quitter. Ce n'est pas possible qu'il croit que les Israéliens ont inoculé le sida aux Africains. En tout cas, moi, je me désolidarise de ces propos intolérables.»
Cette défection devrait renforcer le personnage d'opprimé qu'affectionne Dieudonné et lui valoir une cohorte de nouveaux fans : des anticensures de tout crin, des militants pro-Palestiniens, des déclassés qui se sentent humiliés. Qu'il éreinte les «juifs négriers reconvertis dans la banque» (interview au Journal du dimanche) ou mime un rabbin faisant le salut hitlérien (émission de Marc-Olivier Fogiel sur France 3), ces fans apprécient qu'il brise «le monopole de la douleur» que se serait octroyé le «lobby juif», affirme ainsi Denise, professeur d'histoire à Paris. «C'est salutaire de s'élever contre un certain lobby», commente Rachid, chef d'entreprise des Hauts-de-Seine, qui n'a pas digéré la fausse agression antisémite du RER B. «Y'a pas eu que la Shoah. Qui parle du massacre de 45 à Sétif, ou de l'esclavage ?», regrette ce Franco-Algérien qui a voté pour la liste Euro-Palestine de Dieudonné aux européennes.
Pour les pro-Palestiniens, l'accusation d'antisémitisme ne serait qu'un artifice pour le censurer. «Ils veulent faire interdire les sketches car ils cautionnent les massacres opérés par les Israéliens», assure Justine, étudiante à Jussieu. Pour Miloud, éducateur en banlieue parisienne, «les jeunes écoutent de plus en plus» Dieudonné parce qu'«il est comme eux : un black qu'on veut faire taire».

Ce n'est pourtant pas quelqu'un qu'on peut soupçonner de racisme Le 00 09 2004
Son sketch sur France 3 ce soir là chez Fogiel était plutôt con et raté. Il s'est excusé. Mais ça n'a pas suffi. [...] Des gens sont persuadés que Dieudonné est allé à la télévision juste pour dire 'heil Hitler'. Dieudonné à choqué; ce n'est pourtant pas quelqu'un qu'on peut soupçonner de racisme primaire : il l'a subi. Et à moins d'admettre qu'il est un théoricien de l'antisémitisme, ce qui serait étonnant [LCBC : pour ceux qui le connaissent], on doit bien reconnaître qu'il donne simplement un avis sur les extrèmistes israéliens. [Fogiel] va créer un effet loupe qui donne une importance démesurée à l'incident, une caisse de résonance incroyable aux conséquences dramatiques : Dieudonné se retrouve confronté à des annulations, des menaces, on jette une bouteille d'acide sur ses spéctateurs à Lyon, et comme Dieudonné n'est pas du genre à s'excuser, il en remet bêtement une couche. Il dit qu'il se torche avec le drapeau israelien comme avec le drapeau palestinien et tous les autres drapeaux, maius comme ça sort de sa bouche, on n'entend que 'drapeau israelien'. Plus il proteste, plus il s'enferme. Résultat son spectacle à l'Olympia est annulé parce qu'une minorité d'extrémistes israéliens à réussi à faire sauter leur standard et à leur envoyer des kilomètres de fax où ils disaient qu'ils allaient s'en prendre au personnel de la salle, brûler les ouvreuses. Marek Halter, qu'on ne peut soupçonner d'antisémitisme, dit qu'il y a des fascistes juifs. Je le crois.[...]

Relaxe de Dieudonné Le 03 06 2004
Justice. La cour d'appel de Paris a confirmé hier la relaxe de Dieudonné, prononcée en première instance en juillet 2003, après les propos de l'humoriste qui disait préférer 'le charisme de Ben Laden à celui de George W Bush'. C'est la seconde relaxe en une semaine pour Dieudonné, après celle prononcée le 27 mai par le tribunal de Paris dans une autre autre poursuite pour 'diffamation raciale', engagée par le parquet après un sketch présenté sur France 3. (Reuters)

Affaire Dieudonné : les méthodes limites des censeurs Le 14 05 2004
L'un des membres du Collectif citoyen antiraciste ayant demandé l'annulation du spectacle de Dieudonné a été condamné, le 4 mai dernier, pour avoir tenté de manipuler la justice. Une affaire qui montre les limites des méthodes utilisées par différents groupes de pression.
Bien qu'Alex Moïse, secrétaire général de la Fédération sioniste et membre du Collectif citoyen antiraciste, le nie, la 17ème chambre correctionnelle de Paris vient de le condamner pour s'être envoyé des injures et des menaces antisémites. 'J'ai porté le chapeau pour quelqu'un' déclare-t-il. Il y a quelques mois, M. Moïse avait déposé une plainte pour des menaces et des injures antisémites reçues chez lui. L'enquête policière avait rapidement permis de le confondre. Explication de l'interressé : 'J'ai un proche qui s'est inquiété pour moi, il a commis ces actes et j'ai décidé de porter le chapeau' . Selon lui, cet ami lui aurait adressé ces menaces pour l'intimider et le dissuader de poursuivre son combat contre Dieudonné, qui l'aurait exposé tout particulièrement. Il n'en dira pas plus. Pourtant cette condamnation jette à nouveau un doute sur la nature des actions de son collectif.
L'homme s'était déjà illustré cet hiver en provoquant l'annulation de spectacles de Dieudonné en province et à Paris. Sa condamnation jette aujourd'hui le doute sur les méthodes qu'il utilise pour ses activités 'antiracistes'.
A l'occasion de la tournée du spectacle de Dieudonné, 'Le divorce de Patrick', un collectif nommé citoyen antiraciste s'était créé. L'objectif des membres de cette association était d'empêcher l'humoriste de 'déverser son message de haine'. Pour cela, les mairies et les préfectures des lieux du spectacle ont été noyé de d'appels et de courriers. Ces derniers reprenaient tous le même texte :' 'Dieudonné est raciste et antisémite, il ne doit pas déverser son message de haine' . Le spectacle a ainsi été annulé dans sept villes de province et à l'Olympia, le 20 février. A l'époque la direction de la salle de concerts avait craint 'des troubles à l'ordre public'. En effet, Arnaud Delbarre, le directeur de la salle avait reçu des messages anonymes menaçant de le transformer, 'en torche humaine' .
Puis le Collectif s'était fait plus discret. Interviewé à l'époque, Alex Moïse s'était montré satisfait par sa campagne : ' tant qu'il fera de petites salles, ça n'a pas d'importance. Il est train de payer ce qu'il a fait' . S' il se défend de tout acharnement contre l'humoriste, son collectif n'a pourtant pas d'autre action à son palmarès. Il déclare d'ailleurs avec satisfaction que Dieudonné s'est 'marginalisé' .
Le procédé utilisé par le collectif citoyen antiraciste ressemble curieusement à ceux récemment utilisés par le groupuscule d'extrême-droite, Bloc identitaire. Le 5 novembre dernier, Nicolas Sarkozy annonçait son intention de porter plainte contre le groupe de rap Sniper pour des textes qu'il jugeait 'racistes et antisémites' . A l'initiative de cette campagne, un groupe d'extrême-droite décidé à saboter la tournée du groupe. Ainsi avant chaque date de la tournée, ils ont multiplié les tracs et les coups de fil auprès des mairies, des préfectures et des salles de spectacle, en se présentant comme de 'simples citoyens' outrés par la perspective de voir ce groupe 'anti-blanc et anti-Français' bénéficier d'une tribune. Comble d'ironie, le Bloc identitaire s'était contenté d'appliquer les méthodes de l'association Ras l'Front. Cette dernière multiplie les actions de ce genre à chaque concert de rock identitaire[...]
Yamina Jalili ©Digipresse 2004

Il s'insultait lui-même au téléphone Le 14 05 2004
Justice Un responsable d'associations juives parisiennes, Alexandre Moise, a été comdamné à deux mois de prison avec sursis et à 750 euros d'amande pour 'dénonciation mensongère'. Il avait déposé plainte le 9 janvier au commissariat du XVIIIe arrondissement, affirmant avoir reçu deux appels téléphoniques anonymes de menaces. Les enquêteurs ont finalement établi qu'il avait lui-même appelé chez lui pour laisser les messages incriminés.
[LCBC rappel que ce monsieur et l'auteur des slogans : 'Dieudo Négro, les juifs auront ta peau' et 'Dieudonné, le LE PEN noir']

Lynchage : le fait d'extrémistes juifs qui exacerbent le sentiment communautariste Le 21 04 2004
l'humoriste a décidé de s'expliquer par le rire, son arme... à double tranchant. La tournée du « Divorce de Patrick » achevée, il débute donc ce soir à la Main d'or - le théâtre de 250 places qu'il possède près de la Bastille - un nouveau one-man-show intitulé « Mes excuses » et directement inspiré par la polémique. « Je l'ai écrit jusqu'au dernier moment, dans le feu de l'action, explique-t-il. J'y retrace mon parcours depuis le début de cette affaire, je m'interroge sur comment on en est arrivé là. J'y donne mon point de vue sur le terrain qui est le mien : celui de l'humour. » On retrouvera dans cette succession de sketches certains des protagonistes de l'affaire, « un célèbre philosophe, un animateur de télé », précise le comique. « Je pense que ça va faire rire les gens, mais il n'est pas exclu que certains trouvent ça scandaleux. » A l'évidence, malgré le titre de ce one-man-show, Dieudonné n'a pas l'intention de se repentir. « Si je dois des excuses, c'est aux gens qui ont vécu les camps et qui ont pu être choqués par mon sketch... Mais je continue à penser que le lynchage dont j'ai été la cible est le fait d'extrémistes juifs qui exacerbent le sentiment communautariste. » [...]
Commentaires LCBC sur la première du spectacle 'Mes excuses' au théâtre de la main d'or hier soir : Dieudonné a été plébicité par un public acquis de longue date, l'affinage du spectacle l'amènera certainement à devenir un artiste culte pour toutes les personnes sensibles à la dignité humaine. Deux casques bleus, pastiche de l'ONU (la régie déguisée) interviennent sur scène quand il y a conflit et quand Dieudo dérappe.

Dieudonné n'est pas antisémite Le 06 03 2004
C'est disproportionné ce qui lui arrive. (...) Ca prend des proportions incroyables. Je peux vous le dire et je signe, Dieudonné n'est pas antisémite

DIEUDONNÉ PARDONNÉ Le 05 03 2004
'Son spectacle à l'espace municipal Paul Eluard de Stains (Seine St-Denis) s'est déroulé sans incident.' - Il a été accueilli par une ovation et le spectacle intitulé 'le Divorce de Patrick' s'est déroulé sans heurts, dans une salle acquise à sa cause. Mouloud Aounit, responsable du MRAP déclare : 'Quel gâchis pour ceux qui n'ont pas pu le voir à Paris [à l'Olympia] (dans Le parisien) . Même si elle s'est déclarée 'choquée par le sketch réalisé par Dieudonné à la télévision' Marie-George Buffet, députée de Seine Saint-Denis ajoute 'dès lors que le spectacle qu'il produit sur scène ne comporte rien qui alimente le racisme ou l'antisémitisme, il a le droit de travailler et d'exercer son art. Ainsi que de porter les paroles citoyennes qu'il a su faire entendre à d'autres moments avec beaucoup plus de justesse et d'à-propos. De nombreux prétextes sont aujourd'hui utilisés pour réduire le champ des libertés, y compris celui de la liberté d'expression. Mais la liberté d'expression n'autorise en aucun cas les propos à caractère raciste ou antisémite. Dieudonné joue son spectacle à Stains samedi. Je lance aujourd'hui un appel à la raison, à l'apaisement et au vivre ensemble.'
Dans le Républicain Lorain on s'étonne : 'Rien. Il ne s'est rien passé hier soir [vendredi 27/02/04], au spectacle de Dieudonné. Mis à part une salle plaeine à craquer, et un public entièrement acquis à la cause de l'humoriste, il ne s'est rien passé...On était presque déçus. TV, radios, presse écrite attendaient quelque chose....Même si l'humoriste ne fait pas l'unanimité, le mariage avec son public n'est pas prêt de se briser'.
Le Soir, journal édité en Belgique, où Dieudonné jouait mercredi [03/03/04] reprend :' Franchement ? Vraiment pas de quoi fouetter un chat ! ...Standing ovation à Seraing mercredi ... Jeudi il rencontrait le public à La Louvière...'. Et bientôt le nouveau spectacle qu'écrit Dieudonné pour le mois d'avril ... à suivre.

Dieudonné dans les sondages : 56% pense qu'il est mal traité dans les médias Le 01 03 2004
Question 5 : Au cours des dernières semaines, chacune de ces personnalités a-t-elle été bien traitée par les médias ou mal traitée ? Dieudonné : Mal traité 56 %
Question 10 : Certaines chaînes de télévision ont pour l'instant renoncé à inviter Dieudonné dans leurs émissions. Jugez-vous que cette attitude est ? actuellement bienvenue 26 %... ou malvenue 55 %

SES DÉRAPAGES NE JUSTIFIENT PAS LE LYNCHAGE Le 27 02 2004
Communiqué de l'UJFP : Union Juive Française pour la Paix,
Nous considérons que les dérapages de l?humoriste Dieudonné assimilant Juifs et Israéliens ne servent pas la cause qu'il prétend défendre, bien au contraire.
Les propos assimilant Juifs français, ou religieux juifs, et Israéliens, contribuent aux pires des amalgames : confondant ce qui relève d'un problème politique avec une vision purement raciste fondée sur une 'essence juive' ethnique ou religieuse qui serait responsable de la répression coloniale en Palestine. Ce n'est donc pas admissible et nous condamnons fermement la tenue de tels propos.
Par contre le lynchage organisé contre leur auteur par une frange d'extrémistes qui visiblement 'veut sa peau' hors de toute loi, et par tous les moyens nous paraît tout aussi dangereux et inadmissible dans une démocratie. La loi dans une démocratie est appliquée par ses représentants et non par des milices organisées. Elle doit s'appliquer pour empêcher tous les actes ou insultes racistes dans ce pays, ce qui est loin d'être le cas aujourd'hui. De très nombreuses exactions, coups et blessures, dégradations de locaux, menaces de mort émanant de milices d'extrême-droite juives sont à ce jour impunis et leurs auteurs non poursuivis par le ministère public.
La loi de ce pays si elle ne sanctionne pas de la même manière toute tentative de 'règlement de compte' de type maffieux prend le risque de leur généralisation dans une situation sociale tendue. La responsabilité du gouvernement nous paraît engagée dans ce mauvais combat. Le comédien poursuivi pour des propos racistes devra en répondre devant un tribunal qui dira le droit, un droit qui s'applique à tous, y compris aux 'comités' qui organisent aujourd'hui une véritable chasse à l'homme en toute impunité.

Les excuses de Dieudonné. Le 26 02 2004
Dieudonné ne ne reprend nullement dans ses spectacles (ceux qu'il peut donner sans que les organisateurs, les caissières, le public ne soient menacés de mort ou visés par projection d'une bouteille d'acide) son sketch litigieux de chez Fogiel. Il ne cesse de s'excuser. Il l'a fait à la télé, à la radio, par écrit. Cent fois. Quiconque a assisté à l'extraordinaire médiatisation de l'affaire n'a pu que le constater.
En vertu de quoi, le Canard Enchaîné de ce mercredi lui reproche en première page de ne pas vouloir 'corriger son tir calamiteux' de ne pas reconnaître 'ses conneries' tandis que France Inter de ce matin (jeudi 26 février) lui enjoint de reconnaître ses torts, de s'excuser !
Bref, tel qui trébuche, sera lapidé (avant de pouvoir se relever) par mille justiciers sourds et aveugles.
Plus grave, il est aujourd'hui acquis que nul humoriste ne se hasardera désormais à évoquer Israël dans ses sketches. La chose devient trop risquée, même pour un humoriste juif. On voit des intellectuels juifs en désaccord avec Sharon se faire traiter d'antisémites. Le sujet est donc réservé aux humoristes Israéliens, qui ne s'en privent pas.
Bien entendu, la même exigence devra être appliquée à tous les sujets abordés par les amuseurs. A la première blague sur les femmes, Bigard devra s'expliquer devant les ligues féministes, ses spectacles seront interdits, son public bombardé de produits toxiques et, quand il se sera excusé mille fois, on lui reprochera de ne pas l'avoir fait une seule. Michel Leb dont les blagues sur les noirs s'agrémentent d'une gestuelle simiesque, connaîtra le même sort. Pour chaque humoriste on pourra agir ainsi. Nuance, les censeurs sont prêts à une concession : il faut que le sketch soit bon. Sinon, c'est l'hallali. L'affaire Dieudonné nous montre de surcroît que des groupes extrémistes, méprisant les lois de la République qui répriment le racisme, sont capables de se faire justice. Et plutôt cent fois qu'une ! Il ne serait pas monstrueux que des poursuites soient engagées contre eux pour violences et menaces de mort, les premières visant un public innocent, les secondes Dieudonné. On peut regretter la discrétion des journalistes sur ces derniers points. Il ne s'agit pas en effet de débordements verbaux improvisés mais d'actes violents et de promesses d'assassinat. Pourtant, la presse compte des journalistes de talent. En témoigne la richesse de leur vocabulaire. Naguère, un mur qui traversait la ville de Berlin était platement qualifié avec une belle unanimité de 'Mur de la honte'. Or, en quelques jours, j'ai noté que le mur en cours de construction en Israël (en partie sur des terres volées à l'occasion) donne lieu a un déluge de synonymes édulcorants. Il s'appelle : 'ligne de séparation, clôture de sécurité, barrière de sécurité, ligne de démarcation matérialisée, construction protectrice...'
Encore un effort et le juste mot devrait s'imposer : un mur qui sépare deux peuples s'appelle 'Mur de l'apartheid'.

Sondage sur Dieudonné 'interdit' d'antenne Le 25 02 2004
Le travail des médias ces dernières semaines donnez votre avis sans tarder...

Rapport sur l'affaire Dieudonné Le 23 02 2004
Nous avons entendu parler de l'affaire Dieudonné sur LCI, Canal+ (Les guignols), Arté (Riposte), France3 (On ne peut pas plaire à tout le monde), voici quelques extraits :
sur Canal+ 12H30 le vrai journal : Jean Pierre Elkabbach : 'on ne veut pas que vous soyez une victime, on ne veut pas vous mettre dans le coté martyr ou victime', 'il a ce qu'il mérite, il a recu un coup, et ben, il en a donné un , et il a reçu en retour une baigne' . Dieudonné : 'j'aurais été d'accord de recevoir en retour une baigne, mais qu'on m'enleve mon travail...!'. Elkabbach : 'mais, c'est la seule baigne que vous pouvez ressentir réellement, non ?'
sur RMC : Dieudonné : 'Est ce que je mérite une balle dans le crâne ? Dites le moi ! parce que c'est le projet de ces extrémiste....'
France 2 journal : Bruno Gatio (au rassemblement à l'Olympia) : 'on vient lui dire qu'on aime bien l'artiste, qu'il a le droit de dire des conneries, que des fois il se gourre, mais qu'empêcher un artiste de faire sont travail, ca va un peut loin...'
sur France 2 'très objectif ???' : 'entouré par un important service de sécurité, des anonymes et de rare personnalités du spectacle...'. Nous, nous avons vu les stars suivantes : Kassav, Bruno Gatio, Joey Starr, Djamel Bourras, Manu Di Bango était aussi présent Mouloud Aounit (Président du Mrap)
Nous avons aussi entendu un communiqué de SFA, lu par Christine Virginie, artiste interprête (voir reproduction ci-après).
Un appel à manifester le 8 mars : NON AU GALA PREVU A PARIS AU PROFIT DE L'ARMEE ISRAELIENNE à aussi été émis par la CAPJPO.
Voici un extrait Voici un extrait du sketch 'live' auquel nous avons eu droit :'Tous les extrémismes dans les religions, cela fout le bordel. Le pompon aujourd'hui c'est les colons israéliens'.
Dieudonné illustre son propos en jouant le colon israélien face à un palestinien. 'Mon pote, ouais il est venu en char, la bagnole elle avait crevé. Il s'est garé sur ta maison? Ben fallait pas la mettre là, mon pote'...
Quelques autres personnalités on pris position sans se rendre devans l'Olympia : Monseigneur Gaillot (source : Les Casques Bleus Citoyens), Laurent Ruquier, Guy Bedos....
Problème récurrent lors des rassemblements pour la Paix : l'objectivité des médias :
22H40, France3 : '1 millier de personnes', 23H00, RFI : 'environs 2000 personnes', 00h005 France 2 : 'quelques centaines', 06H00 euronews : 'près de 300 personnes' . Nous nous accordons à dire que c'est en milliers de personnes qu'il faut compter les supporter de Dieudonné ce soir là.

Dieudonné est un futur leader Le 21 02 2004
Extraits d'un interview de Guy Guioubly, président du comité de soutien de Dieudonné et attaché juridique.
En tant que premier témoin de la manifestation de vendredi, comment avez-vous vécu le rassemblement?
- En tant que premier témoin et premier acteur, je suis évidemment très satisfait. J'ai peu dormi cette nuit, mon premier réflexe a été d'écouter les radios mais aussi de lire les messages envoyés pendant la nuit. A ce moment nous avons reçus plus de 600 messages datés du 21 février. C'est une manifestation complètement réussie. On ne s'attendait pas à autant de monde. Finalement, c'est un bien pour un mal : toutes ces personnes n'auraient pas pu tenir à l'Olympia! Il y avait une ambiance très chaleureuse et très émouvante en même temps. La mère de Dieudonné a notamment été présentée et après trois semaines de travail via internet, j'ai été ému de la connaître. Quant à Dieudonné, il était ravi. Vous êtes président du comité de soutien. Qui compose au juste ce comité?
- Il faut souligner que Dieudonné et le comité gardent chacun une liberté d'action, il n'y a pas d'accord quelconque entre nous. [...]. Au fur et à mesure, des gens de toutes couleurs, de toutes origines, de toutes confessions ont rejoint le comité. Ce sont des démocrates, des citoyens qui trouvent inadmissible l'atteinte à la liberté d'expression que subit Dieudonné. Ce n'est plus un problème franco-français mais un problème international -je reçois des messages de Beyrouth, d'Israël, de Genève, du Canada, d'Australie- qui dépasse Dieudonné. Mais attention, je ne dis pas que Dieudonné est dépassé. Il n'a pas bougé d'un iota et il a raison. Il pense qu'il trahirait les gens et lui-même s'il changeait d'opinion sur la politique d'Israël. Et il n'y a surtout pas de but politique, on ne nous récupérera pas. Pensez-vous que le mouvement puisse s'étendre? N'est-ce peut-être pas qu'un feu de paille? N'avez-vous pas peur que les gens se lassent?
- Si c'est un feu de paille ce n'est pas de notre fait. J'entends dire 'Dieudo, continue le combat, soit un porte-parole'. Je pense que les communautés antillaises et africaines expriment le besoin d'un leader. Et j'ai un peu peur pour lui, je l'avoue, il ne faut pas qu'il devienne un dictateur africain! Je ne pense pas qu'il y ait un essoufflement, au contraire. Je garde les pieds sur terre. Vendredi soir, j'ai pris du recul, me suis posé en tant que spectateur. Je me suis retrouvé face à quelque chose de spécial : qu'est-ce qui se passe? On est en train d'assister à quoi? En voyant la foule, la médiatisation, je pense qu'il y a un phénomène. Beaucoup de personnes ont perdu confiance en la classe politique. Si Dieudonné manage bien, s'il s'entoure des bonnes personnes, il aura sans doute un mandat. Pensez-vous que Dieudonné soit victime d'un complot? N'estimez-vous pas normal les suites judiciaires après les propos qu'a tenus l'humoriste?
- [...] Un complot oui, mais pas au même sens. [...] Des groupuscules extrémistes juifs font pression sur les pouvoirs publics. Dieudonné n'a fait que dénoncer une injustice. On connaît tous la situation au Proche-Orient. Il a dit la vérité. Ces groupes tentent de porter l'attention sur autre chose, ils se sont mis d'accord délibérément. Ils ont réussi à annuler certains spectacles mais le contraire s'est produit vendredi. Il y a simplement un mauvais procès. Concernant les sanctions, l'affaire est entendue. Il faut savoir s'il a réellement commis un crime. Il n'a fait que jouer le rôle du bouffon qui dit 'vous êtes moche mon bon prince'. Il a dit tout haut ce que certains disent tout bas. Il ne devait pas être sanctionné. Il n'a en tout cas pas été sanctionné par le peuple, comme l'a prouvé le rassemblement de vendredi. Et s'il va aux élections, je pense sincèrement qu'il fera un score différent de celui qu'il a eu aux élections à Sarcelles.
Propos recueillis par Séverine De Smet

Les atteintes aux libertés avancent toujours masquées (SFA) Le 20 02 2004
Les atteintes aux libertés avancent toujours masquées
Le Syndicat français des artistes interprètes apprend avec stupeur l'interdiction qui est faite à l'humoriste Dieudonné de se produire à l'Olympia au motif que 'la sécurité du public' ne serait pas assurée. Une telle allégation est parfaitement inacceptable et constitue une atteinte caractérisée à la liberté d'expression.
Au moment où magistrats et avocats font entendre leurs protestations contre la loi Perben 2, on ne peut que s'inquiéter devant une telle mesure.
En s'indignant contre cette interdiction, le SFA ne prend pas position dans la polémique concernant Dieudonné et ses propos qualifiés par certains d'antisémites; il s'élève clairement et avec force contre une mesure dont le prétexte à toujours servi de caution à des restrictions de libertés

LIBERATION: BLANCS DE RAGE, NOIRS DE HONTE Le 20 02 2004
[...]Je traverse la rue, et soudain Je n'y crois pas ! L' Inquisition est de retour ! Je me frotte les yeux : DIEUDONNE, PYROMANE ET MARTYR »
[...]Ce titre est très grave pour un quotidien national français. Car au-delà de tenter d'innocenter des extrémistes juifs, il veut sciemment occulter des groupuscules extrémistes ayant fait des menaces de mort sur la personne physique de l'Artiste Dieudonné mais aussi de son public ! Des extrémistes qui ont fait des menaces terroristes à la Direction de l'Olympia et à son personnel, menaces de brûler une employée, de mettre le feu au Théâtre, de frapper, de tuer et de tout casser. Voilà comment Libération titre « Pyromane » à l'endroit de Dieudonné quand ceux sont des extrémistes qui ont menacé de brûler l'Olympia et de tuer Dieudonné, quand ceux sont des extrémistes qui ont menacé une employée de la brûler vive. Bref, Libération tente de faire oublier les extrémistes, qui sont derrière cette décision du Tribunal Administratif d'interdire l'accès de l'Olympia à l'Artiste noir pour des raisons de sécurité. Ainsi les vrais pyromanes deviennent les « victimes » et Dieudonné « le Pyromane Martyr », car bien entendu ce mot Martyr renvoie aux victimes des colons Israéliens extrémistes, colons Israéliens dont Dieudonné se moque lors de sketch, mais ce terme « Martyr » renvoie aussi au domaine religieux. [...]
La Presse et Libération, en ces jours de honte, doivent bien regretter que ce ne soit pas des musulmans qui aient menacé de brûler l'Olympia et de tuer Dieudonné, car les titres auraient été bien différent : « LES ISLAMISTES ATTAQUENT DIEUDONNE » , «COMME AU PAKISTAN, ILS MENACENT DE BRULER VIVE UNE EMPLOYEE », « ISLAM : MENACES DE MORT SUR DIEUDONNE » , « INTEGRISME : UNE FATWA CONTRE DIEUDONNE », « LES BEURS VEULENT FAIRE FLAMBER L'OLYMPIA », « ISLAM : LA REPUBLIQUE EN DANGER », « L'ISLAM ENFLAMME L'OLYMPIA »
Oui, le nom de « Ben Laden » et la date du « 11 Septembre 2001 » sont à notre Presse ce que les mots « Sésame ouvre-toi » furent aux 40 voleurs : un passeport pour voyager au pays du racisme et de l'islamophobie, un passeport pour s'adonner au racisme en toute impunité? Un peu plus certains cracheraient sur nos Corans, arracheraient le voile de nos mères et de nos soeurs, certains nous sacrifieraient sur l'Autel du 11 Septembre 01, comme ils sacrifieraient un dindon, mais nous ne sommes ni des dindons farcis ni les dindons de la Farce. [...]
Revenons à Dieudonné. Un sourire généreux éclaire son visage aux traits tirés. Son visage se fond dans la nuit noire, où s'est engouffrée une foule de plus de deux mille personnes, les flash crépitent éclairant la nuit de velours, des voix de lumière s'élèvent appelant à la Liberté, des voix qui refusent le voile de l'obscurantisme. Dieudonné est ému, il parle? l'épine qui faisait saigner son coeur n'est plus, soudain, il sourit, il rit et il revit : la RUE, le VRAI POUVOIR, l'UNIQUE CONTRE-POUVOIR se dresse, visage nu, mains nues, les menaces de mort, les menaces de violence, n'ont pas empêché les fans de Dieudonné de sortir de chez eux. Non ! ni les coups de poings médiatiques, ni les méchancetés lancées par certains, ni les accusations, ni la tentative d'assassinat de Dieudonné par la Presse n'y ont fait, ils ont eu l'effet contraire : ils nous ont fait sortir de nos gonds. Comme les fleuves trop longtemps contenu derrière les barrages, les citoyens que la République voulait tenir à l'écart de la vie sociale et politique du pays, ont fait sauter les digues du mensonge et de l'imposture, se déversant et s'éparpillant face au Boulevard du 18 rue des Capucines, hurlant leur colère au Gouvernement de la Honte, aux Médias de la Honte, et acclamant le Héros du jour, le Héros de la nuit. Petite fille, je restais ébahis devant ce « cavalier qui surgit, au milieu de la nuit, et qui va, qui vole vers l'aventure au galop, son nom, il le signe de la pointe de son épée », le nom de Dieudonné s'est inscrit en toutes lettres non sur le fronton de l'Olympia, mais dans notre c'ur et dans notre mémoire. Personne ne peut intimider des citoyens ivres de Liberté qui ont soif de s'exprimer, qui se bousculent sur les ondes radiophoniques pour s'exprimer car ils ne se reconnaissent dans aucun parti politique, dans aucun des stéréotypes racistes définies par les médias, et surtout pas dans ce lobby sioniste dont le travail premier est de faire pression sur les acteurs sociaux-politiques du pays, interdisant la critique d'Israël, allant jusqu'à faire des procès à ceux qui disent qu'Ariel Sharon est un nazi.[...]
Libération nous explique que Dieudonné a fait des « dérapages sur Israël », mais sommes-nous en France ou en Israël ? Même en Israël, des Israéliens critiquent Israël. C'est quoi cette dictature ? « Dérapages sur Israël ». Mais Israël dérape tous les jour en Palestine, Israël tue tous les jours en Palestine, Israël occupe la Palestine, Israël tue la Palestine. [...]
Je crois que c'est la Presse Française et Libération qui « dérapent ». Les dérapages sur la Palestine seraient permis, les crimes en Palestine seraient permis mais pas les dérapages sur Israël.[...]Revenons à Dieudonné, que certains politiciens et journalistes au verbe aussi haineux que certains journalistes, qui l'accusent de faire de la « victimisation », ou de se donner en « martyr ». Ceux-là sont-ils devenus fous au point d'oublier qu'un Français a le droit de critiquer ce qu'il veut en France, et que la France n'est pas une succursale d'Israël. Ils parlent des propos de Dieudonné, quels propos ? L'axe américano-sioniste n'existerait pas quand l'axe du mal existerait ? Il serait tout à fait normal de critiquer l'Algérie, la Lybie, le Panarabisme, de parler de « complot islamiste » en nous martelant « al quaeda » toute la journée, mais parler d'axe américano-sioniste serait interdit ? Pourtant, il me semble qu'Israël, Etat sioniste a applaudi l'agression de l'Irak et son occupation ? Il me semble que Jay Gardner était un sioniste ultra et se vantait d'être un ami de Sharon, au point que les Irakiens ont demandé à Bush de le virer d'Irak « as soon as possible », ce qui fut fait? Il me semble que Jay Gardner est Américain et sioniste ? Il me semble que R. Pearl est Américain et sioniste. Donc pourquoi vouloir interdire à un Français de soulever ce fait, quand il est dans son propre pays ? [...]
Pendant deux jours, à partir de l'annonce de l'annulation du spectacle de Dieudonné, la majorité de la Presse, le pouvoir politique entier, et ces gens qu'on ose appeler « intellectuels », les artistes (en dehors d'une petite poignée) ont laissé l'artiste seul face aux terroristes de la Censure. Pendant deux jours à compter de l'annonce de l'annulation du spectacle de Dieudonné, la Presse, le pouvoir politique entier et les dits « intellectuels » ont démissionné. Deux jours durant, nous sommes deux mille à n'avoir eu aucun soutien, aucune aide pour nous aider à faire face, à une poignée d'extrémistes qui nous menaçaient de mort et de terrorisme, aucun Ministre de l'Intérieur, aucun Ministre de la Justice, aucun Ministre de la Culture, aucune voix aucune n'est venue nous rassurer. Quand j'ai acheté mes billets, j'ai donné une adresse et un numéro de téléphone, et si les extrémistes avaient eu du soutien à l'intérieur de l'Olympia, on serait venus battre ou asperger d'acide certains d'entre nous à la sortie de notre maison ? Ce qui s'est passé est très grave. Deux mille citoyens ont été privés de spectacle, ont été menacés et le Président de la Licra ose parler de « feu de paille ». Décidément de Libération à la Licra, la Pyromanie est douteuse? Un feu de paille ? Menaces de mort, menaces de faire brûler l'Olympia, menaces de tuer l'Artiste Dieudonné, menace de « faire flamber une employée de l'Olympia », jets d'acide sur la scène à Lyon, deux spectateurs brûlés et le Président de la Licra osent parler d'un feu de paille ? Et que pense-t-il du SMS sur l'odeur des noirs ? C'est aussi un feu de paille ? [...]
Les portes de l'Olympia fermées à Dieudonné par la folie furieuse de juifs extrémistes sont aussi celles qui étaient fermées derrière ses ancêtres , une fois descendus dans la cale, par des extrémistes religieux dont l'intégrisme allait jusqu'à nier l'âme et le genre humain de l'Africain.[...]
Ouardia Yahiaoui (Poète engagée)

Laurent Ruquier soutient Dieudonné Le 19 02 2004
L'animateur et humoriste Laurent Ruquier a estimé jeudi 'qu'en annulant son spectacle, en menaçant le public de l'Olympia, en envoyant des lettres de menaces de mort', les 'anti-Dieudonné' le 'confortaient dans son jusqu'au boutisme' et a défendu 'un spectacle sain'. 'Que Dieudonné ait dérapé sur un plateau de télévision (...), en voulant s'attaquer aux extrémistes juifs, qui existent, et ça personne ne peut le nier, qu'il soit allé trop loin, parce qu'il ne pouvait comparer un nazi avec un extrémiste juif, parce que l'Histoire et le devoir de mémoire ne le permettent pas, on ne peut pas le nier non plus, on ne reviendra pas là-dessus', a déclaré jeudi l'humoriste dans son billet d'humeur sur Europe 1. 'C'était maladroit, choquant et évidemment provocant mais les humoristes provocants sont trop rares pour qu'on finisse par annuler leurs spectacles', a-t-il ajouté.
Un spectacle sain
'Dieudonné est sûrement allé trop loin mais ses détracteurs sont et vont maintenant encore plus loin que lui et le confortent dans son jusque-boutisme', a déploré Laurent Ruquier, pour qui 'le spectacle de Dieudonné est sain'. 'Dans son spectacle, Dieudonné s'en prend à toutes les religions, dans leurs excès, leur intégrisme, leur extrémisme, leur bêtise, qu'elles soient catholique, juive ou musulmane', a-t-il rappelé. 'Aujourd'hui on a donc le droit de voter Le Pen, on peut lire Papon, mais on ne peut pas aller voir Dieudonné sur scène', a relevé Laurent Ruquier. 'Est-ce que le Collectif citoyens contre le racisme, est-ce que l'Union des étudiants juifs de France, est-ce que la Fédération sioniste de France, qui ont tout fait pour faire annuler le one-man show de Dieudonné, ne seraient pas en train de se tromper de cible ?', a interrogé l'humoriste, 'Où sont-ils finalement peut-être en train de démontrer que l'extrémisme qu'a voulu dénoncer l'humoriste existe plus encore qu'on n'était prêt à le croire?'

Nicolas Sarkozy envisage d'interdire le spectacle de Dieudonné Le 19 02 2004
(la source de cet extrait d'article est un site où la carte météo d'Israel s'étend de la méditéranée au Jourdain !!!! Pas de palestine !!! nous n'avons donc pas jugé bon de mettre un lien vers ce site)
[...]Nicolas Sarkosy a fait part de sa décision d'interdire éventuellement la tournée du spectacle 'Divorce de Patrick' au président de l'état d'Israël avec lequel il s'est entretenu jeudi matin.
C'est la radio israélienne Kol Israël qui a rapporté l'information jeudi, dans son édition de 14 heures. [...]

Texte adressé au comité de soutien de Dieudonné Le 18 02 2004
Comme chacun, et comme Dieudonné lui-même, qui s'en est excusé, je n'ai pas trouvé pertinent son sketch chez Fogiel.
Je ne trouve pas davantage pertinent l'hallali qui s'ensuit et la volonté d'éliminer de l'espace artistique un humoriste qui s'est maintes fois expliqué sur son absence de racisme. La couleur de sa peau devrait aider à croire qu'il connaît le sujet.
Je sais qu'il est possible de partir à la chasse de tous les humoristes qui ont cru un jour pouvoir faire rire sur : les Corses, les Auvergnats, les Portugais, les Belges, les Allemands, les Biafrais, les fonctionnaires, les femmes, les blondes, les footballeurs, les noirs, les arabes, les militaires, les Marseillais, les curés, les ministres, les postières, les députés, les Parisiens-tête-de-chien, les enfants, les prostitués, les ouvriers, les handicapés, les bègues, les cantonniers, les vieux, les homosexuels, les profs, les nains, les aveugles, les sourds, les douaniers, les tailleurs, les paysans, les rappeurs, les journalistes, les femmes violées, les syndicalistes, les communistes, les gendarmes, les clochards, les caissières, les ivrognes, les couples mariés,les dévots, les cancéreux, etc.
Tout cela a été fait, et pas toujours avec finesse.
Ajoutons que les guerres et les enterrements ont suscité des sketchs et des blagues à foison.
Et je n'entends pas les clameurs contre les amuseurs concernés.
De tout cela (ceux-là) on peut donc rire mais pas de nos amis juifs ? Répondre par l'affirmative reviendrait à les mettre à part.
Faire semblant de confondre la condamnation de la politique de Sharon et l'antisémitisme participe à l'antisémitisme en accréditant l'idée qu'il suffit de fréquenter les synagogues pour approuver les tirs à balles réelles sur des enfants, les confiscations des terres et des points d'eau, la construction d'un immense mur de la honte, les destructions de maisons, l'humiliation de tout un peuple, la violation des résolutions de l'ONU, du droit International, de la Convention de Genève et des Droits de l'Homme.. Il existe fort heureusement dans le monde entier et en Israël même des juifs qui se démarquent de ces monstruosités. Ils ne sont pas antisémites. Ils se démarquent d'un Pouvoir qui s'appuie sur sa composante d'extrême-droite (clone de celle dont nous voulons pas qu'elle ait en France la présidence d'une simple Région). En harcelant Dieudonné alors même qu'il ne reprend pas dans ses spectacles le sketch litigieux, on réinvente l'Index et l'inquisition. Quiconque prétend lui interdire à jamais les scènes et les plateaux de télévision participe à un autodafé (du portugais : acte de foi).
J' ai eu l'occasion de signer une pétition en faveur de Daniel Mermet qui a dû souffrir la même chasse aux sorcières.
Je prends le risque ici de dire aux instigateurs de cette curée qu'il est temps de ranger les cors et de rappeler la meute. La chasse à courre est un sport dégoûtant. De plus, elle stigmatise négativement ceux qui s'y livrent ou l'encouragent.

Je ne suis pas antisémite. Je ne fais que critiquer la politique d'un État. Le 11 02 2004
[...]Je ne suis pas antisémite. Je ne fais que critiquer la politique d'un État comme on s'autorise à critiquer celle de Poutine en Tchétchénie. En tant qu'Africain, je considère qu'Israël s'est très mal comporté en soutenant le gouvernement d'Afrique du Sud alors que tous les pays démocratiques avaient appelé au boycott et je le dis. Israël ne s'est jamais excusé pour cela. Dans mon dernier spectacle, je me moque très durement de l'islam et des musulmans et cela ne suscite pas un tel tollé. [...]

Le sionisme n'a plus rien à voir avec le projet initial Le 01 02 2004

Texte du sketch de Dieudonné chez M.O Fogiel Le 01 12 2003
Sur une musique de la Panthère Rose, Dieudonné apparaît, cagoulé, avec sur la tête un chapeau et des « papillottes » de juif orthodoxe, blouson de camouflage
Dieudonné (voix brouillée) : Bonjour, merci de m'avoir invité... Monsieur Fogiel !
Fogiel : Oui.
Dieudonné : Vous êtes ... ne me coupez pas la parole s'il vous plait, c'est déjà assez difficile pour moi
Fogiel : C'est pas mon genre
Dieudonné : ... Oui oui oui... tu vas la fermer tu vas voir... Monsieur Fogiel vous avez invité sur votre plateau l'humoriste musulman Jamel Debbouze ... Bravo, de mieux en mieux ! Le service public ! A l'heure où le terrorisme, monsieur, international, menace nos femmes et nos enfants, vous trouvez judicieux d'offrir la parole à ce Mudjahidine du rire ... où est-ce que j'en suis, moi ?
< rires de Fogiel >
Dieudonné : Fous-toi de ma gueule, continue ...
Fogiel : Il vient de l'écrire, hein, il fallait l'écrire avant, camarade !
Dieudonné : ...(la voix redevient normale) un dangereux agitateur...
Jamel : Ah ! Je t'ai reconnu !
Dieudonné : Attends, laisse, laisse, laisse... certainement acoquiné au milieu intégriste, enfin j'en parle... avez-vous seulement pris, monsieur... Monsieur Fogiel ? !
Fogiel : Oui ?
Dieudonné : Avez-vous seulement pris la précaution de le fouiller avant qu'il rentre sur ce plateau ? Je vous pose la question ?
Fogiel : Oui oui... plusieurs fois, Ariane s'y est prêtée.
Dieudonné : Oh non, pas la peine de me répondre ? je vous vois d'ici l'embrasser, ah ah ah se renifler le cul, on connaît ! C'est le show-business, tout va bien... pauvre France ! Mais qui vous dit qu'il ne cache pas sous son blouson je ne sais quelle... bombe artisanale ? Imaginez qu'il se fasse sauter en direct ? Je vous pose la question ? Imaginez la ménagère de 50 ans et plus ? Qu'est-ce qu'elle va imaginer en voyant du sang et de la viande un peu partout ? Non monsieur Fogiel vous me désespérez... t'as vu ? ... Je précise que ce n'est pas la perte... ni votre perte, ni celle de votre équipe qui me préoccupe, mais l'intérêt supérieur de la France. D'ailleurs, que font les autorités ? Où est l'armée française, où est Sarkozy, lui qui est partout ? Aujourd'hui on ne le voit pas. La présence de Jamel Debbouze sur ce plateau est une provocation insupportable, un acte antisémite auquel il vous faudra répondre, monsieur Fogiel... auquel il vous faudra répondre. Je ne dis pas ça pour... je ne dis pas ça pourquoi d'ailleurs...je ne dis pas ça...
Fogiel : Tu veux un coup de main ?
Dieudonné : Taisez-vous ! Je me suis récemment... vous l'avez vu, je ne dis pas ça parce que je me suis récemment reconverti au fondamentalisme sionisme, enfin bon, pour des raisons qui me sont purement professionnelles, enfin spirituelles, je trouve... enfin, j'ai une petite... j'ai une petite chose à vous dire, et d'ailleurs j'encourage les jeunes gens qui nous regardent aujourd'hui dans les cités, pour vous dire convertissez-vous comme moi, essayez de vous ressaisir, rejoignez l'axe du bien, l'axe...
Ariane : Ca gratte un peu, non ?
Dieudonné : ...l'axe... l'axe américano-sioniste, ça me paraît important, hein... qui vous offrira beaucoup de débouchés, beaucoup de bonheur, et surtout le seul axe qui vous offrira la possibilité de vivre encore un peu, hein... Israël ! Alors...
Fogiel : C'est un peu une improvisation peut-être, non ?
Dieudonné : Attendez attendez... après tout j'accepte de vous rejoindre sur ce plateau... c'est pas pratique pour discuter...
Fogiel : Non c'est pas pratique.
Dieudonné : Et... j'accepte votre invitation... puisque moi...
< Fin du sketch, applaudissements >
Fogiel : Avec Dieudonné il est toujours borderline ... un texte écrit dans les coulisses ... avant d'entrer sur scène ...Dieudonné...
< Le public se lève, ' standing ovation ' >


Idée LCBC : Importation des conflits en Grande-Bretagne Retour
Mes rapports avec ce groupe prirent un tour dramatique lorsque je m' opposai à l'invasion illégale du Liban Le 04 03 2005 à LONDRES
[Extrait d'un article du Guardian traduit par ISM...] Les problèmes ont commencé lorsque, en tant que président du Conseil le la communauté urbaine de Londres, j'ai rejeté leur demande de ne financer que les initiatives approuvées par les organisations juives. Ils étaient mécontents que je finance des organisations juives qui font campagne pour les droits des gays et d'autres qui sont en désaccord avec la politique du gouvernement israélien. Mes rapports avec ce groupe prirent un tour dramatique lorsque je m' opposai à l'invasion illégale du Liban par Israël, qui a culminé avec les massacres des camps palestiniens de Sabra et Chatila. Ils n'ont pas apprécié non plus que je m'engage dans la campagne de 1982 pour convaincre le parti travailliste de reconnaître l'OLP comme la voix légitime du peuple palestinien. Le point fondamental de nos désaccords, comme le sait parfaitement Henry Grunwald, ce n'est pas l'antisémitisme -que mon administration combat bec et ongles- mais la politique des gouvernements israéliens successifs. [...]
Ils attisent en outre la colère et la violence dans le monde entier. Pour le maire de Londres, ne pas s'exprimer à voix haute contre une semblable injustice serait non seulement une erreur, mais ce serait surtout ignorer la menace que cela fait peser sur la sécurité de tous les habitants de Londres.


Idée LCBC : L'Angleterre est dangeureuse et hors la loi Retour
L'ARMÉE BRITANNIQUE FACE AU SCANDALE DES TORTURES Le 20 01 2005
Après l’affaire de la prison d’Abou Ghraib, qui a entaché l’armée américaine, c’est au tour de l’armée britannique de se voir pointée du doigt. « Epouvantables » et « choquantes », a déclaré le Premier ministre britannique, Tony Blair, au sujet des photos prises par des soldats britanniques, montrant des sévices infligés à des détenus irakiens. Mais il a insisté sur le fait que la grande majorité des 65 000 militaires ayant servi en Irak l’avaient fait avec « courage et faisant grand honneur à ce pays ».
Ces clichés, qui scandalisent l’opinion outre-Manche, ont été mis à la disposition des médias mardi, au premier jour du procès de trois membres du régiment royal des fusiliers devant une cour martiale à Osnabrück, en Allemagne. Ils sont poursuivis pour mauvais traitements sur des civils. Mardi, l’un d’entre eux avait déjà plaidé coupable. Un juriste britannique a affirmé, hier, devant la cour martiale que les soldats britanniques basés en Irak avaient pourtant été instruits des droits des prisonniers.

Lettre ouverte de 52 diplomates britanniques Le 27 04 2004
[...] Le pire était à venir. Après tous ces mois perdus, la communauté internationale est désormais confrontée à l'annonce par Ariel Sharon et le président Bush de nouvelles politiques qui sont unilatérales et illégales, et qui coûteront encore plus de sang israélien et palestinien. Notre consternation devant ce pas en arrière est accrue par le fait que vous-même semblez l'avoir adopté, abandonnant les principes qui ont guidé durant près de quatre décennies les efforts internationaux pour restaurer la paix dans la Terre Sainte et qui ont été la base des succès que ces efforts ont produits.
L'abandon des principes arrive à un moment où, à tort ou à raison, nous sommes décrits dans le monde arabe et musulman comme les partenaires d'une occupation illégale et brutale en Irak.
La conduite de la guerre d'Irak a mis en évidence qu'il n'existait pas de réel plan pour l'après-Saddam. Tous ceux qui ont une expérience de la région avaient prédit que l'occupation de l'Irak par les forces de la Coalition rencontrerait une opposition sérieuse et déterminée, et cela a été le cas. Décrire la résistance comme un réseau dirigé par des terroristes, des fanatiques et des étrangers n'est ni convaincant, ni d'une grande aide. La politique doit prendre en compte la nature et l'histoire de l'Irak, le pays le plus complexe de la région. Peu importe combien les Irakiens peuvent aspirer à une société démocratique, croire qu'elle pourrait être créée maintenant par la Coalition est naïf. C'est l'opinion de quasiment tous les spécialistes indépendants de la région, à la fois en Grande-Bretagne et aux États-Unis. Nous sommes ravis de noter que vous et le président avez accueilli favorablement les propositions avancées par Lakhdar Brahimi. Nous devons être prêts à fournir tout le soutien qu'il demande, et à donner l'autorité à l'ONU pour travailler avec les Irakiens eux-mêmes, y compris ceux qui résistent actuellement activement à l'occupation, pour réparer les dégâts. [...]

DAVID KELLY NE S'EST PAS SUICIDÉ Le 14 02 2004
Une première lettre au quotidien britannique The Guardian, datant du 27 février 2004, rédigée par trois médecins spécialistes, mettait en doute que les éléments de l'autopsie pratiquée sur le cadavre du Dr Kelly prouvent que celui-ci s'était suicidé, comme l'avait admis le rapport Hutton. Le 12 février, dans une nouvelle lettre adressée au journal, trois autres médecins ont apporté leur soutien à cette thèse étayée par un rapport ayant nécessité cent heures de travail, qui examine point par point le verdict de l'autopsie. Sa conclusion indique qu'une artère du poignet sectionnée ne peut entraîner une mort aussi rapide, de même que la concentration en co-proxamol dans le sang de David Kelly n'était en aucun cas suffisante pour provoquer une intoxication mortelle. Ainsi, la thèse officielle sur la mort de l'expert David Kelly est, selon eux, contraire au savoir médical actuel. Pourquoi la commission Hutton s'est-elle alors empressée de travailler sur une hypothèse si improbable ?


Idée LCBC : L'Etat d'Israel doit se retirer de Cisjordanie Retour
Le retrait d'israël est essentiel pour la sécurité Le 03 04 2005
RAMALLAH, 2 avril (XINHUANET) -- Le négociateur en chef palestinien Saeb Erekat a déclaré samedi qu'un retrait israélien des villes palestiniennes était essentiel pour la sécurité et une solution à l'affaire des colonies de peuplement et du mur de séparation.
M. Erekat a déclaré à la Voix de la Palestine que le quartette du Moyen-Orient, qui regroupe les Nations unies, l'Union européenne, les Etats-Unis et la Russie, avait réalisé que les négociations sur les colonies de peuplement et le mur de séparation dépendait du retrait israélien des villes palestiniennes.
Israël a promis de remettre cinq villes cisjordaniennes au contrôle palestinien lors du sommet de Charm el-Cheikh du 8 février. La sécurité de Bethléem et Ramallah a été remise aux Palestiniens. Fin

Conférence de Londres : démantèlement significatif du système de blocus et de restriction Le 02 03 2005
[...]Les participants de la réunion de Londres « ont pressé et s’attendent » à ce qu’Israël « agisse dans le cadre de ses propres engagements concernant la Feuille de route », précise le texte. Le communiqué final de la réunion de Londres relève également que « le renouveau de l’économie palestinienne dépendra d’un démantèlement significatif du système de blocus et de restrictions imposées par Israël à la circulation des biens et des personnes » dans les territoires palestiniens. Mais ce n’est là qu’une déclaration à laquelle Israël, par son absence, refuse de souscrire. L’on s’interrogera aussi comme pour un temps d’arrêt, sur ce qui reste de ce plan qu’Israël a décidé tout simplement de réécrire après l’avoir vidé de sa substance. Comme le principe de l’échéance pour la création d’un Etat palestinien prévue en 2005, à laquelle le gouvernement israélien a substitué une vague opération de retrait de la bande de Ghaza, donc sans engagement envers les Palestiniens déterminés quant à eux à ne pas renoncer à leurs droits nationaux.[...]

Le retrait israélien est la première chose que nous voulons Le 16 04 2002
Anna Lindh, ministre des Affaires étrangères de Suède. ' Ce que nous voulons, ce n’est pas une nouvelle conférence de paix, mais l’application des propositions qui sont déjà sur la table. Le retrait israélien est la première chose que nous voulons. '


Idée LCBC : L'Islam (Classique) n'est pas méchant Retour
Aucune des deux Guerres Mondiales n'a été déclenchée par l'Islam Le 08 04 2005
Entretien avec Pascal Boniface - Livre -Vers la Quatrième guerre mondiale ?
Dans votre livre, vous affirmez que certains responsables politiques voient dans le monde musulman, une menace stratégique qui aurait remplacé la menace soviétique. Selon eux, l’Islam est une religion pathologiquement belligène.
J’essaye effectivement d’analyser les racines du discours sur la guerre contre la terreur. Il est faux de dire que la thématique de la menace venue de l’Islam serait postérieure au 11 septembre 2001, elle est bien plus ancienne et tout au long des années 90, nous avons de nombreuses déclarations de responsables occidentaux qui présentent d’une façon presque essentialiste, l’Islam comme étant la menace suprême.
Tout ceci remonte en fait à la disparition de l’Union soviétique. Certains responsables occidentaux ont voulu trouver un substitut à cette menace défunte et ont très rapidement proposé de remplacer la menace Sud comme facteur fédérateur des Occidentaux évidemment sous la houlette américaine. Je fais dans le livre l’historique de ces analyses, des tentatives, de ne pas changer le cadre des schémas de pensées et de la réorienter simplement géographiquement en faisant pointer les chars non plus sur l’Est mais sur le Sud.
Par la suite le discours sur le choc des civilisations est venu ce greffer sur cette thématique de la menace Sud. Elle avait pour avantage de donner une grille de lecture plus intellectuelle apparemment moins ouvertement raciste et plus sophistiquée. Huntington explique dans son livre sur le choc des civilisations que l’Islam a des frontières sanglantes qu’il a fait plus de guerres que les autres civilisations et que les guerres qu’il a mené ont été plus sanglantes. Il n’est pourtant pas besoin d’avoir des connaissances encyclopédiques pour souligner le fait qu’aucune des deux Guerres Mondiales n’a été déclenchée par l’Islam, pas plus que les goulags soviétiques ou chinois, le génocide au Rwanda, pour ne pas parler des méfaits de la colonisation.

L'islam ne représentait pas une menace pour lui Le 01 10 2003
[...]Un des théoriciens du nationalisme égyptien du XIX était le juif Yacub Sanu'a. [...] Sanu'a se considérait comme humaniste d'origine juive, un partisan juif de la Révolution française. L'islam ne représentait pas une menace pour lui. Il le formulait ainsi : 'Mon objectif, et le lecteur le sait, est de prouver que l'islamisme ne connaît pas de fanatisme... la tolérance est sa loi, c'est une morale humaniste et son Coran admiré est une foi pure'

INTERPRÉTER LE PROJET DE CONSTITUTION COMME UNE VOLONTÉ D'ISLAMISATION RELÈVE DE LA PROPAGANDE Le 03 07 2003
Extrait de l'article de Stéphane Lavignotte sur constitution la palestinienne
[...]Né à Haïfa, professeur de relations internationales à Paris I, Camille Mansour est l’un des principaux rédacteurs du texte qui, en 1996, a servi de base à l’actuelle Loi fondamentale régissant l’Autorité palestinienne. « Comme citoyen, explique le fondateur de l’Institut de droit de Bir Zeit (Cisjordanie), je serais favorable à une constitution qui, en dehors de la garantie du respect des religions et de l’accès aux lieux saints, ne fasse pas de référence aux religions. » Tout en étant favorable à un texte plus « séculier », il considère qu’interpréter le projet de constitution comme une volonté d’islamisation « relève de la propagande ». « Déjà, en 1996, il y avait eu un débat là-dessus. On était arrivé au même compromis qu’aujourd’hui : l’islam est religion officielle – parce que c’est la religion majoritaire et qu’il faut en dire quelque chose – mais on assure 'l’égalité de respect et de vénération' aux autres religions. » Pour lui, ces références « n’ont aucune conséquence pratique ». Camille Mansour répond d’ailleurs à l’évêque anglican Riah Abu El-Assal. L’article 7 précise que « les affaires familiales et religieuses des croyants des différentes religions seront organisées conformément avec les enseignements de leur religion ». « Que ce soit en Palestine, comme en Jordanie ou au Liban, les choses s’organisent sur le modèle ottoman, explique Camille Mansour. Chaque communauté a son tribunal pour les affaires religieuses ou familiales. » Concernant l’article 43 qui garantit la liberté de l’enseignement privé, il lui semble « impossible que l’islam soit une matière officielle dans l’enseignement public : dans le système mental arabe, chaque communauté est chargée de gérer sa vie religieuse ». De même, il relativise la référence à la charia islamique : « C’est évoqué comme une source parmi d’autres, avec les autres religions ou le droit international par exemple. De plus, il est fait référence aux principes de la charia et non à la charia elle-même. Ce sont des principes très généraux que l’on retrouve dans toutes les religions : le respect des contrats signés ou la sanction contre les meurtriers. » Pour lui, « le juriste donne quelque chose d’un côté en citant la charia... mais le retire de l’autre » par la façon de le formuler. [...]

Les Islams et Les Occidents Le 14 06 2003
Bien avant les attentats du 11 septembre, la crainte d'un affrontement entre les civilisations avait envahi le champ de la pensée. Evidemment, bien des choses séparent les deux mondes, avec d'un côté un ensemble de populations et de pays partageant une religion souvent considérée comme indissociable du politique, ayant inégalement accédé aux richesses des pays industrialisés. Et de l'autre une aire géographique dont l'unité réside dans une série d'héritages communs, de la Grèce antique aux Lumières en passant par le christianisme : un pôle se composant aujourd'hui de démocraties attachées à une certaine idée de la laïcité.
L'histoire a pu donner le sentiment d'un antagonisme entre ces deux mondes, avec des confrontations nombreuses, des invasions arabes aux croisades, de l'expansion ottomane aux colonisations européennes. Le XXème siècle fut souvent tributaire de tensions et de conflits entre pays musulmans et nations occidentales, des guerres d'indépendance à la crise de Suez ou à la révolution iranienne. La présence, dans un triangle qui va de la Palestine à l'Iran et à l'Arabie, des lieux saints les plus sacrés de l'islam sunnite et chiite, du judaïsme et du christianisme, ne fait, aujourd'hui encore, qu'exacerber les passions.
Depuis quelques années, de nouvelles peurs se font jour. Tous les peuples sont affectés par la montée des tensions et l'angoisse d'un avenir qui paraît leur échapper. Mondes musulman et occidental sont inquiets : sont-ils condamnés demain à s'opposer ou pourront-ils vivre ensemble ? Notre responsabilité à tous est immense, en cette période charnière où, d'un côté comme de l'autre, grandissent les tentations de la fuite en avant. Dans notre monde 'désorienté', qui a perdu son Orient, il nous faut retrouver le chemin de l'autre.
Face à ces peurs, nous avons un devoir de vérité. Comme le soulignait Merleau-Ponty, 'notre rapport au vrai passe par les autres. Ou bien nous allons au vrai avec eux, ou bien ce n'est pas au vrai que nous allons.' L'Islam est la religion de plus d'un milliard d'hommes, qui vivent leur confession dans la paix. Comment Islam et Occident, loin de s'opposer, peuvent-ils répondre ensemble aux véritables interrogations que pose notre monde ?
...
Oui, l'Europe a vocation à relier entre elles les civilisations, par son expérience, ses inspirations multiples, sa géographie. Oui, l'islam a toute sa place dans l'Europe, d'ores et déjà et davantage encore à l'avenir, pensons à la Turquie ou encore à la Bosnie, qui a su, dans la pire des épreuves, maintenir vivant son double héritage, européen et musulman. >BR>...
Il est temps aujourd'hui de dénouer les fils de l'histoire. Dès le VIIIè siècle, alors que domine l'Orient arabe, une civilisation fondée sur le christianisme et la romanité commence à émerger en Europe de l'Ouest. La fin du XVè siècle marque un renversement majeur : cette civilisation occidentale prend le relais du monde oriental. Avec la découverte de l'Amérique et l'expansion espagnole et portugaise, l'Occident s'étend par-delà l'océan Atlantique, agrandit la sphère de son influence, tout en s'ouvrant à une nouvelle conscience de l'autre et de l'ailleurs.
...
Pour restaurer la confiance entre les peuples, il faut aujourd'hui traverser le labyrinthe des blessures et des rancoeurs accumulées par l'histoire. Un écueil majeur doit être évité : celui de l'ignorance, qui conduit les hommes à prétendre dégager en quelques mots l'essence d'une religion. Concernant l'Islam, écartons les idées reçues qui nourrissent l'imaginaire : il ne ferait pas de distinction entre le temporel et le spirituel ; il serait incompatible avec toute pensée critique. Evitons de nous livrer au jeu des citations tirées des livres sacrés de chaque religion : à partir de phrases belliqueuses puisées dans la Torah, les Evangiles, le Coran, on occulte le message de paix que transmet toute religion. Aujourd'hui, il y a plus à craindre d'un choc des ignorances que d'un choc des cultures.
...
L'Islam, entend-on parfois, se prêterait davantage que d'autres religions à une lecture dogmatique des textes. C'est oublier que la tradition de l'ijtihad, effort personnel d'interprétation dans le domaine de la loi, est aussi ancienne que le Coran.
...
Le principe de séparation du religieux et du politique figure au c?ur des réflexions de l'Egyptien Ali Abderraziq au début du XXè siècle. Aujourd'hui, cette nécessité de faire progresser les interprétations religieuses, sans en dévoyer les fondements, et de les adapter à un monde en permanente évolution, est reprise par de nombreux penseurs, de Mohammed Talbi à Burhan Ghalioun ou à Yadh Ben Achour. L'existence de ce débat au coeur du monde musulman témoigne d'une qualité de dialogue très éloignée de la caricature trop souvent faite de l'Islam.
...
Enfin, il faut prendre en compte le sentiment d'une domination culturelle exercée par le monde occidental à travers l'essor de la mondialisation. L'Occident ne donne-t-il pas souvent l'impression de vouloir imposer partout un mode de vie unique, mettant les cultures et les identités en péril ?
...
Nous devons être d'autant plus vigilants que face au risque de crispation des sociétés, le fondamentalisme se veut un remède séduisant. Il n'est pas propre à l'islam, et constitue la forme extrême d'un repli identitaire, sa cristallisation exacerbée. Aujourd'hui, ni l'islam ni le christianisme ne sont des religions violentes : partout le fanatique peut trouver dans la religion prétexte à la dérive de l'intolérance.
...
Toute tentative de règlement des crises par les seules approches sécuritaire ou militaire ne peut manquer d'entraîner des résistances asymétriques, amplifiées par l'accélération des changements du monde et la multiplication des tensions. Aujourd'hui, c'est donc un autre chemin qu'il nous faut tracer ensemble. Nous ne pouvons laisser le désordre gagner encore du terrain dans un monde chaque jour plus instable.
...
Au coeur de ce débat, la France et l'Europe ont une vocation particulière. Par leur géographie, tournée vers toutes les régions et tous les peuples. Par leur culture, fécondée par des siècles d'échanges et de découvertes. Par leur histoire, riche de gloires et d'apprentissages parfois tragiques, des guerres de religion aux conflits du XXè siècle. Mais aussi par leur formidable volonté, issue des Lumières, de partager avec les autres leurs grands idéaux.

L'ISLAM CLASSIQUE Le 30 03 2003
Contrairement aux idées reçues, l'islam classique à non seulement accepté mais encouragé les sciences, l'astronomie, les mathématiques et la médecine plus particulièrement. Il a conu une floraison d'écoles philosophico-religieuses et jurisprudencielles. Il a admis juifs et chrétiens jusqu'a la cour des califes et des sultants, permettant des joutes théologiques entre musulmans et non-musulmans. Il a fait traduire les grands philosophes grecs, introduits la littérature indienne dans les lettres arabes. L'arabe est alors devenu la langue de culture et de civilisation, même pour les Iraniens, héritiers d'une civilisation prestigieuse, ou pour les Eglises Syriaques du Liban. En Occident, si on connaît 'le miracle andalou', on connaît moins bien le pluralisme de l'Orient à l'est de la Méditerranée, que l'islam n'a pas aboli, mais préservé, ou encore celui qu'a produit l'extension de l'islam en Indes, en Inonésie, en Malaisie, là où il n'aurait dû s'accomoder du paganisme. Comment expliquer ce phénomène, si peut conforme à la vision actuelle de l'idéologie religieuse musulmane ?
Il y a deux raisons principales. La première tient au respect scrupuleux de l'histoire biblique par le Prophète : les musulmans sont les fils d'Abraham, reconnaissent toute la lignée des prophètes depuis Abraham jusqu'a Jésus, qui occupe une pladce privilégiée dans le Coran, ainsi que la Vierge Marie, seule image féminine valorisée dans le livre saint (et vénérée chez les musulmans comme une grande sainte). L'islam de Mahomet n'est pas rupture ; il est, au contraire continuité, perfectionnement, épanouissement du monothéisme que juifs et chrétiens n'auraient pas toujours respecté. Jérusalem est le second lieu saint musulman ; la circoncision et l'interdiction de manger du porc, au centre de l'identité musulmane, sont reprises de chez les juifs. Le Coran est une nouvelle révélation de Dieu qui complète, parfait et clôt les précédentes.
L'élection divine y met aussi sa main : le Coran est révélé en arabe et les Arabes sont la communauté du 'juste milieu', car Dieu n'aime pas les excès en religion, ni la contrainte. Juifs, chréétiens et musulmans sont 'gens du Livre', peuvent vivre ensemble, commercer, échanger ensemble ; il n'y a pas de notion d'impureté pour l'islam entre fils d'Abraham, appartenant à la même fazmille monothéiste. L'exclusion est réservée aux polythéistes, au paiens qui conserves des idoles et refusent l'idée du Dieu unique. Voilà ce qui permit l'Andalousie et le miracle abbasside, puis l'empire des Moghols où les musulmans coexistent avec les Hindous paiens grâce à des jurisprudences novatrices et tolérantes, celles-là mêmes qui ont permis aussi d'intégrer les Iraniens adeptes du zoroastrisme dans la cité musulmane. S'inspirant du christianisme, l'islam classique refuse aussi les phénomènezs de tribalisme et d'ethnicité. Certes, la révélation a été faite en arabe, les tribus arabes sont l'instrument de la volontée de Dieu, mais à l'intérieur de la communauté des croyants il ne saurait y avoir de distinction entre Arabes et non-Arabes, dit le Coran. Les hommes naissent 'égaux commes les dents du peigne', ajoute l'un de ses versets.
Bien sûr, sur le terrain, rien ne sera facile dans les relations entre musulmans, juifs et chrétiens. Un impôt de capitation sera mis en place en contrepartie de la liberté religieuse accordée, la dimma. Mais il ne faut pas regarder, comme l'on fait la plupart des essayistes sur l'islam, le régimes des non-musulmans dans les sociétés musulmanes prémodernes à l'aune des critères actuels des bienfaits de la citoyenneté laique. Il faut le comparer au sort que les Juifs faisaient dans la Bible à leurs ennemis lorsqu'ils en étaient vainqueurs, ou au sort réservé aux juifs dans les empires et royaumes chrétiens de l'Europe. La comparaison est incontestablement au profit des société musulmanes, qui ont accepté le pluralisme, même si, à tel période historique de trouble et d'invasions, chrétiens ou juifs ont pu être malmenés. Mais il n'y a eu ni massacres, ni génocides, ni mises en ghetto hermétiques, ni interdiction de posséder la terre, de commercer, d'échanger entre musulmans et non-musulmans. L'impôt de capitation à d'ailleurs été aboli au millieu du XIX siècle, témoignage de l'occidentalisation des traditions islamiques.

Les premiers Chrétiens d'Iraq et l'arrivée de l'Islam Le 01 03 2003
Les chrétiens du Proche Orient ont relativement bien accueilli l'arrivée de l'Islam, parce qu'ils étaient malmenés à l'Ouest par Byzance et à l'est par les Perses. C'est l'évêque de Jérusalem qui a ouvert les portes de la ville au Calife Omar et l'a qualifié du titre de « sauveur » ; c'est un qualificatif très fort, celui du Christ. Le pouvoir les soutenait, et ils ont combattu avec les armées musulmanes contre les Perses et Byzance.
Ils ont contribué à la construction de la civilisation arabe, assuré la traduction du patrimoine grec en syriaque, puis du syriaque en arabe. C'est à partir de ces traductions arabes que l'héritage grec toucha d'abord le Moyen-âge latin. Leur influence a été considérable. Par exemple, les médecins des Califes étaient des chrétiens.
Les relations avec les musulmans se sont envenimées avec les Croisades : les chrétiens d'Irak se sont trouvés alors assis entre deux chaises.

ORIENT OCCIDENT : LA FRACTURE IMAGINAIRE Le 01 11 2002
Pour nombre d'observateurs, le 11 septembre 2001 confirme l'hostilité supposée millénaire entre l'Orient et l'Occident. Il s'agit en réalité d'une fracture imaginaire, cachant des intérêts de puissance très profanes. Il explique comment se sont imposés les clichés d'un Orient mystique, archaique et irrationnel et d'un Occident matérialiste, rationaliste et individualiste.

UNE TRADITION RELIGIEUSE RÉFRACTAIRE AUX EXTRÉMISMES Le 01 01 2001
Influencé par le soufisme et par une histoire particulière marquée par la politique soviétique, l'Islam a développé en Asie centrale une identité spécifique qui l'avait écarté jusqu'à présent de l'extrémisme religieux.
1. L'influence du soufisme
Le coeur de l'Asie centrale -l'espace qu'occupent aujourd'hui l'Ouzbékistan, le Tadjikistan, le Turkménistan et le sud du Kazakhstan- a été islamisé dès le VIIIème siècle à la suite de la conquête de la Transoxiane par la dynastie des Omeyyades (entre 728 et 738). Les populations nomades du nord du Syr-Daria (Kazakhstan et Tadjikistan actuels) ne furent converties que plus tardivement au XVè siècle.
Aujourd'hui, la très grande majorité de la population musulmane se réclame du sunnisme de rite hanéfite. Seuls les Pamiris -quelque 5 % de la population du Tadjikistan- sont des chiites ismaéliens (fidèles de l'Aga Khan).
L'islam d'Asie centrale a été largement structuré par les confréries soufies. Le soufisme met en valeur l'expérience individuelle fondée sur la relation entre le disciple et son maître, seul à même de le guider sur la voie menant à Dieu. L'adepte, admis après une cérémonie d'initiation, vit en étroite association avec son maître et les autres disciples jusqu'au jour où, fort de ses connaissances mystiques, il peut à son tour enseigner. Les confréries soufies -notamment la Naqshbandiya (fondée au XIVè siècle près de Boukhara)5(*) ont été, au cours du siècle, les principaux instruments de la défense de l'Islam contre les envahisseurs (Kara Kitaï boudhistes, Mongols, Chrétiens). Elles ont joué un rôle actif dans la résistance à l'occupation russe et, ensuite, à la politique soviétique (révolte des Basmatchis de 1922 à 1933).
2. La coexistence d'un clergé officiel et d'un islam parallèle sous l'ère soviétique
Les manifestations de la foi religieuse ont été condamnées au lendemain de la révolution bolchevique. L'accès aux mosquées et aux tombeaux des saints fut interdit. La structure fermée et hiérarchisée des confréries soufies leur a cependant permis de s'adapter à un mode d'action clandestin (réunion dans des salles de prière secrètes...).
Le souci d'apaiser les tensions afin de renforcer la résistance à l'ennemi, lors de la deuxième guerre mondiale, a conduit à un assouplissement de la politique religieuse et à la promotion d'un clergé officiel sous l'autorité de la Direction spirituelle des Musulmans d'Asie centrale et du Kazakhstan, créée en 1943. Cette structure a ensuite représenté, sous Leonid Brejnev, la « vitrine » de l'Islam officiel destinée à gagner à l'URSS une audience accrue au sein des populations des pays musulmans.
Si elle a refusé de se soumettre aux directives de la doctrine officielle, la religion parallèle n'a pas pour autant été le vecteur d'un mouvement radical ; elle a plutôt joué le rôle d'un conservatoire des traditions ancestrales (maintien des rites de passage comme la circoncision, vénération des saints...).
Islams officiel et parallèle ont coexisté jusqu'à la fin des années 80. Les pouvoirs issus des indépendances, soucieux d'enraciner l'identité des nouvelles républiques dans le fait religieux, a puisé à ces deux sources contribuant ainsi à en estomper leurs différences ; ils ont tout à la fois maintenu la tradition du contrôle étatique sur l'activité religieuse et institutionnalisé l'islam parallèle : ainsi, en Ouzbékistan, la loi de 1993, sur les mahalla (quartiers) a reconnu le pouvoir des « anciens » souvent identifiés en fait aux mollahs « parallèles ».

La tendance dominante des grands médias en Occident Le 01 09 1997
En Occident et en particulier en France, le discours sur l'islamisme tend à devenir dans le discours public un élément crucial dont la fonction consiste à exprimer immédiatement sur le plan pratico-politique et culturel des considérations, des jugements - en particulier sur le monde islamique - qui veulent se présenter sous l'apparence d'analyses objectives et dépassionnées.
Naturellement il n'y a rien là de bien nouveau dans ce procédé; tous les termes clé du lexique politique jouent aussi cette fonction de passage subreptice du domaine de la description à celui de la prescription. Or, la tendance dominante des grands médias en Occident est d'identifier islamisme et même Islam avec terreur et fondamentalisme. Si bien que quelque soit l'endroit où éclate une bombe, les premiers suspects sont les musulmans et/ou les Arabes.

Alors que Vichy vendait les biens juifs à Alger, les mosquées ont appelé à ne pas les acheter Le 13 01 1986
[interview avec Jean Laloum :] Les Arabes n'ont pas pris parti dans la guerre. Ce n'était pas leur guerre. Avec les Juifs ils ont été parfaits. Non seulement ils ont refusé la propagande et les actes antijuifs auxquels les Allemands et Vichy les poussaient, mais ils n'ont pas cédé à la tentation des bénéfices. Alors que les Pieds-Noirs se disputaient les biens juifs, pas un Arabe n'en acheté. La consigne en fut donnée dans les mosquées: les Juifs sont dans le malheur, ils sont nos frères.


Idée LCBC : L'occupation crée le terrorisme et non l'inverse Retour
C'est bien l'occupation qui crée le terrorisme et non le terrorisme qui crée l'occupation Le 13 10 2004
[...]La protection américaine leur donne un sentiment d’impunité. Ils peuvent dès lors se contenter de simples regrets, lorsque leur armée tuent des enfants qui avaient pour seul tort de se trouver à portée de balle des soldats hébreux. C’est dans ce contexte qu’il faut situer les déclarations de Dov Weisglass, très proche conseiller d’Ariel Sharon. Selon lui, le plan de désengagement de Gaza a été conçu pour geler le processus politique pour une période indéterminée. « En gelant le processus de paix, vous empêchez la création d’un État palestinien ainsi que les débats sur les questions des réfugiés, des frontières et de Jérusalem», avoue l’un des architectes du plan de retrait israélien. «En fait, tout ce paquet que l’on nomme État palestinien a disparu de notre ordre du jour pour une durée indéterminée. Le plan de désengagement nous fournit la quantité nécessaire de formol pour qu’il n’y ait pas de processus politique avec les Palestiniens » a-t-il ajouté. M.Weisglass reconnaît que le plan de désengagement a été élaboré entre autres en raison du large soutien dont a bénéficié l’initiative de Genève et pour freiner la propagation du phénomène d’objection de conscience au sein de l’armée israélienne. « Arik peut aujourd’hui dire sans complexe que sa démarche maintient en place 190 000 des 240 000 colons de Cisjordanie et de Gaza. Ce que j’ai conclu avec les Américains, souligne M.Weisgalss, c’est que le sort de certaines colonies ne sera évoqué qu’après que les Palestiniens se comportent comme des Finlandais.» Notons tout de même que si les Finlandais vivaient sous occupation militaire depuis 37 ans , étaient soumis quotidiennement à la répression aveugle et aux humiliations, ils ne tresseraient probablement pas des couronnes de fleurs à l’armée occupante. C’est bien l’occupation qui crée le terrorisme et non le terrorisme qui crée l’occupation.[...]

Ils n'ont plus rien à perdre ... après 33 années de colonisation Le 01 06 2001
Affirmez-vous que les forces palestiniennes ne sont pas actuellement en mesure d'établir un cessez-le-feu total dans les Territoires palestiniens ?) Ce qu'a dit le ministre ce matin, c'est que l'on voit bien qu'elles ne peuvent pas tout contrôler. Aujourd'hui, ce qui existe dans les Territoires occupés, ce n'est même pas un Etat, c'est quelque chose entre deux, un monde dans lequel les gens pensent qu'ils n'ont plus rien à perdre compte tenu des conditions dans lesquelles ils vivent dans les Territoires occupés après 33 années de colonisation. Voilà ce qu'a dit le ministre, voilà quelle est notre évaluation. [...]


Idée LCBC : La collusion entre les puissances occupantes Retour
L'UE A SUSPENDU SES TRAVAUX SUR L'ÉTIQUETTAGE DE PRODUITS DES COLONIES ISRAELIENNES À LA DEMANDE DES ÉTATS-UNIS Le 19 05 2013
At the United States' request, the European Union has delayed fully enforcing its decision to label products from West Bank settlements in European stores. European diplomats and senior officials in Jerusalem said the issue, which was due to be pushed through at the EU's Foreign Affairs Council this week, was put off to the end of June. A year ago, the foreign ministers of the 27 EU member states decided to fully enforce EU legislation regarding products originating from the settlements. Such products would be labeled throughout the EU. For several months, no EU member moved to carry out the decision. But in February, foreign policy chief Catherine Ashton sent a letter to her colleagues asking them to enforce EU legislation on the issue. In mid-April, foreign ministers of 13 member states including France, Britain, Spain and the Netherlands replied to Ashton, expressing support for clearly labeling products imported from the settlements. But the ministers asked Ashton to draft clear directives and submit them to the Foreign Affairs Council for approval. In the past month, EU officials, led by the organization's Middle East representative Christian Berger, have discussed the issue. The officials considered submitting regulations to the Foreign Affairs Council at its meeting this week. A senior official in Jerusalem said Israel had asked the U.S. administration to help stop or at least delay the EU decision to label products. He said Israel even asked for Secretary of State John Kerry's intervention. Kerry and other senior U.S. officials asked Ashton and her staff, as well as several major EU states, to put off full enforcement. According to two European diplomats, the Americans said enforcing the decision at this time would harm Kerry's efforts to revive negotiations between Israel and the Palestinians. Kerry started talks with Prime Minister Benjamin Netanyahu and Palestinian President Mahmoud Abbas on March 23 to prepare the ground for resuming peace negotiations. During this time, Netanyahu promised to limit construction in the settlements, while Abbas promised to suspend unilateral moves at the United Nations toward Palestinian statehood. Kerry has asked the sides for an extension of two to three weeks, and both Netanyahu and Abbas agreed. The Americans told the Europeans that Kerry wants to present a plan for resuming the Israel-Palestinians negotiations by mid-June. The Americans therefore asked the EU to put off the labeling issue to June. "The EU decided to give Kerry the time he asked for and see whether the negotiations are resumed," a European diplomat said. The EU is frustrated by the standstill in the peace process, and its member states, even those friendly to Israel, want to do something about the settlements, the sources said. For example, Czech Foreign Minister Karel Schwarzenberg said during his visit to Israel around two weeks ago that it was very difficult for Israel's friends in Europe to defend its policy on the Palestinians. In an interview with the website Times of Israel, Schwarzenberg said the settlement building plans were "obnoxious" and that he was in favor of labeling settlement products in European stores. An Israeli official said the delay in the EU's decision was conditional on progress in the talks with the Palestinians. Unless a breakthrough is achieved in the talks next month, the EU will instruct all 27 member states to label products from West Bank settlements, he said.

LA GUERRE D'IRAK EST UNE GUERRE POUR L'EXPANSION TERRITORIALE D'ISRAEL Le 24 04 2008
[...]L'explication la plus probable de l'invasion étasunienne de l'Irak est l'engagement du Régime néoconservateur de Bush à la défense de l'expansion territoriale israélienne. Il n'existe pas un seul néoconservateur qui ne soit allié à Israël. Israël espère voler toute la Cisjordanie et le sud du Liban pour son expansion territoriale. Un régime colonial américain en Irak ne protège pas seulement Israël contre des attaques, mais exerce aussi pression contre la Syrie et l'Iran pour qu'ils ne soutiennent pas les Palestiniens et les Libanais. La guerre d'Irak est une guerre pour l'expansion territoriale d'Israël. La "guerre contre la terreur" de Bush est un bobard qui sert à couvrir l'intervention des Etats-Unis au Moyen-Orient pour le compte du "grand Israël".

La solidarité indéfectible des Américains à l'égard d'Israël Le 08 04 2005
Entretien avec Pascal Boniface - Livre - Vers la Quatrième guerre mondiale ?
[...]La grande différence c’est que dans le cas du conflit israélo-palestinien, ce que l’on reproche au monde occidental en général et aux États-unis en particulier, ce n’est pas une indifférence mais une complicité active avec Israël. Sans la solidarité indéfectible des Américains à l’égard d’Israël, il ne serait pas possible pour ce pays de maintenir l’occupation militaire des territoires palestiniens malgré une quantité impressionnante de résolutions de l’ONU demandant son retrait. Cela est donc vu comme la preuve du double standard. L’éruption des chaînes satellitaires et la prise de conscience d’une opinion publique arabe et plus largement musulmane ont fait le reste. Ce conflit est devenu un symbole qui dépasse très largement son cadre géographique et l’attitude des protagonistes. [...]

Israël, la guerre et le pétrole Le 02 04 2005
Un contrat très lucratif d'approvisionnement de l'armée US en Irak a été attribué par une filiale d'Halliburton à une compagnie pétrolière israélienne, Sonol, rapporte la IsraelNationalNews.com. Pour ce marché d'un montant de 70 à 80 millions de dollars pour la fourniture de 25 millions de litres de pétrole par mois aux forces US, Sonol travaille en conjonction avec une compagnie internationale, Morgantown International.
Sonol est l'une trois grandes sociétés israéliennes de distribution du pétrole avec un réseau de 205 stations. Le pétrole qu'Israël importe passera par le terminal opéré par SASHAN (Compagnie d'infrastructure pour le pétrole et l'énergie) et sera transporté par train à travers Israël et la Jordanie vers l'Irak. Les experts industriels sont plus que surpris du choix d'Israël alors que la Turquie a approvisionné le nord de l'Irak pendant les six derniers mois l'an dernier pour une valeur égale.
Les analystes arabes constataient dans le Daily Star de Beyrouth qu'il est économiquement insensé d'attribuer un tel contrat à un pays qui n'exporte pas de pétrole, mais au contraire importe la totalité de ses besoins de la Russie, de la Caspienne et plus récemment encore des anciennes républiques soviétiques. En réalité, disent-ils, Israël ne servira que d'intermédiaire dégageant, dans ce transfert, des profits qui augmenteront la valeur du contrat pour Halliburton. Il aurait été plus judicieux financièrement de confier l'opération à des pays voisins de l'Irak, tels que la Syrie, la Turquie ou l'Iran mais des considérations politiques ont joué car l'administration Bush ne veut aider ni la Syrie, ni l'Iran. De plus, des plans sont à l'étude entre Washington, Israël et le futur gouvernement irakien pour construire un pipeline qui irait de Kirkouk en Israël.

l'appui de Washington aux colonies renforce Sharon Le 26 03 2005
Washington réitére qu'Israël pourra maintenir des colonies dans le cadre d'un règlement avec les Palestiniens.
'Israël peut espérer conserver certaines colonies dans le cadre d'un règlement final de paix' avec les Palestiniens, a affirmé la secrétaire d'Etat américaine, Condoleezza Rice, dans une interview au quotidien américain Washington Post
Elle a confirmé des propos de l'ambassadeur des Etats-Unis à Tel-Aviv, Dan Kurtzer, selon lesquels 'le président (américain) a donné son soutien au maintien de grands centres de population israélienne à l'issue d'une négociation' en Cisjordanie.
[...]Les Palestiniens ont reproché aux Etats-Unis d'intervenir dans leurs futures négociations avec Israël sur un règlement permanent.

Le soutien, sans précédent, accordé par les Etats-Unis à la politique israélienne Le 20 10 2004
[...]En fait, la seule nouveauté dans les déclarations de monsieur Weisglass concerne le soutien, sans précédent, accordé par les Etats-Unis à la politique israélienne. Mais, là aussi, on ne saurait être surpris. Une partie de l'administration Bush est acquise aux thèses de monsieur Sharon. A la Maison Blanche et au Pentagone, la plupart des hommes en place ont toujours exprimé des opinions très critiques de la politique de concession des travaillistes israéliens. Au Conseil national de sécurité par exemple, Elliot Abrams est chargé du dossier Proche-Orient. Dès 1993, il a déclaré son opposition au processus d'Oslo. Au Pentagone, le sous-secrétaire à la Défense chargé des affaires politiques, Douglas Feith, est proche du mouvement des implantations. Dans ces conditions, Dov Weisglass n'a probablement pas eu beaucoup de difficultés à convaincre ses interlocuteurs américains. Pour les colons, c'est autre chose. Ils refusent ses explications, à savoir que le retrait des colonies de Gaza et de quatre autres situées dans le nord de la Cisjordanie leur permettra de conserver le reste ad vitam æternam. [...]
Dans ses déclarations à Haaretz, monsieur Weisglass se vante d'avoir «effectivement conclu avec les Américains qu'on ne discutera jamais d'une partie des colonies. Quant au reste, on en parlera lorsque les Palestiniens deviendront des Finlandais...». C'est-à-dire lorsqu'ils auront un comportement occidental, européen, démocratique, non violent et doux, du moins selon la vision du monde scandinave du conseiller d'Ariel Sharon. Il sait que la société palestinienne ne prend pas le chemin de l'européanisation. Elle subit une véritable tragédie humanitaire et se développe dans un environnement de plus en plus répressif. Dans la bande de Gaza, près de la moitié de la population vit en dessous du seuil de pauvreté de 2 dollars par personne et par jour. Selon les Nations unies, quarante-cinq Palestiniens sont tués chaque mois dans ce territoire (pour deux tiers des combattants). Au cours des quatre dernières années, 25 000 Palestiniens ont perdu leur logis, détruit par l'armée israélienne.[...]

Arafat a été déclaré hors jeu par les Etats-Unis Le 28 09 2004
[A l'occasion des 5 ans de la deuxième Intifada, RFI passe de nombreux flash d'info sur la Palestine]
Jamais la perspective d'un état palestinien n'a paru aussi éloignée . Cette quatrième année de l'Intifada c'est caractérisée par l'intensification de la colonisation juive et la construction par Israel d'un barrière de séparation en Cisjordanie, un ouvrage militaire dont le tracé rend impossible la création d'un état palestinien viable . Les palestiniens sont entrés dans l'age du mur et désormais ils vivent à l'intérieur d'enclaves bouclées militairement par l'armée israelienne. Yasser Arafat est lui même assigné à résidence par l'armée israelienne dans les ruines de la Moukata à Ramallah et à son grand chagrin il a été déclaré hors jeu par les Etats-Unis [...].

Il existe un axe américano-sioniste Le 00 09 2004
[Dieudonné] à raison de dire qu'il existe un axe américano-sioniste. Cest une donnée objective : les 2 seuls pays à ne pas reconnaître la Cour pénale internationale ? Les Etats-Unis et Israel. Le seul pays à ne jamais soutenir une résolution de l'ONU qui met en cause Israel ? Les Etats-Unis; Ils rendent l'ONU inutile depuis 40 ans avec leur véto. Le plus fort soutient financié à Israel ? Les Etats-unis. Le dire implique t'il forcément un complot contre le reste du monde ? Non. Une complicité ? Oui.

Consanguinité idéologique entre les deux pays Le 16 06 2004
[...]Sharon et les Etats-Unis d’Amérique
Jamais la politique étrangère des Etats-Unis d’Amérique n’a été aussi alignée sur l’équipe au pouvoir en Israël. Une dizaine de visites d’Ariel Sharon à Washington ont fini par convaincre George W. Bush de partager le point de vue israélien. Plus besoin d’AIPAC, la puissante structure du lobbying en faveur des intérêts d’Israël, les lobbyistes œuvrent au cœur même de l’exécutif US (Paul Wolfowitz, Douglas Feith, Richard Perle, et bien d’autres) [2]. Cet inestimable appui américain et, n’ayons pas peur des mots, la consanguinité idéologique entre les deux pays poussent Ariel Sharon à aller encore plus loin dans l’application méthodique de sa politique. Le providentiel chaos irakien est le meilleur atout pour masquer l’ampleur des opérations israéliennes à Gaza et en Cisjordanie. Lors d’un séjour d’une semaine dans un pays arabe, j’ai pris la mesure de l’antiaméricanisme dans l’opinion arabe. Jamais ce sentiment n’a autant prospéré. Le président Bush est comptable de cette réalité. Israël, Irak, Afghanistan... constituent autant de raisons servant à alimenter cette commune aversion pour l’Amérique. Se rend-il suffisamment compte des effets pervers de sa politique au Moyen-Orient ? En tout état de cause, les Etats-Unis d’Amérique ont besoin d’un véritable sursaut de lucidité pour sortir de cette vision caricaturale du monde ! [...]

À QUI PROFITE LE CRIME ? Le 20 04 2004
L’assassinat du Cheikh Ahmad Yassine, chef du mouvement palestinien « Hamas » le 22 mars dernier, suivi moins d’un mois plus tard de l’assassinat de son successeur Docteur Abdelaziz Rantissi visent en effet à mélanger les cartes, profitant à la fois de la guerre américaine en Irak et de la vague d’actions terroristes qui a visé l’Europe pour tenter de créer l’amalgame et faire qualifier la résistance contre l’occupation de terrorisme. Le dernier appui de Georges Bush à la politique israélienne d’assassinat de responsables palestiniens, de la poursuite de la construction du mur de séparation et d’annexion d’une partie de la Cisjordanie à travers son plan d’y conserver plusieurs colonies pour qu’elles passent à l’autre côté du mur va dans le même sens.
Les intérêts d’Israël et des États Unis coïncident stratégiquement, et les deux États agresseurs essaient ( reliés par un certain média ignorant ou malveillant ) de donner la religion comme raison principale à ce désordre. Cela les arrange bien entendu. C’est ainsi que leurs projets coloniaux respectifs passent pour une guerre du bien contre le mal.
Le vrai terrorisme ne peut que se réjouir de ce climat qui lui donne un énorme crédit auprès des peuples du Moyen Orient systématiquement humiliés et écrasés et des populations frustrées en Occident qui, faute d’alternative sérieuse et fiable, pourraient y trouver son salut.
Ce terrorisme (le vrai) ne fait aucunement peur aux États Unis ni à Israël. Au contraire, il donnera aux premiers la justification de continuer à faire tomber d’autres régimes et à occuper et exploiter d’autres pays, tandis qu’il donne à l’autre la justification à la continuation de l’occupation, de l’annexion et de l’expansion jusqu’à la réalisation de son projet du grand Isarël qui couvre la grande majorité des territoires du Monde Arabe.
La réaction honorable (mais uniquement au stade du verbe impuissant) de l’Europe et de la France en particulier montre clairement que cet intérêt n’est pas partagé par l’Europe. C’est cette partie du monde est la plus proche du centre du conflit, et si le plan amaricano-israélien d’embrasement du monde dans cette guerre sans fin se voit aboutir, c’est l’Europe qui en souffrira le plus.
En outre, les dirigeants de l’Europe sont parfaitement conscients que son intérêt est de s’opposer au plan américain et au monopole des USA du monde. Ils sont également conscients que l’avenir d’une Europe forte réside dans des rapports d’échange avec le Proche Orient et dans l’abandon de son ancien projet colonial. L’Europe aura-t-elle le courage d’affirmer son identité avant qu’elle soit dépassée par les événements ? C’est aux dirigeants de l’Europe de répondre à cette question, et c’est aux peuples européens d’exiger à leurs dirigeants d’agir dans le vrai sens de leurs intérêts.
Il est temps que les politiciens et le média agissent en responsables en soutenant la résistance des peuples qui subissent l’occupation et l’oppression en même temps que dénoncer le terrorisme gratuit et injustifié. Mélanger les deux et/ou soutenir l’occupation ne fait que disqualifier la résistance et crédibiliser le terrorisme.

Changement historique de la politique des Etats-Unis au Proche-Orient Le 19 04 2004
Condoleeza Rice, la conseillère de George Walker Bush en matière de sécurité nationale, a fait hier, le tour des chaînes de télévision pour défendre la politique du Président des Etats-Unis dans le conflit israélo-palestinien. Elle a affirmé que celui-ci n’avait pas donné son feu vert à Ariel Sharon pour procéder à l’assassinat d’Abdel Aziz Rantissi. Madame Rice a souligné que le chef de l’exécutif américain avait dit et répété que les Israéliens devraient prendre en compte les conséquences de leurs actions. Malheureusement pour elle, il existe un document tout a fait officiel, dont le Premier ministre israélien a pu juger qu’il lui donnait bien cette autorisation. Il s’agit de la lettre que lui a adressé le Président des Etats-Unis à l’issue de leurs entretiens. On peut y lire les phrases suivantes : « Israël gardera le droit de se défendre contre le terrorisme, y compris celui d’engager des actions contre les organisations terroristes. Les Etats-Unis mèneront les efforts destinés à démanteler les organisations terroristes et à empêcher que les zones d’où Israël se retirera constituent une menace »... La référence à la bande de Gaza est parfaitement claire et le Président des Etats-Unis ne se contente pas dans cette lettre d’autoriser les frappes antiterroristes, mais il annonce que « son pays... je cite de nouveau... mènera les efforts nécessaires pour démanteler les organisations terroristes »... Du reste, cette attitude est dans la ligne de ce qu’a été, la semaine dernière, le changement historique de la politique des Etats-Unis au Proche-Orient. Jusque là, Washington s’était toujours présenté en intermédiaire entre Israéliens et Palestiniens. Les sympathies américaines allaient, bien sûr, vers Israël, mais il y avait un point sur lequel tous les Présidents des Etats-Unis avaient tenu bon, c’était sur le fait que le statut final devrait être négocié entre Israéliens et Palestiniens. Or, mercredi dernier, Bush junior a donné son accord au plan Sharon de retrait de Gaza, mais aussi de maintien des principales colonies israéliennes en Palestine, ainsi qu’au refus du retour de tout réfugié en Israël. [...]
Le Premier ministre israélien aurait ainsi joué habilement des inquiétudes électorales du Président des Etats-Unis. Celui-ci a, plus que jamais, besoin de mobiliser les fondamentalistes chrétiens qui sont farouchement pro-israéliens, mais d’après plusieurs journaux américains, il compterait aussi sur quelques dizaines de milliers de voix juives qui, en Floride, Ohio et Pennsylvanie, peuvent faire basculer ces états clés.

Le lien entre Israel et les Etats-Unis est tellement fort Le 01 03 2004
Le lien entre Israel et les Etats-Unis est tellement fort que ca va être difficile de débloquer la situation en Israel-Palestine.[...] Le problème ne se réglera pas sans une véritable intervention internationale. [à la conférence de presse campagne contre le mur]

Les États-Unis contre l'ONU qui refuse la proclamation israélienne faisant de Jérusalem sa capitale. Le 05 12 2002
Washington contre l’ONU
Les États-Unis se sont opposés à une résolution des Nations unies refusant la proclamation israélienne faisant de Jérusalem la capitale d’Israël.
En revanche, l’ensemble des pays de l’Union européenne, qui habituellement se partageaient entre votes pour et abstentions, ont voté en bloc en faveur de la résolution qui déclare ' illégale ' cette ' loi fondamentale ' d’Israël. Cette résolution de l’Assemblée générale, qui à la différence de celles adoptées par le Conseil de sécurité n’a pas force de loi, est chaque année rituellement adoptée à une très forte majorité. Par ailleurs, l’armée israélienne a fermé des bureaux de liaisons israélo-palestiniens, chargés de la coopération sécuritaire, en Cisjordanie. À Hébron, deux Palestiniens armés ont été tués au cours d’échanges de tirs avec des soldats israéliens.

Washington soutient Israel pour le [Grand] Jérusalem comme capitale Le 05 12 2002
Les États-Unis se sont opposés à une résolution des Nations unies refusant la proclamation israélienne faisant de Jérusalem la capitale d’Israël. En revanche, l’ensemble des pays de l’Union européenne, qui habituellement se partageaient entre votes pour et abstentions, ont voté en bloc en faveur de la résolution qui déclare ' illégale ' cette ' loi fondamentale ' d’Israël. Cette résolution de l’Assemblée générale, qui à la différence de celles adoptées par le Conseil de sécurité n’a pas force de loi, est chaque année rituellement adoptée à une très forte majorité [...]


Idée LCBC : La majorité silencieuse complice des guerres Retour
Impossible de ne pas prendre en compte le silence scandaleux Le 13 02 2005
Bonjour à la Gauche israélienne. Après une hibernation qui a duré une éternité, elle commence maintenant à faire entendre les voix du réveil. C'est seulement parce que le vent souffle à nouveau dans sa direction et non par son propre mérite, que la Gauche extraparlementaire s'aventure hors de l'armoire où elle s'est enfermée il y a plus de quatre ans. Peut-être faut-il bénir ces signes de réveil mais il est impossible de ne pas prendre en compte le silence scandaleux, la constante couardise et cet abandon de la rue à la droite et aux colons.
Pendant quatre ans et plus, Israël a fait tout ce que bon lui semblait dans les territoires sous occupation, sans presque aucune critique venue de l'intérieur. Israël a tué, détruit, déraciné, maltraité et personne, ou presque, n'a élevé la voix. Le monde a vu et s'est fait entendre, mais pas nous. Quand Israël priait pour un discours alternatif, l'écho d'une protestation claire, presque aucun son ne s'est fait entendre en dehors de la voix de quelques petites organisations courageuses.
Il est alors difficile de pardonner à ceux qui n'ont pas desserré les lèvres, qui ont détourné le regard et se sont drapés dans leur indifférence, dépeignant Israël comme fait d'une seule et même étoffe, celle du gouvernement. Le bruissement qui, maintenant, commence à s'élever dans le camp sioniste de la paix ne l'a pas encore lavé de sa responsabilité : par son silence, il s'est fait le collaborateur de tout ce que le gouvernement a fait en son nom au cours de ces dernières années. [...]

Des morts aussitôt oubliés Le 09 03 2004
La lassitude l'a emporté sur la routine des raids militaires et des attentats-suicides. Le conflit israélo-palestinien est désormais sur une voie de garage politique dans l'attente d'une très hypothétique impulsion après l'élection présidentielle américaine. Les violences de part et d'autre n'ont pas disparu, loin de là, mais elles semblent désormais admises comme un moindre mal lorsqu'elles touchent les territoires palestiniens. Les incursions et les assassinats ciblés perpétrés à Gaza par l'armée israélienne ne cessent ainsi d'être mis sur le compte de l'autodéfense et sont acceptés comme tels malgré une légitimité (pour ne pas parler de leur efficacité) plus que douteuse, notamment du fait du confinement de Gaza depuis plus d'une décennie. On voit bien que ce 'modèle' en passe d'être appliqué à la Cisjordanie avec la nouvelle 'clôture de sécurité' ne met pas un terme aux bains de sang.
Pratiquement plus personne dans le monde ne condamne, ou simplement ne déplore, la mort de civils, souvent des enfants, pris au piège de combats urbains dans des zones parmi les plus peuplées de la planète. Faute d'énergie, faute de volonté. Au rythme des incursions israéliennes actuelles, le seuil de 3 000 morts palestiniens devrait être atteint avant l'été.
Les Palestiniens ont beau mourir trois fois plus que les Israéliens (pour une population inférieure de moitié), cet élément ne compte plus. Aussitôt oubliés, ces morts-là sont en apparence des morts pour rien. Les offensives à chaque instant, les raids aériens, les destructions systématiques qui s'ajoutent à l'enfermement et à la pauvreté sont le quotidien, accepté par la communauté internationale, d'une population dont la moitié a moins de 16 ans.
Fouettée par les incursions sanglantes, la culture de la haine se porte bien à Gaza et en Cisjordanie, et avec elle la culture de la mort dont les civils israéliens paient aussi le prix. Il sera beaucoup plus difficile de parvenir à la paix avec les jeunes Palestiniens qui grandissent dans cette guerre qu'avec la génération déclinante qui fonda le nationalisme palestinien.

Le silence de nombre d'intellectuels français Le 01 10 2001
[...]Les intellectuels français, eux, ne le sont pas toujours [du côté du persécuté] . Le silence de nombre d’entre eux depuis le déclenchement de la seconde Intifada est assourdissant. Et puis, parfois, on aurait préféré qu’ils s’abstiennent. Dans une hallucinante tribune (Libération, 10 juillet 2001), trois d’entre eux, Marc Lefevre, Philippe Gumplowicz et Pierre-André Taguieff, soutenus par une dizaine de leurs collègues, dénoncèrent la visite de solidarité d’une délégation qui comprenait notamment José Bové dans les territoires occupés.[...]


Idée LCBC : Le choc des civilisations Retour
L'actuelle politique américaine crée les conditions du choc des civilisations Le 08 04 2005
Entretien avec Pascal Boniface - Livre - Vers la Quatrième guerre mondiale ?
Dans votre conclusion, vous évoquez plusieurs scénarios dont celui d’une Quatrième guerre mondiale. Comment pourrait-on aboutir à un scénario aussi catastrophique ?
L’idée d’une Quatrième Guerre Mondiale est développée par les néo-conservateurs américains qui estiment que la Guerre froide a été la Troisième Guerre Mondiale et que la guerre soit contre l’Islam, soit contre le terrorisme, -ils emploient les deux mots souvent de façon indifférente -serait la Quatrième. On voit bien les effets de cette théorie, il faut comme au cours des trois Guerres Mondiales précédentes se coaliser derrière les États-unis et se préparer à une guerre de longue haleine. Le problème est que les néo-conservateurs fournissent non seulement la grille de lecture mais également la politique pour parvenir à ce qu’ils dénoncent eux-mêmes. Leur politique est basée sur la confrontation, ils croient que les problèmes politiques peuvent se résoudre grâce au seul usage de la force, que la force militaire constitue une réponse universelle, cela revient non pas à combattre le terrorisme mais à le renforcer. Le problème est que l’actuelle politique américaine tout en disant réfuter la thèse du choc des civilisations en crée tout simplement les conditions.

Les vents de l'idéologie raciste de la guerre des civilisations Le 11 01 2005
[...] Le pire pourrait être que rien n’arrive vraiment, rien que le statut quo hideux, à l’ombre du Mur en Cisjordanie et des barbelés d’Erez et de Rafah, tandis qu’un fantôme d’Etat palestinien gèrerait tant bien que mal plusieurs vaste zones de concentration, façon Gaza, et tandis que l’Etat d’Israël s’enfoncerait dans son nationalisme exclusiviste conforté par les vents de l’idéologie raciste de la « guerre des civilisations » qui soufflent d’Occident. Ce pire là, cette réalité d’apartheid, est en route sur le terrain. L’autre route, celle d’une paix aussi juste et aussi durable que possible, des hommes et des femmes de Palestine et d’Israël s’efforcent de la tracer. Mais qui prend en considération la « feuille de route » des sociétés civiles, la nôtre ? [...]

L'Occident semble prêt à s'engager dans un conflit planétaire Le 01 11 2004
« Barbarie » et « civilisation », « mécréants » et « croyants », M. George W. Bush et M. Oussama Ben Laden voudraient faire croire que le monde est divisé en deux, entre « eux » et « nous ». Sous couvert de guerre contre le terrorisme, l’Occident semble prêt à s’engager dans un conflit planétaire. Pourtant, si Al-Qaida représente un danger réel (Al-Qaida, label ou organisation ?), il n’est sûrement pas une « menace stratégique » politico-militaire de même type que le communisme. La vision d’un « choc des civilisations » sert à mobiliser les opinions contre l’Autre, à justifier le désordre établi ; elle permet de légitimer les inégalités et les injustices au nom d’un péril multiforme. A la fin du XIXe siècle déjà, le terrorisme anarchiste avait servi d’épouvantail aux dominants pour tenter de mater les rébellions ouvrières (Au temps du terrorisme anarchiste). Refusant ces schémas, certaines œuvres de fiction permettent de mieux comprendre le monde dans lequel nous vivons (Réalité en quête de fictions) et aident à refuser la logique d’une guerre de mille ans.

The conviction that American and Israeli lives are worth more than others. Le 17 09 2003
I think there are lots of parallels between the Bush administration and the Sharon when it comes to their attitude towards the rest of the world.
The conviction that American and Israeli lives are worth more than others.
A disregard for international law fuelled by a paranoid mind-set.
A religious sense of destiny. (This also is a scary factor with many Islamic fanatics)
Failure to realize that being 'strong' makes you weak in the eyes of the world. Being 'militarilly superior' does not guarantee safety - and even reduces it.
The war in Iraq made America less safe! 'Removing' Arafat will make Israel less viable!

Problème du Proche-Orient et Islamisme Le 28 04 2003
Hubert Védrine : retirer aux dizaines de millions d’Arabes et de musulmans étrangers au terrorisme l’embarras causé par le problème du Proche-Orient
Bernard-Henri Lévy répond : le problème israélo-palestinien n’était nullement à l’origine de la naissance et de l’expansion de l’islamisme.
Jean Daniel répond : ce n’est pas parce qu’un événement n’est pas à l’origine d’un phénomène qu’il ne le nourrit pas, ne le radicalise pas, ne finit pas par le justifier. Il se peut que le nombre des fous de Dieu ne diminue pas en cas de règlement du conflit israélo-palestinien. D’autant qu’il y a des fous de Dieu partout: l’assassin d’Itzhak Rabin n’était ni arabe ni musulman. Le nombre des fous de Dieu ne diminuerait peut-être pas, mais ce qui est essentiel, et en vérité déterminant, c’est que si jamais, par miracle (car il en faudrait un), les Etats-Unis imposaient aujourd’hui les conditions d’une coopération israélo-palestinienne contre les extrémistes des deux bords, tout changerait. Les opinions publiques musulmanes seraient délivrées d’une motivation sincère qui leur sert d’alibi.

LES CROISÉS DU 21EME SIÈCLE Le 23 03 2003
Les croisés du 21eme siècle, George Bush II et Michael Leedon (de Benador Associates, AEI, conseiller de Bush), croient en leur quête judéo-chrétienne pour écraser l'Islam, jugé comme une religion illégitime et vicieuse qui s'est mise en travers des routes du pétrole. La campagne en cours dans la région n'est rien de moins que l'extension des Croisades de 1096. Leeden a abattu sa carte Divine lorsqu'il déclara, avant l'agression des États-Unis contre l'Irak, 'qu' avec la volonté de Dieu, le Jour du Jugement Dernier arrivera au Moyen-Orient et les peuples qui ont tant souffert en Syrie, en Irak, en Iran et en Arabie-Saoudite seront bientôt libres'. Mais comme l'a fait remarquer Ahmad Faruqui, dans le journal Asia Times, ce que l'histoire qui se répète.
'Le monde Arabe se souvient des mots prononcés par le général Britannique Allenby, un descendant des Croisés, lorsqu'il entra dans la ville de Jérusalem le 9 décembre 1917, 'C'est maintenant la fin des Croisades !'. Le monde Arabe n'a pas oublié non plus les mots et le ton employés par le général français Henri Gouraud lorsqu'il entra à Damas en Juillet 1920. Marchant vers la tombe de Saladin près de la Grande Mosquée, Gouraud lui donna un coup de pied et s'exclama 'Réveille-toi Saladin, nous sommes revenus. Ma présence ici est la consécration de la victoire de la Croix sur le Croissant'.
Pas plus ne seront oubliées dans 100 ans les proclamations de George Bush II et Tony Blair.

COMMENT NIER LE CHOC ISLAM-OCCIDENT ? Le 28 02 2003
Le choc des civilisations ? Plutôt que de nous offusquer de cette théorie, trouvons les moyens d'en sortir, car il a commencé il y a longtemps, il se poursuit sous nos yeux, il peut s'aggraver. Comment nier le choc Islam-Occident alors même qu'il se manifeste de mille façons, que ses racines plongent profondément dans l'histoire, que des extrémistes spéculent sur lui, et qu'une guerre en Irak, la privation de toute espérance pour les Palestiniens, le terrorisme islamique et l 'ubris américaine peuvent le faire dégénérer

Risque d'unir dans le radicalisme des musulmans Le 11 02 2003
Ne s’expose-t-on pas au risque d’unir dans le radicalisme des musulmans prêts à se diviser ? Nous qui voulions éviter à tout prix l’amalgame, allons-nous le réaliser ? Ce sont les questions que se posent la France, l’Allemagne, la Belgique, la Russie et la Chine, du moins à ce moment là.
...Et pourtant, après chaque défaite arabe, après chaque humiliation de l’islam, qui s’accumule en des strates que rien n’effrite, qui augmente au cours des siècles depuis l’abandon de l’Age d’or et le déclin de l’Empire ottoman, il s’est trouvé un leader pour essayer de rassembler la nation arabe et pour la venger. Il y a plus. Cette intervention en Irak va survenir au moment où le terrorisme radical et où l’islamisme nihiliste étaient en train de susciter, au sein même de l’Islam, le plus de réactions réformistes et même révolutionnaires. Grâce en partie à Ben Laden et aux siens, arrivaient de grands réformateurs. Rarement par exemple, il y a eu autant de tentative de moderniser l’islam, de rendre ses valeurs compatibles avec les pays d’accueil et même de le laïciser. Autrement dit, il y avait en marche une occidentalisation ou plutôt une universalisation des valeurs de l’islam. Après la guerre qui s’annonce contre l’Irak, on peut s’attendre à un nouveau repli des nations arabo-musulmanes sur des solidarités anti-occidentales. C’est pourquoi ce que l’on peut espérer de plus bénéfique pour le peuple irakien, c’est que la liberté ne lui soit pas apportée par les bombes américaines mais par une contagion des idées modernes qui conduirait au départ de Saddam Hussein.

dépendance IRAK-PALESTINE Le 31 01 2003
Un règlement des difficultés en Irak dépend au moins autant d'une relance d'un processus de paix israélo-palestinien.

Confrontation entre l'Amérique et le monde musulman Le 31 01 2003
S'il y a confrontation c'est que nous n'aurons pas su l'éviter: après tout c'est nous qui sommes les plus forts. C'est à nous de définir cette relation et le cadre dans lequel elle doit évoluer. Si nous traitons les problèmes prudemment, nous pouvons régler le cas irakien en tant que tel dans le cadre de l'Organisation des Nations unies. Si nous n'y prenons garde, ce problème peut déboucher sur une confrontation entre l'Amérique et le monde musulman. Nous n'y sommes pas condamnés.

BUSH SHARON : ces gens ne raisonnent pas du tout avec le souci de la paix Le 15 11 2002
les États-Unis sont prêts à faire le jeu des pires extrémismes ?
Pierre Vidal-Naquet. Ils jouent manifestement la carte de la tension, de l'affrontement religieux. Ça arrange peut être à court terme Bush dans sa croisade contre ' le mal absolu ', mais c'est une carte extrêmement dangereuse, car elle jette les peuples dans les bras des courants islamistes les plus rétrogrades, sans toucher au foyer principal de guerre et d'instabilité au Proche-Orient que constitue la situation en Palestine. Or, il n'y aura jamais de paix et de stabilité possible dans cette partie du monde sans une solution juste du problème palestinien - qui doit se sceller, selon moi, dans l'esprit des accords d'Oslo. Le fait que Sharon ait eu l'appui à peu près constant de Bush démontre que tous ces gens ne raisonnent pas du tout avec le souci de la paix.

Le reste de l'Occident intimement lié au monde arabe Le 18 02 2002
Et comment l'Histoire jugera-t-elle les Etats-Unis du XXIe siècle? Comme les sauveurs de l'ordre mondial ou plutôt comme les responsables d'un prochain conflit durable opposant l'Amérique au reste de l'Occident, lui-même intimement lié au monde arabe? La façon dont le Pentagone désigne «l'axe du mal» montre bien le manichéisme qui prévaut aux bombardements, aux représailles et à la guerre sans merci décidée par les Américains. Le terrorisme semble jouer ici le rôle de cible idéologique qu'Hitler avait attribué au communisme. Les victimes civiles des bombardements de la «guerre propre» sont innombrables mais non répertoriées. [Centre de recherche sur la mondialisation]


Idée LCBC : Le gouvernement d'Israel est, aujourd'hui, dangeureux et hors la loi Retour
Israel doit se soumettre aux lois internationales Le 10 05 2005
Le président algérien Abdelaziz Bouteflika a appelé Israël à 'se soumettre aux lois internationales' en se retirant des territoires occupés pour créer un Etat palestinien avec Jérusalem comme capitale, à l'ouverture mardi du premier sommet entre pays arabes et sud-américains à Brasilia. 'Nous devons trouver une solution pour qu'Israël se soumette aux lois internationales et accepte la paix négociée. C'est le droit souverain des Palestiniens d'avoir Jérusalem comme capitale et qu'Israël se retire des territoires occupées', a déclaré M. Bouteflika dans son discours inaugural.

Je dénonce le nettoyage ethnique des Palestiniens Le 05 03 2005 à LONDRES
LE MAIRE DE LONDRES Ken Livingstone a qualifié le Premier ministre israélien de «criminel de guerre» dans une virulente critique de la politique israélienne publiée par «The Guardian». Ariel Sharon «est un criminel de guerre qui devrait être en prison, et pas en poste», écrit le maire de Londres. Il dénonce également le «nettoyage ethnique» des Palestiniens.

Le gouvernement israélien continue à faire main-basse sur la terre palestinienne Le 04 03 2005
[Extrait d'un article du Guardian traduit par ISM...] L'expansion d'Israël comporte depuis le début le nettoyage ethnique. Les Palestiniens qui ont vécu sur cette terre pendant des siècles en ont été chassés par la violence systématique et la terreur programmées pour nettoyer ethniquement le territoire qui est devenu la plus grande partie de l'Etat israélien. Les méthodes de groupes tels que Irgoun et le gang Stern étaient les mêmes que celles du dirigeant serbeKaradzic en Bosnie : chasser les gens par la terreur.
Aujourd'hui le gouvernement israélien continue à faire main-basse sur la terre palestinienne pour y implanter des colonies, les incursions militaires dans les pays voisins continuent, et le déni du droit au retour des Palestiniens chassés par la terreur continue. Ariel Sharon, premier ministre israélien est un criminel de guerre qui devrait être en prison, et non pas dans un bureau. La commission Kahane isrélienne elle-même a reconnu que Sharon avait une part de responsabilité dans les massacres de Sabra et Chatila. Sharon continue à organiser la terreur. Plus de trois fois plus de Palestiniens que d'Israéliens ont été tués dans le conflit actuel, et il y a plus de 7000 Palestiniens en prison. [...]

Du côté israélien le conflit ne s'est pas arrêté Le 14 02 2005
[extrait d'un long entretien réalisé par Nazem]

Face à ce constat d’échec du processus d’Oslo, en quoi justement se différencie le programme politique de l’Initiative Nationale Palestinienne ?
Al Mobadara (L’initiative Nationale Palestinienne) a été constituée en juin 2002. Certains membres, comme Mostafa Barghouti ou Haydar Abdel Chafi, ont fait partie de la délégation Palestinienne lors des négociations de Madrid, mais pas celles d’Oslo. Pour nous, Oslo a été une trêve, ou disons une fin de conflit, à sens unique. Du côté israélien, le conflit ne s’est pas arrêté : depuis, Israël a construit plus de 100 nouvelles colonies et le nombre de colons a augmenté de 100 %, il a de plus édifié les routes de contournement et les routes d’accès direct aux colonies... [...]

Israel se comporte comme un Etat au-dessus du droit Le 17 01 2005
[...]Bilal : La construction d'un mur, destiné à protéger les Israéliens bien que condamné par l'ONU, continue inexorablement. Comment est-ce possible ?
Leïla Shahid : Par le fait qu'Israël se comporte comme un Etat au-dessus du droit. Un Etat qui refuse d'appliquer toutes les résolutions des Nations unies depuis 1967, et les Etats membres des Nations unies permettent à Israël de se comporter ainsi, puisqu'ils ne prennent aucune sanction, ni politique, ni économique, ni diplomatique, à l'encontre du gouvernement israélien. [...]

Ce mur qui pénètre si profondément dans le territoire palestinien Le 18 11 2004
[...] Il n'est plus temps de promettre « avant 2009 », comme vient de le faire George Bush, un « État palestinien » dont on ne sait rien, ni les contours, ni les conditions économiques d'existence ; il est au contraire urgent de dire quel État, et comment. Il faut afficher le but et en déterminer les moyens. Il faut identifier les obstacles et les hiérarchiser. Et cesser de poser cette lancinante question qui porte en elle-même son pesant de ridicule : le conflit est-il né de la corruption de l'Autorité palestinienne, ou de la colonisation israélienne ? Une subtile désinformation passe aujourd'hui par la soudaine passion de palestinologues néophites pour la succession d'Arafat. Il y a évidemment chez les Palestiniens, comme partout, des « durs » et des « modérés ». Mais ce serait une grave illusion de surdimensionner cet antagonisme. Car il ne se trouvera pas de « modérés » pour accepter ce qu'Arafat a refusé à Camp David, c'est-à-dire un État morcelé en entités séparées. Autrement dit, il n'y aura pas de paix sans une décolonisation franche de la Cisjordanie. Une décolonisation qui nous ramènera peu ou prou aux conversations de Taba de janvier 2001, ou à cet accord virtuel de Genève négocié voici un an par des personnalités israéliennes et palestiniennes de la société civile. Il n'y aura pas de paix sans remise en cause de ce mur qui pénètre si profondément dans le territoire palestinien. C'est à force de tricher avec la réalité que l'on engendre la violence. [...]

Israël prend ses distances avec la Feuille de route Le 30 09 2004
Les responsables israéliens refusent de discuter du plan de retrait de Gaza avec les représentants du Quartet.
Les repré sentants du Quartet - Etats-Unis, Union européenne, Nations unies et Russie - ont rencontré hier des responsables palestiniens. [...] Le Quartet tente de faire approuver le Retrait de la bande de Gaza, dans l'espoir que ce retrait puisse constituer la première étape de la Feuille de route.
Israël a refusé pour sa part de rencontrer ces diplomates à Jérusalem, mardi. Cette mission du Quartet sur le terrain avait été réclamée par le G8, réuni en sommet le mois dernier à Sea Island.
Powell déçu
Israël entend d'abord rencontrer les émissaires de la Maison-Blanche attendus à la fin de la semaine. Le secrétaire d'Etat américain Colin Powell a d'ores et déjà exprime ses reproches, affirmant être 'déçu par le rythme auquel les avant-postes de colonies juives sont démantelés en Cisjordanie'.
Le refus opposé au Quartet est le dernier signe qu'Israël prend ses distances avec la Feuille de route, plan de paix qui prévoit la naissance d'ici à 2005 de l'Etat palestinien indépendant. AP

Des ONG françaises dénoncent la conditions de détention des palestiniens en Israël Le 04 09 2004
Extrait : Des ONG françaises dénoncent leurs conditions de détention en Israël. COMMENCÉE le 15 août, la grève de la faim des quelque 4 000 détenus palestiniens en Israël, qui visait à protester contre leurs conditions de détention, a été « suspendue » jeudi 2 septembre, a annoncé le Club des prisonniers, la principale association palestinienne de défense des détenus. La « suspension » court jusqu'au 5 septembre, en attendant de voir si les autorités pénitentiaires tiendront leur promesse de satisfaire une partie des demandes des grévistes, a indiqué Issa Qaraqéa, président de l'association. Seul le député Marouane Barghouti continue la grève, pour protester contre sa détention en isolement. [...]

Israel a été le dernier pays à avoir soutenu l'apartheid en Afrique du Sud Le 00 09 2004
[...]Dieudonné a raison lorsqu'il rappelle qu'Israel a été le dernier pays à avoir soutenu l'apartheid en Afrique du Sud, pour des raisons purement économiques, alors que le reste du monde disait 'Ca suffit'. Mais quand on dit Israel, il faut préciser : on ne parle pas de l'Israelien de la rue, mais des banquiers et des politiques qui ont soutenu ce régime.[...]

L'Assemblée générale de l'ONU exige qu'Israël respecte l'avis de la CIJ Le 20 07 2004
L'Assemblée générale a adopté, ce soir, une résolution exigeant qu'Israël, puissance occupante, s'acquitte de ses obligations juridiques telles qu'énoncées dans l'avis consultatif rendu par la Cour internationale de justice (CIJ) déclarant contraires au droit international « l'édification du mur qu'Israël, puissance occupante, est en train de construire dans le territoire palestinien occupé, y compris à l'intérieur et sur le pourtour de Jérusalem-Est, et le régime qui lui est associé. » [...]

Israël doit détruire son mur Le 09 07 2004
Israël doit détruire le mur de sécurité entre son territoire et la Cisjordanie. C'est ce que la Cour internationale de justice (CIJ) a annoncé vendredi après-midi. Dans avis retentissant, la CIJ juge que la barrière édifiée par l'Etat hébreu [...] est en l'état «contraire au droit international» et doit être en majeure partie démantelée. La décision vise toutes les portions des quelque 200 km (sur 730 prévus) de clôtures et parpaings construits au-delà de la ligne verte, qui marque la frontière entre Israël et les territoires occupés. «Israël a l'obligation de cesser immédiatement les travaux de construction du mur qui sont en cours dans le territoire palestinien occupé, notamment dans et autour de Jérusalem-est, et de démanteler immédiatement ce qui a déjà été construit», stipule le texte. La cour de La Haye poursuit sa critique de la politique israélienne en exigeant également le versement de dommages et intérêts aux Palestiniens lésés par la construction du mur. Dans leur dernière conclusion, les juges en appellent à l'Assemblée générale (qui avait saisi la CIJ en décembre dernier) et au Conseil de sécurité de l'Onu, leur demandant de «considérer quelles actions doivent être entreprises pour mettre fin à la situation illégale résultant de la construction du mur».
«La construction du mur érigée par Israël, la force occupante, dans le territoire palestinien occupé, y compris dans et autour de Jérusalem, et les dispositions qui y sont associées, sont contraires à la loi internationale», affirme la CIJ dans sa décision, prise avec 14 votes favorables sur 15 (le seul à s'opposer au texte a été le juge américain). Selon les juges, le mur actuel enfreint les droits fondamentaux des Palestiniens: droit de se déplacer librement, de chercher à se procurer travail, éducation et santé.[...]

Des millions de personnes des territoires occupés qui vivent dans la terreur et l'insécurité Le 26 05 2004
[...]D’abord, le pacte de Genève a remis l’idée de paix à l’ordre du jour.
Il a démontré qu’il était possible de mettre fin au conflit, sans nier les difficultés et les désaccords entre Israéliens et Palestiniens pour arriver à dialoguer ensemble. Vous avez su aborder sans tabou le statut de Jérusalem, le problème des réfugiés, ou celui des frontières.
Votre démarche a donc montré qu’il était possible de définir deux États viables, Israël et la Palestine, chacun dans des frontières sûres et reconnues par toute la communauté internationale pour le plus grand bénéfice de chacun des deux peuples, et ce alors que la situation est catastrophique dans toute la région.
Le peuple palestinien voit ses maisons détruites, ses champs piétinés, par l’armée israélienne ; des civils meurent chaque jour, des hommes mais aussi des femmes et des enfants. Le mur en cours de construction aggrave encore la situation, spoliant des propriétaires de leurs terres, empêchant des agriculteurs de travailler. Bref, ce sont des millions de personnes des territoires occupés qui vivent dans la terreur et l’insécurité, incapables de se projeter dans l’avenir. [...]

Le chef d'orchestre Daniel Barenboim critique Israël Le 10 05 2004
[...]alors qu'il acceptait le prestigieux prix Wolf.
Au cours de son discours devant le Parlement, Daniel Barenboim a estimé que la politique de l'Etat hébreu envers les Palestiniens était en contradiction avec les valeurs humanistes sur lesquelles Israël a été créé en 1948.
'Une situation d'occupation et de contrôle d'un autre peuple peut-elle être en accord avec la déclaration d'indépendance (d'Israël)?', a-t-il déclaré. 'Existe-t-il une logique à l'indépendance d'un peuple au prix d'atteintes aux droits de l'homme basiques d'un autre peuple?', a-t-il ajouté.
Le ministre israélien de l'Education, Limor Livnat, a répondu à ces accusations, déclenchant les applaudissements de l'audience. 'Je tiens à exprimer mon regret que M. Barenboim ait choisi d'utiliser cette scène pour attaquer l'Etat d'Israël', a-t-elle affirmé. [...]

VANUNU LIBERE Le 21 04 2004
[...] Celui qui a révélé au monde les capacités nucléaires de l'Etat Hébreu doit être relaché aujourd'hui. Il ne pourra pas communiquer avec des citoyens étrangé sans autorisation préalable. C'est en 1986 que Vanunu, technicien à la centrale nucléaire de Dimona a transmis au Sunday Times des photos d'ogives israeliennes, des photos qui permettent de conclure qu'Israel possède prés de 200 armes atomiques, qui léve le voile sur sa véritable puissance nucléaire. en représaille le Mossad, les services secrets israelien, enléve Vanunu à Rome[...] il est comdamné à 18 ans de prison, il en a passé 11 en isolement total. Vanunu se considère comme un pacifiste, un objecteur de conscience, il n'a pas reçu d'argent en échange de ces révélation.
[Vanunu a appeler le gouvernement isrelien à ouvrir Dimona aux inspéctions.]

Paralyser l'Autorité palestinienne Le 11 03 2004
[...]Le renforcement du Hamas aux dépens du Fatah et de l’Autorité palestinienne cadre à merveille avec ses [Sharon] objectifs géopolitiques.
En effet l’évolution de l’OLP, qui avait fini par reconnaître, à partir de 1988, la résolution de l’ONU de 1947 recommandant le partage de la Palestine en deux Etats et qui avait renoncé à la lutte contre l’existence d’Israël, ouvrant la voie à la négociation, ne convenait nullement à Sharon. Car le Premier ministre israélien ne veut pas d’un Etat palestinien indépendant et viable, même si cet Etat fait la paix avec Israël. En revanche, la mainmise du Hamas sur Gaza et la Cisjordanie ne le gêne nullement. Au contraire. Elle lui permettra de dire aux Américains et aux Européens: «Regardez, les Palestiniens ont embrassé le fondamentalisme islamique qui cherche à détruire l’Etat juif. Nous n’avons pas d’autre choix que de leur livrer une lutte sans merci puisque le terrorisme islamique s’insère dans le terrorisme d’Al-Qaida, ennemi commun du monde civilisé.» Quand on connaît les objectifs géopolitiques de Sharon, on comprend mieux la tactique poursuivie depuis trois ans par le Premier ministre d’Israël. Après chaque attentat palestinien, même perpétré par le Hamas, il pointait un doigt accusateur vers Arafat. Suivaient des représailles qui détruisaient systématiquement les services de sécurité et les institutions de l’Autorité nationale palestinienne. Des hélicoptères Apache bombardaient les prisons et les commissariats de police palestiniens, des commandos israéliens envahissaient le ministère palestinien de l’Education, saccageaient les bureaux, fracassaient les ordinateurs. L’objectif était le même: paralyser l’Autorité palestinienne.[...]

Le but principal du mur est diviser la Palestine en banthoustans Le 01 03 2004
Le but principal du mur est diviser la Palestine en banthoustans. [...] Il faut rammener le débat Israelo-Palestinien sur le thème du droit. [Extrait de l'allocution lors de la conférence de presse campagne contre le mur]

Le mur est un danger pour Israel Le 01 03 2004
[...]Le mur est un danger pour Israel [...] Le mur va mettre fin à tout espoir de négociation [à la conférence de presse campagne contre le mur]

COMMUNIQUÉ DE PRESSE DE L'AFPS Le 29 02 2004
Le mercredi 25 février 2004, des hommes armés se sont introduits par la force dans plusieurs banques de Ramallah, brutalisant les personnels, s'emparant des ordinateurs et repartant avec, amassés dans des sacs, plusieurs millions de dollars volés dans les coffres. Au même moment, d'autres hommes armés pénétraient à Ramallah dans les locaux d'une importante ONG médicale, l'UPMRC (secours médical palestinien) internationalement reconnue pour son efficacité auprès de la population, et pillaient également les locaux, volant au passage ordinateurs, disques durs, et données médicales indispensables au fonctionnement de l'ONG. Dans le même temps, ils empêchaient tout accès à la Muqata'a, le palais présidentiel où le président élu palestinien est emprisonné de facto. Ces hommes armés sont en fait des soldats de l'armée d'occupation israélienne. Durant cette opération mafieuse, l'armée du gouvernement d'Ariel Sharon a tué un habitant et blessé plusieurs dizaines d'autres.
De tels pillages, de tels actes de vandalisme, de violation de la vie humaine, de telles atteintes au fonctionnement d'une ONG médicale, de la part de l'armée d'occupation nécessitent pour le moins une condamnation ferme et des mesures de rétorsion. Ce n'est pas le choix des autorités françaises. Nous en sommes profondément indignés. Non seulement la diplomatie française ne condamne pas cette rapine meurtrière, mais sa réaction s'apparente à un encouragement, pour peu que les vols s'inscrivent dans le cadre de la mission de l' OLAF (Organisme de lutte anti-fraude) ! Le point de presse du quai d'Orsay du 26 février est hélas trop clair de ce point de vue : ' Dans ce contexte, nous regrettons que l'opération israélienne menée hier à Ramallah, dans des banques, ne se soit pas inscrite dans ce cadre... '. La diplomatie française se garde de mettre en évidence que la volonté d'occupation est la source de ces nouvelles escalades, et ne les condamne pas. De la même manière, qui paraît dangereusement partisane, notre diplomatie ' déplore ' la mort des Palestiniens, mais ' condamne vigoureusement et sévèrement ' celle d'Israéliens. La vie des victimes aurait-elle moins d'intérêt que celle des coupables ?
Ainsi de l'assassinat des deux fermiers palestiniens qui s'opposaient pacifiquement aux bulldozers qui venaient détruire leurs terres à Abiddu, près de Jérusalem. Ainsi des trois assassinats extra-judiciaire commis par les forces israéliennes à Gaza le 28 février 2004, entraînant de graves blessures pour quinze passants civils dont une fillette et deux garçonnets. Rapines, raids aériens, assassinats, construction d'un réseau de murs qui vise à annexer un territoire occupé, à en déplacer la population ou à lui infliger des punitions collectives, tout ceci est en contravention totale avec le droit international, et reste impuni. Il appartient aux citoyens de notre pays d'intervenir auprès du Président de la République et du gouvernement pour exiger de la diplomatie française qu'elle se conforme, y compris lors de ses déclarations, à ce droit international qu'elle affirme respecter et faire respecter. L'AFPS demande au Président de la République, au gouvernement qu'ils condamnent avec détermination tous les actes illégaux au regard du droit international, mais surtout qu'ils prennent les mesures nécessaires à l'encontre de l'Etat israélien. Il faut au plus vite :
- Mettre en ?uvre la motion des parlementaires européens demandant la suspension de l'accord d'association, votée à la majorité le 10 avril 2002.
- Exiger de l'ONU l'envoi d'une force internationale de protection

L'occupant veut créer le chaos Le 26 02 2004 à RAMALLAH
Le président de la banque centrale palestinienne a accusé jeudi Israël de vol à main armé après la saisie de huit millions de dollars par l'armée israélienne dans des établissements bancaires de Ramallah, ville de Cisjordanie abritant le QG de Yasser Arafat.
Les services de sécurité israéliens avaient indiqué mercredi que la descente effectuée dans quatre banques étaient destinée à vider les comptes utilisés par des groupes de militants palestiniens pour financier l'organisation d'attentats suicides et d'autres attaques contre des Israéliens.
'Cela est sans fondement et inexact' a répliqué au cours d'une interview, Amin Haddad, dirigeant de l'Autorité monétaire palestinienne.
'Ce qui s'est produit hier n'est rien moins qu'un vol à main armé, en plein jour, brutal, injustifié et sans fondement commis par l'armée israélienne dans deux banques jordaniennes travaillant en Palestine ainsi qu'à l'Arab Bank et à la Banque d'Amman et de Caire' a-t-il déclaré, s'exprimant en anglais.
Le ministre palestinien des Finances, Salam Fayyas, dont les efforts pour assainir les finances de l'Autorité palestinienne ont été salués par la communauté internationale, a qualifié cette descente bancaire de nouveau coup dur pour une économie palestinienne déjà paralysée par les représailles de l'armée israélienne.
L'Autorité monétaire palestinienne supervise les activités bancaires en Cisjordanie et dans la bande de Gaza. Selon Haddad, l'armée israélienne avait établi une liste de 400 comptes d'organisations, d'oeuvres caritatives et de personnes physiques dont les sommes ont été confisquées tandis que le contenu des coffres étaient emmenés dans des sacs. Un certain nombre de comptes bancaires plus importants ont aussi été vidés.
Haddad a cité deux exemples d'institutions concernées : l'Université islamique de Gaza et les Comités Zakat, qui gère l'aumône (la zakat) que tout musulman doit verser pour les plus démunis. 'L'Université islamique est-elle une organisation terroriste ? Les Comités Zakat... ont une longue histoire d'activités apolitiques et toutes leurs actions ne sont que des oeuvres caritatives' a poursuivi Haddad.
Il a souligné que les autorités israéliennes n'avaient même pas pris la peine de surveiller les comptes incriminés pendant une période probatoire pour déceler d'éventuels mouvements suspects.
'De manière tout à fait évidente, ce qu'ils ont fait n'a rien à voir avec une activité terroriste. Si vous enquêtez sur un compte, vous en suivez les mouvements. Cela n'a été fait pour aucun des comptes en question' a ajouté Haddad.
Israël considère l'Université islamique de Gaza comme l'un des berceaux du militantisme islamiste. Les Palestiniens se sont rués jeudi matin dans leurs banques pour s'enquérir du sort de leurs économies. Les détenteurs de comptes individuels n'ont pas constaté de disparition de fonds, mais tous étaient inquiets.
'Ce que veulent les Israéliens, c'est créer le chaos. (Les Palestiniens) doutent (de leur système bancaire), ils se posent beaucoup de questions', a ajouté Haddad.
Il a ajouté que les raids violent l'accord conclu en 2003 entre Israël, les Etats-Unis et les Palestiniens, aux termes duquel Israël doit formuler une demande auprès de l'Autorité palestinienne ou de l'administration américaine avant de conduire une enquête sur des comptes bancaires ouverts en territoires palestiniens.
Les Etats-Unis ont indiqué que les raids pouvaient déstabiliser le système bancaire palestinien et ont demandé à Israël de coordonner de telles initiatives avec les autorités palestiniennes.
'Ce qui s'est passé hier est totalement rejeté et l'argent qui a été volé doit être remboursé' a déclaré le Premier ministre palestinien Ahmed Koreï, après une réunion avec Haddad et les ministres de l'Economie et des Finances consacrée aux conséquence de ces raids.
'Cette agression a pour objectif la destruction de l'Autorité palestinienne' a-t-il ajouté appelant les pays du Quartet à intervenir pour que les Palestiniens obtiennent réparation

Israël, nouvelle Afrique du Sud Le 05 01 2004
Remous au sein du cabinet alors que le ministre de la Justice condamne le tracé du mur.
Le tracé du mur de séparation avec la Cisjordanie provoque des remous au sein même du cabinet israélien pendant que l'armée connaît une nouvelle défection. Un lieutenant-colonel, ex-réserviste, Eytan Ronel, a remis, hier, ses galons pour protester contre le comportement de ses troupes qui «ne respectent plus les valeurs éthiques qui furent les leurs» dans les territoires occupés. «Les bavures et les humiliations sont de plus en plus graves et nombreuses, car ni les ordres ni les sanctions ne sont clairement formulés», a-t-il précisé alors qu'un tribunal militaire condamnait à un an de prison cinq jeunes Israéliens qui refusent de servir dans l'armée.
De son côté, le vice-Premier ministre et ministre de la Justice, Yossef Lapid, a averti qu'Israël pourrait faire l'objet d'un boycottage de la communauté internationale, à l'instar de l'Afrique du Sud du temps de l'apartheid. Selon ce haut responsable, qui appartient au parti Shinouï (centre), l'ouverture, le 23 février, des audiences sur les conséquences légales de l'édification de ce mur par la Cour internationale de justice (CIJ) de La Haye sera «le premier pas qui fera d'Israël une nouvelle Afrique du Sud». «Cela nous arrive car nous ne nous sommes pas contentés de la clôture de sécurité d'origine et avons changé son tracé. Je suggère donc de réexaminer cette question», a-t-il ajouté. La ligne de sécurité était censée épouser le tracé de la «ligne verte» de démarcation entre Israël et la Cisjordanie. Mais, pour englober le maximum de colonies juives de Cisjordanie, elle s'enfonce profondément par endroits dans ce territoire, annexant de facto des secteurs entiers de l'Etat palestinien appelé à voir le jour d'ici à 2005, conformément à la «feuille de route». Alors que le Premier ministre Ariel Sharon a ordonné fin décembre la démolition de quatre colonies sauvages, les colons ont appelé à manifester le 12 janvier à Tel-Aviv. Sur le terrain, près de 30 000 Palestiniens ont été autorisés à travailler en Israël, dans le cadre des mesures d'allégement prises par l'armée.

Le prix de l'ignorance Le 28 12 2003
Une société qui dissimule à ses citoyens une information aussi vitale se coupe de sa faculté de jugement.
La situation est encore plus compliquée lorsqu'on examine l?attitude de la société israélienne envers ses victimes : Il n'y a pas beaucoup de sociétés qui s'immergent dans le deuil de façon aussi intense. Ce que nous avons alors, c'est une double moralité : nous comptons nos propres morts et les autres n'existent pas. Le poseur de bombe qui s'est suicidé au carrefour de Geha, Shehad Hanani, était de Beit Furik, un des villages les plus emprisonnés dans les Territoires entouré par des barrages routiers de terre de tous les côtés.
C'est un endroit où des femmes prêtes à accoucher et des malades ont pris le risque de marcher à travers champs pour aller jusqu'à l'hôpital voisin de Naplouse. Au moins, une femme en train d'accoucher, Rula Ashatiya, a donné naissance au check point de Beit Furik et a perdu son enfant.
Peu d'Israéliens sont capables sont capables d'imaginer ce qu'est la vie à Beit Furik : Le chômage presque général, la pauvreté, le siège sans fin et les humiliations de la vie à l'intérieur d'une prison.
Un jeune homme tel que Hanani, qui avait 21 ans, n'avait pas d'autre raison pour se lever le matin que celle d'envisager une autre journée sans travail et d'humiliation. Néanmoins, les Israéliens ont peu d'intérêt à connaître la terre d'où vient la terreur. Les médias israéliens n'ont presque rien à dire au sujet de la vie à Beit Furik. De même que peu d'Israéliens ont entendu parler de l'assassinat d'un parent du poseur de bombes, Fadi Hanani, il y a 10 ans à Naplouse, tout comme ils n'ont pas entendu parler des assassinats de Palestiniens lors de ces derniers mois.
La vie à Beit Furik et l'assassinat de Naplouse ne justifient pas un suicide à la bombe à un arrêt de bus mais qui veut combattre la terreur doit tout d'abord améliorer la vie à Beit Furik.
Israel a compté '81 jours de calme' sans attaque terroriste. Mais il n'y a pas plus grand mensonge que cela. Le calme était seulement ici.
Lors de ce 'calme', des dizaines de Palestiniens ont été tués, et presque personne ne s'est donné la peine d'en faire état. C'est comme cela qu'il est possible de parler de calme et ensuite prétendre que les Palestiniens l'ont troublé. Le fait que les médias ne parlent pas des morts palestiniens ne signifient pas qu'il n'y en a pas.
Les 8 Palestiniens qui ont été tués en un seul jour la semaine dernière à Rafah, par exemple, les meurtres à côté des titres d'une attaque terroriste écrits en taille moyenne, tout comme la destruction qui est d'une importance inconnue en Israel, n'étaient pas assez pour susciter un intérêt ici la semaine dernière. Ils ont été à peine mentionnés. La communauté internationale s'est occupée de façon importante de ces effroyables assassinats, et le Secrétaire Général des Nations-Unies a émis un communiqué spécial pour les condamner. Il y a eu un seul endroit où l'événement a été complètement ignoré : le pays dont les soldats ont perpétré ces assassinats.
Les images des bulldozers géants et des tanks démolissant de plus en plus de maisons, et les images des morts et des 42 blessés, parmi eux des femmes et des enfants emmenés vers les hôpitaux de Rafah, ont été à peine montrées en Israel. Le quotidien à gros tirage, Yedioth Ahronoth, par exemple, a mentionné les assassinats de Rafah dans un sous-titre d'un très petit article en pages intérieures qui traitait des blessures mineures dont souffrait un couple de colons suite à la chute d'une roquette Qassam sur la colonie Nisanit dans la Bande de Gaza.
Voilà comment l'ordre du jour national est déterminé.
Une couverture médiatique si honteuse d'une opération si mortelle menée par l'IDF pourrait évoquer d'autres régimes où l'on montre au public ce que les autorités veulent qu'il voit. Cela n'a rien à voir avec une critique des médias mais cela concerne notre image. Une société qui dédaigne la perte de vies humaines, causée par ses propres soldats, est une société pourrie.
Une société qui dissimule à ses citoyens une information aussi vitale se coupe de sa faculté de jugement. La situation est encore plus compliquée lorsqu'on examine l'attitude de la société israélienne envers ses victimes : Il n'y a pas beaucoup de sociétés qui s'immergent dans le deuil de façon aussi intense. Ce que nous avons alors, c'est une double moralité : nous comptons nos propres morts et les autres n'existent pas.
Dissimuler une information a une autre ramification : si nous ne savons pas, il n'y a personne pour demander pourquoi. Les 8 Palestiniens ont été tués à Rafah lors de la destruction des tunnels sans que l'on pose la question si cette mission était justifiée par n'importe quel moyen et à n'importe quel prix.
Cela est délibéré. Cela permet de présenter les Palestiniens comme les seuls coupables et cela tombe en terrain fertile. La majorité du public ne veut pas savoir ce que fait réellement l'IDF dans les Territoires Occupés.
Mais les médias font, cependant, une sérieuse entorse à leur travail. Ceux qui soutiennent l'occupation et ceux qui sont contre sont autorisés à obtenir l'information complète sur son prix exact.
La présentation de ces assassinats comme une affaire marginale envoie aussi un dangereux message aux soldats israéliens : Il n'y a rien de terrible au sujet du meurtre de plus en plus de Palestiniens.
- Jeudi, 15 passants ont été blessés lors d'un assassinat ciblé d'un membre du Djihad Islamique, Makled Hamid à Gaza.
- La semaine dernière, 3 enfants dont l'un d'entre eux était agé de 5 ans, ont été tués dans le camp de réfugiés de Balata, près de Naplouse.
- La semaine précédente, 3 enfants ont été tués en une journée à Jénine et dans le village voisin de Burkin.
- 2 Palestiniens ont été tués récemment le long de la barrière à Gaza en tentant d'entrer en Israel pour trouver du travail.
- 6 Palestiniens ont été tués à Rafah dans une précédente opération tunnel au milieu du mois.
- Un nombre croissant d'enfants ont été tués près du camp de réfugiés de Qalandiyah
Tous ces cas ont eu à peine une mention dans les médias.
Mais derrière chaque victime palestinienne, il y a une famille, des amis et la haine sort brusquement de leurs tombes. Ibrahim Abd el Kadr, de Qalandiyah, qui a perdu son fils aîné il y a quelques mois, alors qu'il avait 14 ans ½ quand les soldats lui ont tiré une balle dans la tête, a juré de se venger. Est-ce aussi difficile de le comprendre ?
Il y a donc un prix israélien aux nombreux morts palestiniens dissimulés. Ce sont des incitations au terrorisme. Leur exclusion de notre ordre du jour ne peut pas non plus faire disparaître leur meurtre.
Est-ce que Hanani aurait effectué son opération meurtrière au croisement de Geha s'il avait grandi dans des conditions humaines et si son parent n'avait pas été assassiné ? Cette question devrait vraiment nous inquiéter.
En attendant, ce n'est pourtant même pas à l'ordre du jour.

Mur : Israël ne se conforme pas à la demande de l'Assemblée générale Le 28 11 2003
'Israël ne se conforme pas à la demande de l'Assemblée générale' qui, le 21 octobre dernier, lui demandait d'arrêter la construction du mur en territoire palestinien, et, ce faisant, agit de façon 'profondément contraire au but recherché', indique le Secrétaire général dans un rapport rendu public aujourd'hui.
Rappelant qu'Israël avait déclaré à plusieurs reprises que l'édification de la barrière était une mesure temporaire, Kofi Annan fait valoir que « l'ampleur des travaux de construction et la superficie de terres de la Cisjordanie qui soit sont réquisitionnées pour sa construction soit se retrouveront entre la barrière et la Ligne verte, constituent un sujet de grave préoccupation et comportent des conséquences pour l'avenir. »
« En plein milieu du processus de la Feuille de route, à un moment où toutes les parties devraient faire, de bonne foi, des gestes propres à renforcer la confiance, l'édification de la barrière en Cisjordanie ne peut être considérée à cet égard que comme un acte profondément contraire au but recherché », ajoute le Secrétaire général qui souligne également que « le fait que l'essentiel de cet édifice se trouve sur des terres palestiniennes occupées pourrait nuire aux négociations futures. » [...]

59 % des européens pensent qu'Israël présente 'menace pour la paix dans le monde' Le 03 11 2003
Un sondage fâche Israël
59 % des personnes interrogées ont répondu par l'affirmative à la question de savoir si Israël présentait ou pas une 'menace pour la paix dans le monde', selon l'enquête d'opinion.
Les personnes interrogées devaient se prononcer sur une liste de pays présélectionnés. L'Iran, la Corée du Nord et les Etats-Unis sont arrivés en deuxième position avec chacun 53 % de réponses.
L'Irak est arrivé en troisième position (52 %), suivi de l'Afghanistan (50 %), du Pakistan (48 %), de la Syrie (37 %), de la Libye (36 %), de l'Arabie saoudite (36 %), de la Chine (30 %), de l'Inde (22 %), de la Russie (21 %), de la Somalie (16 %) et de l'UE (8 %).
Par pays, le sondage indique que les Néerlandais ont été les plus nombreux (74 %) à citer Israël comme une menace, tandis que les Italiens se sont déclarés les moins préoccupés (48 %).
Les résultats du sondage ont été dénoncés par les autorités israéliennes avant même leur parution officielle.
L'exécutif européen s'est refusé lundi à commenter sur le fond ce sondage. 'Il n'y aura pas de réaction politique spécifique', a déclaré le porte-parole Gerassimos Thomas lors d'un point de presse.
'Ce n'est pas notre travail d'interpréter chaque enquête d'opinion', a-t-il dit face à un barrage de questions. 'Le sondage est ce qu'il est. Il est transparent et on le publie, un point c'est tout', a-t-il ajouté, tout en jugeant 'légitime' la réaction israélienne.
Le ministre en charge des relations avec la diaspora, Nathan Chtcharansky, a déclaré dimanche au quotidien Yediot Aharonot que 'l'UE, qui a montré qu'elle était sensible aux questions relevant des droits de l'homme, devrait faire cesser le lavage de cerveau qui vise à diaboliser Israël avant que l'Europe ne retombe une fois encore dans les périodes sombres de son passé'.
A Rome lundi, l'ambassadeur d'Israël en Italie, Ehoud Gol, a estimé dans un entretien au quotidien Il Messagero que le sondage avait été réalisé 'dans le seul but de dénigrer Israël'.
La Commission européenne avait livré des résultats intermédiaires du sondage la semaine dernière mais sans citer ces chiffres, qui ont été révélés jeudi par le quotidien espagnol El Pais. Malgré de vives protestations israéliennes, la Commission n'a pas reçu de plainte officielle, a indiqué lundi le porte-parole.
Le sondage a été réalisé en octobre par téléphone auprès d'un échantillon de 7 515 citoyens de l'Union européenne.

Ce rapport qu'Israël n'a pas vu venir Le 20 10 2003
Selon un rapport de l'ONU rédigé par le Suisse Jean Ziegler, une catastrophe humanitaire menace dans les territoires palestiniens où la politique sécuritaire menée par Israël paralyse la vie quotidienne Depuis trois semaines, on ne parle que de lui dans les couloirs de l'ONU. En Israël, il a suscité l'ire des autorités. Le sociologue et universitaire suisse, Jean Ziegler, rapporteur spécial de l'ONU sur le droit à se nourrir, est l'auteur d'un rapport cinglant sur la situation alimentaire dans les territoires palestiniens. Il affirme que ces Territoires sont au bord de la «catastrophe humanitaire».
Pourquoi un tel tollé ? Les Israéliens sont furieux que Jean Ziegler n'ait pas mentionné l'Intifada et les attentats à la bombe qui justifient selon eux leur politique de sécurité en Cisjordanie et dans la bande de Gaza. Ils lui reprochent aussi d'avoir laissé circuler un document qui aurait dû rester confidentiel tant que les autorités israéliennes ne l'avaient pas assorti de leurs commentaires. La procédure onusienne prévoit en effet que, dans ce genre d'affaire, l'État ou l'institution mis en cause doit pouvoir se défendre avant que le rapport ne soit traduit dans toutes les langues de l'ONU et mis en ligne sur le site internet des Nations Unies.
La suite sur La Croix

I want to request the French nationality [Vanunu] Le 16 10 2003 à JERUSALEM
To : Mr Jacques Chirac, President of the French Republic
Copy to :
Mr Jean-Pierre Raffarin Prime minister of France
Mr Michel Barnier Minister of Foreign Affairs
Mr President,
I was released from Israeli prison on April 21st, after serving seventeen and a half years for revealing Israel’s nuclear secrets. Twelve years of this time was in complete isolation. I arrived in Israel, in 1986, after being kidnapped and drugged in Rome and brought here by boat against my will.
I am a Christian, having been baptised in Australia in 1986. During the time of my imprisonment, I had regular visits from Anglican clergy. Upon my release, I have been given sanctuary at St George’s Cathedral in East Jerusalem, and remain here until the present time.
The Israeli authorities have forbidden me to contact diplomatic missions. I would enjoy that you grant me a visit at St George’s Cathedral Close by a member of the French Embassy staff, and an intervention of Mr Michel Barnier in favour of my release from Israel.
When I was a child, I lived in Morocco before my family emigrated to Israel, and I went to the French school. I think that France is the country of the human Rights. I agree also with France’s policy regarding the situation in Israel, Palestine and Middle East. Therefore I want to request the French nationality.
With my deep appreciation ant thanks for your assistance.
Mordechai Vanunu
c/o Cathedral Church of St. George
20 Nablus Road
PO Box 19018
Jerusalem 91190
Israel

L'armée israelienne renforce son occupation Le 10 10 2003
4 unités de réservistes israéliens vont être déployées en Cisjordanie [Palestine Occupée] et dans la bande de Gaza à partir du 22 octobre, dans le cadre du renforcement des mesures de sécurité en vue d'empêcher des antentats ant-israéliens [!!!], a annoncé hier la radio. Ces unités seront utilisées notamment à Jénine, Tulkarem, Kalkilya, et Ramallah.

Rapport Ziegler pour l'ONU Le 08 10 2003
ur instruction de la Commission des Droits de l'homme de l'ONU, le rapporteur spécial Jean Ziegler s'est rendu en mission dans les Territoires palestiniens occupés pour évaluer la situation alimentaire des populations. La sévérité de son rapport a suscité la colère du gouvernement israélien qui avait facilité sa mission et pensait bénéficier en retour d'une certaine complaisance. Les diplomaties israélienne et états-unienne ont alors entrepris diverses démarches pour bloquer temporairement la diffusion publique de ce rapport. Cette offensive s'est accompagnée d'une campagne médiatique visant à faire accroire que ce document n'engageait que son auteur et pas l'ONU. Des communicants ont propagé la rumeur selon laquelle le rapporteur spécial avait été « désavoué » par l'ONU. C'est évidemment faux car, précisément, la fonction de rapporteur spécial donne un statut indépendant à l'expert sollicité et le protège de toute critique institutionnelle, positive ou négative. A contrario, cette bataille médiatique manifeste la volonté des gouvernements Sharon et Bush de cacher au monde la réalité des conditions de vie dans lesquelles ils maintiennent les populations palestiniennes. C'est pourquoi le Réseau Voltaire, qui n'est pas tenu aux mêmes réserves qu'une organisation intergouvernementale, a jugé indispensable d'informer l'opinion publique internationale. Nous publions donc la version inachevée de ce document et sa traduction française intégrale.

Le seul objectif raisonnable est le retrait d'Israël dans ses frontières d'avant 1967 Le 03 10 2003
Je défends cette idée [Etat binational] dans le livre de La Découverte, mais d'une certaine façon je trouve cela déplacé. Après tout, je ne suis ni israélien ni palestinien. Surtout, cette discussion est très théorique : la solution binationale est aujourd'hui parfaitement irréaliste et le seul objectif raisonnable est le retrait d'Israël dans ses frontières d'avant 1967. Maintenant, à terme, on peut espérer la création d'un Etat binational avec une citoyenneté partagée par deux peuples qui ont le goût, le désir, l'histoire de cette terre. En attendant, l'Etat actuellement réservé aux Palestiniens, ce sont quatre bouts de terre séparés les uns des autres. Ce n'est pas un Etat.
[...]L'Etat juif tel qu'il se joue aujourd'hui, c'est simplement un Etat non arabe. J'en veux pour preuve la dernière loi raciste votée à 80 % au Parlement israélien et interdisant aux conjoints d'Arabes israéliens et à leurs enfants d'obtenir la nationalité israélienne. Et elle ne s'applique pas aux immigrés non arabes. Je ne parle pas de philosophie, je ne suis pas dans le ciel des idées où aime se promener Alain Finkielkraut, mais dans la glaise, dans la routine du quotidien, dans les mesures législatives, dans les discours politiques qui sont tenus là-bas.

Détruire systématiquement les infrastructures - pas de retour aux frontières de 1967 Le 18 09 2003
Dans la première phase de la seconde intifada, il a fait détruire systématiquement les infrastructures de l’Autorité, de sa police, les infrastructures de son administration, ses bureaux, ses archives, ses ordinateurs et même le cadastre. [...]
De même, à l’avant-scène, on voit s’ériger ce mur que le gouvernement d’Ariel Sharon justifie par des exigences de sécurité. Justement, ce n’est pas un dispositif de protection, c’est une construction lourde, rigide, faite pour durer. À l’arrière-plan apparaît sa nature et son but : c’est une frontière qu’on veut tracer. Il n’y aurait donc pas de retour aux frontières de 1967, base officielle, pourtant, de tout processus de paix, puisque son tracé empiète, parfois très nettement, sur les territoires palestiniens. Il resterait donc très peu de chances pour un partage raisonnable de Jérusalem, et l’incorporation de nombreuses colonies israéliennes en deçà du mur montre qu’il s’agit bien de les rattacher à l’État d’Israël.

THE GOVERNMENT OF ISRAEL HAS DECIDED TO ASSASSINATE ARAFAT Le 13 09 2003
A Disaster Foretold
So now it is official: the government of Israel has decided to assassinate Yasser Arafat.
Not any more to 'exile'. Not any more to 'expel or kill'. Simply to 'remove'.
Of course, the intention is not to remove him to another country. Nobody seriously believes that Yasser Arafat will raise his hands and allow himself to be marched off. He and his men will be killed 'during the exchange of fire'. This would not be the first time.
Even if it was possible to expel Arafat to another country, nobody in the Israeli leadership would dream of doing so. How come? Allow him to make the rounds of Putin, Schroeder and Chirac? God forbid. So the plan is to remove him to the next world.
Not immediately. The Americans forbid it. It may make Bush angry. Sharon does not want to annoy Bush.
Some people comfort themselves with the thought that this is just an empty resolution. It is supposed to be implemented at a time and in a way yet to be decided. But this is wishful thinking, a dangerous comfort. The decision legitimizing his assassination is by itself a far-reaching political act. It is intended to get the Israeli and international public used to the idea. What used to sound like a crazy plot by extreme fanatics now has the air of a legitimate political process, with only the time and mode of implementation still open.

Le territoire du peuple palestinien est occupé illégalement par l'armée israélienne Le 11 09 2003
La situation est aussi dramatique qu'en Irak pour les populations civiles, en particulier, pour la population des camps de réfugiés. Là aussi, la question centrale est d'aboutir vite à la reconnaissance et à l'établissement de la souveraineté du peuple palestinien, dont le territoire est occupé illégalement par l'armée israélienne, comme le premier ministre Sharon l'a reconnu officiellement pour la première fois, cet été.

Le commandement militaire (Israelien) était comme un toxicomane privé de sa drogue. Le 23 08 2003
C'était un putsch. Comme tout putsch classique, il a été réalisé par un groupe d'officiers : Sharon, Mofaz, Yaalon et les gros bonnets de l'armée.
Ce n'est un secret pour personne que le parti militaire (le seul parti qui fonctionne vraiment en Israël) était dès le début contre la houdna (trêve) autant qu'il était opposé à la Feuille de Route. Son puissant appareil de propagande, qui comprend tous les médias israéliens, diffusait le message : « La houdna est un désastre ! Chaque jour de houdna est un mauvais jour ! La réduction presque totale de la violence est un grand malheur : sous couvert de la trêve, les organisations terroristes sont en train de se redresser et de se réarmer ! Chaque coup terroriste évité aujourd'hui nous frappera plus durement demain ! »
Le commandement militaire était comme un toxicomane privé de sa drogue. On l'empêchait de mener l'action qu'il voulait. Il était tout près d'écraser l'Intifada, la victoire était à portée de main, il ne manquait plus que le coup décisif, et tout aurait été terminé. ...

LE MUR : SES CONSEQUENCES ET SES DANGERS Le 18 07 2003
...Jusqu'ici, le mur a déraciné 83.000 arbres et démoli 35.000 mètres de tuyaux d'irrigation, et détruit 11.400 ares de terres agricoles. Egalement, le mur a annexé à Israël 31 puits, déniant ainsi aux Palestiniens quelque 4 millions de mètres cubes d'eau par an. Construire le mur n'est pas seulement une action de ségrégation raciale, mais aussi un crime de nature politique à l'encontre du peuple Palestinien. Il démarque des frontières politiques. Et lorsqu'il colle à la Ligne Verte, une nouvelle couche lui est rajoutée de l'intérieur, ce qui le sécurise de l'est, et sécurise les colonies qui sont à l'intérieur. Malgré tout, Israël prépare un mur de l'est le long de la vallée du Jourdain. Ce mur fait partie d'un plan de création de nouvelles colonies, dont ceux qui se réjouissent du gel de la colonisation ne sont pas informés. Et si nous incluons les colonies qui s'étendent sur son flanc ouest et est, la mise en place d'un apartheid devient totalement évident, même si de nombreux citoyens d'Afrique du Sud considèrent l'apartheid plus clément. ...

L'ONU dénonce les conditions de vie déplorables des Palestiniens Le 30 05 2003
Paris, Genève, le 30 mai 2003 Fédération Internationale des Droits de l'Homme Le Comité des Nations Unies sur les droits économiques, sociaux et culturels après examen du rapport de l'Etat d'Israël a rendu publiques ses observations finales particulièrement critiques par rapport à la situation à la fois dans les Territoires occupés et en Israël. En effet, le Comité a dénoncé les conditions de vie particulièrement 'déplorables' des Palestiniens dans les territoires occupés, 'résultant de l'occupation continue et des mesures conséquentes de fermeture des territoires, de couvre-feu, de blocus routier, de 'checkpoints' de sécurité' : 'absence de passage sécurisé de personnels médicaux et des malades aux points de contrôle, - entrave à la circulation pour les approvisionnements essentiels, pour l'accès au travail et aux établissements scolaires, - démolition de maison et confiscation des terres etc. Le Comité a également critiqué le projet de construction d'un 'mur' de sécurité autour des territoires et les politiques de distribution d'eau dans les territoires occupés. Par ailleurs, le Comité s'est inquiété de la différence de traitement persistante entre citoyens juifs et non-juifs, en particulier les communautés Arabe et Bédouine. Le Comité a critiqué les expropriations massives des villages Bédouins non-reconnus (confiscation de terres, destruction de maisons, de cultures, de plantations?). Le Comité des droits économiques et sociaux a rappelé 'qu'une insistance excessive sur l'Etat en tant qu' ' Etat juif' encourage la discrimination et confère aux citoyens non-juifs un statut de seconde zone, ce qui se traduit par un niveau de vie plus faible parmi les Arabes israéliens du fait notamment d'un accès restreint aux syndicats, du manque d'accès au logement, à l'eau, à l'électricité, aux soins de santé et d'un niveau d'éducation plus faible '. Ces éléments rejoignent les conclusions d'une misson d'enquête de la FIDH réalisée en 2001 qui avait déjà dénoncé les multiples discriminations tant légalisées qu'empiriques à l'égard des citoyens arabes israéliens (Cf. Rapport de mission : Des étrangers de l'intérieur : le statut de la minorité palestinienne d'Israël). La FIDH se félicite de ces conclusions tant la question des discriminations envers les Arabes israéliens est rarement mise en exergue par les instances internationales. Ces conclusions révèlent également avec force les conséquences de l'occupation sur la vie quotidienne des populations des Territoires occupés. A cet égard, la FIDH appelle d'urgence une résolution politique du conflit israélo-palestinien et la fin de l'occupation. Source : Fédération Internationale des Droits de l'Homme vu sur le site de l'AFPS

Depuis le VII ou le VIIIèm siècle, le peuple palestinien trouve sa mémoire dans cette terre Le 01 05 2003
La souffrance palestinienne et la détresse israélienne procèdent d'une même lutte pour survivre, d'une même incompréhension fondatrice.Il n'en reste pas moins vrai, que la reconnaissance d'un état palestinien, Israël retrouverait une légitimité spirituelle aux yeux des Nations, si ce n'est à nos propres yeux. S'il n'est pas trop tard...
....L'état d'Israël, lors de sa création dans l'urgence en 1947, n'a pas pris en considération la mémoire arabe. Depuis le VII ou le VIIIèm siècle, le peuple palestinien trouve sa mémoire dans cette terre....
...Le partage est la seul solution pour sortir du conflit. C'est vrais aussi bien dans une famille qu'au niveaux des Etats....

L'assassin d'Itzhak Rabin n'était ni arabe ni musulman Le 28 04 2003
Si jamais, par miracle (car il en faudrait un), les Etats-Unis imposaient aujourd'hui les conditions d'une coopération israélo-palestinienne contre les extrémistes des deux bords, tout changerait. Les opinions publiques musulmanes seraient délivrées d'une motivation sincère qui leur sert d'alibi.

La maudite alliance entre le Likoud la coalition chrétienne américaine et les faucons Le 31 03 2003
Si nous savons obtenir quelque chose des Palestiniens en tant qu’amis des Arabes, nous pourrons exiger la réalisation d’un geste, promis par les Américains, en faveur d’un retrait des colonies. Mais pour rompre la maudite alliance entre le Likoud israélien, la coalition chrétienne américaine et les faucons de la Maison Blanche, il ne faudrait rien de moins que la pression d’une Europe soudain unie. Le couple franco-allemand n’a plus l’autorité mythique des ses origines. Et la résistance à l’unilatéralisme américain ne peut se concevoir sans les Britanniques.

L'impasse tragique dans laquelle Ariel Sharon a conduit son pays Le 14 02 2003
il est indiscutable que la poursuite du conflit israélo-palestinien compromet gravement la lutte contre le terrorisme. Et c'est peut-être cela, surtout, qui inspire la tardive indocilité des Européens à l'égard de Washington. L'impasse tragique dans laquelle Ariel Sharon a conduit son pays depuis un an, l'horreur absolue des attentats contre les civils et l'inexcusable démesure des ripostes à ces attentats aggravent l'impopularité des Etats-Unis dans la mesure où George W. Bush, contrairement à Bill Clinton, apporte un soutien quasi inconditionnel au Premier ministre israélien.

Le génocide des indiens d'amérique se répéte Le 01 01 2003
L'épopée de l'homme blanc aux amériques, en Afriques, plus particulièrement l'Afrique du Sud, le retour des juifs en Palestine pour fonder l'Etat d'israel et étendre sesz frontières en se jouant de la loi et de l'ordre international, sont des épisodes traumatisants, dont les effets sont loin d'êtres épuisés sur les populations conquérantes. Ce n'est vraisemblablement pas un hasard si la société américaine reste une société où la violence interne est la plus forte, où la liberté s'entend aussi comme celle d'avoir une arme à domicile. De même que n'est pas un hasard la sympathie sans borne que les Etats-Unis éprouvent pour la conquête israélienne de la Palestine, qui rappelle en miniature celle du continent américain - répétition, dans l'inconscient collectif protestant, du schéma biblique de conquête d'une nouvelle 'Terre Promise'.

SHARON A PRÉTENDU LUTTER POUR LA SURVIE D'ISRAËL EN OPPRIMANT ET ASPHYXIANT LA POPULATION PALESTINIENNE Le 04 06 2002
Dans l'opprimé d'hier l'oppresseur de demain disait Victor Hugo. Israël se présente comme le porte-parole des juifs victimes d'une persécution multiséculaire jusqu'à la tentative d'extermination nazie. Sa naissance attaquée par ses voisins arabes a failli être sa mort. Depuis a naissance, Israël est devenu une formidable puissance régionale, bénéficiant de l'appui des Etats-unis, dotée de l'arme nucléaire.
Et pourtant Sharon a prétendu lutter pour la survie d'Israël en opprimant et asphyxiant la population palestinienne, en détruisant des écoles archives, cadastres, éventrant des maisons, brisant des canalisations et procédant à Jenine à un carnage dont il interdit de connaître l'ampleur. L'argument de la survie n'a pu jouer qu'en ressuscitant chez les israéliens les angoisses de 1948, le spectre d'Auschwitz, et donnant à un passé aboli une présence hallucinatoire. Ainsi la nouvelle Intifada a réveillé une angoisse qui a amené au pouvoir le reconquistador Sharon.
En fait Sharon compromet les chances de survie d'Israël dans le Moyen-Orient en croyant assurer dans l'immédiat la sécurité israélienne par la terreur. Sharon ignore que le triomphe d'aujourd'hui prépare le suicide de demain. A court terme, le Hamas fait la politique de Sharon, mais à moyen terme, c'est Sharon qui fait la politique du Hamas.
Si, en deçà d'un certain seuil, l'Intifada a poussé Israël à négocier, au-delà elle a ranimé l'angoisse de la proie, exaspérée par les attentats suicides, et la répression impitoyable semble une juste réponse à la menace. Si rien ne l'arrête de l'extérieur, l'Israël de Sharon va au minimum vers la bantoustandisation des territoires palestiniens morcelés.

Combien vous faudra-t-il en tuer ? Un demi-million ? Le 16 04 2002
[S'adressant à Ariel Sharon :] Vous êtes en train, monsieur le Premier ministre, de produire de l’anti-israélisme dans le monde entier, et les gens de ma sorte sont impuissants à endiguer le torrent de colère et de haine auquel vous avez ouvert les vannes. Vous faites une guerre que vous ne pouvez pas gagner. Chaque action de Tsahal crée une dizaine de nouveaux terroristes (...). Or, les Palestiniens sont deux millions (...). Combien vous faudra-t-il en tuer ? Plusieurs centaines de milliers ? Un demi-million ?
L’ancien Premier ministre reproche à Ariel Sharon de ne tirer aucune leçon des guerres coloniales (Algérie, Vietnam, Afrique) ou du conflit soviéto-afghan et lui demande : ' Où avez-vous vu dans l’histoire qu’un chef de guerre puisse choisir son adversaire ? ' Et de l’accuser de, à défaut de tuer Yasser Arafat, s’employer 'à le paralyser, à l’humilier et à essayer de l’exiler'.

Le gouvernement israélien ne tient pas compte des résolutions votées par l'ONU Le 16 04 2002
Déclaration de la FMCU sur la situation au Moyen-Orient
Le Moyen-Orient traverse des heures tragiques. Les conséquences des événements actuels sur le maintien de la paix dans l’ensemble de cette région et dans le reste du monde sont incalculables.
La Fédération mondiale des cités unies (FMCU) tient à rappeler que l’avenir ne pourra se construire sans réconciliation entre les peuples et sans accord entre les gouvernements.
Les négociations de paix entre les gouvernements israélien et palestinien doivent reprendre dès que possible, dans le respect des résolutions des Nations unies. Le droit à l’existence d’un État, aux frontières sûres et acceptées par tous, doit être reconnu tant aux Israéliens qu’aux Palestiniens.
Le gouvernement israélien ne tient pas compte des résolutions votées par l’ONU. Il maintient l’occupation militaire des territoires autonomes. Il s’en prend aux villes, aux populations civiles et porte atteinte aux droits élémentaires du peuple palestinien. Nous considérons, comme l’ensemble de la communauté internationale, que cette situation doit cesser immédiatement.
Nous condamnons avec la même vigueur tout acte de terrorisme dirigé contre les populations civiles d’Israël. D’une façon générale, nous condamnons avec force tout acte de nature antisémite, ou anti-arabe, dans les villes européennes. Notre devoir est de faire tout ce qui est en notre pouvoir pour éviter la propagation de la guerre. Aussi, la FMCU entend continuer à favoriser les échanges entre pouvoirs locaux israéliens et palestiniens. Les deux peuples doivent parvenir à vivre en paix et dans le respect réciproque. La communauté internationale doit les aider à s’engager résolument dans cette voie.

L'article premier de la Déclaration universelle des Droits de l'Homme bafoué Le 16 03 2002
Cette conspiration du silence doit être dénoncée. Il n'y a pas deux poids et deux mesures, nous n'assistons pas ici à une partie de ballon prisonnier. Il n'y a pas d'un côté les bons et de l'autre les 'méchants' qui sont stigmatisés de manière unilatérale et unanime.
Il s'agit d'enfants, de femmes et d'hommes qui tous les jours meurent sous les balles israéliennes ou qui sont arrêtés dans des conditions où est nié le respect aussi bien du droit international que du droit international humanitaire.
Dans cette partie du monde, tous les jours, au su et au vu de tout le monde, l'article premier de la Déclaration universelle des Droits de l'Homme 'Tous les hommes naissent libres et égaux en dignité et en droits' est nié, bafoué en toute tranquillité. Il suffit de regarder, d'interroger, de rester et de vivre dans les Territoires occupés avec le peuple palestinien pour palper l'enfermement, pour respirer l'emprisonnement, pour sentir l'oppression de cette colonisation et pour savoir ce que c'est que de vivre ainsi... sous la contrainte et sous la loi d'occupation dictée par les occupants, par les colons... Et l'on peut même mesurer, si l'on veut s'en donner la peine, la force existentielle du peuple palestinien, son courage, sa vitalité et sa responsabilité.
Travailler sur la question du droit international humanitaire ne peut s'appréhender qu'en contextualisant la lutte du peuple palestinien qui se bat depuis 53 ans pour obtenir son droit à vivre dans un État aux frontières justes et viables. Ce ne sont pas des terroristes. C'est un peuple qui combat pour exercer le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes - article premier du Pacte international relatif aux droits civils et politiques mais aussi celui relatif aux droits économiques, sociaux et culturels.
Se référer aux textes du droit international ne peut pas être entendu comme un cautionnement aux actes qui violent les droits de l'Homme ' je parle des attentats-suicides ' utilisées par certains d'entre eux.
Les violations du droit international humanitaire sont flagrantes et constantes, mais encore plus nombreuses et produites de façon tout à fait systématique depuis le début de la seconde Intifada.
L'État israélien agit en toute impunité et s'est engouffré avec une facilité dangereuse pour lui-même dans la faille ouverte par les Américains dans leur chasse aux terroristes... et du coup, de nombreux pays qui devraient soutenir le peuple palestinien restent trop silencieux face au terrorisme et à l'hégémonie américains.
Alors, encore plus aujourd'hui, il est indispensable que nous soyons aux côtés du peuple palestinien pour regarder ce qui se passe, pour informer des événements à la lecture du droit international et du droit humanitaire international et pour dénoncer toutes les violations. Si le droit international humanitaire est respecté, alors peut-on penser que les attentats-suicides seront réduits. Si l'article premier des deux Pactes internationaux sont enfin opératoires, alors les conditions d'une paix seront réunies, mais il ne peut s'agir d'une paix dont le gouvernement israélien seul aura défini les contours. La nature de cette paix conditionne le règlement de cette guerre d'occupation.
Il est temps que les jeunes rencontrés après le passage des tanks se remettent à croire aux valeurs fondamentales des Droits de l'Homme et à penser que le monde hostile dans lequel ils sont obligés de vivre peut changer si les Droits Humains et le droit humanitaire international sont enfin respectés et deviennent indivisibles pour les uns et les autres.
Tant que la 4ème Convention de Genève sera niée par l'État israélien et non appliquée pour la population palestinienne sous occupation, ' à l'intérieur de la Bande de Gaza, de la Cisjordanie et de Jérusalem-Est ' alors le peuple palestinien a toute légitimité à penser qu'il est en danger et abandonné de toute la communauté internationale. Et les violations de la 4ème Convention de Genève ne manquent pas: La démolition de maisons n'a jamais cessé dans la Bande de Gaza alors que l'article 53 de la 4ème Convention précise qu'il est interdit de détruire des biens mobiliers ou immobiliers appartenant individuellement ou collectivement à des personnes privées (...)'.

Réalité est bien différente de ce qui avait été prévu - Bantoustanisation Le 03 01 2002
[...]Un premier accord intérimaire a été signé entre Yasser ARAFAT et Izthak RABIN au Caire en mai 1994. Cet accord prévoyait, sur une période de cinq ans, s'achevant le 4 mai 1999, le retrait israélien des territoires occupés depuis 1967 (Gaza et la Cisjordanie, sauf Jérusalem), l'organisation d'élections législatives et municipales en Palestine, la libération des prisonniers palestiniens retenus en Israël, la création de deux passages reliant Gaza à la Cisjordanie, l'un par le Nord, l'autre par le Sud. Enfin, la construction à Gaza d'un port de marchandises et, en Cisjordanie, d'un aéroport.
L'application de cet accord a fluctué au gré des différents premiers ministres israéliens, cha-cun voulant prendre à son compte et rediscuter, l'accord signé par son prédécesseur. Ainsi, y a-t-il eu l'accord d'Oslo (RABIN - PERES), l'accord d'Hébron, puis de Wye Plantation (NE-TANIAHU), enfin celui de Sharm el Cheikh (BARAK).
Plus de cinq ans après la signature des accords du Caire, la réalité est bien différente de ce qui avait été prévu.
Les territoires occupés ont été divisés en trois zones :
· Dans la première, la zone A, l'Autorité palestinienne jouit de la pleine souveraineté, à l'ex-ception de la politique étrangère et de la défense. Cette première zone est constituée de sept villes de Cisjordanie, soit environ 7% de ce territoire et 60% de la bande de Gaza, les 40% restant étant une colonie israélienne. Il faut d'ailleurs noter que sur la partie palestinienne de Gaza, vivent plus d'un million de personnes, pour 5 000 israéliens sur le reste du territoire.
· La seconde zone, la zone B, concerne les villages qui se trouvent autour des sept villes sous souveraineté palestinienne soit 23% du territoire de la Cisjordanie. Sur ces territoires, les responsabilités, en particulier du maintien de l'ordre sont partagées, Israël se réservant le droit d'intervenir chaque fois qu'elle considère sa sécurité menacée. Le résultat de cette situation est que ces territoires vivent dans un état d'insécurité permanente sans que l'on sache vraiment qui est responsable de quoi et donc sans contrôle véritable. Les évènements de Bir Zeït lors de la venue de Lionel JOSPIN, qui ne sont pas et de loin les plus graves étant survenus, en sont une parfaite illustration.
· Enfin, dans la troisième zone, la zone C, Israël conserve une souveraineté pleine et en-tière. Les territoires constituant cette zone où se trouve à la fois une population palestinienne dense et des colonies israéliennes, représentent près de 70% de la Cisjordanie.
En outre, expose Madame SHAHID, plusieurs initiatives israéliennes constituent des freins délibérés au développement économique de la Palestine dont le niveau de vie a baissé de 40% depuis la signature des accords d'Oslo. Ainsi, sur les territoires des deuxième et troisième zones, Israël s'est constituée des droits de passage en construisant des routes qui contournent les villages arabes. Ces routes, réalisées sans concertation avec l'Autorité palestinienne, reviennent à 'tronçonner' le territoire, interdisant ainsi toute politique volontariste d'aménage-ment. On appelle cela la ' bantoustanisation ' en référence à l'ancienne Afrique du Sud.

Crainte d'actions de plus en plus dures de l'armée israélienne allant même jusqu'à une action d'envergure Le 01 12 2001
Le problème le plus difficile aujourd'hui, c'est la crise que traversent les relations avec les organisations de femmes palestiniennes. Le nombre de victimes de la répression israélienne, la situation insoutenable faîte aux habitants des territoires occupés, a plus que tendu les relations. Depuis l'incursion de Sharon à El Aqsa, la méfiance s'est à nouveau terriblement accrue côté palestinien et les pressions ont beaucoup réduit la coopération. Il ne subsiste plus aujourd'hui que des relations de manière individuelle.
' On gagnera, l'occupation est condamnée ' nous dit l'une des principales activistes de la mobilisation actuelle, ' l'occupation tue les Palestiniens mais aussi les Israéliens ', la société finira par réagir.
Il n'empêche que la population palestinienne craint des actions de plus en plus dures de l'armée israélienne allant même jusqu'à une action d'envergure.

Une injure faite à la conscience humaine universelle Le 05 11 2001
La situation qui prévaut au Proche orient constitue une injure faite à la conscience humaine universelle mais aussi une injustice profonde qui touche l'ensemble du monde arabo-musulman. A quoi assiste t' on depuis des dizaines d'années dans cette région du monde sinon à une volonté d'assassiner un peuple ? Des dizaines de résolutions du Conseil de sécurité ont été adoptées, et puis quoi ? Où en est le droit du peuple palestinien à disposer d'un Etat viable avec comme frontières celles de 1967 ? De son droit reconnu à disposer de Jérusalem-est comme capitale ? Du droit au retour -un droit absolu et consacré- des 4 millions de réfugiés palestiniens ? Du problème des colons qui s'installent méthodiquement sur les terres palestiniennes ? Tout cela est connu mais n'entraîne aucune action concrète de la communauté internationale.

L'autorité palestinienne accuse Israèl d'avoir censuré les accès Internet Le 21 10 2001
Une violente polémique oppose le ministère palestinien de l'Information à la compagnie israélienne des téléphones, Bezek. Selon les Palestiniens, Israèl aurait interrompu les connections Internet depuis les territoires pendant les affrontements de la fin septembre 96. Cette censure aurait eu pour finalité d'empêcher les Palestiniens d'informer le reste du monde en temps réel. La compagnie israélienne dément ces accusations et explique les déconnections par un problème technique.

Quand j'ai vu Sharon sur l'esplanade des Mosquées à Jérusalem, je me suis dit, c'est la fin Le 02 07 2001
Quand j'ai vu Sharon sur l'esplanade des Mosquées à Jérusalem, je me suis dit, c'est la fin. J'ai vu tellement de passions s'enflammer. Il suffit d'un rien pour que tout bascule. On est dans le désastre. Chez les Palestiniens, il y a du désespoir et ça profite aux extrêmes, au mouvement Hamas. Sharon veut ainsi tuer politiquement Arafat et à long terme, c'est suicidaire. Les hommes politiques sont débordés par leurs extrêmes, qui parlent toujours plus fort que les autres. Quand quelqu'un fait un pas vers la paix, il est accusé d'être faible, de faire trop de concessions. La situation est très difficile à démêler. Je lis les journaux de temps en temps mais je ne suis pas les évolutions au jour le jour.

Il n'y aura ni paix ni sécurité sans retrait des territoires Le 15 12 2000
Également cette semaine, une centaine de juifs de la diaspora, dont Errera, Sfez, le philosophe Jacques Derrida, le journaliste Jean-Daniel et le pianiste Laurent Cabasso, ont estimé dans un texte commun «qu'il n'y aura ni paix ni sécurité pour les deux peuples (israélien et palestinien) sans retrait des territoires occupés». «Le gouvernement d'Ehud Barak n'a pas démantelé une seule colonie depuis son accession au pouvoir. Au contraire, il a fait plus que le gouvernement de Benjamin Netanyahu pour développer et renforcer les colonies israéliennes dans les territoires palestiniens», ont-ils déclaré

Apartheid et ethnocratie en Palestine Le 01 10 2000
Les termes d'apartheid et d'ethnocratie conviennent non seulement aux Palestiniens de Cisjordanie et de Gaza, dont aucun des droits fondamentaux n'est plus respecté et qui sont soumis aux violations, exactions, humiliations qui leur sont quotidiennement infligées, mais aussi à la population arabe d'Israël, qu'une politique subtile mais perverse marginalise économiquement, prive de terres, de droits et de ressources, et donc de toute promotion économique, sociale et culturelle véritable

En violation de la loi internationale Le 21 03 1996
[...] Israël agit sans la moindre compréhension ou magnanimité que ce soit. Il a mené une guerre ouverte contre le même peuple avec lequel il semble aujourd'hui faire la paix; il a violé jusqu'aux détails insignifiants des Accords d'Oslo; et il a démontré son mépris total envers la société palestinienne et ses dirigeants, non seulement en prétendant que la présence palestinienne en Palestine n'a jamais existé, mais en continuant aussi à intervenir dans la vie des Palestiniens, en assassinant les dirigeants comme bon lui semble, employant sa force militaire pour détruire des maisons, fermer les écoles, arrêter et déporter toute personne qu'il considère être une «menace» à sa «sécurité». C'est tout simplement extraordinaire et sans précédent que l'histoire et les antécédents d'Israël - du fait que ce pays a introduit au Proche-Orient le terrorisme contre les civils, que c'est un État édifié sur une conquête, qui a envahi les pays voisins, qui a bombardé et détruit à volonté, jusqu'au fait qu'il occupe présentement des territoires libanais, syriens et palestiniens, en violation de la loi internationale - ne sont simplement jamais mentionnés ni soumis à un examen minutieux dans les médias aux États-Unis ou dans le discours officiel (en particulier par Bill Clinton et Warren Christopher) et qu'ils ne sont jamais considérés comme un des éléments responsables de la 'terreur islamiste'.[...]


Idée LCBC : Le gouvernement d'Israel et ses colons annexent la Palestine Retour
Le développement des colonies en Cisjordanie Le 30 06 2005
[...]Ces incidents, comme les heurts qui ont éclaté entre militaires et jeunes ultras qui se sont retranchés dans des habitations abandonnées dans le bloc de colonies de Goush Katif à Gaza, témoignent d’une certaine tension et, si l’on en croit les sondages, pourraient faire basculer le sentiment de la société israélienne, dont la rationalité est toujours remise en cause par la sécurité. Mais ce faisant, Ariel Sharon sait aussi qu’il fait oublier à la communauté internationale (qui ne se fait pas prier) la poursuite de la construction du mur pourtant jugé ill

Des colons juifs s'emparent de nouvelles terres palestiniennes Le 19 05 2005 à BETHLEEM
Selon des témoins et des sources palestiniennes, des colons juifs ont commencé à aplanir des terres au bulldozer dans la région de Nis, près de Khader, à l’ouest de Bethléem, jeudi 19 mai 2005.
Environ 7 hectares seront détruits si les colons mènent leur projet à terme.
Ils ont déraciné des oliviers et des amandiers plantés il y a plus de 40 ans sur les terres de Tawfiq al-Amouri.
Les colons affirment que l’objectif des colons est d’élargir de 25 mètres de chaque côté une route de colons qui va à la colonie d’Afrat [1].
Si les colons continuent à élargir la route, on peut s’attendre à ce que des terres supplémentaires soient dévastées, surtout la terre plantée de vignes. [...]

Première université israélienne en Cisjordanie Le 04 05 2005 à ARIEL
[...]Le projet, qui prévoit de transformer le collège d’Ariel, la principale colonie du nord de la Cisjordanie, en une université, a provoqué de vifs échanges entre ministres travaillistes et du Likoud lors de la réunion interministérielle qui a entériné le projet par 13 voix contre 7. Le vice-premier ministre, Shimon Pérès, a appelé à voter contre le projet, arguant qu’il contredit la priorité gouvernementale de développer le système éducatif dans la région du Négev et en Galilée. « Etablir une université à Ariel serait une grande erreur », a prévenu Pérès.
Le ministre des Finances Benyamin Netanyahou s’est offusqué des réserves émises par les travaillistes, estimant que la création de l’université d’Ariel était essentielle pour « démontrer que le bloc de colonies d’Ariel fera partie d’Israël pour toujours ».
Le ministre de l’Éducation a justifié cette initiative en expliquant qu’il s’agit d’une réplique au boycottage de deux universités israéliennes par l’Association des enseignants d’université en Grande-Bretagne (AUT). Le mois dernier, celle-ci a justifié les sanctions contre l’université de Haïfa, accusée de violer la liberté des enseignants et de l’université religieuse de Bar Illan, qui contrôle le collège d’Ariel, pour protester contre la répression de l’intifada. [...]

Déchirer la Palestine Le 25 04 2005
[extrait de 'Entre le fondamentalisme et la corruption, quelle alternative pour la Palestine ?']
Sur le terrain un mur encercle les palestiniens et les sépare de leurs terres, de leurs écoles et de toute sorte de vie normale, en laissant d'un côté un peuple souffrir le calvaire de vie et un histoire lourd de pertes successives, et de l'autre côté des colonies vivant sur les sources d'eau et les terres agricoles annexés par le mur. Du côté annexé du mur, les colonies sont en expansion rapide et des usines sont en cours de construction pour accueillir la main d'ouvre palestinienne car elle coûte moins cher que celle israélienne. C'est un projet qui ne date pas depuis l'arrivée de Sharon au pouvoir mais plutôt depuis plusieurs décennies où le Likoud et les travaillistes ont travaillé pour cet objectif. Le choix de lieux des colonies juives implantés en Cisjordanie montre l'intelligence de la colonisation israélienne. Les premières colonies ont été construites au dessus des collines près des sources d'eau au milieu de la Cisjordanie pour arriver à des séparations à l'intérieur du territoire palestinien, c'est le cas des premières colonies (Ariel, Elkana au nord et Alon Shvut au sud de Jérusalem). Puis la colonisation continue et s'élargit afin de s'installer dans des points stratégiques en Cisjordanie. Les accords d'Oslo, signés en Septembre 1993, ont accordé au côté israélien de garder les colonies sous le contrôle israélien et de négocier sur étapes le retrait du reste de la Cisjordanie.
Mais le point le plus désastreux dans ces accords n'était pas que cela, les négociateur palestiniens ont accordé aux israéliens de construire des « routes de contournement », qui lient entre les colonies et les territoires d'Israël, c'était un des premiers signes qu'Israël ne démantèlera pas ces colonies. Ce qui s'est passé après ces accords est qu'Israël a continué la colonisation de façon plus rapide où le monde entier était convaincu que le gouvernement israélien ira vers une solution avec les palestiniens, car l'image de l'état d'Israël comme un soldat israélien courrant derrière un enfant a été remplacé dans les yeux de la communauté internationale de « le négociateur israélien face au négociateur palestinien », le monde entier est tombé dans cet équilibrisme, y compris les négociateurs palestiniens eux-mêmes tel que le mot occupation fut remplacé par « le conflit israélo-palestinien ».
La politique de « déchirer la Palestine » continue, Quelques mois après le redéploiement des villes de zone A des checkpoints ont été installé aux entrées des villes et des villages afin de continuer la politique de déchirure de Cisjordanie. Cette politique est claire par l'utilisation permanente des israéliens du mot « territoires » au pluriel. Le nombre de colons a triplé durant ces 10 ans, les communes palestiniennes demeurent séparées par des blocs de colonies, de plus, la ville de Jérusalem se trouve maintenant bouclée par une ceinture de colonies. Au même temps Israël refusait de donner des espaces vides au contrôle de l'autorité palestinienne afin d'empêcher tout développement et expansion géographique des palestiniens. C'est pour cette raison que le mur d'annexion aligne aujourd'hui les villes et villages palestiniens sans laisser des espaces de la campagne.
C'est un projet de créer des bantoustans où les palestiniens vivent sous la pauvreté et le chômage sans même le droit d'un développement naturel. Le résultat de ce plan d'apartheid est non seulement empêcher la création d'un état palestinien mais aussi rendre la vie dans ces bantoustans insupportable et donc « terminer le rêve sioniste » le TRANSFERT. [...]

LE TERRAIN PALESTINIEN EST GRIGNOTE Le 08 04 2005
'Je cherchais une idée conceptuelle sur la séparation entre Israéliens et Palestiniens, sur la circulation, la façon dont le terrain de l'autre est grignoté.'
'Je suis tombée sur une carte des Nations unies de décembre 2003, qui répertorie plus de 700 'blockades' (obstacles) mis en place par les Israéliens en Cisjordanie depuis la seconde Intifada.'
'Le plus souvent, les photographes montrent uniquement les gens, alors que l'enjeu, c'est la terre.'
'Je voyais une terre meurtrie comme un corps'
'Ces interventions dans le paysage sont bien plus fortes et étouffantes que le mur de séparation.'

Israël étend trois de ses colonies Le 22 03 2005 à JERUSALEM
Israël va agrandir ses trois principales colonies de Cisjordanie. Le gouvernement israélien a autorisé dimanche la construction de 3 500 logements qui relieront la cité-dortoir de Maalé Adoumim aux quartiers israéliens de Jérusalem-Est. Des constructions « légales et non sauvages » selon Israël. Le négociateur en chef palestinien, Saëb Erakat, a accusé hier l’Etat hébreu de torpiller les efforts de relance du processus de paix.

Le mur de séparation entame 47% du territoire palestinien Le 11 03 2005
[...]Aux termes du projet de résolution sur la situation des Palestiniennes et l’aide à leur apporter (E/CN.6/2005/L.7), adoptée telle qu’amendée oralement par un vote de 38 voix pour, une contre (États-Unis) et deux abstentions (Islande et Canada), le Conseil économique et social demanderait aux parties en cause, ainsi qu’à la communauté internationale, de déployer tous les efforts voulus pour assurer la pleine reprise du processus de paix sur la base des éléments convenus et du terrain d’entente déjà trouvé, et préconiserait des mesures visant à améliorer de façon tangible la difficile situation sur le terrain et les conditions de vie des Palestiniennes et de leur famille.
Le Conseil demanderait à Israël de prendre des mesures pour que les femmes et les enfants palestiniens réfugiés et déplacés puissent tous regagner leur foyer et recouvrer leurs biens, conformément aux résolutions de l’Organisation des Nations Unies sur la question. Il demanderait également à la communauté internationale de continuer à fournir d’urgence l’assistance et les services nécessaires pour soulager la crise humanitaire aiguë à laquelle sont confrontés les Palestiniennes et leur famille et contribuer à la réorganisation des institutions palestiniennes pertinentes.
En outre, le Conseil prierait la Commission de la condition de la femme de continuer à suivre et à faciliter la mise en œuvre des Stratégies prospectives d’action de Nairobi pour la promotion de la femme, en particulier du paragraphe 260 concernant les femmes et enfants palestiniens, du Programme d’action de Beijing et des textes issus de la session extraordinaire de l’Assemblée générale intitulée « Les femmes en l’an 2000: égalité entre les sexes, développement et paix pour le XXIe siècle ».

La représentante de l’Autorité palestinienne a attiré l’attention sur le fait que les engagements pris lors de négociations récentes doivent être traduits dans la réalité. Malheureusement, la construction du mur de séparation entame 47% du territoire palestinien et rend la vie des Palestiniens et Palestiniennes impossible. [...]

Gaza n'annonce pas la fin de la colonisation en Cisjordanie Le 03 03 2005
[...]M. Sharon a assuré le Likoud que le retrait de la bande de Gaza n'annonçait pas la fin de la colonisation en Cisjordanie et notamment dans la région de Jérusalem-est.
'Grâce à la colonisation, nous garderons pour l'éternité des positions importantes, essentielles à notre existence, à Jérusalem notre capitale unifiée pour toujours, dans les blocs d'implantations qui se trouvent dans les lieux les plus sacrés de notre histoire et dans les zones de sécurité capitales pour notre défense', a-t-il souligné.[...]

Israël veut construire une nouvelle colonie en Cisjordanie Le 15 02 2005 à JERUSALEM
JERUSALEM (Reuters) - Israël prévoit de construire en Cisjordanie une nouvelle implantation juive, qui pourrait héberger des colons dont l'évacuation est prévue cet été de la bande de Gaza, ont fait savoir les autorités.
Le ministère du Logement précise qu'il projette de construire la nouvelle colonie, Gvaot, dans la principale enclave de Cisjordanie, Gush Etzion.
Cette décision va sans nul doute amplifier l'impression, chez certains Palestiniens, que le plan du Premier ministre israélien Ariel Sharon de désengagement de Gaza est une ruse destinée en fait à renforcer l'emprise des Israéliens sur la Cisjordanie.
En vertu de la 'feuille de route' entérinée par Israël et les Palestiniens au sommet d'Akaba en juin 2003, l'Etat juif doit geler la construction de colonies dans la bande de Gaza et en Cisjordanie, territoires occupés depuis 1967.
Mais le président George Bush a déclaré l'an dernier qu'Israël pourrait s'attendre à conserver une partie de la Cisjordanie en vertu d'un éventuel accord de paix définitif.
Le ministre israélien du Logement, Isaac Herzog, déclare que les 8.000 colons devant être évacués de la bande de Gaza se verront proposer de nouveaux logements dans des zones excentrées d'Israël, mais pourraient aussi opter pour la Cisjordanie.

La feuille de route conduit à 9 % de la Palestine Le 14 02 2005
[extrait d'un long entretien réalisé par Nazem]
[...] Considères-tu que ce recul [face à Sharon à Charm El-Cheikh] est temporaire et contextuel ? Peut-on dire qu’Abou Mazen a agit de la sorte simplement parce qu’il y a d’abord nécessité d’une trêve avant d’engager les négociations sérieuses ?
Je ne pense pas que ce recul soit temporaire. Après 57 ans d’occupation, comment peut-on parler de recul temporaire. Avec Oslo L’OLP avait déjà renoncé à la Palestine historique pour n’en revendiquer que 22%, et actuellement si on accepte la feuille de route et l’Etat palestinien temporaire de Georges Bush, on n’en aura plus que 9%. Depuis Oslo, c’est un processus de recul généralisé et permanent, un processus de recul systématique, déclaré et méthodique.
Le programme politique d’Abou Mazen doit être rapporté à cette réalité, car il ne faut pas oublier qu’il a été le premier architecte des accords d’Oslo qui nous ont conduit à la situation actuelle. Par conséquent, son programme politique est évident et repose uniquement sur les négociations...
Des négociations politiques ou essentiellement sécuritaires ?
Abou Mazen s’est engagé à appliquer la feuille de route et celle-ci ne comporte, dans sa première phase que des négociations sécuritaires. Nous nous sommes pratiquement engagés dans la vision israélo-américaine pour la résolution du conflit. Abou Mazen n’a donc pas un autre programme politique que celui-ci. Il se dit engagé pour préserver les frontières de 1967, mais l’application de la feuille de route aboutira à l’abolition de ces frontières. Il est ainsi dans une contradiction avec ses engagements.
Tu dis que la feuille de route conduit à 9 % de la Palestine. Comment peux-tu expliquer cette affirmation ?
On peut l’explique à la fois en se référant au texte de la feuille de route qu’en observant la réalité sur le terrain. On parle d’un plan de désengagement israélien de Gaza et de certaines zones de Cisjordanie. Sur la base de cette initiative unilatérale, il va y avoir une pression internationale sur l’Autorité palestinienne pour qu’elle accepte ces retraits comme solution définitive. Le 9% de la Palestine correspondront alors à Gaza et les enclaves de Cisjordanie contenues dans le Mur. [...]

Charm Elcheikh n'a pas conclu à l'arrêt du processus d'annexion Le 08 02 2005
Israël a imposé sa vision à tous les niveaux, concernant toutes les questions ; au lieu de s’engager à libérer tous les prisonniers palestiniens, ce que revendique le Peuple Palestinien, et ce que la direction palestinienne s’y est engager pendant la campagne électorale de ne pas conclure un accord sans la libération de tous les prisonniers. Israël a pu transformer cette question à un objet de chantage et s’est donner le droit de définir les critères de libérer certains. Sharon, n’a même pas fait un engagement d’appliquer « la feuille de route » laquelle a remplacé par son projet de transformer GAZA en prison, et le reste des Territoires Occupés en Bantoustans et renforcer l’occupation et l’apartheid.
L’accord de « cessez-le –feu » n’a pas conclu :
- l’arrêt de construction du Mur
- l’arrêt de la colonisation et l’expansion coloniale,
- l’arrêt du processus d’annexion et de la judisation,
- l’arrêt de la judisation de JERUSALEM et l’isoler de reste de territoires
- ni ou moins, l’enlèvement de 700 check-points et barrages qui étouffent la vie des palestiniens
[...]

La colonisation continue des territoires et de la confiscation des terres Le 15 01 2005
[Extraits du texte 'Lueur dans la nuit' paru dans le n° 59 de Tribunes Socialistes, journal du groupe socialiste de l’Assemblée nationale]
Membre de la mission d’observation électorale du Parlement français pour veiller au bon déroulement de l’élection présidentielle en Palestine, j’ai été profondément touchée par la confiance des Palestiniens dans l’expression démocratique comme moyen d’atteindre la paix, sorte d’ultime espoir au milieu d’une vie quotidienne particulièrement difficile.
Car il faut bien prendre conscience du morcellement des territoires occupés palestiniens et de ses effets. Ce morcellement n’est pas nouveau. Il procède tout d’abord de la colonisation continue des territoires et de la confiscation des terres. Il résulte aussi de la construction de routes sécurisées reliant les différentes colonies entre elles, de la multiplication des points de passage qui sont autant d’obstacles à la liberté de circulation des Palestiniens sur leur propre territoire.
S’y ajoute également la volonté d’isoler la partie orientale de Jérusalem de la Cisjordanie. Enfin, l’édification du mur qui, parfois, va jusqu’à couper en deux les villes et villages, parachève l’isolement des Palestiniens. La vie quotidienne de la population en est considérablement affectée.[...]

Politique permanente de purification ethnique douce de Jérusalem Le 11 01 2005 à JERUSALEM
[...] Les Palestiniens ont aussi besoin d’un soutien d’Israéliens pour la paix, à propos du vote des habitants de Jérusalem. Nous avons évoqué ce problème pendant notre réunion puis nous avons rencontré des membres du « comité palestinien pour les élections » de la ville. Il y avait là des représentants de plusieurs tendances politiques, y compris de certaines qui n’appellent pas à participer aux présidentielles, mais cette question du vote des Palestiniens de Jérusalem est essentielle pour tous, et pas seulement pour les élections futures. Les autorités israéliennes mettent tout en œuvre pour empêcher les scrutins, et c’est là une des facettes apparentes d’une politique permanente de purification ethnique « douce » de Jérusalem. Tout est fait pour accréditer l’idée que les Palestiniens sont des étrangers dans leur ville. Lors des élections de 1996 les Jérusalémites n’avaient été autorisés à voter que dans des bureaux de postes ou ils glissaient l’enveloppe contenant leur bulletin...dans une boite aux lettres, comme s’il s’agissait d’un vote par correspondance de résidents étrangers ! Pire les provocations s’étaient multipliées à l’abord de ces bureaux de vote pour dissuader les Palestiniens de voter (barrage de police, électeurs filmés, etc...). La majorité des habitants de Jérusalem vit en permanence dans la crainte de se voir privé de carte d’identité, ou de carte d’assurance sociale, d’être considéré comme « étranger », expulsable. Cette fois ci les provocations ont repris, bien avant le premier scrutin et à grande échelle : candidats empêchés de faire campagne, menaces sur les personnes qui désireraient participer aux bureaux de votes, etc. Quand nous parlons de l’expérience des élections parallèles organisés par les Albanais du Kosovo, ils nous répondent que les pressions et le quadrillage israélien rendent impossible ce type d’organisation. Ils sont amers aussi vis à vis de la communauté internationale trop passive par rapport à l’étouffement de la Jérusalem palestinienne, et de l’Autorité palestinienne qui a accepté de commencer à organiser les élections municipales sans avoir réglé la question du scrutin de Jérusalem Est.
Cet étouffement est aussi palpable quand on voit le mur, horrible limace grise avec ses miradors, que les israéliens continuent de construire sur le territoire palestinien tout autour de la ville, et dont nous mesurons la progression en allant passer quelques heures à Ramallah. [...]

Une colonisation définitive de la Cisjordanie Le 06 01 2005
[...] alors que les media et les leaders d’opinion louent le nouveau plan ils oublient inévitablement les 6,1 % qui doivent être ajoutés aux 11,8 % annexés par les colonies et les 29,1 % coupés du reste du monde dans la Vallée du Jourdain, sans parler de la terre additionnelle qui a aussi été volée aux Palestiniens pour la construction des routes 'pour colons seulement', ce qui fait un total de 47 % de la Cisjordanie, ce qui correspond exactement aux 47% qu’Israël avait l’intention d’annexer avant les prétendues modifications. [...]
A Beit Duqqu, un fermier palestinien debout face aux destructions causées par le mur d’Apartheid demande : 'vous nous avez pris notre pays, tué nos enfants. Vous avez détruit nos maisons, éventré nos champs au bulldozer, construit vos colonies ; que voulez-vous de plus ? Pourquoi le mur ? Vous voulez nous mettre en cage comme des rats, vous voulez nous mettre face à une porte de prison, et commencer à nous compter comme si nous étions des animaux ? '.
Le Peuple palestinien n’acceptera jamais une vie dans de telles conditions, alors que l’occupation a été renforcée par ce qui semble une colonisation définitive de la Cisjordanie. Ceci représente l’ultime étape du système d’Apartheid qui surpasse les plus noirs moments de l’Afrique du sud, car il inclut l’anéantissement de notre peuple. Nous n’accepterons jamais de voir notre terre volée et ravagée, notre dignité bafouée, nos droits les plus fondamentaux violés tous les jours, nos lieux saints confisqués devant nos yeux et la ville de Jérusalem, la capitale économique, historique et culturelle de la Palestine annexée et inaccessible à notre peuple. [...]

Voyant que sa supériorité militaire lui permettait d'annexer 58 % de la Cisjordanie,Israël a choisi de s'emparer de tout Le 05 01 2005
[...]Désormais, le temps presse. Pendant que les médias du monde entier décortiquent les plans unilatéraux d'Ariel Sharon, son armée, son mur et le développement des colonies anéantissent la possibilité matérielle d'une paix fondée sur la coexistence entre deux Etats.
Personne ne s'est privé de désigner des coupables mais l'on n'a guère fait d'efforts pour comprendre pourquoi toute solution pacifique est systématiquement contrecarrée. Il faut s'interroger sur la pertinence même de la vision actuelle, une vision déterminée, depuis les accords d'Oslo, par le concept israélien de sécurité. Une sécurité fondée sur la puissance militaire israélienne avec la collaboration d'une forte police palestinienne. Cette manière de voir simpliste a toujours sous-entendu que les Palestiniens ne pouvaient être contrôlés que par la force, dans un Etat policier.
Cette approche résulte des faiblesses fondamentales des accords d'Oslo, et plus particulièrement de l'abandon des critères de la conférence de Madrid - le respect de la légalité internationale et des résolutions des Nations unies -, ce qui a laissé la porte ouverte à une occupation militaire israélienne interminable. (...) Le résultat a été catastrophique. Plus la force militaire israélienne faisait pencher l'équilibre en faveur d'Israël, moins les différents gouvernements de droite avaient de raisons de céder sur les concessions minimes prévues par les accords d'Oslo. Au contraire, voyant que sa supériorité militaire lui permettait d'annexer 58 % de la Cisjordanie, Israël a choisi de s'emparer de tout ce qu'il pouvait plutôt que de se contenter des bribes qu'Oslo lui allouait. [...]

Le mur de sécurité et les colons entravent la récolte des oliviers. Le 27 12 2004
La récolte des olives s'annonce mal pour les agriculteurs palestiniens de Beit Amin, dans le nord de la Cisjordanie. Un tiers de leurs champs d'oliviers se trouvent du mauvais côté de la barrière de sécurité qu'érige Israël le long du territoire palestinien. Le village jouxte la colonie juive de Shaarei Tikva (la porte de l'Espoir, en hébreu), protégée par la barrière construite ici il y a un an ­ une clôture grillagée haute d'environ trois mètres. 'Nous avons perdu 1 500 dunums (150 hectares) de terres agricoles confisquées pour la construction de la barrière et 30 % de nos oliviers', explique le maire, Yasser Omar. 'Le prix de l'huile d'olive a baissé de plus de 50 % depuis le début de l'Intifada, les hommes du village ne peuvent plus travailler en Israël et la crise économique nous frappe de plein fouet', ajoute le trentenaire, ex-courtier à Wall Street rentré au pays peu après les accords d'Oslo, en 1994. [...]
Un officiel du ministère de l'Agriculture affirme qu'un million d'oliviers, sur un total de dix millions en Cisjordanie, ont été déracinés pour la construction du mur ou lors d'incursions israéliennes. Azzam Toubeileh ajoute que 200 000 oliviers se trouvent 'derrière le mur'. Jean-Luc Siblot, qui dirige le Programme alimentaire mondial dans les territoires, parle de 'nombreuses difficultés auxquelles font face les Palestiniens lors de la récolte des olives, à cause des check points, des couvre-feux de l'armée, du mur et des colonies qui les empêchent d'avoir accès à leurs champs'.[...]
Harcèlement. Les habitants de Kfar Kaddoum, à une dizaine de kilomètres de Naplouse, se plaignent de leur mauvais voisinage avec les colons de Kaddoumin. Selon eux, ils les harcèlent, brûlent parfois leurs arbres et les rouent de coups. 'Ils débarquent sans crier gare et nous menacent avec leurs armes', déclare Alia, 29 ans, alors qu'elle et sa soeur Mirvat peignent les branches d'un olivier avec de petits râteaux pour en faire tomber les fruits verts. 'Les soldats ne nous protègent pas, ils protègent les colons', renchérit Mirvat.
[...]Depuis le début de la récolte, en octobre, un adolescent palestinien a été abattu et un autre blessé près de Naplouse par des colons, alors qu'ils participaient à la cueillette des olives.

Annexation of the Territories Between the Green Line and the Fence Le 05 12 2004
Hundreds of activists of Gush Shalom, Taayush, The Committee Against House Demolition and others demonstrated on the last day of 2004 against the uprooting of the olive trees of Jayush village and the building of a large new settlement there. This is being done under the guise of enlarging an existing settlement (Tsufin).
The land is situated between the Green Line and the fence [le mur], and the Sharon government is engaged now in a frantic effort to fill this territory with new settlements, in order to annex it de facto to Israel. This exposes the lie that the fence is being built for security reasons only. It must by now be clear to everybody that the wall/fence has only one real purpose: to annex more territory.
In fact, Sharon?s 'disengagement plan' is but a diversion, designed to draw the attention of the Israeli public and the world away from this big operation.

Ce mur a pour but de confisquer la terre et les ressources d'eau Le 29 11 2004
En septembre 2002, quand les fermiers de Jayyous ont découvert des papiers écrits à la main, collés sur leurs arbres, ils se sont demandés si cela les concernait vraiment. Quelques semaines plus tard, ils ont commencé à voir des bulldozers qui coupaient leurs oliviers et détruisaient leurs terres. Quelques mois plus tard, le Mur commençait à être construit. L'année suivante, les fermiers n?ont eu accès à leurs terres qu'en passant par des portails militaires avec des permis incertains. Deux ans plus tard (très récemment) beaucoup de spéculations ont commencé et des nouvelles provenant de différentes sources parlaient de la construction d'une nouvelle colonie (ou colonies ?) à Jayyous, dans la zone située derrière le Mur.
Les papiers disaient que le Mur était construit pour des raisons de sécurité. Néanmoins, les habitants de Jayyous n'en sont pas convaincus. Ils disent : 'Pourquoi ne construisent-t-ils pas le Mur sur la frontière. Nous ne les croyons pas. Ce mur a pour but de confisquer la terre et les ressources d'eau'. Ces appréhensions semblent se révéler justes. L'été dernier, les troupes militaires ont fait des manoeuvres pendant une semaine derrière le Mur et ont établi un camp sur la montagne adjacente aux maisons du village sur le côté Ouest. Elles ont mis des marques d'arpentage et planté des poteaux. Elles ont amené des bus de personnes en civil. [...]
Traduction d'Ana Cleja

Le Premier ministre entend empêcher indéfiniment la création d'un Etat palestinien. Le 20 10 2004
Sharon fera la paix... quand les Palestiniens seront finlandais
De sa longue carrière politique, Ariel Sharon entend, à 76 ans, léguer à Israël un élément fondamental : l'impossibilité pour les Palestiniens de créer un Etat indépendant sur la majeure partie de la Cisjordanie où les colonies israéliennes pourront se développer dans de vastes secteurs annexés de fait. Ce seront des zones de sécurité d'où il sera possible de contrôler les populations palestiniennes vivant sur le reste de ce territoire.
C'est ainsi qu'il faut lire la récente interview de Dov Weisglass, ex-chef de cabinet, conseiller et avocat du Premier ministre au quotidien Haaretz. Il confirme que l'évacuation des implantations de Gaza et du nord de la Cisjordanie a pour but d'empêcher indéfiniment la création d'un Etat palestinien et cela avec l'accord de Washington. C'est une nouvelle étape du projet d'Ariel Sharon visant à changer la réalité du conflit avec les Palestiniens et qu'il a commencé à appliquer dés son élection à la présidence du Conseil en février 2001. Le plan avait été préparé en détail par le général de réserve Meir Dagan ­ à l'époque, son conseiller pour les affaires de sécurité. Il prévoyait dans le détail la neutralisation d'Arafat, «un assassin avec qui on ne négocie pas», et la destruction de l'accord d'Oslo, «le plus grand malheur qui se soit abattu sur Israël». Une opération d'intensité croissante visait à isoler progressivement le président palestinien tant sur le plan intérieur que diplomatique.
[...] En fait, la seule nouveauté dans les déclarations de monsieur Weisglass concerne le soutien, sans précédent, accordé par les Etats-Unis à la politique israélienne. Mais, là aussi, on ne saurait être surpris. Une partie de l'administration Bush est acquise aux thèses de monsieur Sharon. A la Maison Blanche et au Pentagone, la plupart des hommes en place ont toujours exprimé des opinions très critiques de la politique de concession des travaillistes israéliens. Au Conseil national de sécurité par exemple, Elliot Abrams est chargé du dossier Proche-Orient. Dès 1993, il a déclaré son opposition au processus d'Oslo. Au Pentagone, le sous-secrétaire à la Défense chargé des affaires politiques, Douglas Feith, est proche du mouvement des implantations. Dans ces conditions, Dov Weisglass n'a probablement pas eu beaucoup de difficultés à convaincre ses interlocuteurs américains. Pour les colons, c'est autre chose. Ils refusent ses explications, à savoir que le retrait des colonies de Gaza et de quatre autres situées dans le nord de la Cisjordanie leur permettra de conserver le reste ad vitam æternam. Leur réveil est dur : Sharon, qui fut leur parrain et principal bienfaiteur, n'a jamais accepté l'idéologie du Grand Israël ou du mouvement messianique. Dans sa vision sécuritaire, la terre n'est pas sacrée et peut faire l'objet de concessions à des fins stratégiques.
Dans ses déclarations à Haaretz, monsieur Weisglass se vante d'avoir «effectivement conclu avec les Américains qu'on ne discutera jamais d'une partie des colonies. Quant au reste, on en parlera lorsque les Palestiniens deviendront des Finlandais...». C'est-à-dire lorsqu'ils auront un comportement occidental, européen, démocratique, non violent et doux, du moins selon la vision du monde scandinave du conseiller d'Ariel Sharon. Il sait que la société palestinienne ne prend pas le chemin de l'européanisation. Elle subit une véritable tragédie humanitaire et se développe dans un environnement de plus en plus répressif. Dans la bande de Gaza, près de la moitié de la population vit en dessous du seuil de pauvreté de 2 dollars par personne et par jour. Selon les Nations unies, quarante-cinq Palestiniens sont tués chaque mois dans ce territoire (pour deux tiers des combattants). Au cours des quatre dernières années, 25 000 Palestiniens ont perdu leur logis, détruit par l'armée israélienne.
Tout cela signifie une pérennisation du conflit qui restera, en l'absence de toute possibilité de compromis, le principal élément déstabilisateur du Proche-Orient et des relations intercommunautaires en Europe. Pour éviter de nouvelles catastrophes, il faudrait, affirme Michel Barnier, le ministre français des Affaires étrangères, que le retrait de Gaza réussisse et soit coordonné avec les Palestiniens dans le cadre de la fameuse «feuille de route destinée au règlement permanent du conflit israélo-palestinien sur la base de deux Etats» du quartet. Pour les diplomates européens et américains, ce plan de paix est toujours d'actualité, comme le répète Ariel Sharon mais en ajoutant : «Il faudra d'abord que les Palestiniens cessent le terrorisme !» Et deviennent finlandais ?

Intensification de la colonisation juive Le 28 09 2004
[A l'occasion des 5 ans de la deuxième Intifada, RFI passe de nombreux flash d'info sur la Palestine]
Jamais la perspective d'un état palestinien n'a paru aussi éloignée . Cette quatrième année de l'Intifada c'est caractérisée par l'intensification de la colonisation juive et la construction par Israel d'un barrière de séparation en Cisjordanie, un ouvrage militaire dont le tracé rend impossible la création d'un état palestinien viable . Les palestiniens sont entrés dans l'age du mur et désormais ils vivent à l'intérieur d'enclaves bouclées militairement par l'armée israelienne. Yasser Arafat est lui même assigné à résidence par l'armée israelienne dans les ruines de la Moukata à Ramallah et à son grand chagrin il a été déclaré hors jeu par les Etats-Unis [...].

Le Mur correspond à la colonisation de terres nouvelles bien plus qu'à la sécurisation de terres israéliennes Le 27 09 2004
[...] Mais, de plus, vous (le gvt Israelien] avez fait usage de votre écrasante supériorité militaire pour faire subir à la population de l'autre partie de la Palestine, où celle-ci aux termes des accords internationaux aspirait à la création d'un Etat palestinien souverain, les blessures profondes d'une occupation militaire, l'implantation de colonies disséminées sur tout leur territoire, la perte de milliers de vies humaines innocentes, le démantèlement des infrastructures publiques et privées et la destruction de dizaines de milliers de foyers. Vous avez ignoré les commandements du droit humanitaire et répliqué à des attentats-suicides totalement inacceptables et contraires à tout droit par des représailles également inacceptables, ce qui alimente l'incendie au lieu de l'éteindre. La barrière de séparation sous forme de 'mur' que vous avez construite suit un tracé condamné comme illégal par les plus hautes instances juridiques internationales parce qu'il correspond à la colonisation de terres nouvelles bien plus qu'à la sécurisation de terres israéliennes.
Il est grand temps que vous preniez conscience du mal que tout cela fait à l'image d'Israël dans le monde et à ses perspectives d'avenir. Il n'y a selon moi qu'une façon d'en sortir. C'est de mettre en route une politique nouvelle et radicalement différente, fondée sur le respect et le souci pour vos concitoyens arabes et pour vos voisins palestiniens. Le résultat à atteindre ne saurait s'écarter beaucoup de celui clairement analysé dans l'accord souscrit à Genève par Yossi Beilin et Abed Rabo, ni de la 'feuille de route' élaborée par le Quartet.

Ce report [de la feuille de route] permet aux colonies de se développer et au mur de séparation d'être construit Le 09 06 2004
Sénat Français : Mission d'information à l'étranger - Israël-Jordanie et Territoires palestiniens - Compte rendu
Mme Danielle Bidard-Reydet
Elle a considéré que les difficultés rencontrées par le Premier ministre israélien pour faire aboutir son plan d'évacuation de Gaza confirmaient ses doutes quant à la réalité des intentions de M. Ariel Sharon. L'échéance du retrait a en effet été repoussée à 2005, date initialement prévue, par la feuille de route, pour la proclamation d'un Etat palestinien. Ce report permet aux colonies de se développer et au mur de séparation d'être construit dans sa totalité. Elle a par ailleurs considéré que le mur ne séparait pas tant les Israéliens des Palestiniens que les Palestiniens des Palestiniens. Elle a appelé à une implication européenne renforcée, un réengagement de la communauté internationale étant indispensable. L'Europe a une responsabilité historique à l'égard d'Israël et de sa sécurité mais elle doit également intervenir dans l'intérêt du peuple palestinien. Il importe de redonner corps à la feuille de route, dans le respect du droit international. A défaut, les rapports de force s'imposeraient sur le terrain.[...]

95% du tracé du Mur, profondément à l'intérieur de la Cisjordanie Le 08 06 2004
Mon dernier film «le mur» raconte la construction du mur entre Israël et la Palestine. Il a été présenté à la dernière édition du prestigieux festival de Cannes [2004].
C'est une machine d'expropriation et de spoliation. Il est construit sur 95% de son tracé, profondément à l'intérieur de la Cisjordanie, ce qui veut dire que tous les territoires, qui se trouvent du côté israélien de ce mur sur toute la longueur, sont des champs, des oliviers et des villages entiers des fois. Il s'agit de territoires volés et pris de force.

Un rabbin de Goush Katif aux colons : dites non aux indemnites Le 21 04 2004
[...]Le rabbin en chef de Goush Katif a dit aux habitants de ce bloc de colonies de Gaza qu'ils devaient absolument rejeter toute proposition d'indemnites en echange de leur evacuation. 'Il est clairement interdit de penser ou de discuter de cela, parce le fait de s'en occuper nous affaiblit et nous eloigne de la verite', a ecrit le rabbin Yigal Kaminetzky dans une lettre ouverte aux colons de Goush Katif. 'Accepter des indemnites pour la Terre d'Israel constitue un blaspheme et revient a participer au peche (biblique) des espions, qui abhorraient un beau pays. En consequence, cet argent, qui se fonde sur le peche, n'apporte aucune benediction', a ecrit le rabbin. Kaminetzky a ajoute que si certains habitants de Goush Katif acceptaient ces indemnites, cela ne rendrait pas complices tous les autres. 'Quasiment personne n'est seduit chez nous, cette merveilleuse population. En meme temps, si ici ou la, quelques-uns se laissent aller a quelque faiblesse, leur opinion est annulee par la majorite, qui ne prend pas part a cette faiblesse', a dit le rabbin dans sa lettre.

Ariel Sharon [...] a cependant souligné qu'il considérait les blocs [de colonies] comme faisant partie d'Israel Le 14 04 2004
Ariel Sharon a dévoilé les éléments définitifs [sic] de son plan. Lundi, Bush avait estimé qu'un retrait de Gaza serait un 'développement positif'. Mais il semble peu probable qu'il se prononce sur la possibilité d'Israel de garder sous son contrôle des secterus de Cisjordanie. Une telle déclaration représenterait une violation de la 'Feuille de route', qui fait de la tenue de négociations une condition au tracé des frontières d'un futur Etat palestinien.
Ahmed Qorei, s'est élévé hier contre la propositions d'Ariel Sharon, déclarant qu'elles 'détruisent tout espoir de paix' et que les iens n'accepteraient pas une annexion israélienne de bloc de colonies en Cisjordanie. Ariel Sharon [...] a cependant souligné qu'il considérait les blocs [de colonies] comme faisant partie d'Israel
[Commentaire LCBC : l'article est accompagné d'une carte de Palestine (source UNOCHA : United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs - voir lien ci-dessous), la même que celle de la campagne contre le mur, où l'on voit bien le mur achevé au nord qui s'enfonce dérriere la ligne verte, confisquant les terres palestiniennes, notemment à Kalkilya. Les millions d'usagé du métro ne pourrons pas d'ire qu'il ne savait pas...]

Aujourd'hui 50% de la Cisjordanie se trouvent doublement annexés Le 31 03 2004
Parler de la question de la terre en Palestine force à commencer par les conséquences de l’Occupation qui rendent depuis 1967 la vie du peuple palestinien difficile, voire impossible ; cela est encore plus vrai depuis le début de la seconde Intifada. Mais cette mainmise sur les terres palestiniennes remonte à la création de l’Etat d’Israël et passe aussi par la décision de l’Etat d’Israël de construire des colonies de peuplement - illégales - dans les territoires occupés. Depuis 1999, 44 colonies ont été implantées en Cisjordanie, en 2001, 34 ont été créées et 14 projets de nouvelles colonies approuvés . Dans la Bande de Gaza, la superficie des terres confisquées est de 165,04 km2 - soit 45% de la superficie totale. Sur ces 45% du territoire sont installés 6429 colons, alors que plus d’un million de Palestiniens vivent sur les 55% restants .
Il faudrait ajouter que la décision unilatérale prise en juin 2002 d’ériger le mur dit de protection entre les peuples israélien et palestinien a rendu dramatique la question de la terre. Ce mur n’a pas été construit le long de la ligne verte de 1967 mais à l’intérieur des territoires occupés. Parfois, il s’enfonce tel un serpent à plus de 20 km à l’intérieur des terres. Il enserre dans des murs hauts de 8 mètres des villes, des villages, des terres agricoles et des fermes. Il s’octroie, sans négociation, les sources et les puits qui alimentent en grande partie la Cisjordanie. Aujourd’hui 50% de la Cisjordanie se trouvent doublement annexés ... A la suite de quel mécanisme ce vol de terres appartenant depuis des générations à des familles d’agriculteurs, de bergers est-il possible ? [...]

Le mur construit par Israël représente une annexion, selon l'ONU Le 17 03 2004
GENÈVE - Le mur construit par Israël représente une annexion de facto de nouveaux territoires palestiniens, affirme un rapport de l'ONU publié mercredi. Le mur viole les règles du droit humanitaire ainsi que les droits de l'homme, selon ce document.
A la suite de sa visite en Israël du 8 au 15 février, le rapporteur spécial de l'ONU sur la situation des droits de l'homme dans les territoires palestiniens, John Dugard, fait le constat suivant: le mur, construit sur sol palestinien, «ne peut pas être justifié par la nécessité de donner une réponse légitime et proportionnée au terrorisme».
«Le mur aurait pu se justifier comme mesure de sécurité afin d'empêcher les auteurs d'attentats-suicide d'entrer en Israël s'il avait suivi le tracé de la Ligne verte. La manière dont il a été construit, largement sur territoire palestinien, ne peut pas être légitimée par des raisons de sécurité», fait remarquer l'expert de l'ONU.
«Le mur créé par Israël au nom de la sécurité pénètre profondément dans le territoire palestinien. Il aboutit à la création d'une zone intermédiaire entre la Ligne verte (frontière de facto entre Israel et la Palestine) et le mur, une zone fermée aux Palestiniens par les Israéliens», indique M. Dugard.
«La construction du mur se traduit par une destruction à large échelle des biens palestiniens. Des oliviers et des citronniers ont été arrachés et des zones agricoles réduites à néant. La confiscation des terres pour la construction du mur a eu lieu de manière illégale. Dans ces conditions, les propriétaires n'ont aucun moyen de recours», poursuit John Dugard.
Il estime que le système des permis institué par Israël pour l'accès à la zone intermédiaire est conçu «de manière arbitraire et humiliante». Ces permis aux agriculteurs locaux sont souvent retirés ou délivrés seulement pour de courtes périodes. 171508 mar 04
SDA-ATS

Le mur qui coupe nos villes et villages en arrachant et confisquant de plus en plus de terre Le 01 03 2004
[...]temps qui passe équivaut à plus de morts et plus de haine, il ne nous rapproche pas de la solution d’un Etat, mais nous en éloigne et permet à coup d’illusions de ne pas mettre tous nos efforts contre l’occupation. Il ne faut pas se tromper de priorité ; ignorer l’urgence serait criminel.
Réunissons-nous donc derrière les solutions crédibles, derrière le droit international et combattons l’occupation et le mur, qui coupe nos villes et villages en arrachant et confisquant de plus en plus de terre à l’heure même où nous discutons.

Il semblerait que le désir de terres est un péché originel d'Israël. Le 27 02 2004
[...]Les leaders israéliens arguent que le mur est nécessaire pour protéger leurs citoyens des terroristes, mais tout le monde sait, parce c'est tellement flagrant et éhonté, que la réelle motivation du Premier Ministre Ariel Sharon est de s'emparer et de coloniser le plus de terres palestiniennes possible. Il semblerait que le désir de terres est un péché originel d'Israël.
Dans le quotidien israélien Haaretz du 23 février, Aluf Been, un journaliste israélien bien informé, rapportait que Sharon étudiait un 'retrait complet des colonies de la Bande de Gaza et de Cisjordanie d'un seul coup'. L'étendue du retrait dépendrait de ce qu'Israël recevrait en retour des Etats-Unis. Selon Benn, Sharon veut que les US signent un protocole d'accord reconnaissant le nouveau tracé israélien dans les Territoires Occupés comme « un arrangement intérimaire à long terme » en d'autres termes, comme une frontière permanente qui permettrait à Israël d'annexer un morceau supplémentaire très substantiel de la Cisjordanie.
Il dit qu'Israël a deux demandes supplémentaires. Israël prévoit de demander aux américains de reconnaître les gros blocs de colonies de Ma'aleh Adumim, d'Ariel et de Gush Etzion et d'accepter que leurs extensions puissent continuer, et deuxièmement, de demander à Washington d'empêcher l'établissement d'un Etat palestinien dans ce qui sera laissé des territoires après le retrait partiel israélien.
Cela signifie que les deux côtés doivent oublier paix et sécurité, doivent oublier tout idée de bon voisinage et de coexistence mutuelle de deux Etats souverains. Au lieu de cela, la lutte et les tueries continueront de cette génération à la prochaine. C'est l'héritage de Sharon, et c'est aussi l'héritage de l'actuelle administration américaine et de la précédente qui ont laissé ceci arriver : En fait, ils ont fondé et protégé l'implacable expansion israélienne. [...]

96 millions de shekels supplémentaires pour les colonies Le 16 02 2004
La commission des Finances de la Knesset a approuvé lundi 16 février 2004 le transfert de 96 millions de shekels du budget du ministère de la Construction et du Logement pour les colonies de Cisjordanie et de Jérusalem Est. Le transfert sera financé par des coupes dans d'autres postes du budget du ministère, dont 51 millions de shekels qui devaient être alloués à l'aide des sans abri, et des coupes dans le poste des constructions de logements d'État.
Environ 55 millions seront affectés à des prêts pour la création de 200 nouveaux logements ; 36 millions a l'Administration de la construction rurale, et 4 millions à la protection de logements appartenant à des Juifs, dont la maison d'Ariel Sharon à Jérusalem Est.
Le coût de la protection de maisons de Jérusalem Est appartenant à des Juifs se monte à 29 millions de shekels.
Huit députés de la coalition ont voté en faveur du transfert, et sept députés de l'opposition ont voté contre. Deux députés du Shinoui se sont abstenus.
Ce transfert est vivement critiqué par l'opposition, pour qui le vote est la démonstration d'un opportunisme de bas étage. Le président de la commission des finances (Likoud) a rejeté ces critiques, déclarant : 'cet argent a été promis l'année dernière, mais le Trésor ne l'a pas transfèré. Ce n'est qu'aujourd'hui que le Trésor le fait'.
Le député Haim Oron (Meretz) s'est plaint que la requête budgétaire n'ait été portée à la connaissance de la commission que peu de temps avant la discussion, les députés n'ayant ainsi pas eu le temps de l'étudier.
'Le gouvernement actuel agit de façon insensée. Le matin, on parle des heures d'augmenter le prix du pain, et l'après-midi, la coalition transfère près de 100 millions de shekels aux colonies. Encore une fois, c'est la preuve que le gouvernement Sharon est un 'gouvernement je n'ai rien' quand il s'agit des besoins de la population en général, et un 'gouvernement j'ai tout, et sans limite' quand il s'agit des colonies', a dit Haim Oron.
Le coordinateur de l'opposition à la commission des Finances, le député Yitzhak Herzog (travailliste), a déclaré : 'Voila encore un exemple des mensonges de ce gouvernement, dont nous faisons l'expérience tous les jours. Il n'y a pas d'argent pour l'éducation, pas d'argent pour le pain, mais il y a de l'argent pour les lecteurs de DVD, et beaucoup d'argent pour le logement dans les colonies, dans des endroits absolument opposés aux intérêts de nos concitoyens'.

Le Likoud : Dire qu'un juif qui habite dans sa patrie historique est un colon est une abération historique Le 01 02 2004
Un député isrealien membre du likoud interviewé par Thierry Thuillier dans l'émission Un oeil sur la planète :
France 2 : Est qu'Israel n'est pas quelque part l'otage de cette population [les colons] qui est très minoritaire tout de même.?
Député : D'abord je crois que le terme lui même de colon est insultant, puique dire qu'un juif qui habite dans sa patrie historique est un colon est une abération historique. Le fait qu'il s'agisse d'une population juive dans une région qui n'a pas de statut juridique final défini pose un problème éffectivement, qui peut être résolu dans le cadre de négociation...

La suite c'est la conquete totale de cette terre Le 29 01 2004
Je suis un chretien protestant evangelique, je crois en ce qui est ecrit dans la bible, et ma bible je la lis, je ne la mets pas sous mon lit pour la lire a Noel, et l'une des raisons pour lesquelles je crois en ce qui est ecrit dans la bible est que les prophéties de ce livre ce sont toujours réalisées, et c'est assez etonnant, et convainquant en ce qui concerne l'existence de Dieu qui connait le future. L'histoire du peuple juif est ecrite noir sur blanc dans la bible, ce qui s'est passé il y a 50 ans quand les juifs sont repartis en Israel etait ecrit il y a plus de 2000 ans dans la bible, mais cela ne s'arretera pas par la, la suite c'est la conquete totale de cette terre, cela a l'air injuste peut etre, mais Dieu est souverain et amour.

Le nombre des colons a augmente de 16% sous Sharon Le 30 12 2003
Selon des chiffres fournis mardi par le ministère de l'Intérieur, la population des colons a augmenté de 16% en moyenne depuis février 2001, date d'entrée en fonction d'Ariel Sharon.

Le taux de croissance de la population dans les colonies a été trois fois supérieur a celui constate dans les régions du Neguev et de Galilée. Selon ce rapport, plus de 236.000 personnes habitent des colonies a la fin de l'année 2003.
La population de certaines colonies isolées a augmente de façon très importante : dans la Bande de Gaza, la colonie de Kfar Darom a vu sa population augmenter de 52% sur ces trois dernieres années ; celle de Netzarim a augmente de 24% pendant la même période ; en Cisjordanie, la population de Tapouah, près de Naplouse, a augmente de 50%, et celle de Yitzhar de 30%.
En août de cette année, Haaretz a publie des chiffres du ministère de l'Intérieur selon lesquels plus de la moitie des 145 colonies de Cisjordanie et de la Bande de Gaza avaient vu leur population augmenter de plus de 3% (soit le taux de croissance naturelle), alors que 30 colonies avaient connu une chute de population.
Selon les mêmes chiffres, 30 colonies ont connu une croissance de leur population, mais inférieure au taux de croissance naturelle.
Les chiffres montrent que la croissance de 76 colonies a ete supérieure au taux de croissance naturelle, mais qu'il s'est produit également une migration interne négative dans certaines colonies des territoires. .
Les régions les plus touchées par cette croissance négative ont été la vallée du Jourdain, le nord ouest de la Cisjordanie et la zone de Megilot, au nord est de Jérusalem.
Les villes ultra-orthodoxes d'Emmanuel et de Maaleh Amos ont connu respectivement un taux de croissance négatif de - 6% et de - 9%, alors que Kokhav Yaakov, également ultra-orthodoxe, a cru de 27%.
On peut également constater une forte croissance dans un certain nombre de colonies 'idéologiques', enfoncées au c?ur du territoire palestinien : outre Yitzhar, la population de Revava a augmente de 11,4% et celle de Shavei Shomron de 9,8%, soit bien au-dessus de la croissance moyenne en Cisjordanie (5,75%).

Le mur est l'aboutissement de la politique israélienne de colonisation Le 10 12 2003
[...] Le mur est l'aboutissement de la politique israélienne de colonisation. Dans Palestine, la dernière colonie?, je parle de la tactique de la toile d'araignée qu'applique Israël: ils créent des colonies dans les régions frontalières, puis ils le relient par des routes inaccessibles aux Palestiniens. Ainsi ils créent des entités palestiniennes isolées. Il y en a à présent 277. Les Israéliens contrôlent toute la circulation entre ces entités. Ils ont même décidé d'introduire des passeports, sans lesquels les Palestiniens ne peuvent même plus sortir de leur «entité».
Puis il y a le mur. Construit sur le territoire palestinien, il zigzague à travers le territoire palestinien. Parfois, il fait une incursion jusqu'à 21 kilomètres. Dans une bande de 60 kilomètres de large, c'est un tiers de la largeur du territoire. Quinze pour cent de terres agricoles palestiniennes se situent entre le mur et Israël. Dans la pratique, cette terre est perdue pour les Palestiniens.
Il est aussi très difficile de se déplacer à l'intérieur du mur. Car les Territoires palestiniens à l'intérieur du mur sont divisés en trois morceaux séparés.
C'est un mur de la honte. Il rend la vie des Palestiniens encore plus difficile qu'elle ne l'était déjà. Je prends l'exemple de cette petite fille qui jusqu'à présent avait besoin de 20 minutes pour se rendre à pied à l'école et qui devra dorénavant y aller en voiture ­et le trajet durera quatre heures!
Le premier ministre Sharon veut rendre la vie si difficile aux Palestiniens qu'ils soient contraints de partir. Son souhait est qu'il n'y ait plus de Palestiniens en Palestine dans cinquante ans.[...]

Le 'mur' israélien empiétera sur 14,5% de la Cisjordanie Le 10 11 2003
JERUSALEM (Reuters) - Le 'mur' de sécurité qu'Israël a entrepris de construire le long de la frontière avec la Cisjordanie pour se protéger des attentats empiétera sur 14,5% du territoire autonome et affectera 680.000 Palestiniens, estime un rapport de l'Onu publié lundi.
Selon ce document de l'Office de coordination de l'Onu pour les affaires humanitaires en territoire palestinien occupé, le 'mur' englobera du côté palestinien 274.000 personnes vivant dans 122 villes et villages.
Mais 'plus de 400.000 autres Palestiniens vivant à l'est de l'ouvrage devront le franchir pour accéder à leurs fermes, usines ou bureaux'.
'Ceci veut dire qu'environ 680.000 personnes souffriront directement du mur', ajoute le rapport, qui parle de 'graves conséquences humanitaires' pour 30% de la population de la Cisjordanie.
'Le gouvernement semble n'avoir pris que peu en considération l'impact du mur sur la vie des Palestiniens', estime le rapport, qui s'est fondé sur le tracé officiel d'Israël.[...]

DES FRONTIÈRES ISRAELIENNE DE L'EGYPTE À L'EUPHRATE Le 01 10 2003
[...] On se rend compte clairement que les [des] sionistes voulaient obtenir plus que ce qui avait été déterminé par le Plan de répartition [de l'ONU en 1947]. Theodor Herzl avait déjà écrit qu'il imaginait les frontières du pays de l'Egypte à l'Euphrate. C'est touhours l'objectif aujourd'hui [pour certains]. Pour cette raison, la déclaration d'indépendance israelienne du 15 mai 1948 ne dit pas un mot de ces frontières et Israel n'a toujours pas de véritable constitution, alors qu'un Etat normal définit son territoire dans sa constitution.[...]

Les colonies dépendent de la législation israelienne. Le 01 10 2003
En 2002 247000 colons habitent sur le grand territoire urbain de Jérusalem. Le territoire urbain de Jérusalem, qui s'étendait sur 6,5 km2 en 1967, atteint aujurd'hui 71 km2. Un cinquième de la Cisjordanie a, de cette manièr, été annexée par Israel
Gaza compte 18 colonies rassembant 6000 colons. La grade vague de colonisation a eu lieu en Cisjordanie, où 200 000 olons habitent dans 130 colonies.
Environ la moitié des ces colons habitent dans seulement 8 colonies, dont les deux plus grande sont Benyamin (26 700 habitants) et Adumim (26 000).
Certaines colonies établissent des avant-postes[voir Une oeil sur la Planete(France 2)], en fait quelques caravanes ou petite maisons préfabriquées qui marquent une futur extension de la colonie. Ces avant-postes s'appellent mizpe (mizpim en hebreu)
Les colonies dépendent de la législation israelienne. Dans les territoires occupés, la législation diffère donc en fonction de l'Origine des habitants: juive ou palestinienne.
Depuis les accords d'Oslo [1993], le nombre de colons à doublé[...].
Les colonies règnent sur 42% de la Cisjordanie. Ainsi, les 5400 colons de la vallée du Jourdain contrôlent 1,2 million de douman.
'Les colonies et leur juridiction ont été prévues de manière à empêcher toute continuité territoriale entre les villes et villages palestiniens et a en limiter au maximum les possibilités économiques, surtout au niveau de l'agriculture' explique ainsi la présidente de l'organisation israelienne de défense des droit de l'homme B'tselem, le professeur Anat Biletzki (Haaretz 14 05 2002).

La colonisation, substantifique moelle d'Ariel Sharon Le 16 06 2003
La feuille de route établie par l'Union Européenne, la Russie, les Nations-Unies et les Etats-Unis, la nomination de M. Mahmud Abbas au poste de premier ministre suivie quelques semaines plus tard des sommets de Charm el-Cheikh et de Aqaba, tous deux chapeautés par le président américain George Bush semblaient faire renaître un espoir de paix au Proche Orient. Même si l'histoire de ce conflit nous avait jusqu'ici démontré qu'il était vain de se faire des illusions sur une résolution finale de ce conflit. Car, l'os du problème, à savoir une haine grassement nourrie par la colonisation, substantifique moelle d'Ariel Sharon et de ses prédécesseurs, n'a pas trouvé solution. Et il ne trouvera pas de solution tant que le 'front du refus israélo-américain' persistera. 'Je ne vois pas l'équipe de Bush qui est plus Likoud que le Likoud, qui s'identifie totalement à l'extrême droite de l'extrême droite du gouvernement israélien, faire pression sur Sharon pour que celui-ci accepte de geler la colonisation', nous a déclaré M. Michel Warschawski, le directeur du Centre Alternatif de Jérusalem. Pour ce fils de Rabbin parti dans les années soixante à Jérusalem par passion religieuse, les dés étaient pipés d'avance: 'Le gouvernement d'Ariel Sharon a été établi par des colons, élu par des colons et s'il est là, c'est pour défendre la colonisation comme priorité numéro un'.

Juin 1967 : Israël devint une puissance coloniale Le 01 05 2003
Juin 1967: La guerre des Six jours...En admettant que cette conquête fut justifiée par la défense du pays, il n'en demeure pas moins que le septième jour, Israël devient une puissance coloniale....

C'est une fuite en avant pour essayer d'échapper à la paix, perpétuer l'occupation et la colonisation Le 16 03 2002
La brutalité extrême de l'occupant est mise au jour. Les hommes qui sont au pouvoir en Israël pensent que la paix est une menace et non pas la guerre. C'est une fuite en avant pour essayer d'échapper à la paix, perpétuer l'occupation et la colonisation. Cette violence extrême est le signe - peut-être paradoxal - d'une débâcle politique d'Ariel Sharon. Le premier ministre israélien s'acharne d'autant plus qu'il a échoué lamentablement dans les tous les domaines. Sur le plan intérieur, il n'a pas ramené la sécurité qu'il avait promise à ses concitoyens. Sur le plan international, il n'a pas abouti à une solution. Sur le plan économique Israël connaît sa plus importante crise depuis 1953. Au niveau de la coalition gouvernementale, on voit des fissures qui apparaissent. Cet excès de violence, de répression, de brutalité aveugle qu'exerce l'armée israélienne est la preuve de sa débâcle politique et, comme cela se passe toujours dans les derniers moments des colonies, la preuve que le colon et la colonisation vont devenir d'autant plus violents que l'indépendance sera plus proche pour le peuple de Palestine.

Mètres carré après mètre carré, les colons juifs s'emparent des terres Le 01 10 2001
[...]Cette option [le sionisme] est critiquable, non seuleument comme idéologie nationaliste, mais parce que son aboutissement - la création d'un Etat juif - n'était possible que par la dépossession des Palestiniens. Le sionisme s'est pleinement inscrit - et ce fut l'une des conditions majeures de sa victoire - dans l'aventure coloniale. Ce fut et cela reste sa principale faute.
Une dimension coloniale
[...]Theodor Herzl écrivait à Cecil Rhodes, l'un des conquèrants britanniques de l'Afrique australe : 'Mon programme est un programme colonial'. Zeev Jabotinsky, le dirigeant du mouvement sioniste révisioniste, pour sa part, se réjouissait : 'Dieu merci, nous juif n'avons rien en commun avec ce que l'on appel l'Orient. Nous devons venir en aideà ceux parmi le peuple qui sont incultes et qui s'inscrivent dans des traditions et des lois spirituelles archaique orientales [...]'.
[...]Mais l'insondable l'insondable 'âme orientale' semble résister à des décennies de civilisation puisque Moshè Katsav, le président d'Israel, déclare en mai 2001 : 'Il existe une immense fracture entre nous [les juifs] et nos ennemis, pas seulement en ce qui concerne les capacités, mais aussi sur le plan morale, de la culture, du caractère sacré de la vie et de la conscience[...]. Ils sont nos voisins ici, mais on a l'impression qu'a une distance de quelques centaines de mètres il y a des gens qui ne sont pas de notre continent, de notre monde, mais qui finalement appartiennent à une autre galaxie'. Sont-ils humains, ces Palestiniens ? [note LCBC : voir aussi notre idées 'Zéro les racistes'].
[...]Mètres carré après mètre carré, les colons juifs s'emparent des terres, repoussant les Arabes.
[...]Herzl avoue dans son journal en 1895 : 'Nous devons les exproprier gentiment. Le processus d'expropriation et de déplacement des pauvres doit être accompli à la foi secrètement et avec prudence'.[...]
Ben Gourion [...à propos du plan de partage de l'ONU] précisait aux membres de son parti : 'De la même manière que ne consière pas l'Etat juif proposé comme la solution finale aux problèmes du peuple juif, je ne vois pas la partition comme la solution finale de la question de la Palestine. Ceux qui rejette la partition ont raison car ce pays ne peut être divisé parce qu'il constitue une entité unique, pas seulement d'un point de vue historique, mais aussi nature et économique'. [...] 'Après la formation d'une armée importante dans le cadre de l'établissement de l'Etat, nous abolirons la partition et nous nous étendrons à l'ensemble de la Palestine'[...]

La politique d'annexion Le 01 10 2001
[...]Conquis par Israel en 1967, ces territoires [Cisjordanie, Gaza, Jérusalem], sont considérés par toute le communauté internationale comme 'occupés'. C'est là que pourrait s'édifeir un Etat palestinien indépendant, sur ces 22% du territoire historique de la Palestine, alors que le plan de partage de 1947 lui en accordait 45%. Le vrai jour noir fut le septième jour de la guerre des Six-jours [1967]. Nous devions alors décider rétroactivement si nous avions mené une guerre défensive ou une guerre de conquête. Le déclin d'Israel a commencé ce jour-là'. Ainsi s'exprimait le professeur Yeshayahu Leibovitz, un juif profondément religieux rencontré en Israel. Il avait prévu que les territoires occupés deviendraient le cancer de son pays. Il annonçait la mainmise des religieux sur l'Etat et le rôle grandissant des services de renseignement, d'abord contre les habitants des territoires occupés, puis contre les israeliens qui s'opposeraient à la politique d'annexion. Nul n'est prophète en son pays...[...]

Présence sur son territoire d'environ 300 000 colons Le 15 03 2000
[...]Outre les questions qui ont déjà été évoquées, (port, aéroport, 'tronçonnage' du territoire), le développement économique de la Palestine est entravé par la présence sur son territoire d'environ 300 000 colons israéliens qui travaillent en Israël et vivent en Palestine. Les Israéliens considèrent que les propriétés de ces colons bénéficient d'une sorte d'extraterritorialité et qu'eux-mêmes ne sont soumis qu'aux lois israéliennes. En outre, ces colons ont été installés un peu comme tampons entre les zones A et B du territoire palestinien, justifiant ainsi, aux yeux d'Israël, son droit à se maintenir sur place.

Abandon de toute référence au Grand Israël Le 31 01 1998
Golias : Au Moyen-Orient, le conflit israéIo-palestinien a opposé deux modèles de société qui se sont longtemps pensés comme antagoniques : un État fondé sur une homogénéité confessionnelle d'une part, une Palestine laïque et pluricommunautaire d'autre part. À vos yeux, quel tabou doit être levé pour que s'installe une paix durable dans la région ?
Michel Rocard : À cette question, je ne peux répondre que ceci : la paix au Moyen-Orient suppose que soit levé un unique et même tabou qui est l'acceptation de l'existence de l'autre. Du côté arabe et notamment palestinien cela implique la reconnaissance du droit d'Israël à exister dans la région et à y trouver sécurité ; et du côté d'Israël cela implique l'abandon de toute référence au Grand Israël et plus précisément l'abandon de toute idée qu'Israël pourrait survivre dans la région sans reconnaître l'espace nécessaire à un État palestinien.
La mise à bas par érosion progressive et par usure de ces deux tabous est en cours. Il y a quelque chose d'irréversible dans le processus entamé à Oslo. Mais la construction définitive de la paix suppose chez les deux parties une continuité dans la poursuite de cet objectif. Or, ce qui manque aujourd'hui, c'est en Israël la volonté démocratique majoritaire de négocier ces processus. Le problème n'est plus dans l'identification et la réduction du tabou, il est de savoir si le chef en place préfère la paix ou la guerre


Idée LCBC : Le lien entre les occupations Retour
La spirale d'horreur à Fallouja comme à Gaza Le 13 05 2004
[...] Ce qui me frappe, c'est la spirale d'horreur, de sang, d'inhumanité que l'on constate actuellement sur tous les fronts, à Fallouja comme à Gaza ou à travers les terribles images de l'assassinat de ce malheureux otage américain. Tout cela donne le sentiment d'une perte totale de repères. Je voudrais lancer un appel à la raison et à la conscience. Ce qui est mis en cause de tous côtés, c'est cette valeur fondamentale qui est au c?ur de toutes les religions, de toutes les civilisations : la dignité humaine. [...]

À BAS LE MUR !, VIVE LE MUR ? Le 28 04 2004
'A bas le Mur!' criait Washington pendant des années, contre le Mur de Berlin.
'Vive le Mur!' crie Washington aujourd'hui pour soutenir les crimes de Sharon.
'Vive le Mur!' crie Washington depuis cinquante ans pour interdire la réunification de la Corée.
'Vive le Mur!' crie Washington en se barricadant pour empêcher des Mexicains pauvres de venir récupérer un tout petit peu de ce que les multinationales US leur ont pris.
La morale de cette histoire ? C'est qu'ils n'en ont pas. Kissinger (un connaisseur) disait : 'Les grandes puissances n'ont pas de principes. Seulement des intérêts.'

Le plan 'courageux' de Sharon. Bush légitime le terrorisme Le 16 04 2004
Ainsi, le président Bush lacère le plan de paix israélo-palestinien, et ça c'est O.K. Les colonies israéliennes sont pour les Juifs et seulement pour les Juifs en Cisjordanie, et ça c'est O.K. Prendre les terres des Palestiniens qui les ont possédées depuis des générations, ça c'est O.K. La résolution 242 des Nations Unies dit qu'on ne peut pas acquérir des terres par voie de guerre. Oublions cela. C'est O.K.
Le président Bush travaille-t-il actuellement pour al-Qaïda? Qu'est-ce que cela signifie? Le président Bush est-il plus préoccupé par sa réélection que par le Proche-Orient? Ou le président Bush a-t-il plus peur du lobby juif que de son propre électorat? N'ayons pas d'inquiétudes, c'est bien cela.
Son langage, ses narrations, ses discours sur l'Histoire, tout cela a fait partie depuis ces dernières trois semaines d'un tel mensonge que je me demande pourquoi on prend encore la peine d'écouter ses ennuyeuses conférences de presse. Ariel Sharon, celui qui a perpétré le massacre de Sabra et Chatila (1.700 civils palestiniens tués) est un «homme de paix» - malgré le fait que le rapport officiel israélien de 1993 concernant le massacre dit qu'il en était «personnellement responsable». M. Bush fait maintenant l'éloge du plan de M. Sharon, qui prévoit de voler encore plus de terres palestiniennes, en disant que c'est un «acte courageux et historique».
Que Dieu nous préserve. Abandonnez les colonies malingres et illégales à Gaza et tout ira bien: le vol de terres par des colons colonialistes, le déni du droit au retour en Israël à ceux des Palestiniens qui y vivaient avant, c'est O.K. M. Bush, qui avait déclaré qu'il avait changé le Moyen-Orient en envahissant l'Irak, dit maintenant qu'il change le monde en envahissant l'Irak. O.K.! N'y a-t-il personne pour crier: «Arrêtez, ça suffit»?
Il y a deux nuits, l'homme le plus dangereux, Georges Bush, a parlé de «liberté en Irak». Non pas de la «démocratie» en Irak. Non, «démocratie» n'est plus mentionnée. «Démocratie» ne rentre simplement plus dans l'équation. Maintenant, c'est simplement «liberté» - libéré de Saddam plutôt que liberté d'avoir des élections. Et cette «liberté», qu'est-elle supposée impliquer? Un groupe d'Irakiens nommé par les Américains céderont le pouvoir à un autre groupe d'Irakiens nommés par les Américains. Cela sera la «transmission historique» de la «souveraineté» irakienne. Oui, je vois bien pourquoi Bush veut être le témoin de la «transmission» de souveraineté. «Nos garçons» doivent être hors de la ligne de feu - que les Irakiens deviennent les «sacs de sable».
L'histoire irakienne a déjà été écrite. Pour venger la tuerie brutale de quatre mercenaires américains (car c'est cela qu'ils étaient), des marines US ont massacré des centaines de femmes et d'enfants et des guérillas dans la ville sunnite musulmane de Falloujah. L'armée américaine dit que la grande majorité des morts étaient des militants. Ce n'est pas vrai, disent les docteurs. Mais les centaines de morts, dont beaucoup étaient en effet des civils, reflétaient honteusement la confusion sauvage des soldats américains qui ont mené ces attaques indisciplinées sur Falloujah. Beaucoup de Bagdadiens sunnites disent que dans la «nouvelle Irak» (version irakienne, et non celle de Paul Bremer), on devrait donner à Falloujah le statut de nouvelle capitale de l'Irak.
De grandes zones de la Cisjordanienne vont maintenant faire partie d'Israël grâce à la courtoisie du président Bush. Des terres qui appartiennent à des personnes autres que les Israéliens doivent maintenant être volées par Israël parce que ce n'est pas «réaliste» d'accepter autre chose. M. Bush est-il un voleur? Est-il un criminel? Peut-on l'accuser d'encourager un acte criminel? L'Irak peut-il maintenant déclarer au Koweït que ce n'est pas «réaliste» de dire qu'on peut changer les frontières ottomanes? Les terres palestiniennes comprenaient à une époque tout ce qui est aujourd'hui Israël. N'est-ce apparemment pas «réaliste» de changer cela, même à deux pour cent ?
Doit-on remettre Saddam Hussein en bouteille et le remettre en charge de l'Irak sur la présomption que son invasion du Koweït en 1990 était «réaliste»? Ou que son invasion de l'Iran (quand nous l'avons aidé à détruire la révolution de l'Ayatollah Khomeiny) était «réaliste» parce qu'il avait initialement attaqué seulement les parties parlant arabe de l'Iran (et donc «irakiennes»)? Ou, puisque Bush semble être maintenant un mordu d'Histoire, doit-on rendre aux Allemands Danzig ou les Sudètes? Ou l'Autriche? Ou devrions-nous peut-être recréer les possessions coloniales des derniers cent ans? N'est-il pas «réaliste» que les Français reprennent l'Algérie (ou une partie de l'Algérie), au principe que les gens y parlent tous français, au principe que cela faisait partie à une époque de la nation française? Ou les Anglais devraient-il reprendre Chypre. Ou Aden? Ou l'Égypte? Est-ce qu'on ne devrait pas laisser les Français reprendre le Liban et la Syrie? Pourquoi les Anglais ne reprendraient-ils pas l'Amérique et ne jetteraient-ils pas dehors tous ces maudits terroristes qui s'opposent au règne de la démocratie du Roi George il y a plus de 200 ans?
Car c'est à cela que risque de nous mener la folie et la faiblesse de George Bush. Nous avons tous des terres que «Dieu» nous a données. La reine Mary n'est-elle pas morte avec le mot «Calais» gravé sur son c?ur? L'Espagne n'a-t-elle pas un droit légitime sur les Pays-Bas? Ou la Suède, un droit sur la Norvège et le Danemark? Tout pouvoir colonial, y compris Israël, peut mettre en avant ces demandes absurdes.
Ce qu'a fait Bush est en fait de céder au monde dément du «sionisme chrétien». Les chrétiens fondamentalistes qui soutiennent le vol de la Cisjordanie par Israël, sous prétexte que l'État d'Israël doit exister à cet endroit selon la loi de Dieu jusqu'à sa deuxième venue, croient que Jésus retournera sur la Terre (car telle est la croyance «Christian Sundie» de Bush) et que les Israéliens devront alors se convertir au christianisme ou mourir dans la bataille d'Armageddon.
Je ne blague pas. C'est cela, la croyance de la chrétienté fondamentaliste avec laquelle même l'ambassade israélienne à Washington s'associe (sans bien sûr de commentaires) lors des réunions de prières hebdomadaires des chrétiens sionistes. Chaque revendication d'Oussama ben Laden, chaque déclaration qui montre que les États-Unis représentent le sionisme et soutiennent le vol de terres arabes, prouveront maintenant aux millions d'Arabes que cela est vrai, même à ceux qui ne s'intéressaient pas à ben Laden. Quel meilleur agent de recrutement aurait pu trouver ben Laden que George Bush? Ce dernier ne réalise-t-il pas ce que cela signifie pour les jeunes soldats américains en Irak, ou bien les Israéliens sont-ils plus important que les vies américaines en Mésopotamie?
Tout ce qu'a fait le gouvernement américain pour préserver son nom en tant qu'«intermédiaire» au Proche-Orient a maintenant été détruit par ce président lâche et dégonflé des États-Unis, George W. Bush. Le fait qu'il fasse courir à ses soldats des risques plus dramatiques ne lui importe pas - de toutes façons, il ne va pas aux enterrements. Le fait que cela aille à l'encontre de la justice naturelle ne l'inquiète pas. Que ses déclarations soient contraires aux lois internationales n'a pas d'importance.
Et nous devons encore traîner cet homme. Si nous sommes attaqués par al-Qaïda, ce sera de notre faute. Et si 90% de la population de l'Espagne montre qu'elle s'oppose à la guerre, alors ce sont des pro-terroristes s'ils se plaignent que 200 de leurs civils ont été tués par al-Qaïda. Les Espagnols se plaignent d'abord de la guerre, ensuite ils sont condamnés en tant «que lâches» par le régime de Bush et par ses journalistes veules quand ils se plaignent en disant que leurs maris, leurs femmes et leurs enfants ne méritaient pas de mourir.
Si cela doit être leur destin, alors, excusez-moi, mais j'aimerais bien avoir un passeport espagnol afin de partager la «lâcheté» du peuple espagnol. Si M. Sharon est «historique» et «courageux», alors les assassins du Hamas et du Jihad Islamique pourront revendiquer les mêmes définitions. M. Bush a légitimé le terrorisme cette semaine, et tous ceux qui perdront un membre ou la vie pourront le remercier pour son côté trouillard. Et je crains qu'ils pourront également remercier M. Blair pour sa lâcheté.
Traduit de l'anglais par Ana Cleja

BUSH-SHARON LES PALESTINIENS APPELLENT LE MONDE A LA RESCOUSSE Le 15 04 2004
[Commentaire LCBC : POUR CEUX QUI AVAIT UN DOUTE SUR L'AXE AMERICANO-SIONISTE] RAMALLAH, Cisjordanie (Reuters) - Le soutien de George Bush au maintien définitif de colonies juives en Cisjordanie à l'issue d'un retrait unilatéral israélien de la bande de Gaza a suscité jeudi la colère des Palestiniens et, au mieux, des réactions de prudence de la part des autres médiateurs internationaux dans le conflit israélo-palestinien.
A l'issue d'un entretien avec le Premier ministre israélien Ariel Sharon mercredi à Washington, le président américain a apporté son soutien au plan de retrait de la bande de Gaza qui, selon lui, doit permettre de faire progresser la 'feuille de route' pour la paix au Proche-Orient.
Sharon a clairement fait savoir qu'un retrait de Gaza s'accompagnerait du maintien d'un certain nombre de colonies en Cisjordanie, ce que Bush a approuvé au nom des 'réalités sur le terrain', rompant ainsi avec la vision américaine et internationale selon laquelle ces implantations créées après la Guerre des six-jours en 1967 constituaient des obstacles à la paix.
Bush a en outre rejeté tout droit au retour pour les réfugiés palestiniens, alors que le plan de paix international prévoit que cette question doit être réglée par des négociations entre les deux parties.
Les dirigeants palestiniens n'ont pas caché leur colère jeudi face à ce revirement des Etats-Unis, accusés de partialité en faveur d'Israël. Selon eux, et de l'avis de nombreux experts, Bush condamne par avance toute reprise des négociations de paix.
'Les dirigeants israéliens fanatiques se trompent, de même que ceux qui les soutiennent, et vous savez de qui je parle', a déclaré Yasser Arafat, visiblement furieux, dans une allocution retransmise par la télévision palestinienne.
'C'EST UNE CATASTROPHE'
'Le peuple palestinien ne renoncera pas à chercher la liberté et l'indépendance ainsi qu'un Etat avec Jérusalem pour capitale que cela leur plaise ou non', a poursuivi le président de l'Autorité palestinienne, en référence à une exigence fermement rejetée par les Israéliens.
'C'est une catastrophe face à laquelle nous devons réagir', a déclaré à Reuters le Premier ministre palestinien Ahmed Koreï. 'Nous avons des droits et nous allons les défendre.'
Koreï a également appelé à l'organisation de toute urgence d'une réunion du quartet de médiateurs internationaux: les Etats-Unis, les Nations unies, l'Union européenne et la Russie.
Ces trois partenaires des Etats-Unis ont critiqué en des termes à peine voilés l'attitude de Bush.
Le secrétaire général de l'Onu, Kofi Annan, a ainsi jugé que la volonté des Palestiniens avait été ignorée.
L'Union européenne et la Russie ont diplomatiquement salué le plan de retrait israélien de la bande de Gaza comme une initiative positive pour le plan de paix international.
Moscou a toutefois lancé un appel au respect des résolutions des Nations unies.
Au nom de la présidence européenne, l'Irlande a prévenu que l'UE ne saurait tolérer aucune modification des frontières prévalant avant 1967 'autre que celle issue d'un accord entre les parties'.
Pour le président français Jacques Chirac, la remise en cause des frontières constitue un 'précédent fâcheux, dangereux'.
'Seules les parties concernées ensemble, sur la base d'un plan qu'elles ont agréé ensemble, pourront trouver un accord qui les engage et qui conduise à une paix véritable. Je crains qu'on ne se soit pas engagé sur cette voie', a estimé le président français lors d'une conférence de presse à l'issue d'une visite de travail en Algérie.
'Sur les frontières, je considère qu'il y a un droit international et que ce droit international doit être respecté. Par conséquent, je suis réservé sur la remise en cause unilatérale, bilatérale, du droit international', a-t-il dit.
'Si l'on joue en fonction des circonstances et des hommes sur la stabilité internationale et sur les règles du droit international, c'est un précédent fâcheux (...), dangereux', a souligné Jacques Chirac au lendemain de la visite d'Ariel Sharon aux Etats-Unis.

NON AU DROIT AU RETOUR, OUI AUX COLONIES Le 15 04 2004
Nous, jeunes palestiniens enfants de cette terre, dignes représentants d?une longue tragédie, nous les enfants de l?exil et de l?occupation, nous les enfants de l?espoir que nos parents ont semé et ont arrosé de leur sang, nous nous adressons à vous aujourd?hui avec notre rêve de liberté et notre désir de paix. Israël tente d?imposer une solution unilatérale à ce conflit, une solution contraire au droit international, contraire aux fondements nécessaires à une paix durable, c'est-à-dire la justice et la raison. Cette solution contient en elle les graines d?une guerre future. Jamais dans notre histoire récente le danger n?a été aussi grand de voir à nouveau nos droits écrasés par une machine de guerre redoutable et une indifférence mondiale complice. Le retrait unilatéral de Gaza et le mur sont l?application concrète de ce plan qui consiste à conserver la majorité des colonies et de faire de la Palestine un Etat morcelé, sans souveraineté et sans avenir. Nous nous attendions à un NON ferme à ce plan adressé par tous ceux qui disent vouloir une paix juste et durable au Moyen-Orient, nous avons obtenu le silence européen et l?adhésion américaine.
Nous ne pouvons accepter ce monde qu?on nous propose, où le droit et la justice n?auraient aucun sens, ou au lieu de condamner l?occupation, on se montre compréhensif des besoins sécuritaires qui poussent à l?emprisonnement, à l?humiliation et au meurtre d?un peuple. Le nouveau Moyen-Orient dont on nous parle passait par la libération de la Palestine, pas par l?occupation de l?Irak. Le chaos en Irak n?a pas suffit à Bush, il entend l?étendre en Palestine. Il déclare que la colonisation est tellement étendue qu?elle est irréversible, et nie le droit au retour. Il dit oui aux colonies et non au droit au retour, il nous dit qu?il nous faut légitimer ce que le droit international condamne, légitimer l?occupation et l?exil. Voilà ce que nous ne ferons jamais ! Les Palestiniens ont accepté de se soumettre au droit international malgré ses inconvénients et ont vu dans la paix le seul chemin vers la vie et l?avenir. Mais la paix n?est pas abdication, la paix ne s?impose pas, elle se partage. Sinon, nous savons toujours résister !
Israël et les Etats-Unis ne pourront jamais, jamais, décider de notre avenir, à Washington. Se moquer ainsi de la volonté d?un peuple, de son histoire, de ses sacrifices est non seulement inadmissible, c?est aussi criminel. Par son plan unilatéral, Sharon nous condamne et condamne une nouvelle génération israélienne à la guerre. Il nous prive de l?avenir et de l?espoir. Il nous condamne à rester les prisonniers du passé. Le mur construit en Cisjordanie annexe les colonies au lieu de les démanteler, en nous arrachant au passage plus de 50% de la Cisjordanie, en séparant les paysans de leur terre et les élèves de leurs écoles, en divisant les familles, en emprisonnant les uns et en isolant les autres. Nous faudra-t-il un jour aussi admettre cette réalité comme irréversible M Bush ? Non M Bush, Non M Sharon, nous ne croyons pas à votre vision du monde, au choc des civilisations, à la guerre perpétuelle. Nous croyons à la capacité des hommes de dépasser les frontières nationales et religieuses et de s?unir au nom d?un idéal. Nous croyons que la paix, pour survivre, doit être juste, pour que nous puissions coexister. Et nous construirons des ponts pour aller au-delà de vos murs. Ceci est un appel à la mobilisation générale adressé à tous ceux qui pensent qu?on ne peut au nom de la sécurité sacrifier la liberté, tous ceux qui défendent les droits des peuples et les droits de l?homme, tous ceux qui pensent que la paix est possible, qui luttent contre l?occupation, tous ceux qui comme nous porte le rêve d?un autre monde.

Déclaration du PCF sur le soutien de George Bush au plan Sharon Le 15 04 2004
Le soutien marqué de George Bush au plan unilatéral de Sharon loin de favoriser une solution politique porte un coup sévère à la perspective d'un règlement durable du conflit israélo-palestinien et à la fragile architecture des engagements e la communauté internationale pour une solution négociée.
En paraissant faire une concession par l'évacuation de Gaza, Ariel Sharon obtient de fait la légitimation par les Etats-Unis de sa politique d'annexion en Cisjordanie - ce que l'administration américaine n'avait jamais osé faire jusqu'ici - avec le maintien voire l'extension de ces colonies, la poursuite de la construction du mur, l'annexion de terres palestiniennes et la liberté exorbitante d'intervenir militairement où et quand les autorités israéliennes le décident. C'est un déni affiché des résolutions de l'ONU, et du principe essentiel rappelé en toutes occasions du droit du peuple palestinien à un Etat viable dans les frontières d'avant l'occupation de 1967. [...]

L'armée d'occupation [US] emploie les tactiques israéliennes Le 13 04 2004
[...]Les affrontements de la dernière semaine auront fait explosé toutes les illusions. Des soldats irakiens que les Américains avaient réussi à recruter de peine et de misère ont refusé de combattre à Fallouja. Dans cette ville rebelle, l'armée d'occupation emploie les tactiques israéliennes : encerclement pour mener la ville à l'étouffement, bombardements massifs contre les civils pris en otage, tir-à-vue sur tout ce qui bouge, etc.[...]
La seule interprétation « logique » de cette dérive est celle avancée par Noami Klein dans le quotidien londonien The Guardian, à savoir que le but de cette opération est de faire sombrer le pays dans l'anarchie, ce qui justifierait (mais aux yeux de qui ?) le maintien de l'occupation américaine, et aboutirait de facto à segmenter l'Irak en autant de « territoires » militarisés et en guerre permanente. On ne peut s'empêcher, devant ce scénario, de penser à la Palestine, transformée par l'occupation israélienne en zones déconnectées et encerclées.

Les services de renseignement israéliens ont été un partenaire à part entière Le 01 04 2004
Extrait de l'article 'Le Mossad est-il encore crédible ?' de Paul Labarique [...] le Premier ministre [Ariel Sharon] adresse, dès le 15 août 2002, une lettre à l'administration états-unienne pour l'inviter « à ne pas retarder les opérations prévues en Irak » . Les médias israéliens s'emparent du sujet et en traitent en permanence. Le souvenir est encore vivace des 39 missiles irakiens qui avaient frappé Israël au cours de la première guerre du Golfe, en 1991. Les chroniqueurs militaires habitués des plateaux de télévision sont unanimes : les missiles que Bagdad pourrait à nouveau lancer sur Israël seront dotés de têtes chimiques ou biologiques susceptibles de causer des milliers de victimes. La ruée sur les masques à gaz est immédiate. L'État lui même détaille la marche à suivre en cas d'attaques : sirènes d'alerte, préparation des chambres protégées, recours aux abris, emploi des masques à gaz. Ceux-ci font d'ailleurs l'objet d'une distribution sélective [6], tandis que la menace de « gazage » permet, compte tenu de la charge émotive du mot pour les survivants de la « solution finale », de susciter une peur panique généralisée. Une brochure détaillant les mesures à prendre en cas d'attaque est distribuée à chaque famille, début février 2003. Elle indique notamment comment préparer un abri et le prémunir contre une attaque chimique ou bactériologique. Une liste de produits à acheter y est adjointe.
De telles actions d'envergure, appuyées par des relais médiatiques, ne peuvent se fonder sur de simples convictions personnelles des chroniqueurs militaires. Ceux-ci relaient en réalité les informations qu'ils ont pu lire dans des rapports venus des services de renseignement, que l'on s'est chargé de leur faire parvenir « en toute confidentialité ». C'est donc que le Mossad, ainsi que les autres services de renseignement israéliens, a participé à la campagne d'intoxication lancée par George W. Bush et Tony Blair à partir d'août 2002 [7]. C'est à cette conclusion que parvient, en décembre 2003, un rapport du Centre Jaffee d'études stratégiques, à Tel Aviv. Son auteur, le général de réserve Schlomo Brom, écrit ainsi que les commissions d'enquête travaillant, aux États-Unis ou au Royaume Uni, sur les « erreurs » des services de renseignement « oublient qu'il y avait un troisième partenaire important soutenant ces informations [selon lesquelles Saddam Hussein disposait d'armes de destruction massive et des moyens de s'en servir] et ce troisième partenaire était Israël ». Il poursuit : « Les services de renseignement israéliens ont été un partenaire à part entière pour la présentation des capacités non-conventionnelles irakiennes par le Royaume-Uni et les États-Unis, (?) et les échecs de la guerre en Irak démontrent des échecs et des faiblesses inhérents aux services de renseignement et aux décideurs israéliens. De tels erreurs pourraient se reproduire à l'avenir si la question ne fait pas l'objet d'une enquête complète, et si les conclusions qui s'imposent n'en sont pas tirées ».[...]

Washington bloque une résolution des Nations unies contre Israël Le 28 03 2004
Plus ça change, plus c'est la même chose. Les Etats-Unis ont opposé leur 79e veto à une résolution du Conseil de sécurité des Nations unies dénonçant Israël. Le projet, déposé par l'Algérie, seul représentant arabe parmi les 15 membres actuels du Conseil, allait à la fois trop loin, aux yeux de Washington, dans sa condamnation de « l'exécution extrajudiciaire » de Cheikh Ahmad Yassine et pas assez dans celle des actes terroristes contre les civils israéliens. Le vote de jeudi, qui a recueilli 11 voix pour (1) et trois abstentions en dehors du veto américain, faisait suite à deux jours de négociations. [...]
John Negroponte, leur représentant [USA] permanent à l'ONU, a reconnu que « l'action d'sraël a fait monter la tension à Gaza et dans la région » et qu'elle pourrait même entraver le processus de paix. Mais il a estimé que « ce Conseil de sécurité ne fait rien pour faciliter une solution pacifique quand il condamne les actions d'une seule partie et ferme les yeux sur tout ce qui se passe d'autre dans la région ». Regrettant que le Conseil « reste silencieux sur les atrocités terroristes commises par le Harnas », l'ambassadeur américain s'est bien gardé de dire qu'il eût suffi de citer, dans la résolution, le mouvement de Yassine pour qu'il vote différemment. Son homologue algérien, Abdallah Baalia, a lui aussi critiqué le Conseil de sécurité, mais pour la raison inverse, déplorant que la non-adoption de la résolution « ne fasse pas passer le bon message au reste du monde, qui a unanimement condamné ce crime ». II faisait allusion au vote de la commission des droits de l'homme qui a dénoncé la méthode israélienne des « assassinats ciblés » mercredi à Genève, et au débat public de mardi à New York où la plupart des 41 pays qui se sont exprimés devant le Conseil de sécurité ont fustigé l'Etat hébreu.

Une politique du pire parallèle à celle de Washington Le 25 03 2004
[...]Tout se passe donc comme si la direction israélienne jouait délibérément la carte de l'affaiblissement de l'autorité laïque palestinienne. Le ministre des Affaires étrangères israéliens, Sylvan Shalom, le confirmait hier à sa manière en réitérant qu'il souhaitait l'expulsion de Yasser Arafat, confiné depuis deux ans et demi dans son quartier général à Ramallah. ' je le dis, a-t-il déclaré, depuis trois ans déjà, et le cabinet (israélien) de sécurité a pris une décision de principe à ce sujet il y a quelques mois : il faut bannir Arafat '. Et le ministre, désireux de s'accommoder l'indulgence de Washington, de révéler en fait
le parallélisme des logiques mises en oeuvre par Israël et par l'administration Bush : ' J'ai rencontré les principaux dirigeants américains et ils comprennent mieux que personne ce qu'est le terrorisme. Ils savent que nous faisons exactement ce qu'ils font lorsqu'ils pourchassent Ben Laden. ' On sait combien la politique du pire qui a conduit, sous couvert d'anti-terrorisme, à faire la guerre en Irak et en Afghanistan, loin de réduire la menace comme elle le prétendait, l'a au contraire accentuée. [...]

Ils [les Etats -Unis] ont fondé et protégé l'implacable expansion israélienne Le 27 02 2004
[...]Dans le quotidien israélien Ha'aretz du 23 février, Aluf Been, un journaliste israélien bien informé, rapportait que Sharon étudiait un 'retrait complet des colonies de la Bande de Gaza et de Cisjordanie d?un seul coup'. L'étendue du retrait dépendrait de ce qu'Israël recevrait en retour des Etats-Unis. Selon Benn, Sharon veut que les US signent un protocole d'accord reconnaissant le nouveau tracé israélien dans les Territoires Occupés comme « un arrangement intérimaire à long terme »- en d'autres termes, comme une frontière permanente qui permettrait à Israël d'annexer un morceau supplémentaire très substantiel de la Cisjordanie.
Il dit qu'Israël a deux demandes supplémentaires. Israël prévoit de demander aux américains de reconnaître les gros blocs de colonies de Ma'aleh Adumim, d'Ariel et de Gush Etzion et d'accepter que leurs extensions puissent continuer, et deuxièmement, de demander à Washington d'empêcher l'établissement d'un Etat palestinien dans ce qui sera laissé des territoires après le retrait partiel israélien.
Cela signifie que les deux côtés doivent oublier paix et sécurité, doivent oublier tout idée de bon voisinage et de coexistence mutuelle de deux Etats souverains. Au lieu de cela, la lutte et les tueries continueront de cette génération à la prochaine. C'est l'héritage de Sharon, et c'est aussi l'héritage de l'actuelle administration américaine et de la précédente qui ont laissé ceci arriver : En fait, ils [les Etats -Unis] ont fondé et protégé l'implacable expansion israélienne. |...]

Les chrétiens sionistes américains : refuser toute concession territoriale aux Palestiniens. Le 23 01 2004
Depuis quelques années, le fondamentalisme religieux a radicalisé le conflit au Moyen-Orient. Ce qu'on sait moins, par contre, c'est que de plus en plus de chrétiens fondamentalistes contribuent à leur façon aussi à radicaliser le conflit. Aux États-Unis, les églises protestantes qui appartiennent au mouvement évangélique comptent plus de 50 millions de fidèles. L'interprétation de la Bible qui a cours dans un grand nombre de ces églises conduit leurs adeptes à vénérer le peuple juif et l'État d'Israël, et à refuser toute concession territoriale aux Palestiniens.

Israel trains US assassination squads in Iraq Le 09 12 2003
Israeli advisers are helping train US special forces in aggressive counter-insurgency operations in Iraq, including the use of assassination squads against guerrilla leaders, US intelligence and military sources said yesterday.
The Israeli Defence Force (IDF) has sent urban warfare specialists to Fort Bragg in North Carolina, the home of US special forces, and according to two sources, Israeli military 'consultants' have also visited Iraq.
US forces in Iraq's Sunni triangle have already begun to use tactics that echo Israeli operations in the occupied territories, sealing off centres of resistance with razor wire and razing buildings from where attacks have been launched against US troops.
But the secret war in Iraq is about to get much tougher, in the hope of suppressing the Ba'athist-led insurgency ahead of next November's presidential elections.
US special forces teams are already behind the lines inside Syria attempting to kill foreign jihadists before they cross the border, and a group focused on the 'neutralisation' of guerrilla leaders is being set up, according to sources familiar with the operations.
'This is basically an assassination programme. That is what is being conceptualised here. This is a hunter-killer team,' said a former senior US intelligence official, who added that he feared the new tactics and enhanced cooperation with Israel would only inflame a volatile situation in the Middle East.
'It is bonkers, insane. Here we are - we're already being compared to Sharon in the Arab world, and we've just confirmed it by bringing in the Israelis and setting up assassination teams.'
'They are being trained by Israelis in Fort Bragg,' a well-informed intelligence source in Washington said. 'Some Israelis went to Iraq as well, not to do training, but for providing consultations.'
The consultants' visit to Iraq was confirmed by another US source who was in contact with American officials there.
The Pentagon did not return calls seeking comment, but a military planner, Brigadier General Michael Vane, mentioned the cooperation with Israel in a letter to Army magazine in July about the Iraq counter-insurgency campaign.
'We recently travelled to Israel to glean lessons learned from their counterterrorist operations in urban areas,' wrote General Vane, deputy chief of staff at the army's training and doctrine command.
An Israeli official said the IDF regularly shared its experience in the West Bank and Gaza with the US armed forces, but said he could not comment about cooperation in Iraq.
'When we do activities, the US military attaches in Tel Aviv are interested. I assume it's the same as the British. That's the way allies work. The special forces come to our people and say, do debrief on an operation we have done,' the official said.
'Does it affect Iraq? It's not in our interest or the American interest or in anyone's interest to go into that. It would just fit in with jihadist prejudices.'
Colonel Ralph Peters, a former army intelligence officer and a critic of Pentagon policy in Iraq, said yesterday there was nothing wrong with learning lessons wherever possible.
'When we turn to anyone for insights, it doesn't mean we blindly accept it,' Col Peters said. 'But I think what you're seeing is a new realism. The American tendency is to try to win all the hearts and minds. In Iraq, there are just some hearts and minds you can't win. Within the bounds of human rights, if you do make an example of certain villages it gets the attention of the others, and attacks have gone down in the area.'
The new counter-insurgency unit made up of elite troops being put together in the Pentagon is called Task Force 121, New Yorker magazine reported in yesterday's edition.
One of the planners behind the offensive is a highly controversial figure, whose role is likely to inflame Muslim opinion: Lieutenant General William 'Jerry' Boykin.
In October, there were calls for his resignation after he told a church congregation in Oregon that the US was at war with Satan, who 'wants to destroy us as a Christian army'.
'He's been promoted a rank above his abilities,' he said. 'Some generals are pretty good on battlefield but are disastrous nearer the source of power.'

Accords entre Israel et l'Etat du Maryland Le 28 11 2003
La visite en Israel d'une delegation de 27 personnes du Maryland conduite par le gouverneur, M. Robert ERLICH, a ete l'occasion d'annoncer plusieurs accords dans differents secteurs economiques. Les cadres americains se sont montres extremement interesses par l'offre israelienne dans le domaine de la securite et des traitements medicaux d'urgence. Un partenariat pour la securite a ete cree entre Israel et l'Etat du Maryland. Des liens existent deja entre ces deux entites : 18 societes israeliennes ont des bureaux au Maryland et celui-ci investit environ 70 millions de dollars par an en Israel. M. ERLICH a precise : 'Les entreprises de hautes technologies jouent un role important dans les economies des deux pays et la formation de partenariats strategiques forts'. Il ajoute : 'le Maryland et Israel partagent plusieurs forces, en particulier dans les domaines de la biotechnologie et de l'ingenierie. La combinaison de ces deux forces doit profiter aux deux communautes '. Lors de sa visite a l'universite de Tel-Aviv, le gouverneur a annonce deux projets de collaboration entre son Etat et des organisations de recherche. Le Joint Center for Reliable Electronic Qualification est un centre de collaboration conjointe entre les universites du Maryland et de Tel-Aviv. Il etudiera les standards de fiabilite actuellement utilises dans les systemes electroniques sophistiques. Le Collaborative Marine Biotechnology Research and Development Program est un partenariat entre l'institut de biotechnologie de l'universite du Maryland et plusieurs organismes israeliens de recherche. Il a pour objet de lutter contre les deficits en fruits de mer, de proteger l'environnement marin et de valoriser les produits de la mer. Ce projet a ete initie par le ministere israelien de l'agriculture et le centre Maryland/Israel de developpement. Les deux etats apporteront 250.000 dollars par an a la recherche. Avec le ministre israelien de l'Industrie et du Commerce, M. Ehud OLMERT, M. EHRLICH a annonce un programme de soutien aux entreprises innovantes. Il sera finance via une subvention de l'USISTF (US-Israel Science and Technology Foundation), un programme de cooperation entre le Departement americain du Commerce et le ministere israelien de l'Industrie et du Commerce. Un accent devrait etre mis sur les Sciences de la Vie. La premiere annee, cinq societes israeliennes seront selectionnees pour beneficier de ce programme. Le centre de developpement Maryland/Israel espere le poursuivre par de nouvelles entreprises les annees suivantes. Il comprend quatre phases : la conception d'un business plan, son evaluation et sa critique par des consultants, sa preparation et un sejour aux Etats-Unis pour chaque entreprise.

End Both Occupations Le 09 10 2003
Soldiers ripping walls apart with bullets, destroying buildings, killing families - all as they search for 'terrorists.' Men and boys picked up by soldiers, thrown into make-shift prison facilities for weeks, months, without communication with their families, without charges, without a trial. Families detained at checkpoints, held back by barbed wire, cement blocks, and tanks, held back in their own cities. Journalists harassed, threatened, and killed. The U.S. media ignore the deaths of all but the soldiers. Millions lack basic services, with the future looking dimmer. Throughout, the violence against the occupiers is presented by the occupiers as separate from the occupation itself. And, throughout, the bill for the occupation comes from U.S. tax-payers.
Iraq? Or the Palestinian Territories?
It is difficult to differentiate. The U.S. occupation of Iraq and the Israeli occupation of East Jerusalem, the West Bank, and Gaza Strip become more similar daily, and the occupations themselves are linked. [...]

La guerre américaine en Irak : Encore une bataille pour protéger les intérêts israéliens ? Le 01 10 2003
[...]Et voilà qu'un nouveau soupçon, affreux, leur traverse l'esprit. Les conseillers de Bush dans la lignée « Israël avant toute chose » ont-ils décider d'envahir l'Irak à seule fin de garantir à Israël un accès aisé au pétrole ? Un article publié le 31 mars par le quotidien israélien Ha'aretz faisait état de plans prochains visant à rouvrir un pipeline inutilisé depuis bien longtemps, qui relie les champs pétrolifères de Kirkouk au port israélien d'Haïfa. Le ministre israélien de l'Infrastructure nationale, Joseph Paritzky, a suggéré qu'après l'éviction de Saddam Hussein, le pétrole pourrait s'écouler à gros bouillons vers l'Etat juif, dans lequel il serait consommé, le restant étant exporté. D'après un article de John Cooley, paru le 23 avril dans The Christian Science Monitor, « L'idée est économiquement tentante, pour Israël, et pour certains de ses amis, en particulier ceux dont les entreprises pourraient tirer profit d'un projet de cette nature. Pauvre en ressources pétrolières, Israël, indique le Middle East Economic Survey [MEES], a besoin du pétrole brut de haute qualité extrait à Kirkouk pour sa raffinerie de Haïfa. Pour le moment, les raffineries israéliennes utilisent des pétroles bruts d'origine russe, ouest-africaine, égyptienne, ou autre.
« Politiquement, ce projet est une véritable bombe potentielle », avertit Cooley, car Israël et l'Irak ont toujours été des ennemis implacables et, cela, depuis 1948. « Sa mise en pratique pourrait déclencher une nouvelle explosion dans l'enchaînement des réactions à l'invasion et à l'occupation américaines de l'Irak, qui commence tout juste aujourd'hui à se réverbérer d'une extrémité à l'autre d'un Moyen-Orient en proie au trouble. » Néanmoins, d'après un article paru dans le Ha'aretz du lendemain, « un haut responsable du Pentagone » a envoyé un télégramme à un « responsable au plus haut niveau du ministère des Affaires étrangères à Jérusalem », afin de vérifier la faisabilité de pomper du pétrole provenant des champs pétrolifères irakiens vers des raffineries situées à Haïfa et de reconstruire le pipeline Kirkuk ? Mossoul ? Haïfa.
Selon cette missive, « le pipeline vers Haïfa est une sorte de « bon point » que les Etats-Unis remettront à Israël pour le récompenser de son soutien à la campagne américaine en Irak. » Début septembre, Paritzky ira à Washington, afin d'y présenter au Secrétaire d'Etat à l'Energie, Spencer Abraham, les projets de pipeline israélien, ainsi qu'un devis estimé de son coût. Le ministère israélien des Infrastructures estime qu'un pipeline de 42 pouces, entre Kirkuk et Haïfa, coûterait environ 400 000 dollars au kilomètre. Le plan demande l'accord de la Jordanie, mais Amman percevrait des royalties de transit en paiement de l'autorisation qu'il donnerait au transit du pétrole sur son territoire. Les voisins de la Jordanie pourraient trouver quelque chose à y redire, mais les Irakiens auront-ils leur mot à dire, dans une décision concernant leur propre pétrole ? Pour faire taire les rumeurs, la Turquie a averti Israël qu'elle verrait dans ce schéma un coup sérieux porté aux relations turco-israélienne. Aujourd'hui, le pétrole irakien est transporté, via la Turquie, vers un port proche de la Syrie. Ankara dépend de droits de passage collectés sur ce pétrole. [...]

Israël et l'Empire Le 20 09 2003
Extrait d'une interview de Jeff Halper propos recueillis par John Elmer on Togethernet
[traduit de l'anglais par Marcel Charbonnier]
(Jeff Halper, anthropologue, est le Coordinateur du Comité Israélien contre les Démolitions de Maisons [ICAHD ? Israeli Committee Against House Demolitions]. John Elmer effectue actuellement des reportages depuis la Palestine, il est l'éditeur de http://www.FromOccupiedPalestine.org) J. E. : Noam Chomsky a dit qu?Israël est, avant tout, une base militaire américaine avancée. Quelle fonction stratégique Israël remplit-il dans l'empire américain, et qu'est-ce que cela entraîne, pour le militantisme à l'intérieur des Etats-Unis, en termes d'exigence de fin de l'occupation ? Cela rend-il l'action militante aux Etats-Unis tout aussi importante, voire même plus importante, qu'en Israël, voire même en Palestine ?
Halper : Je ne suis pas entièrement d?accord avec Chomsky ? je pense qu'il sous-estime le caractère proactif d'Israël, et à quel point Israël manipule les Etats-Unis. En un sens, si vous désirez une analyse rationnelle, vous pouvez dire que le soutien américain à Israël est contre-productif, pour les Etats-Unis. Ce soutient met l'ensemble du monde arabe en ébullition, il a des conséquences fâcheuses pour les approvisionnements pétroliers, et nous avons aujourd'hui l'occupation américaine de l'Irak, qui ne peut manquer d'amener l'opinion à faire des comparaisons avec notre occupation en Palestine. L'alliance entre l'Amérique et Israël avait une raison d'être à l'époque de la guerre froide. Nous avions, en Israël, une plaisanterie qui consistait à dire que nous étions le plus grand porte-avions américain au monde. Peut-être cela avait-il un sens, à l'époque, mais : aujourd'hui ? La clé dont tout le monde a besoin, bien que Chomsky l'ait piquée, parce que c'est précisément son domaine de recherches, c'est le fait qu'Israël s'est placé délibérément, du point de vue stratégique, au centre du réseau mondial des industries d'armement. Les armes sophistiquées israéliennes et les logiciels militaires israéliens sont très importants pour le développement militaire, aux Etats-Unis. Israël est également devenu le principal sous-traitant des Etats-Unis en matière d'industries militaires. L'année dernière, tout juste, Israël a signé un contrat de formation et d'équipement de l'armée chinoise. Il a signé un autre contrat similaire, portant sur plusieurs milliards de dollars, avec l'armée indienne. Avec quoi Israël équipe-t-il l'armée indienne ? Je vais vous le dire : avec des armes américaines. D'un côté, Israël joue un rôle crucial, du fait de la sophistication de ses industries high-tech et de ses capacités commerciales. En revanche, de l'autre, il n'y a en Israël aucune contrainte éthique, ni morale : il n'y a pas le Congrès, il n'y a aucune préoccupation en matière de droits de l'homme, il n'y a aucune loi qui interdise de toucher des pots-de-vin ? le gouvernement israélien peut faire absolument tout ce qu'il veut. Ainsi, vous avez un pays voyou très sophistiqué ? non pas un état voyou à la libyenne, mais un état voyou high-tech, expert en développement militaire. Et ça, il faut bien le dire, c'est terriblement utile, tant pour l'Europe que pour les Etats-Unis. Ainsi, le Congrès américain impose des restrictions aux ventes d'armes à la Chine, en raison des atteintes aux droits de l'homme perpétrées dans ce pays. Alors, que fait Israël ? Il bricole des armes américaines juste assez pour les maquiller en armes israéliennes, et voilà qui permet de court-circuiter le Congrès des Etats-Unis ! Pour la part essentielle de ses activités en la matière, Israël sert de couverture aux ventes d'armes américaines aux pays du « Tiers Monde ».
Il n'y a de régime sanguinaire ? Colombie, Guatemala, Uruguay, Argentine, Chili à l?époque des colonels, Birmanie, Taiwan, Zaïre, Liberia, Congo, Sierra Leone ? qui n'ait des relations militaires primordiales avec Israël. Les dealers d'armement israéliens se trouvent dans ces pays, où ils se comportent en mercenaires ? le type, derrière Noriega, était Michael Harari, un Israélien, qui a pu se tirer à temps du Panama. Les mercenaires israéliens en Sierra Leone contournent les boycotts de l'ONU, imposés à ce que nous appelons les diamants sanglants ; il en va de même en Angola. Israël était très impliquée en Afrique du Sud, bien entendu, comme on sait, au temps de l'apartheid. Aujourd'hui , Israël développe un système de missiles avec l'Angleterre, un nouveau type d'avion de chasse avec la Hollande, et il vient d' «acheter » trois sous-marins nucléaires sophistiquées l'Allemagne. On le voit : Israël joue dans la cour des grands ! Les trafiquants d'armes israéliens sont très à l'aise, ils sont comme des poissons dans l'eau, dans des pays rudes et troublés où les Américains se feraient bouffer tout crus : l'Ouzbékistan, le Kazakhstan, la Russie, la Chine, l'Indonésie sont des pays où les Américains ne peuvent absolument pas opérer, d'une part en raison des pratiques du business qui y prévalent, d'autre part parce que des contraintes politiques (du Congrès) et juridiques les en empêchent. C'est là précisément le chaînon manquant. Si vous consultez le site ouèbe de l'AIPAC (American Israel Public Affairs Committee), le principal lobby pro-israélien aux Etats-Unis, vous verrez une rubrique : « Coopération stratégique ». Les Etats-Unis et Israël ont conclu un traité officiel, scellant une alliance officielle, en vertu duquel Israël a accès à pratiquement toutes les données ultra-secrètes sur la technologie militaire américaine. Lorsque l'Aipac vend Israël au Congrès américain, il ne va pas voir les membres du Congrès pour leur demander de soutenir Israël parce qu?il est judéo-chrétien, ou parce qu'il s'agirait de la seule démocratie au Proche-Orient, ou je ne sais pas quoi (bien que l'Aipac fasse aussi cela !). Non, son argumentaire commercial est beaucoup plus direct : « Vous êtes membre du Congrès des Etats-Unis, et il est de votre responsabilité de soutenir Israël, car de nombreuses entreprises, dans votre Etat, ont des liens d'affaires avec Israël, et c'est grâce à cela que de nombreux ingénieurs en recherche-développement effectuent leurs recherches dans les universités de votre Etat, dont beaucoup d'emplois dépendent des industries militaires et de défense ». Et ils appliquent ce discours de manière circonstanciée aux spécificités de chacun des parlementaires, lesquels tirent très vite la conclusion qui s'impose : s'ils votent contre Israël, ils votent contre la poule qui pond les oeufs d'or ! Dans la plupart des districts électoraux des Etats-Unis, les membres du Congrès dépendent énormément du secteur de l'armement. Plus de la moitié de l'emploi industriel, en Californie, est peu ou prou lié à la défense. Israël est très bien situé, il occupe une position centrale, en la matière. Et c'est de là qu'il tire l'essentiel de sa force. Et lorsque nous (le Comité israélien contre la démolition des maisons, par exemple) allons voir un membre du Congrès des Etats-Unis, nous lui parlons de droits de l'homme, de l'occupation, des Palestiniens. Alors, il nous regarde, et il nous dit : « Voyez-vous, je sais tout ça. Je lis les journaux, je ne suis pas idiot, mais ce n'est pas sur ces bases-là que je détermine mon vote. La base sur quoi je vote, c'est ce qui est bon pour mon électorat ». Aussi, en matière de militantisme, lorsque vous envisagez une campagne d'opinion internationale, il est extrêmement important de dénoncer les implications d'Israël dans les industries de la défense, dans la production d'armes, et le soutien qu'apporte Israël à des régimes odieux et aux violations des droits de l'homme dont ils sont responsables, et quelles en sont les conséquences pour le monde entier. Si vous voulez parler de l'Empire, bien qu'Israël soit un tout petit pays, il est un élément clé de l'Empire. Si vous consultez le site ouèbe de l'Aipac, ils vous disent noir sur blanc que la mission d'Israël est de protéger les intérêts économiques américains au Moyen-Orient. Ils disent que nous développons des armes au laser fonctionnant depuis l'espace afin de protéger les intérêts américains. Tout est dit clairement et effrontément. Israël se perçoit, avec beaucoup de fierté, comme un élément essentiel de l'Empire américain. Là où Israël dispose d'un énorme avantage, en matière de relations publiques, c'est qu'il sait se faire passer pour une victime. C'est un pays entouré par un océan d'Arabes, et les Arabes, c'est bien connu, n'est-ce pas, sont tous des « terroristes », de même que tous les musulmans sont des « fanatiques »

U.S. to veto UN resolution on Arafat Le 16 09 2003
UNITED NATIONS - The United States will veto a Palestinian-backed draft resolution demanding that the United Nations ensure the safety of Palestinian Authority Chairman Yasser Arafat because it would be seen only as a condemnation of Israel, council diplomats said Tuesday.
Syria had intended to push for a vote on the draft resolution after a daylong open meeting on the Middle East Monday, but was persuaded by other council members to amend it and delay the vote for a day.
Council diplomats, speaking on condition of anonymity, said the United States was informing members that it would veto the amended text because of its lopsided condemnation of Israel.
It was not immediately known whether Syria, the only Arab nation on the council, would seek to amend the draft again or put it to a vote.
The draft resolution had the support of many other council members, some who cited its balanced language, for example expressing 'grave concern' at the recent escalation in both 'extrajudicial executions and suicide bombings.'
America's UN Ambassador John Negroponte said on Monday he would not support the resolution unless it contained a 'robust condemnation of terrorism' and specifically mentioned groups like Hamas and the Al-Aqsa Brigades. He did not, however, rule out an abstention. ....

Pro-Israel PAC Contributions to 2002 Congressional Candidates Le 01 06 2003
While much of the attention during the 2002 congressional elections focused on House races, where pro-Israel PACs and individual contributors poured money into the campaigns of vulnerable incumbents Earl Hilliard (D-AL) and Cynthia McKinney (D-GA), resulting in both losing their primary elections to fellow African Americans who undoubtedly know on which side their bread is buttered, the lobby did not fare so well in the Senate. Unsuccessful in their re-election bids were favored incumbents Max Cleland and Jean Carnahan (and her late husband, Mel, who somehow managed to spend all but $3,000 of the $22,500 he received from pro-Israel PACs); New Hampshire Gov. Jeanne Shaheen lost to the dreaded Arab-American Rep. John Sununu; and Sen. Mary Landrieu had to survive a run-off in order to return to the Senate.
Perhaps the American Israel Public Affairs Committee and its trained Stealth PACs are not as invincible as they like to pretend.
TOTAL for 2001-2002 Election Cycle : $3,015,086
TOTAL 1978-2002 Funds to Congressional Candidates : $37,622,268


Idée LCBC : Les Etats-Unis doivent se retirer d'Irak Retour
NON au communautarisme en irak. 0UI au principe de la citoyenneté pour un irak laïc souverain Le 09 04 2005
Communiqué de presse
2 ans d’occupation américaine de l.’irak
ASSOCIATION DES IRAKIENS DE FRANCE
Deux ans plus tard, l’histoire a donné raison à la majorité écrasante de la population de notre planète qui, révoltée par les mensonges, l’arrogance et le coup de force de la superpuissance étasunienne et de ses quelques alliés, à l’invasion de l’Irak. Deux ans plus tard, on compte plus de 1000 000 morts civils en Irak directement attribuables à cette intervention. Aucune réparation sérieuse des infrastructures (égouts, eau potable, électricité, téléphone, etc.) n’a encore été entreprise et la situation générale demeure chaotique et dangereuse pour la population.
Aujourd'hui, la volonté de l'administration de Georges w.Bush est de régler le conflit irakien en favorisant le communautarisme par la mise en place d’un gouvernement fantoche issu d’une élection contestée dû à la présence de 160000 soldats américains dans ce pays et dont les résultats confirment la domination des personnalités politiques irakiennes proches de pays ayant participé à l’occupation de l’irak.
Ce processus politique qui se met en place en Irak suite à cette élection truquée sous le contrôle de l’occupant n’a rien changé , mais au contraire, le désordre est toujours présent et tend même à s'étendre dans le pays. En effet, les attentats meurtriers qui visent les troupes d'occupation ou les nouvelles institutions de l'Irak se font de plus en plus meurtriers
Le Conseil de gouvernement, installé par les USA, et la désignation de Mr. Al jahfari fidèle allié du régime de mollahs en Iran, fermement opposé à des aspirations d'égalité et de libération des femmes et à la laïcité en irak pour le poste de premier ministre ne représente absolument pas l’espérance du peuple Irakien et le principe de la laïcité dans ce pays . Au contraire, il n'a aucune légitimité pour faire des lois et pour les imposer aux masses irakiennes ou les femmes et les hommes d'Irak n'ont jamais imaginé mettre à bas l’ancien régime et l’état irakien pour le voir remplacer par la dictature intégriste en copiant le modèle archaïque de l’iran.
Un gouvernement laïc en Irak doit adopter des institutions laïques, la séparation de la religion et de l'état, l'égalité complète entre les genres : voilà les revendications urgentes et sans compromis. Nous demandons une constitution laïque, qui traite tous les irakiens sur la base de l'égalité des citoyens sans aucune distinction raciale ou religieuse
C'est aussi avec le souci de l'intérêt du peuple américain que nous demandons au gouvernement des Etats-Unis d'arrêter les opérations militaires en Irak, d’annoncer le retrait des troupes étrangères et de mettre fin à l’occupation. Favoriser les moyens de règlement politiques et pacifiques qui existent déjà dans le cadre de l'ONU. Les Irakiens doivent retrouver au plus vite leur souveraineté pleine et entière. L’ONU doit, dès maintenant, aider les Irakiens pour le maintien de la sécurité, le transfert de souveraineté, l’organisation et la reconstruction politique et économique de l’Irak.
L'annonce du retrait des troupes de la coalition et de la fin de l'occupation sont plus que jamais nécessaires.
Gloire et Honneur aux martyrs du peuple irakien. Vive la Irak

Mettre un terme à la présence militaire américaine en Irak Le 05 05 2004
Selon George W. Bush, il est tout à fait normal que les combats s’intensifient en Irak au fur et à mesure que se rapproche la date du 30 juin à laquelle les Etats-Unis sont censés remettre le pouvoir au gouvernement provisoire irakien. Avec 134 morts pour le seul mois d’avril, les Etats-Unis s’apprêtent donc à passer deux mois difficiles. Mais, une fois encore, on est frappé par l’écart entre d’une part les déclarations rassurantes des responsables américains, prêts tout au plus à reconnaître des difficultés mineures et passagères qui ne sauraient remettre en cause la réussite finale de leur projet, et de l’autre ce qu’il est permis au monde entier de voir sur leur télévision ou de lire dans leurs journaux pour connaître ce qui se passe en Irak. Bush et les néo-conservateurs américains sont adeptes de la méthode « coué », selon laquelle il suffit de répéter que tout va bien pour s’en convaincre et pour que cela devienne vrai. Manifestement, cela ne marche pas en Irak. Et la dégradation de la situation n’est pas l’annonce de jours meilleurs, mais bien de catastrophes à venir, du moins si on ne change pas radicalement de politique.
Il faut se rendre à l’évidence. Les troupes américaines qui ont été quelques temps considérées par les Irakiens comme des troupes de libération, puis assez rapidement des troupes d’occupation, sont désormais perçues comme des troupes de répression. On ne voit pas par quel miracle leur présence pourrait être de nouveau acceptée par les Irakiens. Chiites et sunnites irakiens sont unis dans cette perception, et il n’y a plus que les Kurdes pour accorder encore quelque crédit à Washington. Les pays alliés qui avaient fourni des soldats, malgré l’opposition des leurs opinions publiques, pensant qu’il s’agissait d’une mission paisible, se rendent compte que les Etats-Unis les emmènent dans une guerre dont ils ne veulent pas. Après l’Espagne, le Honduras et la République dominicaine, d’autres devraient faire défection, renforçant l’isolement politique anglo-américain.
Ceux-ci demandent dès lors non seulement de ne pas les abandonner (en reprochant à ceux qui le font de faire de l’«apeasement » face à Al Qaïda) mais plus encore à de nouveaux pays de leur venir en aide au motif qu’un échec américain en Irak serait une victoire pour le terrorisme et créerait un chaos dont le monde entier serait la victime.
D’où les demandes pour que l’Alliance Atlantique, fut-ce sous l’égide de l’ONU prenne le relais. Et les appels de pied, quitte à donner un habillage multilatéral pour que la France, l’Allemagne et d’autres pays prêtent main forte aux Américains au nom de la lutte contre le terrorisme. Mais ces projets ne sont guère crédibles pour plusieurs raisons :
1 - Pourquoi ceux qui ont refusé de monter dans le bateau avant son départ, estimant qu’ils prenaient une mauvaise direction, avec un équipage mal adapté et une cargaison douteuse devraient-ils les rejoindre maintenant qu’il coule?
Les pays qui se sont opposés à la guerre pourraient bien un jour participer au rétablissement de l’ordre en Irak. Mais cela ne pourrait se faire que sous l’autorité réelle de l’ONU, à la demande d’un gouvernement légitime irakien. Les deux conditions sont clairement incompatibles avec la présence militaire américaine en Irak.
2 - Le rejet des Américains est tel que toute force qui leur serait liée, risque de leur être assimilée. L’OTAN ne sera pas vu différemment que les forces anglo-américaines. Toute présence internationale qui serait associée aux Etats-Unis est susceptible d’être automatiquement contaminée par la haine suscitée par Washington.
3 - On peut même se demander si ce n’est pas le principe de toute présence étrangère en Irak qui serait devenue impossible. Certains, y compris aux Etats-Unis n’hésitent pas à dire qu’il faut laisser le processus politique interne se faire de lui-même en Irak, quitte à ce qu’au départ cela soit un pouvoir qui ne serait pas vu d’un bon oeil par les Etats-Unis.
4 - Si la communauté internationale a encore une chance minime d’aider l’Irak à rétablir l’ordre, il faut le faire en liaison avec le départ des forces américaines et avec le concours des forces de pays arabes et musulmans dont pourquoi pas l’Iran.
Bien sûr, cette solution est difficile à mettre en oeuvre et est loin d’être sûre de réussir. Mais ce dont on est certain, c’est que la poursuite de la politique actuelle mène, elle, de façon garantie à la catastrophe.
Le moment n’est plus aux mesures en trompe l’oeil. Le transfert de souveraineté aux Irakiens sous le contrôle effectif de l’ONU est urgent. Il doit clairement se différencier de la situation actuelle et donc mettre un terme à la présence militaire américaine en Irak. Le maintien de cette dernière compromet irrémédiablement les chances de succès d’une solution internationale.


Idée LCBC : Les Etats-Unis font la guerre, pourquoi ? Retour
La main mise sur les régions pétrolières les plus importantes du globe Le 30 05 2005
[...]Le choix par Washington de sa région d’interventions militaires interrompues depuis 1990 porte sur le Moyen-Orient arabe (Irak et Palestine), les Balkans, l’Asie centrale et le Caucase. Les objectifs poursuivis par les Etats-Unis sont : 1) la main mise sur les régions pétrolières les plus importantes du globe et, par là, l’exercice de pressions visant à soumettre l’Europe et le Japon au statut d’alliés subalternisés ; 2) l’établissement de bases militaires permanentes au cœur de l’Ancien Monde, en Asie centrale, et ainsi la préparation d’autres « guerres préventives » à venir, visant surtout les grands pays susceptibles de s’imposer comme partenaires avec lesquels « il faut négocier » : Chine en premier lieu, mais aussi Russie et Inde. De Pékin à Delhi et Moscou, on comprend de plus en plus que les guerres « made in USA » constituent une menace dirigée plus contre la Chine, la Russie et l’Inde, que contre leurs victimes immédiates, comme l’Irak. [...]

L'anxiété, les hallucinations, l'insomnies toucheraient 15 % de la première vague de soldats US Le 21 04 2005
[...]Les médecins utilisent la réalité virtuelle pour soigner le stress dont sont victimes les soldats qui ont combattu en Irak. Ces syndromes post-traumatiques (anxiété, hallucinations, insomnies...) toucheraient 15 % de la première vague de soldats ayant mis le pied sur le sol irakien en 2003. Les thérapeutes ont reproduit un Irak virtuel où le patient pourra se déplacer, sous contrôle médical, et affronter les situations à l’origine de son stress. Les premiers résultats semblent encourageants.

Les Américains à faire des économies d'énergie Le 07 04 2005
[...]Bush devrait écouter les Européens, ratifier le protocole de kyoto et encourager les Américains à faire des économies d'énergie. En plus de sauver la planète, il sauverait la vie de soldats américains.

La guerre en Irak était motivée par le pétrole Le 06 04 2005
STOCKHOLM (AP) -- Le pétrole était une des véritables motivations de la guerre en Irak conduite par les Etats-Unis, a déclaré mercredi l'ancien chef des inspecteurs en désarmement des Nations unies, Hans Blix, cité par l'agence suédoise TT.
«Je ne le pensais pas au début. Mais les Etats-Unis sont de plus en plus dépendants du pétrole», a-t-il expliqué lors d'un séminaire sur la sécurité à Stockholm. «Ils voulaient prendre le contrôle du pétrole pour le cas où la concurrence sur le marché mondial deviendrait trop rude.»
Hans Blix, qui a aidé à démanteler le programme d'armement de l'Irak avant la guerre, a précisé qu'un autre motif de l'invasion du pays était la nécessité de déplacer les troupes américaines basées en Arabie saoudite, rapporte l'agence TT.
La concurrence pour l'approvisionnement en pétrole crée des tensions entre les Etats-Unis et la Chine, a également observé le diplomate suédois, déjà auteur de critiques contre le gouvernement américain depuis son départ de l'ONU l'an dernier. AP

BAGHDAD COUP D'ETAT FOR BIG OIL Le 25 03 2005
Harper's Magazine investigation reveals how Big Oil vanquished the neo-cons - and OPEC is the winner.
'For months, the State Department officially denied the existence of this 323-page plan for Iraq's oil .'
Some conspiracy nuts believe the Bush Administration had a secret plan to control Iraq's oil. In fact, there were TWO plans. In a joint investigation with BBC Television Newsnight, Harper's Magazine has uncovered a hidden battle over Iraq's oil. It began right after Mr. Bush took office - with a previously unreported plot to invade Iraq.
From the exclusive Harper's report by Greg Palast:
Within weeks of the first inaugural, prominent Iraqi expatriates -- many with ties to U.S. industry -- were invited to secret discussions directed by Pamela Quanrud, National Security Council, now at the State Department. 'It quickly became an oil group,' one participant, Falah Aljibury. Aljibury is an advisor to Amerada Hess' oil trading arm and Goldman Sachs.
'The petroleum industry, the chemical industry, the banking industry -- they'd hoped that Iraq would go for a revolution like in the past and government was shut down for two or three days,' Aljibury told me. On this plan, Hussein would simply have been replaced by some former Baathist general.
However, by February 2003, a hundred-page blue-print for the occupied nation, favored by neo-cons, had been enshrined as official policy. 'Moving the Iraqi Economy from Recovery to Sustainable Growth' generally embodied the principles for postwar Iraq favored by Deputy Defense Secretary Paul Wolfowitz and the Iran-Contra figure, now Deputy National Security Advisor, Elliott Abrams. The blue-print mapped out a radical makeover of Iraq as a free-market Xanadu including, on page 73, the sell-off of the nation's crown jewels: 'privatization [of] the oil and supporting industries.'
It was reasoned that if Iraq's fields were broken up and sold off, competing operators would crank up production. This extra crude would flood world petroleum markets, OPEC would devolve into mass cheating and overproduction, oil prices would fall over a cliff, and Saudi Arabia, both economically and politically, would fall to its knees.
However, in plotting the destruction of OPEC, the neocons failed to predict the virulent resistance of insurgent forces: the U.S. oil industry itself. Rob McKee, a former executive vice-president of ConocoPhillips, designated by the Bush Administration to advise the Iraqi oil ministry, had little tolerance for the neocons' threat to privatize the oil fields nor their obsession on ways to undermine OPEC. (In 2004, with oil approaching the $50 a barrel mark all year, the major U.S. oil companies posted record or near-record profits. ConocoPhillips this February reported a doubling of its quarterly profits.)
In November 2003, McKee quietly ordered up a new plan for Iraq's oil. For months, the State Department officially denied the existence of this 323-page plan, but when I threatened legal action, I was able to obtain the multi-volume document describing seven possible models of oil production for Iraq, each one merely a different flavor of a single option: a state-owned oil company under which the state maintains official title to the reserves but operation and control are given to foreign oil companies.
According to Ed Morse, another Hess Oil advisor, the switch to an OPEC-friendly policy for Iraq was driven by Dick Cheney. 'The VP's office [has] not pursued a policy in Iraq that would lead to a rapid opening of the Iraqi energy sector that would put us on a track to say, 'We're going to put a squeeze on OPEC.'
Cheney, far from 'putting the squeeze on OPEC,' has taken a defacto seat there, allowing the cartel to maintain its suffocating grip on the U.S. economy.

PLANS SECRETS AMERICAINS POUR LE PETROLE IRAKIEN Le 17 03 2005
C'est bien avant les attentats du 11 septembre que l'administration Bush avait monté des plans pour la guerre en Irak et son pétrole. Dès les premières semaines de son premier mandat, Bush se trouvait confronté à une guerre larvée entre les néo-conservateurs et les tenants des multinationales pétrolières et les ' pragmatistes ' du Département d'Etat.
Les premiers avaient élaboré un plan secret, peu avant l'invasion de 2003, qui prévoyait la privatisation de tous les champs pétrolifères irakiens, leur but étant de détruire l'OPEP en poussant la production au-delà des quotas fixés par l'organisation. Ce plan, selon Robert Ebel, ancien analyste du pétrole et de l'énergie de la CIA et membre de Center for Stratégic and International Studies de Washington, reçut l'aval de l'administration Bush au cours d'une réunion secrète que présidait Ahmed Chalabi, peu après l'entrée des troupes américaines dans Bagdad.
M. Aljibury Falah, consultant pétrolier d'origine irakienne, intermédiaire occulte de Reagan auprès de Saddam Hussein, confirme que la privatisation annoncée, que l'autorité provisoire irakienne mise en place par les américains voyait d'un bon œil, eut pour conséquence d'augmenter les attaques contre les installations pétrolières par la résistance.
Mais cette privatisation connut un coup d'arrêt : Philip Carroll, ancien dirigeant de la Shell Oil USA qui prit le contrôle de l'industrie pétrolière en Irak, un mois après l'invasion, fit comprendre à Bremer, l'administrateur de l'occupation, : ' Qu'il n'y aurait aucune privatisation aussi longtemps que je serai en poste '. Ce qui a fait dire à Ariel Cohen, néo-conservateur de la Heritage Foundation, à Newsnight que l'occasion de privatiser les champs pétrolifères irakiens avait été manquée.
Le nouveau plan prévoyait la création d'une société nationale qui fut créée en janvier 2004 sous la direction d'Amy Jaffe du James Baker Institute du Texas - James Baker, ancien secrétaire d'Etat est actuellement avocat représentant Exxon-Mobil et le gouvernement saoudien. Jaffe a déclaré que l'industrie pétrolière préférait un contrôle étatique sur le pétrole irakien à une vente de peur de ne voir se répéter le scénario de la privatisation du pétrole russe qui avait empêché les compagnies américains de se porter acquéreurs des réserves.
Les compagnies pétrolières US, selon Jaffe, n'ont aucun intérêt à miner les bases de l'OPEC et le cours élevé du pétrole actuellement. Carroll est d'accord en cela car dit-il ' les néoconservateurs sont des gens qui ont des croyances idéologiques sur le marché, la démocratie, sur ceci, sur cela. Les compagnies pétrolières internationales sont, sans exception, des organisations commerciales très pragmatiques. Elles n'ont pas de théologie '.
(Extraits, Traduction : Xavière Jardez Flash Amitiés franco- irakiennes)

Ce ne sont que des cow-boys Le 08 03 2005
«Ce ne sont que des cow-boys», s'insurge Abdallah Mohammed, dont le frère a été tué le mois dernier par une patrouille américaine. Souvent jeunes et inexpérimentés, les GI américains sont accusés tous les jours de tirer, sans raison apparente, sur des civils irakiens. Les incidents se produisent souvent aux barrages routiers. M. Mohammed souligne que son frère s'était simplement trop approché d'une patrouille américaine le 28 février à Ramadi. «Ils l'ont tué sans raison. Ils ont soudain tiré sur sa voiture», dit-il. [...] de nombreux civils innocents sont victimes de tirs américains. L'hôpital Yarmouk à Bagdad en reçoit plusieurs par jour, souligne le Dr. Mohamed Salaheddin. «Les forces américaines commettent un vrai crime quand elles ouvrent le feu sur des innocents», observe le médecin. «Elles laissent des familles dans un chagrin profond et sans défense.»
[...]«Et les Américains sont parfois nerveux et ouvrent le feu sur des civils juste comme ça.»
[...]En outre, certains GI peuvent être particulièrement nerveux ou angoissés car ils «se retrouvent dans des situations pour lesquelles ils n'ont pas été entraînés», souligne William Kincade, de l'American University.

C'était un spectacle horrible, digne du Moyen Âge Le 02 02 2005
[Jim Talib est un vétéran contre la guerre qui a servi en Irak pendant presque sept mois cette année. Récemment il a commencé à s’opposer publiquement à la guerre et à l’occupation. Derek Seidman, co-éditeur de Left Hook, a réussi à s’entretenir avec Jim Talib et lui a demandé de s’exprimer sur la guerre]
[...]Ca a été une expérience éprouvante et compliquée, certains jours pires que d’autres. En tant que brancardier j’ai pu éviter de nombreuses situations que mes camarades marines soit adoraient, soit ne refusaient pas. J’ai été témoin de la détention de civils et des mauvais traitements qui leur ont été infligés ; plusieurs fois des membres de mon bataillon on tiré sur des civils, mais ça ne devrait vraiment surprendre personne après la couverture médiatique détaillée sur Abou Graïb et les récentes incursions dans Falloujah. Quelques uns de ces actes ont fait l’objet d’enquêtes mais la plupart du temps personne ne s’en est inquiété. Les affaires de ce genre étaient tellement répandues, bien que pas toujours aussi sensationnelles et moins bien documentées que les sévices perpétrés à Abou Graïb.
Un jour, alors que j’amenais un détenu à la prison, le gradé chargé des interrogatoires nous a dit de ne plus les amener. ' Descendez-les ' a-t-il dit. J’étais soufflé. Je n’arrivais pas à croire qu’il ait vraiment dit ça. Il ne plaisantait pas, il nous donnait une directive. Quelques jours plus tard, un groupe de Humvees est passé devant l’emplacement d’une de nos mitrailleuses, il y avait deux Irakiens morts attachés aux capots comme du gibier. Un des corps avait le crâne ouvert et de la cervelle avait commencé à frire sur le capot du véhicule. C’était un spectacle horrible, digne du Moyen Âge. Tellement de choses que j’ai vues semblaient dépasser les bornes, j’ai été témoin de très peu de respect envers les vivants, de presque aucun envers les morts et presque personne n’avait de comptes à rendre. [...]

Le consommateur américain est une bombe à retardement Le 27 01 2005
C'est dit par Stephen Roach, de la banque américaine Morgan Stanley. A Davos, au Forum économique mondial, les économistes se sont inquiéts de la surconsommation des ménages américains.

LES FOUS DE DIEU QUI RÈGNENT DE L'AUTRE CÔTÉ DE L'ATLANTIQUE Le 22 11 2004
[article intitulé : La prolifération nucléaire : et Israël ?]
Celui qui a estime avoir été touché par le doigt de Dieu et être sur cette planète en mission - le Président général Bush W - s'en prend maintenant à l'Iran à propos de l'enrichissement d'uranium auquel ce pays procède.
Les cliquetis des armes et les violences verbales se font entendre de nouveau du côté de Washington. Des sanctions et autres mesures coercitives sont annoncées contre ce pays, l'option militaire n'étant pas exclue.
Il est clair que l'Iran doit se plier aux décisions prises en ce domaine et que ses engagements avec l'Union européenne doivent être réalisés. La diplomatie, qui marque la force du droit sur celui de la force, est efficace pour peu qu'elle prenne de vitesse les « Fous de Dieu » qui règnent de l'autre côté de l'Atlantique et qui considèrent que le monde est leur propriété. Ce volet politique est majeur et on attend que l'Union européenne prenne les décisions et initiatives nécessaires vis à vis de l'Iran.
La chose n'est pas seconde c'est pourquoi il convient, en ce domaine de la prolifération nucléaire, d'avoir une attitude « tous azimuts » et ne pas menacer l'un tout en fermant les yeux sur l'autre.
De ce point de vue
[- ] pourquoi donc ce silence sur la possession de l'arme nucléaire par Israël et d'avions prêts à décoller à tout instant porteurs d'armes de destructions massives ?
[- ] Pourquoi se taire sur la construction par Israël de trois sous-marins nucléaires, qui plus est dans des chantiers navals allemands ?
[- ] Qui osera prétendre que ces armes sont destinées à la protection de ce pays contre le « terrorisme » palestinien ?
Mais s'agissant de ce pays « on » se tait.
Pas de sanctions envisagées. Pas de contrôle mis en place. Pas de protestation. Pas de rappel des résolutions spécifiques de l'ONU portant pourtant précisément sur ce point pour cette région ? Rien ! Toujours et encore ce « deux poids deux mesures » qui exaspèrent le monde entier et qui décrédibilise l'ONU.
La France est aux premières loges sur ce sujet car c'est à partir de la fourniture d'une centrale nucléaire à des fins pacifiques que cet Etat a mis au point ces armes et que l'atomiste israélien qui a dénoncé l'affaire est aujourd'hui arrêté et croupit dans les geôles israéliennes.
Il convient que l'Agence spécifique et spécialisée de l'ONU se livre à des inspections en Israël afin de faire le point su ce sujet et engager ce pays dans la voie de la dé prolifération et de la suppression de ses armes de destructions massives.
C'est une exigence absolue pour la région, pour l'ONU et pour le monde entier.

L'AGRICULTURE IRAKIENNE LIVRÉE AUX MULTINATIONALES Le 18 11 2004
Au moment de la journée mondiale de l'alimentation, le 16 octobre dernier, un centre de recherches politiques basé à Bangkok, Focus on the Global South, publiait en collaboration avec une ONG anti-OGM, GRAIN, un rapport examinant l'ordre n° 81 (sur un total de 100) promulgué par le patron de l'Autorité provisoire de la Coalition en Irak, L. Paul Bremer III, avant de quitter le pays. Cet décret impose aux agriculteurs irakiens l'utilisation de semences correspondant aux normes sévères de la convention UPOV afin de moderniser l'agriculture par l'utilisation de semences « de qualité ». Ceci revient en réalité à leur interdire d'utiliser leurs propres semences et garantit de fait un monopole aux multinationales états-uniennes comme Monsanto, Syngenta, Bayer et Dow Chemical. Car avant de s'implanter en Irak, ces multinationales devaient s'assurer que les semences locales ne leur feraient pas concurrence. Désormais, elle vont pouvoir s'emparer du premier maillon de la chaîne alimentaire du pays. Traditionnellement, l'agriculture irakienne s'appuyait sur un système informel domestique pour s'approvisionner en semences, en y consacrant une partie de la récolte et souvent par échange entre zones agricoles. De plus, la constitution irakienne interdisait la propriété privée des ressources biologiques.

L'euro seul face aux fardeaux de l'Amérique Le 27 10 2004
[Note LCBC : Les États-Unis ont accusé un déficit budgétaire record de 413 milliards de dollars pour l'exercice financier 2004. Il représente 3,6% du produit intérieur brut (PIB).]
[...]Hier, lors de sa huitième séance de hausse d'affilée, la monnaie unique a dépassé 1,28 dollar, tout près de son record de 1,29 dollar en février dernier. Une appréciation d'une telle brutalité ne s'était pas vue depuis l'an 2000. [...]
Les informations sur le ralentissement de l'économie des Etats-Unis s'accumulaient. Les échanges de plus en plus déficitaires pesaient sur la production intérieure. Les investisseurs étrangers avaient moins d'appétit pour les titres américains, comme l'a révélé la chute des entrées de capitaux en août. Et la banque centrale, d'ordinaire muette sur les questions de change, qui relèvent du Trésor, pousse à la roue.[...]
A l'inverse d'un choc pétrolier qui frappe à l'identique la plupart des pays développés, le choc monétaire favorise les uns au détriment des autres. Les industriels américains vont profiter de l'euro cher ; par chance, ils sont peu nombreux à être très compétitifs. La donne est toute différente avec les pays asiatiques qui ont une industrie en pleine forme et des monnaies arrimées au billet vert, comme la Chine, Taiwan, la Corée ou Singapour. Comme l'a rappelé hier Axel Weber, le président de la Bundesbank, la zone euro ne peut pas porter à elle seule le fardeau des déficits américains. L'an dernier, les experts du Cepii avaient calculé qu'un retour des Etats-Unis à un déficit extérieur de 2 % du PIB passant seulement par une réévaluation de l'euro expédierait celui-ci à... 3,24 dollars.[...]

La guerre stimule l'économie pour fabriquer les munitions Le 27 10 2004
Journaliste : Voici un des plus gros traider |en bourse] de Chicago. Cet homme pèse lourd et la guerre ne lui fait pas peur.
Taider :D'un coté c'est positif, la guerre stimule l'économie pour fabriquer les munitions, les tanks. D'un autre cotè les gens consomme moins par ce qu'ils sont inquiets.

VOUS PARTEZ POUR UNE SEULE ET UNIQUE RAISON LE PETROLE Le 27 10 2004
J'ai eu de sérieux doute quant aux prétextes pour déclarer cette guerre. La résolution des Nations Unies à vraiment échouée. Nous n'étions pas soutenus, le monde n'était pas avec nous. Je pense que s'était une énorme erreur et que la raison invoquée des armes de destructions massives, n'était pas la bonne... En ce qui concerne les problèmes financiers, je pense que G Bush et son entourage politique sont liés à des sociétés qui sont en contrats pour la reconstruction de l'Irak.
Commentaire journaliste : Véritable eldorado pour les compagnies américaines, la reconstruction de l'Irak profiterait d'abord au sociétés proches du pouvoir et de la Maison Blanche. En colère contre leur gouvernement [les soldats interviewés] n'acceptent pas l'idée de risquer leur vie pour du pétrole et des dollars.
Un autre soldat : [...] Je ne pense pas que nous devrions nécessairement tirer sur tout ce qui bouge, nous ne sommes pas des cow-boys.... On arrive au coeur du problème, combien d'argent se font 'ils la dessus ? l'industrie de l'armement et le plus important, les compagnies pétrolières. Personnellement, je ne sais pas ce qui va se passer avec le pétrole irakien quand nous partirons, même si je ne pense pas que ce sera pour tout de suite, mais je crois que le pétrole produit par l'Irak va aller directement chez le consommateur américain....Que va t'il se passer si Bush est réélu ? Oh! on sera ici pour toujours.
Un autre soldat : On devrais faire nos bagages, et rentrer au pays, rendre leur terre à ces gens et rentrer chez nous, réparer ce que nous avons détruis et fiche le camp d?ici.
Un ancien marines qui a démissionné : Je ne voulais pas mais j?ai du y aller, avant mon départ on m?a dis ?ne croyez pas que vous allez être des héros, que vous partez à cause des armes de destructions massives, pour attraper Saddam Hussein ou pour sauver la démocratie, vous partez pour une seule et unique raison : LE PETROLE. C?est la première chose que le sergent nous a dite avant qu?on y aille. ? c?est une guerre pour le pétrole et pour le profit, ce n?est pas une guerre pour une grande cause.

À la naissance ils haissent déjà tout le monde Le 22 10 2004
[grande discussion entre un homme et une femme américains]
L'homme : j'ai peur que si Kerry passe il retire nos troupes là-bas et ce sera le chao. Les térroristes il faut tous les tuer c'est la seul chose qu'ils comprennent.
La femme : vous ne me parlez que des symptômes mais il faut s'attaquer aux racines du mal...
L'homme : la cause c'est qu'au moyen orient ils élèvent leurs enfants comme ça, à la naissance ils haissent déjà tout le monde.
La femme : ce n'est pas vrai. Je vois la culture de la haine à l'oeuvre aussi dans ce pays. Je connais des tas d'églises ici qui préchent la haine contre les musulmans et le moyen orient

LES PUITS DE PETROLE Le 21 10 2004
[Spot TV de John Kerry] John Kerry mettra fin à la politique étrangère unilatérale de Bush - Kerry fera de l'indépendance énergétique une priorité nationale. De cette façon, pas un seul soldat américain n'aura à combattre pour les puits de pétrole.

Les soldats ne sont que du gravier sur la route qui mène au pétrole Le 15 10 2004
C'EST EN NOUVELLE-ZELANDE que compte s'exiler le chanteur américain Tom Waits avec sa famille si le président George Bush est réélu. 'J'ai peur pour mes enfants car on parle de restaurer le service militaire et la conscription', explique-t-il cette semaine dans Paris Match.
Interrogé sur ce qu'il redoute le plus actuellement, il répond: 'Que Bush soit réélu (...). Pour cette administration,les soldats ne sont que du gravier sur la route qui mène au pétrole

C'est l'administration Bush qui veut du pétrole là-bas Le 01 10 2004
C'est les Etats-Unis, c'est l'administration Bush qui veut du pétrole là-bas. Les américains sont les seules en Irak, ils refusent les troupes de l'ONU, et maintenant qu'ils se sentent un peut isolés... Les Etats-Unis sont seuls la-bas, c'est pour le pétrole

Déficit commercial américain creusé par une facture pétrolière record Le 05 09 2004
Il s'est élevé à 54 milliards de dollars au mois d'août, a annonce hier le département du Commerce. En rythme annuel, le déficit commercial des Etats-Unis atteint 590 milliards de dollars, soit une progression de 19% par rapport l?an dernier. (AP)

Les Etats-Unies sont obligés de faire la guerre pour sauver leur économie Le 00 09 2004
Aux Etats-Unis, on est convaincu que faire des profits est l'essence même de la démocratie. Personne ne pense même discuter ça.[...]Là-bas, il y a largement 50% des gens qui ne votent pas. La majorité des Américains est réfractaire à la politique, et ne pense que dans un périmétre restreint qui est : donnes moi assez d'argent pour que je puisse consommer. Point. C'est une société qui va mal, à tel point qu'ils sont obligés de faire la guerre pour sauver leur économie, tout le temps, partout.

Une croisade qui ne dit pas son nom Le 00 09 2004
[...]Pourquoi ce besoin de spirituel irrationnel et meutrier ? De quelle horreur humaine avons-nous si peur pour nous jeter dans les bras de religieux de tout bord, juif, musulman ou chrétien ? Pourquoi le dirigeant de la plus grande puissance du monde peut-il réussir à embarquer derrière lui tout son peuple pour aller taper sur un ennemi qui n'en était pas un , qui n'avait pas d'armes, au pretexte d'une croisade qui ne dit pas son nom ? Dans chacune de ses déclarations Bush fait référence à Dieu ou conclut par : 'God bless America' Que dirait-on si Chirac terminait ses discours par : 'Que Dieu bénisse le France' ? En attendant, la croisade de Bush tue des gens. Je ne suis pas d'accord.

Les EU allaient au devant de problèmes économiques préoccupants Le 23 06 2004
Avec le roi Fahd d'Arabie Saoudite, j'ai évoqué une éventuelle augmentation de la production de l'OPEP. Un an plus tôt, le prix du baril était descendu à 12 dollards, trop bas pour satisfaire les besoins des pays producteurs. Il oscillait maintenant entre 30 et 34 dollars, prix trop élevé pour éviter de graves répercussions sur les pays consommateurs. Je souhaitais voir les prix se stabiliser entre 20 et 22 dollars le baril, et j'espérais que l'OPEP pourrait accroître sa production en conséquence - sans quoi les EU allaient au devant de problèmes économiques préoccupants.

NOUS PENSIONS QUE TOUT ETAIT JUSTIFIE Le 14 05 2004
Les témoignages impliquant des gradés américains dans les tortures se multiplient.[...]
La ligne de défense choisie par la Maison Blanche ­ qui dénonce les méfaits isolés d'une «poignée» de criminels ­ se fissure de plus en plus. Au fil des témoignages, l'image de ce qui se passait dans la prison d'Abou Gharib se précise, mettant en cause la hiérarchie. Les sept soldats incriminés affirment tous qu'ils agissaient sur ordre. Lynndie England, la soldate dont le visage est désormais le plus connu (c'est elle qui tient un Irakien en laisse sur une photo et fume une cigarette en montrant le sexe d'un prisonnier sur une autre...), a donné mardi une interview à une télévision de Denver. «Des personnes de grade plus élevé me disaient : 'Mets-toi là, prends la laisse, regarde l'objectif...' et ils prenaient des photos pour les PsyOps (opérations de guerre psychologique, ndlr)», a-t-elle expliqué. «Je ne voulais pas vraiment être sur ces photos, c'était glauque.» Qui donnait ces ordres ? «Des personnes de ma chaîne de commandement», se borne à répondre England, un sourire aux lèvres. S'est-il passé des choses pires que ce qu'on voit sur les photos ? «Oui.» Pas d'autre précision. «Nous n'avions pas l'impression de faire des choses que nous ne devions pas faire, parce qu'on nous avait dit de les faire, a ajouté England. Nous pensions que tout était justifié.»

[....] cette excitation sexuelle que l'on devine dans les clichés de la prison d'Abou Ghraïb Le 14 05 2004
[...]Des images d'horreur, nous en avons vu, qui ont pris par leur rareté une valeur symbolique. Au Cambodge, les techniciens du génocide photographiaient leurs victimes avant et après les sévices. En Algérie, les tortionnaires prenaient des clichés pour les archives administratives, comme preuve, en quelque sorte, de leurs états de service. Les bourreaux des camps nazis, férus de nouvelles techniques, filmaient certaines expériences, pour mieux argumenter entre théoriciens de la pureté de la race. Il y a aussi ces photos de lynchage dans l'Amérique des années 50, ces petits Blancs pleins de bière se congratulant de leurs prouesses devant des Noirs ensanglantés, battus à mort, et on sent cette réjouissance collective, frôlant l'hystérie, cette excitation sexuelle que l?on devine dans les clichés de la prison d'Abou Ghraïb. Ces soldats inconscients seraient-ils leurs enfants, leurs neveux, leurs nièces comme cette Lynda qui, mégot à la bouche, tenait en laisse un homme nu et que ses proches décrivent comme une fille si gentille ?[...]

J'appelle ça du pillage et pas de l'économie de marché Le 21 04 2004
L'économiste, philosophe et écrivain égyptien Samir Amin, dans une interview sur Indymedia, a attiré l'attention sur les motifs économiques de la politique étrangère américaine. «Il s'agit finalement de colonisation et de pillage. Dans la concurrence du marché mondial, les USA n'ont pas d'avantage décisif. La preuve en est l'énorme déficit de leur balance commerciale. Ce déficit continue d'augmenter. Même dans les secteurs les plus avancés de la technologie, les USA ne sont pas compétitifs. Sauf en matière militaro-industrielle et tout ce qui tourne autour, comme par exemple l'internet. Dans les secteurs industriels plus 'banals', comme l'automobile, les USA retardent sur les pays nouvellement industrialisés comme la Chine, l'Inde et le Brésil. L'agriculture américaine est à la traîne par rapport à l'Europe et quelques pays sud-américains. C'est pourquoi les USA ont opté pour le PNAC. Ils s'imposent avec leur puissance militaire, car c'est la seule façon d'orienter les flux de capitaux dans leur direction. En intervenant militairement, ils espèrent contrôler les flux de capitaux et en faire un butin à engranger. Moi j'appelle ça du pillage et pas de l'économie de marché.»

L'Irak n'existe plus Le 10 03 2004
Editorial sur Radio France Internationale
La signature, lundi, de la «loi d'administration de l'Etat», autrement dit d'une constitution provisoire pour l'Irak permet d'amorcer un processus politique et constitue un facteur d'apaisement, estime le directeur de la CIA George Tenet.
En réalité, l'adoption de ce texte revêt surtout un caractère symbolique puisqu'il s'agit de montrer au monde et prioritairement à l'électorat américain que l'Irak va dans la bonne direction. Et cette constitution provisoire qui aurait dû être une étape importante vers le transfert de souveraineté - initialement prévu le 30 juin prochain - ne s'appliquera qu'après les élections générales, prévues à l'horizon 2005, c'est à dire dans un avenir très incertain. Sur le terrain la question de l'insécurité reste le premier sujet de préoccupation des Irakiens et l'Irakisation des forces de l'ordre servant de bouclier aux Américains ne résout pas le problème de fond.
Le chômage demeure très élevé - 25% selon la coalition, 50% selon la banque mondiale. Le peu d'autorité des nouveaux policiers fait de Bagdad un embouteillage permanent.
Les constructions anarchiques se multiplient et les ordures, rarement ramassées, s'accumulent un peu partout. Au total la population est toujours sous le choc des attentats anti-chiites du 2 mars à Bagdad et Kerbala.
Les Irakiens balancent toujours entre soulagement et nostalgie, entre la reconnaissance aux libérateurs et la haine de l'occupant. Dans ces conditions et en dépit de l'optimisme affiché du patron de la CIA, il est bien difficile de dire aujourd'hui si la constitution provisoire ré-affirme l'identité irakienne ou si, au contraire, elle conforte la tentation du repli communautaire.
Une chose est sûre et ne trompe personne, cette constitution en carton repousse les problèmes les plus délicats au-delà du mois de novembre prochain, au delà de l'élection présidentielle américaine, en donnant l'illusion d'un mouvement qui irait dans le bon sens. Condamné par l'ayatollah Sistani - le tout puissant chef de la communauté chi'ite majoritaire dans le pays avec 60% de la population - cette constitution qui entérine la partition du pays est aussi durement critiquée par le gouvernement turc qui estime qu'elle va provoquer davantage d'instabilité parce qu'elle favorise l'autonomie sinon l'indépendance des Kurdes.
De fait, l'Irak n'existe plus et les élections à venir risquent de cristalliser l'éclatement communautaire. Une évolution parfaitement conforme au Grand Moyen-orient américain qui ne veut pas de la renaissance d'un Irak fort susceptible de menacer à nouveau Israël et de soutenir la résistance des Palestiniens. En définitive, on peut craindre que l'Irak n'ait de choix qu'entre une longue période d'occupation américaine et l'instabilité, ou bien les deux à la fois, car repliés dans leurs bases-vie, les Américains pourraient se contenter d'assister au déchirement d'un Iraq abandonné à lui-même.

Une volonté de main-mise sur les ressources Le 05 02 2004
L'Ange des abîmes, c'est la prolongation du 11 septembre, l'exploration d'une voie qui avait été sugérée par le président des Etats-Unis qui consistait à désigner un responsable du mal et à lui faire la guerre. [...] Depuis plusieurs années, c'est un véritable terrorisme d'Etat qui est pratiqué dans le monde. Les attentats ont été une réponse à ce terrorisme et, avant de se vanger, les occidentaux auraient dû s'interroger sur le terrorisme d'Etat et sur nos responsabilités dans la marche du monde. [...] l'Occident se pose comme principal vecteur civilisateur de notre époque, avec une volonté de main-mise sur les ressources et donc une montée radicale de la violence qui s'accompagne d'une volonté de conquête.

Les déficits américains inquiètent le FMI Le 09 01 2004
Les déficits records aux Etats-Unis menacent l'économie amèricaine et mondiale,selon le FMI.
le paquet de réductions fiscales de 1700 milliards de dollars sur 10 ans, les dépenses liées à la lutte contre le terrorisme et la guerre en Irak ont conduit à un déficit record de 500 milliards de dollars pour 2003-2004
Il y a un risque important que l'appétit des investisseurs étrangers pour les avoirs américains diminue[...]
L'émergence des déficits jumeaux, des comptes courants et du bidget ont fourni une nouvelle fois des raisons de s'inquiéter, note le rapport

LA GUERRE, SEULE ALTERNATIVE À LA CRISE ÉCONOMIQUE Le 08 01 2004
Les déclarations d'autosatisfaction de l'administration Bush annonçant une croissance économique record sont démenties par les faits. En réalité, le chômage progresse, la production intérieure s'effondre et l'économie se tourne toute entière vers la guerre. La dette extérieure atteint un niveau critique, sans précédent pour un pays industrialisé et, selon le Fonds monétaire international, menace l'économie mondiale. La spécialisation des industries d'armement rend impossible un retour à une économie de paix. Les États-Unis sont entrés dans un cycle infernal où leur survie économique dépend de la poursuite de la guerre.
Fin 2003, le département du Commerce a rendu publique son estimation finale de la croissance aux États-Unis : un bond de 8,2 % du produit intérieur brut (PIB) pour le 3e trimestre. Le pays n'avait pas connus une aussi forte croissance depuis 19 ans. Dans un même élan, la presse a salué « le retour de la croissance aux États-Unis ». Quelques analystes ont cependant pris de la distance avec cet enthousiasme, observant que le chômage a fortement progressé entre 2000 et 2003 (4,0 % en 2000, 4,8 % en 2001, 5,8 % en 2002 et 6,1 % en 2003). Mais deux faits importants ont été rapidement évacués. La croissance est en effet liée à un important endettement du pays et à un redéploiement des dépenses du social vers le militaire. L'économie états-unienne est maintenant orientée vers la guerre. [...]Le pillage, seule stratégie face à la dette
Observant l'augmentation vertigineuses de la dette qui dépasse considérablement la solvabilité du pays, Robert Freeman s'interroge sur l'orientation économique choisie par l'administration Bush. Il existe, selon lui, cinq stratégies possibles. [...]
Mais c'est une cinquième stratégie que l'administration Bush semble avoir résolument adopté. 'En définitive, il reste le pillage, explique Robert Freeman. Quand le remboursement de la dette d'une nation devient si important qu'il devient impossible de rassurer les créanciers, elle doit chercher une certaine source de richesse, n'importe quelle source'. Les États-Unis n'ont choisi d'attaquer l'Irak, ni parce que Saddam Hussein possédait des armes des destruction massive, ni pour instaurer la démocratie. L'objectif était de prendre le contrôle du pétrole, ou plutôt du marché international du pétrole.
Une croissance liée aux dépenses militaires
Les faits confirment l'analyse de Robert Freeman : sous l'administration Bush, l'économie des États-Unis a été orientée vers la guerre et la conquête.
L'administration a légitimé l'augmentation du déficit budgétaire par la nécessité de mener la guerre au terrorisme. Cette justification a aussi permis de déplacer les budgets des infrastructures sociales aux investissements pour la guerre. Les dépenses de défenses sont passées de 3,1 % du PIB en 2001, à 3,4 % en 2002 et à 3,5 % en 2003.
La croissance de ces dépenses publiques a profité aux entreprises privées d'armement. Ainsi, Northrop Grumman a connu une hausse de 57 % de ses ventes entre 2002 et 2003 et est passé d'une perte à un bénéfice net. La division de défense de Boeing a accumulé un bénéfice d'exploitation en hausse de 38 %. Le chiffre d'affaires de Lockheed Martin, numéro un mondial de la défense, a augmenté de 23 %, tandis que sa division aéronautique voyait ses ventes augmenter de 60 %.
Mais d'après Robert Pollin, professeur d'économie à l'université du Massachusetts, les dépenses pour la main d'?uvre et les armements sont restées relativement faible. La part du lion est revenue à Halliburton, Bechtel et quelques autres groupes privés liés à l'administration Bush.

Ainsi, la croissance tant applaudie par les analystes touche principalement les investissements liés à la guerre. Pendant le deuxième trimestre 2003, en pleine guerre contre l'Irak, environ 60 % du taux de croissance étaient attribuables aux dépenses militaires.
Du refus de signer le Traité d'Ottawa sur l'interdiction des mines antipersonnel, à la guerre contre l'Irak, en passant par le projet militaire titanesque de « guerre des étoiles » et la mise en place d'une guerre perpétuelle au terrorisme, tout indique la nouvelle orientation économique des États-Unis tournée vers la guerre et la conquête.
Au siècle dernier la reconversion d'une économie de guerre en économie de paix était extrêmement difficile. La transformation d'une industrie à usage militaire était délicate. Aujourd'hui, la sophistication des armements la rend impossible. L'orientation économique prise par l'administration Bush est donc sans retour. La guerre est pour les États-Unis la condition de sa survie économique.

Récompenses économiques pour lesquelles, en premier lieu, ils sont partis en guerre Le 07 11 2003
La loi internationale est sans équivoque - les réformes économiques de Paul Bremer sont illégales.[...] .
Rapatriez Halliburton. Résiliez les contrats. Dénoncez les accords commerciaux. Déchirez les réglements.
Ce ne sont que quelques-unes des suggestions de slogans qui pourraient aider à l'unification du mouvement montant contre l'occupation de l'Irak. Jusqu'à présent, les débats des militants ont tourné autour de la question : faut-il exiger un retrait complet des troupes ou faut-il que les Etats-Unis cèdent le pouvoir aux Nations-Unies ?
Mais ceux qui sont pour 'dehors, les soldats' passent sur une donnée importante. Si tous les soldats, jusqu'au dernier, quittaient le Golfe demain et si un gouvernement souverain arrivait au pouvoir, l'Irak serait toujours occupé : par des lois écrites dans l'intérêt d'un autre pays ; par des sociétés étrangères qui controlent ses services essentiels ; par un taux de chômage de 70 % provoqué par des licenciements dans le secteur public.
Tout mouvement sérieux pour l'auto-détermination de l'Irak ne doit pas seulement demander la fin de l'occupation militaire de l'Irak, mais également celle de sa colonisation économique. Cela implique un renversement des réformes en forme de thérapie de choc que le chef de l'occupation américaine Paul Bremer a fait passer frauduleusement sous couvert de 'reconstruction', et l'annulation de tous les contrats de privatisation qui découlent de ces réformes.[...]
D'après un nombre croissant d'experts internationaux en droit, ceci signifie que si le prochain gouvernement irakien décide qu'il ne veut pas être une filiale et propriété totale de Bechtel et d'Halliburton, il aura une puissante base juridique pour renationaliser des biens qui avaient été privatisés par décrets de l'autorité provisoire de la coalition .
Selon Juliet Blanch, responsable mondial du secteur énergie et arbitrage international dans le grand cabinet d'avocats juridique Norton Rose, parce que les réformes de Bremer contredisent diamétralement la constitution irakienne, elles sont 'en infraction avec la législation internationale et ne peuvent vraisemblablement pas être appliquées'. Blanch avance l'argument selon lequel l'autorité provisoire de la coalition 'n'a aucune autorité ni capacité pour signer ces contrats [de privatisation]', et un gouvernement irakien souverain aurait 'un argument tout-à-fait solide pour renationaliser sans payer de compensation'. Les compagnies placées devant ce type d'expropriation n'auraient, d'après Blanch, 'aucun recours légal'. [...]
La seule issue pour le gouvernement est de s'assurer que le prochain gouvernement irakien soit tout sauf souverain. Il doit être assez malléable pour ratifier les lois illégales de l'autorité provisoire de la coalition, qui seront alors célébrées comme l'heureuse alliance des marchés libres et d'un peuple libre. Quand ceci aura eu lieu, il sera trop tard : les contrats seront verrouillés, les marchés conclus et l'occupation de l'Irak permanente.
C'est pourquoi les forces anti-guerre doivent saisir l'opportunité de cette brèche qui est en train de se refermer rapidement pour exiger que le prochain gouvernement de l'Irak soit libéré des entraves que constituent ces réformes. Il est trop tard pour arrêter la guerre, mais il n'est pas trop tard pour contester aux envahisseurs de l'Irak la myriade de récompenses économiques pour lesquelles, en premier lieu, ils sont partis en guerre.
Il n'est pas trop tard pour annuler les contrats et balancer les accords commerciaux.

IMAGE CHOC UN SOLDAT US INHUMAIN Le 26 10 2003
Leur mot d'ordre : ne faite pas de prisonniers
Transcription de la voix off sur les images de CNN (writhes: se tord, cheer:Acclamations) :
CNN Presents: Fit To Kill
Aired October 26, 2003 - 20:00 ET
CROWLEY: Wounded, another Iraqi writhes on the ground next to his gun. The Marines kill him -- then cheer.
RIDDLE: Like, man, you guys are dead now, you know. But it was a good feeling.
UNIDENTIFIED MALE: Fire!
UNIDENTIFIED MALE: Yeah!
CROWLEY: When the battle is over and you are still standing, the adrenalin rush is huge.
RIDDLE: I mean, afterwards you're like, hell, yeah, that was awesome. Let's do it again.
CROWLEY: Inexplicable to some, but not to generations of veterans.

CIA knew Sept 11 hijacker's training plans, says report Le 20 08 2003
The US let in one of the future September 11 hijackers in mid-2000 for flight lessons despite suspicions of his links to Al Qaeda, a German magazine reported today.
The weekly Stern news magazine, citing from a confidential FBI report, said that Ziad Jarrah was questioned for four hours during a January 2000 stopover in the UAE. He was returning from an Al Qaeda training camp in Afghanistan to his then home in Hamburg.
Jarrah told the UAE officials of his Afghanistan stint and of his plans to take flight training lessons in Florida, according to Stern. The officials passed the information to the CIA. Four months later, Jarrah was allowed into the US after receiving a visa. He is understood to have piloted a fourth plane which crashed in rural Pennsylvania after passengers fought back.

Oil is the prize the US won in Iraq Le 01 07 2003
The allied war on Iraq has considerably strengthened US and Israeli strategic domination in the Middle East. Oil is the prize the US won in Iraq. Due to developments in the world economy, oil has become increasingly important, and therefore control of the Gulf and the Caspian Sea have once again become primary objectives. It is unlikely that the allies will allow others to share in the spoils of this war. Russia is trying to protect some of its rights in Iraq. For example, it is trying to get Iraq's debts to Russia -$7-8bn- recognised under the terms of the Paris Club, and international recognition for oil concessions to Russian companies.

Les Etats-Unis privatisent l'Irak Le 26 06 2003
La stratégie américaine est désormais clairement avouée : il s'agit d'une colonisation cynique du pays. Mais où est la démocratisation annoncée?
Certains soutenaient ­ dont moi-même ­ que l'intervention militaire américaine en Irak avait seulement pour but la conquête du pétrole. Nous nous trompions... Les Américains veulent s'emparer de tout le pays, en faire le banc d'essai d'une privatisation ultralibérale à laquelle les plus fanatiques partisans de l'OMC n'oseraient rêver. Le Wall Street Journal a révélé, début mai, que la réalisation d'un plan secret américain intitulé «Pour que l'économie irakienne passe de la renaissance à la croissance continuelle» avait été confiée à BearingPoint Inc., un cabinet de conseil. Ce document donne un bon aperçu des intentions des Etats-Unis. Il ne s'agit ni plus ni moins que de vendre les industries étatisées, en particulier celles du secteur pétrolier, de créer une Bourse, d'implanter un régime fiscal comparable à celui des Etats-Unis pour favoriser les investisseurs étrangers. La plupart des compagnies étatisées sur lesquelles la population comptait pour obtenir un travail seront déclarées insolvables et liquidées. Celles qui seront considérées comme potentiellement profitables seront vendues dans le cadre de ce que le plan nomme «le large programme de privatisations de masse».[...]

LES USA SONT EN FAILLITE : LES BENEFICES DU PETROLE IRAKIEN + REDONNER CONFIANCE AUX INVESTISSEURS Le 05 04 2003
. Un des problèmes de l'Amérique, est sa dépendance financière au monde extérieur, son énorme déficit commercial : il lui faut 1,5 milliard de dollars par jour pour tourner. Son autre problème, c'est son caractère excentré par rapport à l'«ancien monde», notamment l'Eurasie où se passe le gros du développement mondial aujourd'hui. Je crois donc vraiment que l'attaque contre l'Irak « au-delà de la symbolique pétrolière » correspond à un besoin de se prétendre toujours indispensable, comme à l'époque de la guerre froide.

La vision du monde sommaire et raciste de George W. Bush. Le 03 04 2003
[...]Il est bon de rappeler que ce qui est aujourd'hui l'Irak, qui, vu de la Maison Blanche, n'est qu'un immense champ de puits de pétrole, fut le berceau de l'humanité. Plusieurs des civilisations les plus riches du patrimoine universel s'y sont succédées. 2000 ans avant notre ère, y naissait l'écriture. A la même époque y était déjà élaboré un code de lois et y ont été produits de grands textes littéraires qui ont inspiré les auteurs de la Bible. Les murailles et les jardins suspendus de l'ancienne Babylone comptent, à côté des pyramides d'Egypte et du phare d'Alexandrie, parmi les 'sept merveilles du monde'.
Mais ni la dignité d'un peuple du Sud, ni à plus forte raison la richesse de la civilisation de l'Orient arabe n'entrent dans la vision du monde, sommaire et raciste, de George W. Bush. [...]

La guerre en Irak est une guerre idéologique Le 02 04 2003
Quels sont à votre avis les motifs réels de l'attaque américano-britannique ? Est-elle une guerre pour le pétrole, une guerre idéologique ou stratégique pour redessiner la carte du Moyen-Orient ?
Pour moi, c'est une guerre idéologique. Le 11 septembre était une attaque idéologique et les Américains ont voulu répondre par une contre-attaque également idéologique. Ils ont choisi l'Iraq.
Et le pétrole ?
Le pétrole est certes un enjeu, mais c'est secondaire. On a voulu, lors des attaques du 11 septembre, porter atteinte au symbole de la puissance américaine. Les Américains ont donné une première réponse en Afghanistan. Ils ont pensé que ce n'était pas suffisant. Ils ont eu besoin d'une réponse qui puisse frapper leur opinion publique à l'intérieur des Etats-Unis, et c'est la seconde réponse.
[...]
Cette guerre peut-elle avoir pour conséquence une montée de l'extrémisme et la prolifération du terrorisme ?
Cette intervention confirme toute théologie extrémiste et wahhabite. Les extrémistes nous disent qu'il y a une croisade judéo-chrétienne du Nord et une attaque des Hindous venant du Sud, que l'islam est en danger et qu'ils doivent donc se battre, faire le djihad. Le fait qu'il y ait une intervention en Iraq va renforcer la position des fondamentalistes musulmans.
Le discours religieux adopté par le président George W. Bush ne contribue-t-il pas à un renforcement de ces thèses ?
Oui, je suis d'accord. C'est pour cela que je pense que la réponse américaine était idéologique. Le communisme a été remplacé par le terrorisme comme le nouvel ennemi des Etats-Unis.
[...]
Propos recueillis par Héba Zaghloul

Guerre en Irak : Pour le pétrole ? Le 01 04 2003
Le conflit irakien est-il motivé par l'or noir ? Oui, sans doute. Mais la prise de contrôle des richesses pétrolières du pays pose des problèmes juridiques, techniques et politiques que le gouvernement américain était loin d'avoir résolus au moment de lancer son invasion.
Les conventions internationales de La Haye (1907) et de Genève (1929 et 1949) reconnaissent le droit à un Etat d'exploiter le sous-sol d'un pays qu'il occupe. L'occupant n'est cependant qu'administrateur et non propriétaire, et il se doit de respecter les intérêts du détenteur antérieur des richesses. Le droit international reste flou sur la possibilité pour l'occupant d'entreprendre de nouveaux forages, mais le département d'Etat américain vient de reconnaître que cela lui semblait impossible. Difficile, en effet, d'entériner une pratique que les Etats-Unis avaient précisément reprochée à Israël lorsque l'Etat juif s'était lancé dans une campagne de forage dans le Sinaï pris à l'Egypte après la guerre des Six-Jours. Pourquoi l'hyperpuissance américaine irait-elle s'encombrer du droit international, alors qu'elle montre chaque jour, et jusque dans le déclenchement de cette guerre menée sans l'ONU, qu'elle ne s'en embarrasse guère ? La raison est prosaïque. En matière de pétrole, le droit international est aussi un droit des affaires, et la mainmise sur l'or noir irakien doit pouvoir être durable, sans contestation juridique possible. Deux scénarios sont aujourd'hui à l'étude au sein de l'administration américaine comme des majors pétrolières. Le premier est de préserver le secteur pétrolier irakien, organisé en entreprises publiques depuis la nationalisation de 1972. Ce scénario, défendu par les organisations d?opposants irakiens, aurait pour lui de ne pas trop heurter les sentiments nationaux et de permettre un accroissement rapide de la production. Mais ce statu quo ne s'attaquerait pas à la prépondérance des compagnies russes et françaises, et dans une moindre mesure italienne, malaisienne, espagnole et canadienne, sur le marché irakien. Ces concurrents des majors américaines ont en effet lié de nombreux partenariats avec le secteur public irakien, qui, symbole important, se fait payer en euros et non en dollars. Ce sont ces partenariats que le second scénario entend remettre en cause. Il s'agirait alors de privatiser l'industrie pétrolière irakienne, et de dénoncer tous ses accords avec les compagnies étrangères. Ce scénario redistribuerait les cartes pour le plus grand profit des entreprises anglo-américaines. Mais il rendrait un peu plus éclatant la triste réalité des buts de guerre des Américains, devant une opinion publique mondiale de moins en moins dupe du discours sur la lutte contre le terrorisme. Il est vrai que, dès septembre dernier, l'ancien directeur de la CIA n'hésitait pas à déclarer que ' la France et la Russie ont des compagnies pétrolières et des intérêts en Irak. Elles doivent se dire que, si elles nous assistent dans la mise en place d'un gouvernement décent en Irak, nous ferons de notre mieux pour nous assurer que le nouveau gouvernement et les entreprises US travailleront étroitement avec elles. [Dans le cas contraire] il sera difficile, voire impossible, de persuader le nouveau gouvernement irakien de travailler avec elles'.

L'AMÉRIQUE CENTRE DU MONDE DEVIENT INUTILE Le 01 04 2003
[...] les faiblesses du système économique et financier américain avec cette menace fondamentale d'une régionalisation de la planète : si l'Europe et le Japon [La Chine] organisent chacun de leur côté leurs zones d'influence, ils rendront inutiles l'existence d'un centre américain du monde, avec toutes les difficultés qu'impliquerait la redéfinition du rôle économique des États-Unis

L'AMERIQUE EST DEVENUE OBJECTIVEMENT PREDATRICE Le 01 04 2003

LE BUT DES ETATS-UNIS EST LE CONTRÔLE POLITIQUE DES RESSOURCES MONDIALES Le 01 04 2003

NE JAMAIS RÉSOUDRE DÉFINITIVEMENT UN PROBLÈME POUR JUSTIFIER L'ACTION MILITAIRE Le 01 04 2003
Nous assistons donc au développement d'un militarisme théâtral [des Etats-Unis], comprenant trois éléments essentiels :
— Ne jamais résoudre définitivement un problème, pour justifier l'action militaire indéfinie de l'« unique superpuissance» à l'échelle planétaire.
— Se fixer sur des micropuissances — Irak, Iran, Corée du Nord, Cuba, etc. La seule façon de rester politiquement au coeur du monde est d'« affronter » des acteurs mineurs,valorisant pour la puissance américaine, afin d'empêcher, ou du moins de retarder la prise de conscience des puissances majeures appelées à partager avec les États-Unis le contrôle de la planète : l'Europe, le Japon et la Russie à moyen terme, la Chine à plus long terme.
— Développer des armes nouvelles supposées mettre les Etats-Unis « loin devant », dans une course aux armements qui ne doit jamais cesser.

L'AMÉRIQUE À BESOIN D'UN NIVEAU DE DÉSORDRE QUI JUSTIFIE SA PRÉSENCE POLITICO-MILITAIRE Le 01 04 2003

Un ennemi qui remplacerait le communisme, dont la droite américaine se sent orpheline Le 08 03 2003
Quelles sont selon vous les véritables raisons de la guerre ?
Alain Gresh. Il y en a plusieurs. Bien entendu, le pétrole en est une importante, mais ce n'est pas la seule. Les États-Unis exercent déjà leur contrôle sur le marché. C'est vrai que la production pétrolière pourra augmenter, mais pas de façon décisive. À mon avis, la principale raison est idéologique. L'administration Bush a une idéologie très marquée, avec une vision de la politique internationale qui existait déjà avant le 11 septembre mais qui s'est cristallisée après : le besoin d'avoir un ennemi contre lequel les États-Unis pourront mener une lutte sans fin pour alimenter leur théorie d'un monde de plus en plus dangereux et imposer leur hégémonie. Un ennemi qui remplacerait le communisme, dont la droite américaine se sent orpheline. S'y ajoute, avec ' la guerre du bien contre le mal ', une dimension religieuse, avec un poids du fondamentalisme chrétien qui me semble plus important encore que celui du lobby du pétrole. On se trouve face à un discours religieux qui me semble être le pendant exact de celui de Ben Laden.

LES GENS SONT TRAUMATISÉS PAR LE 11 SEPTEMBRE Le 24 01 2003
Comprenez comment il est difficile de s'organiser contre la guerre aux Etats-Unis. Les gens sont traumatisés par le 11 septembre. Cet événement est manipulé par l'administration Bush : ceux qui s'opposent à la guerre ne sont pas de vrais patriotes. Les deux partis dominants y sont favorables. La population est démobilisée.
Le mouvement s'y développe malgré tout. Les médias ne peuvent plus l'ignorer. Une asssociation de victimes du 11 septembre s'est même rendue en Irak.[Forum Social Mondial]

Contrôle des ressources pétrolières de l'Irak Le 22 01 2003
Salué par la salle debout, le représentant du Parti communiste irakien qui s'exprimait en français a souligné d'abord la solidarité des communistes français à l'égard du peuple irakien ' qui ne date pas d'hier ', avant de stigmatiser les États-Unis dont il rappelait qu'ils ont longtemps soutenu et armé Saddam Hussein : ' C'est leur Frankenstein qui se rebelle contre eux. ' Cette guerre qu'ils veulent, soulignait-il, n'a d'autres justifications que leur volonté hégémonique sur l'ensemble du monde, passant notamment par le contrôle des ressources pétrolières de l'Irak.

Parmi les principaux objectifs des Etats-Unis dans ce conflit, l'énergie joue un rôle important Le 03 01 2003
Quel est le poids de l'énergie dans cette partie du monde [Irak]?
Wathab Al-Sadi : Parmi les principaux objectifs des Etats-Unis dans ce conflit, l'énergie joue un rôle important. Les besoins américains en matière d'importation de pétrole brut vont passer de 10,6 millions de barils par jour à 16,7 millions en 2020, soit 95 milliards de barils d'ici 2020. Cette quantité doit être importée par les Etats-Unis à partir de pays stables politiquement, et qui doivent accepter de vendre du pétrole brut durant toute cette période. Ceci n'est pas évident, car la politique énergétique des pays pétroliers tend vers l'industrialisation de cette ressource pour vendre des produits finis. Qui dit production de produits finis, dit augmentation des prix et donc diminution de la production de brut. Dans le monde, seuls l'Irak et l'Arabie Saoudite peuvent répondre aux exigences de production de telles quantités.

L'Irak dispose de richesses prodigieuses, que les Américains entendent contrôler Le 15 11 2002
Comment expliquez-vous l'acharnement de Bush ?
Pierre Vidal-Naquet. Pour le coup, je crois à l'explication pétrolière : l'Irak dispose de richesses prodigieuses, que les Américains entendent contrôler dans leur stratégie de domination de la planète. S'il ne s'agissait que d'éliminer Saddam Hussein, je ne vois pas, et je ne comprends pas, d'ailleurs, comment des services secrets n'y sont pas parvenus depuis longtemps. Non, il s'agit d'une stratégie belliqueuse, il s'agit de saisir une occasion pour asseoir et conforter aux yeux du monde la domination de la superpuissance américaine. Je ne regrette pas l'Union soviétique telle qu'elle était, mais il faut bien admettre qu'elle constituait un contrepoids à ce type d'agissements qui nous plongent dans une situation explosive. Une intervention militaire risque d'embraser tout le Moyen-Orient, d'amplifier encore le sentiment d'humiliation chez des peuples arabes qui ne pourront que se révolter, en dépit de ce qu'affirment aujourd'hui leurs gouvernements. De ce point de vue, il faut être fou pour imaginer que la guerre pourrait arranger les affaires d'Ariel Sharon. C'est raisonner à courte vue.

Les USA sont fébriles Le 01 09 2002
Pour moi, l'agitation militaire des États-Unis prouve que les Américains n'ont pas l'esprit tranquille. On peut interpréter le comportement des nations comme celui des personnes : un agité n'est jamais sûr de lui. Et si les Américains n'étaient pas fébriles, ils ne se lanceraient pas dans des tas de petits conflits sans intérêt stratégique global. On ne s'en est pas rendu compte, mais il me semble que la posture des États-Unis dans le monde est en cours de renversement.


Idée LCBC : Les Etats-Unis ont perdu la guerre en Irak ? Retour
FIN OFFICIELLE DE LA MISSION DES PAYS BAS EN IRAK Le 05 03 2005
La mission des Pays-Bas a officiellement pris fin aujourd'hui en Irak, où les forces stationnées dans le sud du pays ont remis le commandement aux Britanniques.
Les Pays-Bas ont envoyé 1400 hommes dans la province relativement calme de Mouthanna dans le cadre de l'intervention de la coalition internationale dirigée par les États-Unis.
Deux soldats néerlandais ont été tués dans des embuscades pendant les 20 mois de mission, qui ont commencé en août 2003, après la proclamation par le président américain George W. Bush de la fin des combats majeurs.
Le gouvernement néerlandais a décidé l'an dernier de mettre fin à la mission en mars 2005 en dépit des demandes de Washington et de Londres pour que ses soldats restent plus longtemps. [...] Compte tenu de la rotation des troupes, 7000 soldats néerlandais ont servi en Irak.

31 marines se sont suicidés en 2004 Le 03 03 2005
[Edition de jeudi 3 mars de il manifesto Traduit de l’italien par m-a patrizio] [...] Maintenant vous êtes membre du groupe 'Vétérans d’Irak contre la guerre'.
Oui. Au début, je me suis rendu en Irak avec la conviction de devoir éliminer les armes de destruction de masse. Mon expérience de marine m’a rapidement fait comprendre que la réalité était toute autre. Nous étions des 'killer cow-boy'. On tuait des civils innocents.
Vous admettez, vous, que vous avez tué des civils innocents?
Oui. Et plusieurs.
Comment est-ce arrivé?
A côté de notre base, au sud de Bagdad, avec tout mon peloton, nous avons donné l’assaut à un groupe de gens qui était en train de manifester pacifiquement. Pourquoi? Parce que nous avions entendu des coups de feu. Ça a été un bain de sang. Il n’y avait même pas l’alibi que ces civils puissent être engagés dans des 'activités terroristes', comme notre intelligence voulait nous faire croire. Nous avons tué plus de trente personnes. Ça a été la première fois que j’ai dû affronter l’horreur d’avoir les mains couvertes de sang de civils. Ils étaient bombardés par les clusters bombs, les gens fuyaient et quand ils arrivaient aux check points où on se tenait avec les convois armés, les informations que nous donnaient les services étaient de toucher ceux qui pouvaient être présumés appartenir à des 'groupes terroristes'.
Et vous que faisiez-vous?
On finissait par massacrer des civils innocents, des hommes, des femmes et des enfants. Avec notre peloton, quand nous avons pris le contrôle d’une station radio, nous ne faisions qu’envoyer des messages de propagande destinés à la population, en l’invitant à continuer dans sa routine quotidienne, à garder les écoles ouvertes. Nous ne savions pas que les ordres à suivre étaient au contraire de search and destroy, des irruptions armées dans les écoles, dans les hôpitaux, où pouvaient se cacher les 'terroristes'. C’étaient en fait des pièges tendus par notre intelligence, mais nous nous ne devions pas tenir compte des vies des civils qu’on aurait tué pendant ces missions.
Vous admettez que pendant votre mission vous avez accompli des exécutions de civils innocents?
Oui. Mon peloton aussi a ouvert le feu contre des civils, moi aussi j’ai tué des innocents. Je suis un killer, moi aussi.
Comment avez-vous réagi, après ces opérations, en pensant aux innocents que vous aviez tués?
Pendant quelques temps au début, j’ai nié la réalité: que j’étais un killer et pas un soldat qui sait faire la différence entre le juste et le faux; et puis un jour, en me réveillant le matin, j’ai repensé à un jeune, qui avait miraculeusement échappé au massacre des passagers de sa voiture et qui me demandait en hurlant: 'Mais pourquoi tu as tué mon frère?'. Ça devint une obsession. Je perdis le contrôle de mon équilibre psychique. J’étais incapable de bouger et de parler, je restais atterré, le regard fixe sur le mur.
Quelles mesures ont prises vos supérieurs?
Pendant trois semaines, en Irak, on m’a bourré d’antidépresseurs, de psychotropes. C’est leur première réaction quand ils ont ces cas de 'stress traumatique', quand les soldats sont pris dans ce refus de tuer.
Votre entraînement aux USA ne fait-il pas de vous l’unité la plus violente et agressive utilisée par le Pentagone?
Oui. Dans le programme qu’ils appellent boot camp chacun de nous est soumis à des techniques de 'déshumanisation' et de 'sensibilisation à la violence'. Mais ils ne m’avaient pas dit, à moi, que ça, ça voulait dire tuer des civils innocents.
Trois semaines immobilisé par des anti-dépresseurs en Irak. Et après?
Comme ils ne savaient plus quoi faire, ils m’ont fait rentrer. Maintenant je suis inapte, congédié de l’armée avec honorable discharge.
Y en a-t-il d’autres dans votre situation?
Beaucoup. Et ils sont encore au front. Ils les bourrent d’anti-dépresseurs et ils les renvoient se battre. C’est un problème qui a atteint des dimensions préoccupantes, mais il ne faut pas en parler dans les milieux militaires. En 2004, 31 marines se sont suicidés, 85 ont fait des tentatives de suicide. La plus grande partie de ceux qui ont préféré se suicider plutôt que de continuer à tuer a moins de 25 ans, 16 pour cent n’a pas 20 ans.

l'image des Etats-Unis s'est détériorée depuis la guerre en Irak Le 02 03 2005
[...]Coca-Cola envisage de lancer des campagnes qui pourraient s’étendre à des continents entiers. Il s’agit de 'restaurer son statut d’icône mondiale', explique Kelly Brooks, porte-parole de la firme.
S’il y a de vrais avantages, en matière de coûts, à diffuser une seule campagne dans le monde, certains analystes estiment également que les multinationales américaines optent pour cette stratégie afin de reléguer en arrière-plan leur origine, dans un monde où l’image des Etats-Unis s’est détériorée, notamment depuis la guerre en Irak.[Note LCBC : Le chiffre d'affaires a totalisé 5,18 milliards (2003) de dollars contre 4,8 milliards (2004). (Reuters)]

L'Ukraine annonce le retrait de ses troupes Le 01 03 2005
L'Ukraine a annoncé aujourd'hui qu'elle entamerait à la mi-mars le retrait de son contingent de 1650 hommes en Irak, qui auront quitté le pays d'ici le 15 octobre. La décision du conseil national de sécurité et défense, présidée par le chef de l'État Viktor Iouchtchenko, était attendue.
Le président ukrainien a précisé que le retrait commencerait le 15 mars avec le départ de 150 hommes. Un second groupe d'environ 590 soldats quittera ensuite l'Irak, puis le reste du contingent. Le retrait sera «terminé d'ici le 15 octobre», a-t-il ajouté. [...]

LES AMÉRICAINS DÉCOUVRENT QU'ILS NE PEUVENT PAS VAINCRE Le 30 01 2005
IRAK. George Bush demande une rallonge de 100 milliards de dollars pour mener ses guerres. Mais tout le monde songe à une stratégie de sortie, sous un autre nom. Des élus démocrates ont adressé une lettre au président pour demander le début immédiat d'un désengagement. Alain Campiotti, New York Mercredi 26 janvier 2005 Une guérilla gagne si elle ne perd pas. Vingt mois ont passé depuis la chute de Bagdad, et cet adage militaire hante l'Amérique. Celui qui le rappelle, mardi dans une tribune du Washington Post, a été payé pour en apprendre la pertinence: Henry Kissinger, qui a connu, au Vietnam, le goût amer de la défaite. Le général à la retraite Gary Luck a ajouté au tableau sa touche de pessimisme. Il vient de rentrer d'Irak, où le Pentagone l'avait envoyé en mission urgente pour comprendre ce qui ne marchait pas sur le terrain. Conclusion: l'armée américaine ne pourra pas vaincre l'insurrection. Le général ne le dit pas ainsi, mais ses propositions sont un aveu. Des milliers de soldats américains vont être intégrés dans les unités irakiennes, pour tenter une dernière fois, à marche forcée, de former une nouvelle armée qui ne soit plus ravagée par les désertions ou la connivence avec les «frères de l'ombre». Le Département de la défense prétend toujours qu'il y a déjà 120 000 hommes dans les différentes forces irakiennes constituées depuis l'été 2003. Le sénateur Joseph Biden, qui rentre de Bagdad, affirme qu'il n'y a que 4000 véritables combattants. A la veille des étranges élections irakiennes, tout cela ressemble à une défaite. Les Américains le savent. La guerre ne leur est pas cachée – comment serait-ce possible? Les noms des nouveaux morts sont publiés partout: 1368 déjà, dont 1077 au combat. Les soldats qui partent – ou repartent, désormais, le plus souvent – montent dans des avions de ligne charterisés par le Pentagone, et on les voit en longues files dans les aéroports. La moitié d'entre eux ne sont pas des professionnels, mais des volontaires de la Garde nationale (armées des Etats) ou des réservistes: ils ont un autre métier, qu'ils doivent abandonner pour un an, ou plus. Mais ce réservoir s'assèche. La guerre choisie inflige au pays ses morsures. Les citoyens, interrogés par les sondeurs, disent maintenant régulièrement que sans armes de destruction massive en Irak, ça ne valait pas la peine, ça ne vaut pas ces morts et ces destructions. Pourtant, ils viennent de réélire George Bush, qui va inscrire dans le budget 2005 une rallonge de 80 milliards de dollars pour financer les campagnes d'Irak et d'Afghanistan, qui s'ajoutera à un crédit déjà voté de 25 milliards. Lawrence Lindsay, le premier conseiller économique de la Maison-Blanche, avait perdu son poste il y a un an pour avoir dit que la guerre coûterait de 100 à 200 milliards. On en est déjà à 300. Les Européens s'étonnent du stoïcisme des Américains – ou de cet aveuglement, dit-on plutôt à Paris ou Berlin. Dans l'électorat du républicain réélu, parmi les paquets de voix qui ont fait la différence, il n'y avait pas que des va-t-en-guerre, mais des sceptiques aussi: Bush doit finir ce qu'il a commencé, il doit sortir de cette aventure sans déroute. Chez les élus, ceux qui demandent un retrait d'Irak sont une petite frange. Mais Lynn Woolsey, représentante de Californie au Congrès, qui a adressé avec une poignée d'autres démocrates une lettre au président pour demander le début immédiat d'un désengagement, a reçu une avalanche de messages de soutien. Quand même une minorité. Les autres espèrent que les élections irakiennes du 30 janvier ouvriront une voie vers la sortie. [...]

Les Américains sont dans un bourbier Le 17 11 2004
Vous continuez par contre à faire confiance aux Nations-Unies qui étaient incapables d'arrêter les Etats-Unis de partir en guerre contre votre pays ?
Le peuple irakien a, en effet, perdu confiance en les Nations-Unies car les Américains ont pu les doubler facilement pour venir l'attaquer.
Or, aujourd'hui, les Américains sont dans un bourbier et n'ont pas pu réussir leur coup. Alors aujourd'hui, ils ont besoin d'une alternative.
Quelque chose qui leur permette de sortir de l'Irak. Alors s'ils pensent que les Nations-Unies peuvent les aider dans ce sens, cela nous conviendra à nous aussi. On doit trouver des solutions valables pour tout le monde. Les Etats-Unis doivent aujourd'hui revenir à leur place de grande puissance respectée et non à craindre.
Quelle leçon tirez-vous de cette dure épreuve ?
Le mérite de cette guerre en Irak, dont le prix a été payé par la vie des Irakiens, aura été d'avoir permis de voir naître à partir de la région, un nouvel ordre mondial qui met fin à l'unilatéralisme américain.
C'est tout l'équilibre des forces géopolitiques sur l'échiquier mondial qui va désormais changer. Car rappelons encore une fois que nous ne sommes pas contre le peuple américain, mais plutôt contre la politique de George W. Bush.

[...]les trois quarts des policiers [irakiens] ont déserté Le 19 05 2004
[...]Une radio Motorola toute neuve à la taille, surmonté d'un médaillon de l'imam Ali, le chef de l'un des postes de police de Zubayr est découragé face à l'ampleur de la tâche. Cet ancien officier de l'armée de Saddam, qui préfère garder l'anonymat, a été menacé de mort à 2 reprises.[...]Comme la plupart des policiers, il quitte son uniforme avant de rentrer chez lui, pour ne pas être identifié comme 'traître' par les insurgés. A Bagdad, certains policiers patrouilles masqués pour ne pas être reconnus. Lorsque la situation se tend, ils préfèrent généralement rester chez eux. Quand ils ne se retournent pas contre la coalition.A Faludja et à Nadjaf, les trois quarts des policiers ont déserté dès les premiers échanges de feu entre insurgés et troupes de la coalition.
La plupart font passer leurs liens tribaux ou claniques [LCBC : ou tout simplement de l'Irak] avant les intérêts de la coalition. Et dans le sud, beaucoup appartiennent à l'Armée du Mahdi, celle du leader chiite Moqtada al-Sadr, qui a déclaré la guerre à la coalition [LCBC : on croyait que c'était les américains qui avait déclaré la guerre ?!?!?]. A Bassora, le patron de l'academie de police, Phil Reed, l'avoue à demi-mots : 'les partis religieux tentent d'infiltrer les postes de police. Mais notre tâche n'est pas d'empêcher l'appartenance religieuse des policiers, il est de nous assurer que celle-ci ne les empêche pas de faire leur travail.'

[...] ils ont en tout cas déjà perdu la guerre Le 14 05 2004
[LE CAIRE] «Comme lors de la guerre du Vietnam». «Quand on voit que les Américains sont plus de 60 % à vouloir que Donald Rumsfeld reste à son poste, malgré les tortures et les bavures, on s'interroge sur ce qui peut faire changer les choses, constate Nabil Choubachy, rédacteur en chef à la télévision égyptienne Nile TV. Puisque les Américains ne sont pas émus par les souffrances des Irakiens, beaucoup d'Egyptiens se disent qu'il faut qu'ils perdent davantage d'hommes pour changer d'avis, comme cela avait été le cas lors de la guerre du Vietnam», ajoute-t-il. «Si le but des Etats-Unis était bien de promouvoir la démocratie, la liberté et les droits de l'homme, ils ont en tout cas déjà perdu la guerre», ajoute Fetouh Hassanein.

The War Is Lost Le 10 05 2004
[...] In the eyes of the world, this is America today. It cannot be dismissed as an anomaly because it went on and on and on in the Abu Ghraib prison, and because now we hear of Camp Bucca. According to the British press, there are some 30 other cases of torture and humiliation under investigation. The Bush administration went out of its way to cover up this disgrace, declaring secret the Army report on these atrocities. That, pointedly, is against the rules and against the law. You can’t call something classified just because it is embarrassing and disgusting. It was secret, but now it is out, and the whole world has been shown the dark, scabrous underbelly of our definition of freedom.
[...] And here, now, is the final excuse destroyed. We have killed more than 10,000 innocent Iraqi civilians in this invasion, and maimed countless others. The photos from Abu Ghraib prison show that we, like Saddam Hussein, torture and humiliate the Iraqi people. Worst of all, we do this in the same prison Hussein used to do his torturing. The 'rape rooms,' often touted by Bush as justification for the invasion, are back. We are the killers now. We are the torturers now. We have achieved a moral equivalence with the Butcher of Baghdad.
This war is lost. I mean not just the Iraq war, but George W. Bush's ridiculous 'War on Terror' as a whole. [...]

L'hyperdésastre Le 04 05 2004
A six mois tout juste de l'élection présidentielle américaine - cette élection à laquelle nous aimerions tellement participer, tant son résultat pèsera sur notre vie -, le bilan international du président sortant se révèle chaque jour plus catastrophique. Qui pouvait imaginer, il y a un an, lorsque George Bush se glorifiait d'une victoire éclair en Irak, que les Américains devraient faire appel à un ancien général de Saddam Hussein pour se tirer du piège de Falloujah ? Qui pouvait deviner que, pour tenter d'apaiser la colère des chiites irakiens, Washington aurait recours à la médiation des ayatollahs d'Iran, ce pays que Bush avait classé dans 'l'axe du mal' ?
[...] Le bilan des pertes américaines s'alourdit chaque jour et le Pentagone ne parvient plus à empêcher la presse américaine de publier la liste des victimes et les photos de leurs cercueils.
A quoi s'ajoute désormais la révélation des brutalités exercées sur les prisonniers, particulièrement désastreuse pour l'image d'un Président qui se réfère sans cesse à la morale et à la religion !
On sait déjà que les raisons invoquées pour déclencher la guerre (la lutte contre le terrorisme et la présence d'armes de destruction massive) n'étaient que des prétextes. Le régime de Saddam était certes épouvantable, mais c'est après sa chute, et grâce à l'occupation américaine, que les terroristes de toutes les obédiences islamistes ont pu faire de l'Irak leur terrain d'action privilégié. De cette nouvelle base, ils essaiment dans toute la région : Jordanie, Arabie Saoudite, Pakistan... et ils sont de retour en Afghanistan. Que proclamait Bush pour justifier la guerre ? Que l'instauration de la démocratie à Bagdad allait faire tache d'huile, s'imposer à tous les Etats despotiques du Moyen-Orient ! C'est le contraire qui se produit... Que ce grand mouvement allait favoriser enfin une solution dans le conflit israélo-palestinien. C'est le contraire qui se produit aussi... Et le camouflet infligé dimanche à Ariel Sharon par les jusqu'au-boutistes de son propre parti qui ont rejeté son plan est aussi un camouflet pour la Maison-Blanche : Bush avait spectaculairement approuvé ce plan Sharon, bien qu'il soit en contradiction avec les motions votées à l'ONU et qu'il revienne à rendre invivable un futur Etat palestinien.
Dans la guerre d'Irak, Bush avait quelques appuis en Europe. L'Espagne a viré de bord, la Pologne commence à le faire, et si Berlusconi reste ferme, Tony Blair est l'objet d'attaques en règle, notamment de la part d'une brochette d'anciens diplomates britanniques qui lui reprochent son alignement systématique sur Washington. Hyperdésastre pour l'hyperpuissance !

Vingt-trois soldats se sont suicidés en 2003 Le 13 04 2004
[...]Massey veut ébranler les murs des consciences de ses compatriotes et laver la souillure qui l’empêche de trouver le sommeil. Il tente désespérément d’effacer de sa mémoire les visages blêmes des civils tués par son peloton, ces figures exsangues et terrorisées qui le poursuivent jusque dans son sommeil. 'J’ai honte de ce que nous avons fait en Irak. Je dois me racheter et me réconcilier avec moi-même. Je dormirai mieux en sachant que je dis la vérité'. [...] [...]Comment les marines, de retour à la vie civile, parviennent-ils à mettre en sommeil le tueur qui ne demande qu’à se déchaîner ? Vingt-trois soldats se sont suicidés en 2003 selon le porte-parole des marines, qui affirme ne pas connaître les chiffres concernant les homicides et tentatives d’homicide. Mais la question des suicides inquiète tellement le Pentagone que celui-ci a envoyé une équipe médicale en Irak à la fin de l’année dernière pour tenter de comprendre et de les prévenir. Et les experts militaires prédisent que la question va prendre des proportions catastrophiques après la rotation des troupes qui est prévue pour ce printemps. À preuve, les travaux de Luke Hiken, avocat à San Francisco et spécialiste des questions militaires, qui estime qu’il y a ' des milliers de soldats qui veulent s’échapper d’Irak.' [...]

La haine des Américains à cause de leur politique ici Le 14 01 2004
[...]«Les Américains créent des terroristes»
En peu plus loin dans cette zone martyrisée par l'opération poigne de fer, nous parlons avec un homme debout devant sa maison. Il nous invite à entrer et nous nous asseyons pour partager un thé. Son fils de trois ans, Halaf Ziad Halaf, vient à notre rencontre avec un air tracassé et nous explique: «J'ai vu les Américains avec leurs tanks, ils veulent nous attaquer.» Son oncle s'approche de moi et me dit: «Les Américains créent des terroristes en blessant les gens et en mettant au défi leur famille de les combattre. Même ce petit garçon va grandir avec la haine des Américains à cause de leur politique ici.» [...]

Combien faudra-t-il de temps, d'argent et de vies pour se retirer d'Irak? Le 21 08 2003
L’occupation de l’Irak par les USA et la Grande-Bretagne doit cesser, et on ignore encore quand la Maison-Blanche reconnaîtra que cette guerre a échoué et qu’elle ne peut être gagnée, pouvait-on lire aujourd’hui dans le New York Times, cité par PL.
Dans une note éditoriale, le journal pose cette question : «Combien faudra-t-il de temps, d’argent et de vies pour que le gouvernement du président Bush renonce à cette campagne?»
Le Times se fait l’écho de points de vue de fonctionnaires de l’ONU qui prévoient que la résistance contre les interventionnistes continuera de s’intensifier car, disent-ils, elle fait partie de la jihad, ou guerre sainte.
«Les troupes d’occupation nord-américaines sont maintenant le point focal qui incite les diverses tendances de l’islamisme à une confrontation directe», assure le quotidien.
«Les Nord-Américains ne comprennent toujours pas pourquoi leurs forces armées demeurent en Irak, et les soldats eux-mêmes n’ont pas une idée claire de leur mission dans ce pays», commente la publication.
Finalement, le Times indique que «l’occupation US est le problème en Irak, car elle est perçue par les habitants de ce pays comme un affrontement et une humiliation».


Idée LCBC : Les Etats-Unis sont dangeureux et hors la loi Retour
TRANSFERTS ILLÉGAUX ET DÉTENTIONS SECRÈTES OPÉRÉS PAR LA CIA DANS LES PAYS EUROPÉENS Le 01 10 2012
[extraits] Les premiers coups de projecteurs sur cette entreprise parallèle et illégale ont été portés par l’ONG Human Rights Watch et par des journalistes du Washington Post et de ABC Television... Plusieurs pays du vieux continent ont participé, à des degrés divers, à ses abus de pouvoir, manoeuvres condamnables, et pratiques illégales, espérant sans doute être couverts par l’article 5 du Traité de l’OTAN et le secret absolu qui est de rigueur en temps de guerre...les autorités de plusieurs pays européens ont activement collaboré avec la CIA dans ces activités illégales. D’autres pays les ont ignorées délibérément ou n’ont pas voulu savoir En 2007, un procureur saisi par les avocats d’une victime de transfert illégal a condamné vingt-deux agents de la CIA et un militaire américain impliqués à des peines de prison. Ces sentences, prononcées par contumace, n’ont pas été mises en application.

L'ONU dénonce la catastrophe humanitaire causée par les États-Unis en Irak Le 30 03 2005 à GENÈVE
Le taux de malnutrition parmi les enfants irakiens a doublé, et plus d'un tiers d'entre eux a souffert de la faim depuis l'invasion états-unienne de ce pays qui possède théoriquement les deuxièmes réserves mondiales de pétrole, a révélé un récent rapport de l'ONU. En effet Jean Ziegler (en photo), spécialiste des questions de droit à l'alimentation auprès de la Commission des droits de l'homme de l'ONU, a rendu selon USA Today un rapport qui confirme une fois de plus l'ampleur du désastre humanitaire causé par cette agression. 4 % des Irakiens de moins de cinq ans ont souffert de la faim suite à l'occupation d'avril 2003, chiffre qui a doublé en 2004 pour atteindre les 8 %. Cette situation est « Le résultat de la guerre menée par les forces de la Coalition. (...) Ce massacre quotidien et silencieux est une forme de crime, (...) il doit être combattu et éliminé. », a déclaré Jean Ziegler devant la Commission des Droits de l'homme, avant d'ajouter que dorénavant plus d'un quart des enfants irakiens souffre de la faim, et que les États-unis avaient utilisé, notamment à Falloudja, la privation de denrées vitales comme moyen de pression sur la population.

Bush a rendu le monde dangereux, selon un sondage international Le 19 01 2005
La réélection de George W. Bush à la Maison blanche a rendu le monde plus dangereux, selon un sondage international. La BBC l'a rendu pubic mercredi, à la veille de l'inauguration du second mandat du président américain.
[ats] - Sur 22 000 personnes interrogées dans 21 pays, une moyenne de 58 % ont exprimé cet avis, a rapporté la BBC en faisant valoir que l'étude 'met clairement en évidence que la réélection du président Bush a accru l'isolement de l'Amérique dans le monde'.
Les alliés traditionnels de Washington en Europe sont très sensiblement d'un avis contraire avec 64 % pour la Grande-Bretagne, 75 % pour la France et 77 % pour l'Allemagne. Les Italiens sont également mécontents, mais dans une moindre mesure (54 %) de même que l'Australie (61 %).
C'est en Turquie que le sentiment anti-Bush est le plus fort (82 %). Mais il est également sensible dans les pays d'Amérique latine, avec notamment 58 % au Mexique.
Par ailleurs, l'opposition à l'envoi de troupes en Irak est générale, même parmi les alliés proches des Etats-Unis, comme la Grande-Bretagne, où ce sont désormais 63 % des personnes interrogées qui s'y disent hostiles.
Globalement, 47 % des personnes interrogées considèrent l'influence américaine dans le monde comme négative. Cette absence de majorité absolue 'tend à indiquer qu'il existe un désir sous-jacent de rétablir les ponts avec les Etats-Unis', en conclut Doug Miller, président de Globscan.

Les interventions américaines au Kosovo et en Irak étaient illégales. Le 26 11 2004
[Extrait d'un interview de l'ancien secrétaire général de l'ONU et de l'Organisation internationale de la francophonie. Propos recueillis par Ahmad Nokhostine, journaliste de la Radio francophone iranienne]
Comment analysez-vous la situation de l'Irak, à l'issue d'un an d'occupation ?
Boutros Boutros-Ghali : J'ai prononcé une déclaration au moment de l'intervention : j'ai dit qu'elle était illégale et qu'elle était en contradiction avec la Charte de l'ONU, parce qu'elle n'avait pas l'aval du Conseil de sécurité. Je pense que les troupes américaines et alliées devraient quitter l'Irak le plutôt possible et laisser à l'Irak le soin de trouver une solution à ses problèmes internes.

Le rêve des néo-conservateurs de porter la démocratie au Proche-Orient [...] nous a paru tout simplement criminel Le 25 11 2004
[...]Ensuite, le rêve des néo-conservateurs de porter la démocratie au Proche-Orient sans l?accord de l?ONU, du monde arabe ni de l?Union européenne, et en soutenant officiellement et solennellement la politique d?Ariel Sharon, nous a paru tout simplement criminel.
Nous avons donc approuvé les positions de Chirac, de Schröder, puis de Zapatero.
Pour tenir une ligne éditoriale, dans un journal, il faut obtenir une vraie liberté d?esprit. C?est une longue conquête. Il faut aussi ne pas hésiter à lutter sur plusieurs fronts et à risquer de déplaire aux plus proches. C?est souvent difficile. Aujourd?hui, par exemple, j?ai le souci d?éviter que l?indispensable dénonciation de la politique de George W. Bush ne conduise à penser que nous considérons comme légitimes toutes les méthodes de la résistance irakienne, et que nous nous réjouissons de toutes les défaites des forces armées américaines. Je veux tout faire aussi pour qu?une dénonciation mille fois justifiée de la politique d?Ariel Sharon ne fasse pas croire que nous comprenons les attentats suicides contre des civils et que nous avons la moindre indulgence pour celles des factions palestiniennes qui désirent la disparition d?Israël. [...]

LES ETATS-UNIS SE SONT ALIÉNÉS LE MONDE Le 19 11 2004
Les bombardements se sont poursuivis, hier, sur Falloujah où les forces américaines enregistrent un succès fragile et la perte, d'après un bilan cité en début de soirée par l'AFP, de 51 marines depuis le début de l'assaut, le 8 novembre. Huit soldats irakiens ont été également tués. Bill Clinton a porté en tout cas hier un jugement sévère sur le choix de George W. Bush, rejoignant ainsi les critiques du président Chirac. « Beaucoup d'Américains n'en ont pas pris conscience », mais, en faisant l'« erreur » de lancer cette guerre, « les Etats-Unis se sont aliénés le monde », a-t-il ajouté. Jacques Chirac a pour sa part estimé, sur la BBC, qu'« il ne fait aucun doute qu'il y a eu une augmentation du terrorisme, et l'une des origines de cela a été la situation en Irak ». D'après un document confidentiel de l'armée américaine, cité par le « New York Times », le succès final de l'opération militaire à Falloujah est loin d'être acquis et la rébellion pourrait rapidement y revenir en force. A la suite de la diffusion des images montrant un marine qui tire à bout portant sur un homme blessé et non armé dans une mosquée de la ville rebelle, le Premier ministre irakien, Iyad Allaoui, s'est dit « très inquiet ». Par ailleurs, à Téhéran, le guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei, a condamné ce qu'il a appelé les crimes commis par les « infidèles » à Falloujah.

Une augmentation du terrorisme, qui trouve l'une de ses origines dans la situation en Irak Le 15 11 2004
[...]Les conséquences, tant sur le peuple irakien que sur le plan international, sont plus difficiles à apprécier. Est-ce que le monde est plus sûr ? Je n'en suis pas certain dans la mesure où, certes le départ de Saddam Hussein a été quelque chose de positif, mais qu'il a aussi généré des réactions, des mobilisations de la part d'un certain nombre de pays ou d'hommes et de femmes en terre d'Islam, qui ont rendu le monde plus dangereux. Il est certain que nous voyons bien une augmentation du terrorisme, qui trouve l'une de ses origines dans la situation en Irak. Donc je ne suis pas sûr que l'on puisse dire que le monde soit plus sûr. [...]

Ces 2 guerres sont des guerres d'oppression et de domination Le 27 10 2004
Mensonges politiques, désillusion des soldats sur le terrain, pour [un vétéran du Vietnam] l'histoire ne ferait que se répéter : ces 2 guerres sont des guerres d'oppression et de domination. Ils ont utilisé le même genre d'argument : le golfe du Tonkin pour le Vietnam et les armes de destruction massives pour l'IraK ainsi que le 11 septembre. Ils sont allé titillé notre stupide fibre patriotique et l'arrogance des américains pour prolonger ces guerres. Ces la même chose, il y a beaucoup de similarités.
Un autre Vétéran : Les raisons invoqués pour l?Ira, comme pour le Vietnam étaient fausses. En Irak comme au Vietnam, nous n?avons compris ni les gens, ni leur culture?.

Les armes de destruction massive étaient une 'explication bureaucratique' pour justifier la guerre Le 14 10 2004
Avec Fahrenheit 9/11, Michael Moore voulait influencer les électeurs américains. Quel est le but de votre documentaire ?
Je voulais raconter une histoire qui ne l'avait pas encore été. Celle d'une guerre qui a été menée pour de mauvaises raisons. Tous les experts que j'ai interviewés le disaient dès le départ mais, à l'époque, personne ne leur donnait la parole dans les médias ou au Parlement!
L'administration Bush est-elle à ce point manipulatrice ?
Le secrétaire adjoint à la Défense, Paul Wolfowitz, a déclaré que les armes de destruction massive étaient une 'explication bureaucratique' pour justifier la guerre. Je ne peux pas croire que ces gens agissent avec un tel sang-froid. Mais regardez ce que font certains policiers qui placent de fausses preuves sur quelqu'un pour l'arrêter...
Le système politique américain n'est-il pas à un tournant crucial ?
Certainement. Le collège électoral est problématique car il donne un pouvoir disproportionné à de tout petits États qui ne reflètent pas l'ensemble de l'Amérique. L'autre problème est l'argent: tant que les candidats se reposeront autant sur l'argent privé pour financer leur campagne, ils seront redevables à ceux qui leur donnent cet argent ! Lors de l'investiture démocrate, un candidat comme Howard Dean a utilisé Internet comme source de financement. Ça ne résout pas le problème de l'argent. Mais ça démocratise au moins sa provenance. Au lieu d'un contributeur qui donne 100 000 dollars, on a 100 000 personnes qui donnent un dollar!
Pensez-vous que la crise actuelle sera bénéfique pour la démocratie américaine ?
L'Amérique n'a pas la tradition d'un grand mouvement progressiste qui sache faire pression sur des candidats souvent trop conservateurs, qu'ils soient républicains ou démocrates. Il est inutile de chercher le candidat parfait. Ce sont les sujets qui définissent le bon candidat. Pas l'inverse.

Quand Bush parle de liberté, je frissonne parce que je sais qu'il veut dire le contraire Le 22 09 2004
Rencontre avec le célèbre cinéaste allemand à l'occasion de la sortie de Land of Plenty, chronique de l'Amérique post-11 septembre.
[...]On croit tellement bien connaître les Etats-Unis... Ce qui me frappe aujourd'hui, c'est l'écart entre une partie de ce pays qui est si riche et une autre d'une pauvreté frappante, pas seulement physique mais aussi culturelle et politique. Au coeur de l'Amérique, il y a ce trou noir, un vide d'information et de connaissance du monde, particulièrement effrayant pour un pays qui est censé jouer un rôle aussi important dans l'équilibre international.[...]
Je suis allé là-bas pour la première fois en 1971. J'y suis revenu plusieurs fois pour tourner de nombreux films et j'y ai vécu de 1978 à 1984. J'y vis de nouveau depuis quelques années et les choses ont énormément changé depuis le 11 septembre 2001 Les Américains ont toujours eu une tendance narcissique, cette manière d'entretenir le rêve américain alors qu'il n'ex- iste plus. Depuis les attentats, on peut presque dire qu'ils ont fait de leur pays une nouvelle forme de religion. Ce patriotisme qui a cours depuis trois ans est né d'une certaine peur, d'un grand choc puisque pour la première fois le pays était touché par des bombardements: Ce n'était pas arrivé pendant la Première Guerre mondiale, ni pendant la Seconde, ni pendant 1a guerre du Viêt Nam... La façon dont cette blessure a été utilisée par la politique américaine a quelque chose de scandaleux. Ce pays ne veut plus rien savoir du reste du monde. Les Américains n'ont plus aucune curiosité pour les autres. Il n'y a qu'à regarder la télévision américaine pendant une heure pour devenir complètement claustrophobe et se persuader que la fin du monde est toute proche.[...]
Si les citoyens du monde entier avaient un mot à dire sur cette élection, Bush serait largement battu ! J'ai regardé la con- vention républicaine à la télévision et leur politique se réduit à un seul message: le monde d'aujourd'hui est dangereux et il n'y a qu'une seule réponse à lui apporter: la force. C'est tragique car il s'agit du seul pays qui a assez de poids pour défendre dans le monde les valeurs de démocratie et de liberté. Or aujourd'hui ces mots ne veulent plus rien dire. Chaque fois que Bush parle de liberté, je frissonne parce que je sais qu'il veut dire le contraire. Chaque fois qu'il défend la démocratie, j'ai envie de vomir car j'aime trop la démocratie pour la voir malmener à ce point.

l'intervention en Irak était illégale Le 16 09 2004
Le premier ministre australien, John Howard, a rejeté les critiques exprimées par Kofi Annan. 'Cette action était entièrement valide en termes de droit international', a-t-il déclaré. Dans une interview diffusée par le service mondial de la radio BBC, le secrétaire général de l'ONU, Kofi Annan, a affirmé mercredi 15 septembre que la décision américaine d'envahir l'Irak en 2003 était 'illégale' parce qu'elle violait la charte de l'ONU et a soulevé la question de savoir si l'Irak pouvait organiser des élections en janvier si la violence y persistait.
'Je suis l'un de ceux qui croient qu'il y aurait dû y avoir une deuxième résolution du Conseil de sécurité des Nations unies pour donner le feu vert à l'invasion de l'Irak par les Etats-Unis qui a renversé le régime de Saddam Hussein', a déclaré Kofi Annan. Alors qu'on lui demandait s'il jugeait la guerre illégale, il a répondu : 'Oui, si vous voulez. J'ai signalé qu'elle n'était pas conforme à la charte de l'ONU de notre point de vue, qu'elle était illégale de ce point de vue.' 'J'espère que nous ne verrons pas d'autre opération du type Irak avant longtemps (...) sans l'approbation de l'ONU et un soutien beaucoup plus large de la communauté internationale', a ajouté le secrétaire général des Nations unies.
M. Annan avait tenu des propos analogues le 10 mars 2003 lors d'une conférence de presse à La Haye, peu avant le déclenchement des opérations militaires en Irak. Si les Etats-Unis s'engagent dans une action militaire sans l'aval du Conseil de sécurité, 'ce ne serait pas conforme à la charte', avait-il dit alors. [...]

MAINTENANT VOUS SEREZ OU AVEC NOUS OU CONTRE NOUS Le 00 09 2004
Les guignols étaient à l'antenne le 11 septembre 2001 ?
Non, le 12. Le 11 Canal+ avait décidé de relayer I-télé sur son antenne et diffuser l'info en continu. Pierre Lescure se trouvait à Los Angeles. Il y a eu échange de coups de fil pour savoir ce qu'on avait l'intention de faire, comment on allait traiter l'événement. Je lui ai lu ce qu'on avait prévu, un texte très court qu'on avait écrit entre 15h et 15h15. Pierre m'a expliqué que C+ allait relayer I-télé et que c'était pas judicieux de passer de la déconne au milieu de 20 000 morts - c'est le chiffre dont on parlait deux heures après que les tours soient tombées. On était assez d'accord avec lui. A condition qu'il enlève aussi le tiercé. Les Guignols ont passé le 12 le JT écrit le 11. Le contenu était simple. On parlait guerre de religion, l'image du jour c'était la une de l'Equipe : 'Allah : 1... Jésus : 0'. On ajoutait que le match retour risquait d'être musclé, on n'a pas été déçu. Puis la marionette de Stallone menaçait : 'On va défoncer tous les Bougnoules ! ' sans nuance, ce qui s'est produit. Arafat arrivait en se défendant : 'Moi, je vous rappelle que j'ai juste jeté des pierres...- Oui. Toi aussi on défoncera ta gueule'
Nous avons pensé tout de suite aux dommages collatéraux comme les altermondialistes : José Bové arrivait et disait : 'Moi, j'ai juste démonté un Mac Do - Ta gueule, Moustache ! Toi aussi on va te régler ton compte...Tous ceux qui ne sont pas avec nous, on va leur régler leur compte ! Maintenant vous serez ou avec nous ou contre nous...' Vous remarquez que c'est exactement ce qui s'est passé dans les 2 ans qui ont suivi. [...] Bush et ses intentions réelles : 'Ce type était un crétin congénital le 10 septembre et le 12, c'est un génie de l'antiterrorisme ? Alors soit il est devenu un génie en 2 jours, soit c'est nous tous qui sommes devenus des crétins congénitaux aveuglés par l'émotion'. Merci à C+ de nous avoir laissés être les seuls à affirmer ça le 12 septembre 2001.
Cela dit, si les Guignols étaient diffusés aus Etats-Unis, pays de la 'liberté d'expression pourvu que tu sois correct', je suis persuadé qu'au bout de 2 jours on nous enverrait à Guantanamo.

Ils [les Etats-Unis] n'ont pas respecté l'ONU Le 09 06 2004
[...] Le premier mémorandum que nous avons rendu public l'année dernière concerne les Nations unies. Nous expliquons que nous avons terriblement besoin dans le monde actuel d'une organisation mondiale forte, qui surmonte ses faiblesses. L'ONU n'est pas une entité en l'air, elle est ce que les États membres veulent bien en faire. Il faut que travaillent ensemble les Chinois et les Indiens, les Anglais et les Allemands, les Américains et les Japonais, les Brésiliens et les Nigériens. Il faut renforcer cette organisation. Pour que les conditions d'entrée en guerre des États-Unis en Irak - ils n'ont pas respecté l'ONU - ne se reproduisent plus, pour que le Rwanda ne se reproduise plus. Encore une fois, j'ai la chance très vieux, quatre-vingt-six ans, ce n'est pas rien, d'être encore associé à cet effort auquel très modestement j'essaie d'apporter ma petite expérience, mais où surtout je me retrouve en contact avec des gens pour lesquels j'ai de l'admiration.[...]

Ils ne savaient pas [les faucons] Le 17 05 2004
Rumsfeld ne savait pas que l'armée qu'il dirige pratiquait la torture.
Colin Powell ne savait pas que les services qu'il dirige avaient menti sur les 'armes de destruction massive'.
Le général Franks ne savait pas que ses troupes avaient tiré délibérément sur des civils irakiens, des ambulances et des journalistes.
Le FBI ne savait pas que ses agents lui avaient envoyé des rapports annonçant le 11 septembre.
Le vice-président Cheney ne savait pas que chaque fois que les USA installent une base militaire, c'est sa société, Brown & Root, qui empoche.
Distrait, George Bush ne savait non plus que son élection avait été financée par les multinationales du pétrole et de l'armement.
Savaient-ils que nous ne les croirions pas ? Faisons-leur savoir!

DEUX GRANDES NATIONS DU MONDE LIBRE, SONT IMPLIQUÉES DANS UNE GUERRE QUE LES NATIONS UNIES N'ONT PAS APPROUVÉE Le 10 05 2004 à LE CAP
L'ancien président sud-africain Nelson Mandela a dénoncé, lundi devant le Parlement au Cap (sud-ouest), 'des abus épouvantables contre la dignité d'êtres humains', en référence aux sévices perpétrés par des soldats de la coalition contre des prisonniers en Irak
'Alors que deux grandes démocraties, deux grandes nations du monde libre, sont impliquées dans une guerre que les Nations unies n'ont pas approuvée, nous assistons avec horreur à la publication d'informations sur des abus épouvantables contre la dignité d'êtres humains prisonniers par des forces d'invasion dans leur propre pays', a déclaré M. Mandela.
'Nous voyons comment des pays puissants - tous des soi-disantes démocraties - manipulent des organisations multilatérales (...) au prix des souffrances des pays en développement les plus pauvres', a ajouté le Prix Nobel de la Paix.
M. Mandela, 85 ans, retiré de la vie politique depuis 1999, s'exprimait devant le Parlement pour un discours exceptionnel, dix ans jour pour jour après avoir prêté serment, à Pretoria, comme premier président noir de l'Afrique du Sud.
Le magazine New Yorker a publié dimanche une nouvelle photo sur les sévices infligés à des détenus irakiens, montrant un homme nu terrorisé par deux chiens tenus en laisse par des soldats américains.
Le gouvernement sud-africain avait mené une énergique campagne diplomatique contre l'invasion américano-britannique de l'Irak. Par contraste, l'ancien prisonnier politique le plus célèbre du monde a mis en avant l'expérience sud-africaine. 'Dans un monde cynique, nous sommes devenus une inspiration pour beaucoup de gens', a-t-il souligné. [...]

Bush déclare la guerre à la Palestine Le 16 04 2004
'Au regard des nouvelles réalités sur le terrain, notamment les grands centres israéliens de population déjà existants, il est irréaliste de s'attendre à ce que le résultat des négociations sur le statut final comprenne un retour complet et total aux lignes d'armistice de 1949', voici les mots 'réalistes' avec lesquels Georges Bush, fraîchement vaincu en Irak, vient de faire sa déclaration de guerre à la Palestine, et aussi à toute l'Humanité.
Bush vient de légitimer le mur de Sharon dressé en Cisjordanie, pour peu qu'il s'agisse 'd'une barrière de sécurité plutôt que d'une barrière politique, et provisoire plutôt que permanente'. Rappelons que les colonies ont toujours été présentées par la classe politique pro-travailliste en France comme sécuritaires et provisoires. Bush vient de confirmer le contraire : Il les veut définitives et annexées à tout jamais à Israël. Et voici la preuve officielle qu'un Etat sans frontière, fondé sur le racisme, le mépris de la population locale, et surtout la violation et la confiscation de toute la culture judaïque, est engagé dans une logique d'expansion permanente détruisant sans cesse cette peau de chagrin qu'est devenue la Palestine.
De même que les colonies n'ont pas été construites pour être démolies, le mur n'est ni provisoire ni sécuritaire. La déclaration de Bush démasque la fonction du Mur comme étape majeure dans l'agression et la violation des droits des palestiniens : Il a pour objectif de leur imposer le renoncement aux frontières d'avant 1967 ! l'annexion définitive de plus de la moitié de la Cisjordanie ! Faire oublier à tout jamais l'idée du droit au retour des réfugiés chassés de leurs terres lors de la guerre de 1948 ! Vendre dans le mensonge un plan de retrait unilatéral de Gaza, cette grande prison, et préparer les bases de mesures de punitions collectives des populations affamées et poussées aux attentats-suicides. Tout ceci rendra de plus en plus impossible la reconstruction dans ce Proche-Orient des démocraties réelles assurant l'égalité des droits à leurs citoyens sans égard à leur culture ou à leur religion !
Mais le couple Bush / Sharon oublie que les réalités géopolitiques ne sont plus à l'avantage de la domination unilatérale. Aujourd'hui les peuples du Proche-Orient confirment leur droit à la résistance face à la barbarie 'civilisée'. Et nous, en France, en Europe et de par le monde, devons plus que jamais nous mobiliser pour repousser le mur et imposer une véritable dynamique de paix : Celle-ci doit avant tout poser la question fondamentale de la nature des systèmes politiques que le Proche-Orient revendique : fin des occupations, fin de la discrimination, rejet des idéologies racistes, création des véritables démocraties où juifs, musulmans, chrétiens et citoyens de toutes cultures peuvent enfin vivre en égalité de droit. Aucune paix ne peut se construire dans le mépris et l'ignorance de ces principes élémentaires.

Une coalition créée par la contrainte et l'argent Le 17 03 2004
[...] Au lendemain de la victoire de son camp lors des élections législatives espagnoles, le dirigeant socialiste José Luis Rodriguez Zapatero a fait savoir lundi, comme il l'avait promis pendant sa campagne, qu'il comptait rapatrier avant juillet les 1.300 soldats espagnols déployés en Irak si l'Onu ne prenait pas le contrôle des opérations dans ce pays.
[...] La victoire de Zapatero vient donner de nouveaux arguments aux Américains opposés à l'intervention en Irak et à l'occupation du pays.
Réagissant au retrait annoncé des forces espagnoles d'Irak, Tom Andrews, ancien parlementaire démocrate et chef de file de Win Without War, une organisation américaine contre la guerre en Irak, a estimé que celui-ci était une 'conséquence du fait que Bush ait obligé, il y a un an, les gouvernements à choisir entre la volonté de leurs électeurs et celle de la Maison blanche'.
'La Maison blanche a cherché à amadouer ces pays pour qu'ils entrent dans la coalition. Mais contrairement à ce qu'elle a affirmé, il ne s'est jamais agi d'une coalition de volontaires, mais d'une coalition créée par la contrainte et l'argent. Désormais, ces dirigeants doivent faire face à leurs électeurs'.
En novembre 2002, soit quatre mois avant le début de l'intervention en Irak, Bush avait affirmé que si Saddam Hussein refusait de désarmer, les Etats-Unis prendraient la tête d'une 'coalition des volontaires pour le désarmer'.
Lundi soir, le sénateur John Kerry, qui devrait être investi cet été par les démocrates comme candidat à la présidentielle américaine, a dénoncé les défauts de la stratégie de la Maison blanche dans la 'guerre contre le terrorisme'.
'Bush s'est mis à dos nos alliés au moment où nous avons le plus besoin d'eux', a-t-il dit.

L'arrestation de Saddam Hussein ne freine pas la résistance irakienne Le 31 12 2003
[...] L'écrivain égyptien Sayyid Nasser écrit: «Les Américains ont indiqué que celui qui s'oppose à leur politique, même s'il est président d'un pays, subira l'humiliation. C'est une erreur de croire que la résistance se laissera intimider par de telles menaces. A fur et à mesure que la guerre progresse, la solidarité dans le monde arabe avec les combattants de la résistance ne cesse de croître». Ibrahim Nafie, rédacteur en chef du journal égyptien Al-Ahram observe: «Le traitement de Saddam Hussein est si humiliant qu'il ne peut que profiter à la résistance». Et l'avocat égyptien renommé Muntasir al-Zayyat: «Tous ceux qui ne voulaient pas s'associer à la résistance, ne souhaitant pas être identifiés à Saddam Hussein, n'hésiteront plus à la rejoindre ».
Les faits confirment ces analyses. Entre le 14 décembre (jour de l'arrestation de Saddam) et le 28 décembre, la résistance a abattu 21 soldats américains et 8 soldats non américains. Samedi dernier, la résistance a éliminé 5 soldats bulgares, 2 soldats thaïlandais et 4 Irakiens collaborateurs, agents du service de sécurité. Lors de ces actions, 200 soldats ont été blessés. Le général polonais Tyszkiewicz explique: «Les attaques à Kerbala étaient bien organisées, précises, coordonnées, étalées sur un vaste territoire et simultanées». Le dimanche, 2 soldats américains ont été tués et 8 blessés. Le chef adjoint du service de sécurité du parti kurde collaborateur KDP a été blessé et ses trois gardes du corps ont été tués.
Rafles, arrestations, exécutions
L'armée américaine recourt à la terreur aveugle. La semaine dernière, elle a bouclé plusieurs quartiers de la capitale durant quatre nuits consécutives. Les soldats ont défoncé les portes, frappé et arrêté des hommes et des femmes et mis les maisons sens dessus dessous. Ils semblent avoir pris plaisir à humilier les femmes, les frapper, leur faire subir des attouchements, leur arracher le voile. Lors des rafles, certaines maisons ont été dynamitées. Durant la nuit du 25 au 26 et celle du 26 au 27 décembre, les troupes au sol ont sollicité l'aide d'hélicoptères de combat. Ceux-ci ont lancé des roquettes sur des maisons dont les habitants avaient été évacués.
Le quartier Al-Adamiyah a été durement frappé. Après l'arrestation de Saddam, les gens de ce quartier avaient planifié une manifestation de protestation. Les Américains ont envoyé des chars et des jeeps équipées d'armes lourdes. Des hélicoptères tournaient au-dessus du quartier. L'armée a ouvert le feu sur les manifestants qui criaient que l'Irak appartient aux Irakiens et non à Bush. Les Américains ont assassiné 13 personnes. Les chars ont ouvert le feu sur la mosquée d'Al-Adamiyah. Des témoins déclarent que les Américains ont ramassé cinq Irakiens blessés qui gisaient sur le sol, qu'ils les ont emmenés vers un pont où ils leur ont tiré une balle dans la tête. Les corps ont été retrouvés avec, effectivement, une balle dans la tête. Les Américains ont également enlevé des blessés de leur lit d'hôpital pour les enfermer en prison et les «interroger». [...]

Un quart des Chinois voient dans les Etats-Unis la plus grande menace pour la paix. Le 08 12 2003
Divergence sur l''axe du mal'. Un sondage du quotidien China Youth, publié hier, révèle que près d'un quart des Chinois voient dans les Etats-Unis la plus grande menace pour la paix.

Toutes les grandes puissances ont cédés aux sirènes du colonialisme Le 05 12 2003
Toutes les grandes puissances, quand elles en ont eu l'occasion, ont cédé aux sirènes du colonialisme : Espagne et Portugal, Chine et Japon, Russie (tsariste ou soviétique), Grande-Bretagne et France, Allemagne de la Mitteleuropa et du nazisme.
L'erreur du monde occidental a été de croire que les États-Unis, peut-être parce que c'est un pays jeune, peut-être parce qu'ils ont été colonisés, n'ont jamais eu de telles ambitions. Nous savons maintenant que c'est faux.

L'irak est occupé par les Américains après une guerre illégale et illégitime Le 03 12 2003
L'irak est occupé par les Américains après une guerre illégale et illégitime. Bagdad était une ville moderne, ou on peuvait marcher dans la rue. Aujourd'hui, c'est le désordre, le chaos. Du nord au sud, les Américains sont maitres des lieux. Ils ont mis la main sur le pétrole du pays. Mais le citoyen n'accepte pas qu'un occupant étranger remodéle son pays par la force. Il défend sa citoyenneté. L'avenir de la région dépand en grande partie de l'avenir de notre pays.

WASHINGTON A TROUVE LA SOLUTION : Divisons l'Irak comme la Yougoslavie! Le 25 11 2003
Ils ont trouvé la solution ! Diviser l'Irak en trois mini - Etats et les exciter les uns contre les autres. Ca vous rappelle quelque chose ? Eh oui, ce n'est pas la première fois... Le New York Times publie ce 25 novembre un éditorial signé Leslie Gelb. Homme influent qui présidait jusqu'il y a peu le très important Council of Foreign Affairs, groupe de réflexion regroupant CIA, ministère des Affaires étrangères et hauts bonnets de multinationales US. Le plan Gelb ? Remplacer l'Irak par trois petits Etats : « kurde au nord, sunnite au centre et chiite au sud». Objectif ? « placer le maximum d'argent et de troupes chez les Kurdes et les chiites. Les USA pourraient retirer la plupart de leurs forces du triangle sunnite au nord et à l'ouest de Bagdad. Les trouble - fêtes sunnites, privés du pétrole et de revenus devraient restreindre leurs ambitions ou en subir les conséquences .» Bref, affamer l'Etat central autour de Bagdad parce que les sunnites ont toujours été le fer de lance de la résistance à l'impérialisme US. Ce plan de la CIA existait discrètement depuis un certain temps, nous l'avions dénoncé dans un article de septembre 2002 (1). Mais en fait, diviser l'Irak est aussi un vieux rêve israélien. En 1982, Oded Yinon, un responsable des Affaires étrangères, écrivait : «Dissoudre l'Irak est encore plus important pour nous que la Syrie. A court terme, c'est la puissance irakienne qui constitue la plus grande menace pour Israël. Une guerre Iran - Irak déchirera l'Irak et provoquera sa chute. Toute espèce de conflit inter - arabe nous aidera et accélérera l'objectif de briser l'Irak en divers morceaux.» (2)
Vous reprendrez bien un peu de nettoyage ethnique ? Gelb veut donc faire éclater l'Irak en transformant le nord (majorité kurde) et le sud (majorité de religion chiite) en «régions autonomes, aux frontières aussi proches que possible des démarcations ethniques». Mais cette méthode n'a-t-elle pas provoqué la guerre civile et un bain de sang en Yougoslavie ? Parce que les diverses régions de ce pays comportaient toutes d'importantes minorités et que le partage était impossible sans transferts forcés de populations. Or, non seulement Berlin avait reconnu les indépendances de la Slovénie et de la Croatie de façon prématurée et provocatrice, mais, pire encore, Berlin, puis Washington avaient depuis longtemps, en coulisses, financé et armé des extrémistes racistes, nostalgiques de la Deuxième Guerre mondiale. Ceci rendait la guerre civile quasi inévitable car le FMI et la Banque mondiale avaient plongé la Yougoslavie en faillite afin qu'elle se soumette au néo-libéralisme triomphant avec la chute du Mur. Tout ceci bien sûr fut soigneusement caché à l'opinion publique. (3) Tout comme on lui cache qu'à présent, toutes les populations de Yougoslavie sont plongées dans la misère et le chômage, pires qu'avant. Pendant que les multinationales font main basse sur toutes les richesses. (4) En Irak aussi, les trois grands groupes de populations ne sont pas « chacun dans une région », mais largement mélangés (voir note géographique ci-après). D'ailleurs, Gelb sait très bien que recommencer en Irak aurait à nouveau toutes les chances de provoquer de graves conflits « ethniques », voire même une guerre civile. Il annonce d'ailleurs cyniquement que l'Etat au centre de l'Irak « pourrait punir les importantes minorités kurdes et chiites de Bagdad, laissées en dehors des Etats ethniques à créer au nord et au sud. Ces minorités doivent avoir le temps et les moyens de s'organiser, de conclure des accords, ou de s'en aller au nord ou au sud». Ainsi, des millions de gens devraient quitter les régions où ils ont toujours vécu, mais Gelb n'y voi! t pas d'inconvénients si cela permet d'assurer la domination coloniale des Etats-Unis. Le précédent yougoslave ne suffit pas comme avertissement ? La vérité, c'est que pour Gelb, la guerre civile en Yougoslavie a été une grande réussite US car elle a permis de faire éclater un pays qui résistait aux multinationales.
Et revoici la théorie des « Etats purs » ! En effet, Gelb se réfère ouvertement à «un précédent plein d'espoir : la Yougoslavie». Curieux ! Ne nous avait-on pas raconté que les Etats-Unis étaient intervenus là pour empêcher le 'nettoyage ethnique' ? Pas du tout, avoue-t-il, les «Etats purs », c'est très bien quand cela sert les plans de Washington. En prônant les « Etats purs » (Gelb parle aussi d'Etats « naturels » !), en critiquant Tito pour avoir regroupé dans une Yougoslavie unie des « groupes ethniquement très disparates », en prétendant que l'Irak est un « Etat artificiel » pour les mêmes raisons, Gelb ressort les vieilles théories de l'extrême droite. Sa théorie des Etats purs, c'est celle d'Hitler : « Ein Volk, ein Reich, ein Führer» (un peuple, un empire, un chef). C'est aussi celle des sionistes rêvant d'un Israël « purifié des Arabes ». En Yougoslavie, ce fut la théorie des protégés de l'Ouest, le Croate Tudjman et le Bosniaque Izetbegovic. Et aussi celle du dirigeant serbe de droite Karadzic. Il e! st curieux de retrouver les USA prônant les théories qu'ils prétendent avoir combattues ! La vérité, c'est que les Etats-Unis - comme tous les colonialistes - sont pour ou contre les Etats purs selon que cela convient ou non à leurs intérêts stratégiques. La seule chose qui compte, c'est d'affaiblir la résistance. Diviser pour régner. Comme toujours. Les Britanniques ont soigneusement organisé la division entre Irlandais, entre Indiens et Pakistanais et à d'autres endroits du globe. L'influent stratège US Zbigniew Brzezinski veut diviser la Russie en trois pour isoler Moscou du pétrole. La CIA a également « des plans » pour diviser l'Arabie saoudite. A l'époque où se forment de très grands ensembles économiques et politiques autour de l'Union Européenne ou des Etats-Unis, voici que ces mêmes grandes puissances organisent le morcellement de certains Etats. Ceux qui leur résistent. Le principe de la politique internationale US, c'est qu'il n'y a pas de principe. On peut faire semblant de combattre le nettoyage ethnique un jour et l'organiser le lendemain. Avec l'arbitraire le plus complet. Hier, les Etats-Unis ont obligé les Kurdes à demeurer dans l'Etat turc alors dirigé par des généraux fascistes, mais aujourd'hui ils préparent un Etat kurde soi-disant « autodéterminé » (en réalité une marionnette). Ils prétendent apporter la démocratie partout dans le monde, mais les voici qui réhabilitent des théories fascistes sur les « Etats purs ».
Le danger d'une théorie exportable partout Le danger de cette folle théorie dépasse de loin l'Irak ou la Yougoslavie. La moitié des Etats existant aujourd'hui sur cette planète sont « multinationaux ». Et les gens sensés considèrent cela comme enrichissant de par le brassage des cultures. Mais si on admet cette théorie des « Etats purs », les USA auront des prétextes pour faire exploser n'importe quel pays « multinational » qui leur résisterait. Washington en effet entend piétiner de plus en plus le droit international et la souveraineté des Etats. Ce qu'ils ont commencé avec la Yougoslavie et l'Afghanistan, et que malheureusement la majorité de la gauche occidentale a laissé faire pour de bien mauvaises raisons, ils s'apprêtent à le refaire un peu partout dans le monde. Stop ! Il est temps d'établir un bilan de la désastreuse alliance de cette gauche avec les Etats-Unis dans l'affaire yougoslave et l'affaire afghane. Si on veut résister à la guerre globale, c'est-à-dire à la recolonisation du monde, il est temps de revenir à la défense de la souveraineté des pays du tiers monde, un principe qui fait partie de la charte des Nations - Unies. Un progrès acquis en 1945 et que les USA entendent à présent détruire.
Soutenir la résistance L'essence du plan Gelb, c'est de plonger l'Irak dans une guerre civile de longue durée afin de sauver l'occupation coloniale US et de pouvoir continuer à voler le pétrole. Tenter de diviser la résistance - qu'on trouve dans toutes les communautés - en punissant ceux qui voudraient continuer à vivre ensemble et en organisant hypocritement le « nettoyage ». Diviser par le chantage en affamant les sunnites, depuis longtemps foyer de résistance à l'impérialisme. Washington appliquera-t-il le plan Gelb ? Qu'est-ce qui l'en retient ? La crainte qu'un Etat irakien chiite ne rejoigne l'Iran, la plus forte armée « hostile » du Moyen-Orient. Et la crainte qu'un Etat irakien kurde ne devienne un pôle pour les Kurdes voulant se séparer de la Turquie. Un allié stratégique à respecter, ce pays étant le carrefour entre Balkans, Caucase et Moyen-Orient). Mais si la résistance irakienne continue à se renforcer et unit ses divers courants, y compris chiites, alors Washington risque de passer à l'application de son plan d'éclatement du pays. Le précédent yougoslave doit servir d'avertissement solennel ! Pas question de plonger d'autres pays dans le même drame ! Vu les dangers que Bush fait courir au monde entier, vu les théories fascistes auxquelles il a de plus en plus recours, la seule riposte possible est de renforcer un front uni mondial contre la politique des Etats-Unis et de soutenir les résistances partout. Et tout d'abord la remarquable résistance irakienne (et à ce propos, on en a marre que les médias dominants la qualifient souvent de « terroriste »). C'est la résistance irakienne qui a empêché Bush de s'en prendre, dans la foulée, à l'Iran, à la Syrie, à la Corée du Nord, à Cuba. Elle a montré une nouvelle fois que les Etats-Unis n'étaient jamais invincibles. Bush devient la risée du monde, le « tigre en papier » selon l'expression classique. Cette résistance a donc contré le découragement et le pessimisme qui s'étaient un peu répandus après la « libération de Bagdad ». La guerre n'est pas finie, elle commence. Soutenir cette résistance, c'est nous soutenir nous-mêmes.

Une guerre que la communauté internationale n'a pas voulue Le 24 10 2003
Son autorité devrait être mieux respectée et ses décisions s'appliquer à tous. Dans un contexte international où priment l'unilatéralisme et le recours à la force, plus que jamais, il est nécessaire d'affirmer notre volonté de voir la diplomatie et le droit international revenir au premier plan.
Je voudrais, pour conclure, m'arrêter un instant sur le tragique et lâche attentat du 19 août à Badgad, contre les représentants de la communauté internationale, qui a coûté la vie à 23 personnes.
Au delà de toute controverse, je souhaiterai que l'on se rappelle...
Ils s'appelaient Nadia Younès, Sergio Vieira de Mello, Fiona Watson, Jean-Sélim Kanaan... ils étaient égyptienne, brésilien, écossaise, français... Ils étaient en mission de paix, pour aider à reconstruire un pays ravagé par la guerre. Une guerre que la communauté internationale n'avait pas voulue.

DES MISSILES US CONTRE L'IRAN BASÉS EN EUROPE Le 10 10 2003
Washington envisage de faire stationner en Europe,à partir de 2006, des missiles de défense contre d'éventuelles attaques en provenance d'Iran.

Divorce des opinions publiques des deux cotés de l'atlantique Le 29 09 2003
Un divorce durable semble s'être installé au niveau des opinions publiques des deux cotés de l'Atlantique, comme en témoingne une batterie de sondages récents : c'est ainsi par exemple que la part des Britanniques qui ont une opinion favorable des Etats-Unis est passée de 83 à 43% entre 1999 et 2003, de 62 à 31% en France, de 78 à 25% en Alemagne, de 76 à 34% en Italie et de 50 à 14 % en Espagne. Comment s'étonner que, dans un tel climat, des éditoriaux enflammés sortent dans la presse des deux cotés de l'Atlantique.

The 9/11 attacks gave the US an ideal pretext to use force to secure its global domination Le 06 09 2003
? Michael Meacher MP was environment minister from May 1997 to June 2003
Massive attention has now been given - and rightly so - to the reasons why Britain went to war against Iraq. But far too little attention has focused on why the US went to war, and that throws light on British motives too. The conventional explanation is that after the Twin Towers were hit, retaliation against al- Qaida bases in Afghanistan was a natural first step in launching a global war against terrorism. Then, because Saddam Hussein was alleged by the US and UK governments to retain weapons of mass destruction, the war could be extended to Iraq as well. However this theory does not fit all the facts. The truth may be a great deal murkier.
We now know that a blueprint for the creation of a global Pax Americana was drawn up for Dick Cheney (now vice-president), Donald Rumsfeld (defence secretary), Paul Wolfowitz (Rumsfeld's deputy), Jeb Bush (George Bush's younger brother) and Lewis Libby (Cheney's chief of staff). The document, entitled Rebuilding America's Defences, was written in September 2000 by the neoconservative think tank, Project for the New American Century (PNAC).
The plan shows Bush's cabinet intended to take military control of the Gulf region whether or not Saddam Hussein was in power.

U.S. is like a stupid puppy Le 03 09 2003
The 40-year-old actor, who stars in the 'Pirates of the Caribbean,' told the German news magazine Stern he was happier staying in the south of France with his wife, the French actress and singer Vanessa Paradis, and their two children.
'America is dumb, it's like a dumb puppy that has big teeth that can bite and hurt you, aggressive,' he said.
'My daughter is four, my boy is one. I'd like them to see America as a toy, a broken toy. Investigate it a little, check it out, get this feeling and then get out,' said the star of the off-beat films 'Edward Scissorhands' and 'Dead Man.'
Depp slammed George W. Bush's administration for its criticism of French opposition to the U.S.-led war in Iraq.

US is not a model to other civilisation Le 01 07 2003
Although the first trend is predominant, the global system built by the US is unstable, and US policies are giving rise to anti-Americanism in many parts of the world. This is related to the spread of the most commercialised forms of US civilisation, the cheapest kinds of shows, literature and pornography. This cannot but evoke a response from other great civilisations - Muslim, Confucian or Hindu. However, the idea of civilisational conflict is purely propaganda and exaggeration. For example, just as the US war on Iraq created splits within western society, it also created divisions within the Islamic world. Most so-called extremists are fighting their own, Muslim, governments.

LES USA POURRAIENT ATTAQUER L'IRAN Le 20 06 2003
Les USA pourraient attaquer l'Iran. Mais pas l'Europe, qui soutient plutôt le soulèvement du peuple, les relations diplomatiques. Il y a aussi en Iran des ayatollahs modérés, mais ils ne peuvent pas se manifester. dans le sud de l'Iran, il y a des Chiites qui interviennent en Irak. Celà pourrait servir de prétexte aux USA pour nous attaquer. Mais les USA et l'Union Eurpéenne sont d'accord sur une chose: ils disent tout deux que l'Iran possède des armes de destruction massive ... Ils se pourraient que la France soit en train d'arrêter les opposants [ ndrk: les Moujahidin ] et en échnage de quoi elle pourra envoyer des inspecteurs ...
Iran est un pays avec une histoire très civilisée. C'est un des premier pays qui a signer la déclaration des Droits de l'Homme, par exemple. Il y a aussi une forte culture nationale, des traditions. La démocratie en Iran devra se concillier avec avec ces traditions, ce sera différent des modèles européens. Il faut bien comprendre qu'actuellement, en Iran il n'y a ni liberté de parole, ni liberté politique. A l'époque du Shah non plus, il n'y avait pas ces valeurs dans l'éducation. Nous avons besoins de celà, et de la liberté des partis politiques. [Belgique]

Le droit international piétiné Le 11 06 2003 à PARIS
Les grandes démocraties occidentales passent leur temps à piétiner les textes internationaux. Il y a un accord des tout les professionnels du droit international pour dire que cette deuxième guerre en Irak est illégale. D'après la Charte des Nations Unis, on ne met pas un embargo pour possession d'armement massif (et si on le fait, il faut l'appliquer à tout les pays). Même les petits états sont complices. Des cadres de l'ONU ont démissionné en considérant que l'embargo été un génocide (Denis Halliday) ou en n'étant pas écouté quand ils disaient qu'il n'y avait plus d'armes (Scot ). Les états ne sont pas vertueux mais crapuleux. Les états arabes sont dans l'ensemble, ont à leurs tête des gouvernements mendiants. 'Le droit des peuples à disposer d'eux même' n'est pas respecté en Palestine. Nous sommes pétri d'une mauvaise conscience envers les juifs et nous sommes prêt à sacrifier un autre peuple qui n'a rien à voir avec l'holocauste

US faces growing charges of war crimes Le 30 05 2003
[from United Nations] When General Tommy Franks, who coordinated the recent US-led military attack on Iraq, was asked about civilian casualties, he shot back: 'We don't do body counts.'
Less than two months after the invasion of Iraq, there are no definitive figures of the civilian casualties--unarmed men, women and children who died in the 44-day military assault. But there are a growing number of attempts to determine that number and to hold Washington and its allies responsible.
Several human rights groups are calling for the creation of either a war crimes tribunal or an international commission of justice. Additionally, several non-governmental organizations (NGOs) say they will pressure Washington to pay compensation for the killings of innocent civilians--a common practice in US law courts.
The Commission on Human Security (CHS), which is overseeing the 'Iraq Body Count Project' estimates between 5,000 and 7,000 civilians died in the attack, or more.
Marla Ruzicka of the Campaign for Innocent Victims in Conflict (CIVIC) says her door-to-door survey teams in Iraq have concluded that, 'Somewhere between 5,000 to 10,000 people died in this conflict'.
?A number is important?
'Yes, a number is important,' she says, 'but it's not as important as making sure that we recognize that each number is a life. Our goal, beyond getting assistance to the innocent families that are harmed, is to get a proper accounting of war.'
Michael Ratner of the Center for Constitutional Rights says Washington should be hauled before an international war crimes commission and held accountable for civilian deaths in Iraq.
'In any war, the number of civilians killed is critical,' Ratner told IPS. 'It is that number that can help determine whether or not the military complied with the Geneva Conventions (governing the conduct of wars).'
'And in each military engagement, the number of civilians killed cannot be out of proportion with the value of the military target. Franks? statement is practically saying that the laws of war do not apply to the United States,' he added.
Last week, a Belgian lawyer filed a lawsuit in Brussels charging Franks with war crimes. The action was submitted on behalf of 19 Iraqis, allegedly victims of cluster bombs and US bombings of civilians, under a law that permits Belgian courts to try foreigners for war crimes.
Committee to Protect Journalists
This week, the Committee to Protect Journalists (CPJ) challenged a US military accounting of the bombing last April of a hotel in Baghdad in which two journalists were killed.
After an investigation, the CPJ concluded there is no evidence that US forces were fired on from the Palestine Hotel in Baghdad, where nearly 100 journalists were holed up before the building was shelled by US forces.
The family of a Spanish journalist killed in that attack has already filed a lawsuit against three US soldiers for war crimes and murder. The suit, based on a provision of the Rome Statute (of the International Criminal Court or ICC), could be expanded to include other people, 'independent of their rank or nationality', said Pilar Hermoso, the attorney for Jose Couso?s family.
But the high court's chief prosecutor, Eduardo Fungairiño, said this week he opposes the complaint, meaning a delay of 15 days before it is decided if the case will proceed.
'It is very clear that war crimes were committed in Iraq,' says James Jennings, president of Conscience International.
Non-military objectives bombed
First, US-led forces targeted and killed many civilians during massive bombing of facilities unrelated to military objectives, such as government ministries serving civilian needs, as well as hospitals, schools and homes.
Secondly, he told IPS, the military used disproportionate force with its so-called` 'covering fire' technique, which means indiscriminate shooting at shops, homes and mosques, killing many civilian non-combatants, including women and children.
Jennings said that at least one Marine battalion commander admitted as much to Time magazine when he said--after the killing by his unit of nearly 100 Iraqis without an injury to his men--'Let's quit pussyfooting, and call it what it is. It's murder, it's slaughter.'
'Now that the United States has accepted the status of an occupying power under international law, officials in Washington cannot claim exemption from prosecution of war crimes during the period of conflict,' Jennings added.
The Lawyers Committee for Human Rights and Amnesty International have both called for the establishment of a commission of experts to examine past and recent international war crimes and genocide committed in Iraq.
But since the United States and Britain hold veto powers in the United Nations Security Council, most human rights groups doubt that the world body will create a war crimes tribunal for Iraq. That does not mean it is not essential, says one expert.
'Whether or not the question of accountability in Iraq is addressed successfully could make or break the prospects for peace and stability in that country,' said Michael Posner, executive director of the Lawyers Committee for Human Rights.
Disappointment over SC resolution
Meanwhile, a coalition of over 150 peace and human rights groups has expressed disappointment that a recent Security Council resolution lifting sanctions on Iraq never addressed the issue of war crimes.
'We have just sent letters both to the Security Council and members of the General Assembly about the issue of war crimes and the killing of both civilians and journalists by the US military,' said Rob Wheeler of the Uniting for Peace Coalition.
'These issues, along with many others, were irresponsibly ignored when the Security Council approved the recent US resolution on Iraq. These matters must be investigated as part of a wider discussion by the General Assembly on the invasion of Iraq,' he added in an interview.
'The United States says it cares about the 3,000 people killed during the attack on Sept. 11 (2001), but it doesn't seem to care about the tens of thousands or even millions of civilians that have been killed by US attacks on other countries over the years.'
Wheeler said that his coalition believes that the invading powers must be forced to pay reparations for the death and destruction they have caused in Iraq. 'Yes, compensation is due for all of the damages, and civilian loss of life, caused by this illegal and unprovoked war,' he added.
Jennings pointed out that besides civilian killings, 'the use of tons of depleted uranium munitions, which cause genetic defects into the next generation, and of 1,500 cluster bombs that have killed and maimed numerous children, may also be classified as war crimes.'
'In short,' he said, 'US technological progress has far outstripped its moral development.'
+Center for Constitutional Rights (http://www.ccr-ny.org)
+Uniting for Peace Coalition (http://www.uniting-for-peace.net)
+Conscience International (http://www.conscienceinternational.org/main.htm)

ON CONNAÎT LA MUSIQUE. CA DURE DEPUIS DES ANNÉES Le 23 05 2003
La réalité, c'est que les Américains mènent leur politique tranquillement, comme ils l'ont toujours annoncé. Aujourd'hui, ils sont en train de disposer de tous les atouts dans la région. Ils vont pouvoir installer un pouvoir complice à Bagdad, contrôler les puits de pétrole, surveiller la Syrie, l'Iran. Ils ont annoncé qu'ils allaient régler le problème israélo-palestinien : il n'en sera rien. Il suffit déjà de voir l'attitude de monsieur Sharon qui dit qu'il n'est pas d'accord avec quatorze des points de la feuille de route et qu'il faut en discuter. On connaît la musique. Ca dure depuis des années.

20 MARS 2003 : RÉVOLUTION CONTRE LE DROIT INTERNATIONAL Le 21 05 2003
George W. Bush, aujourd'hui maître du jeu, change le monde. Quand on pense à tout ce qui a été proclamé et plus encore espéré depuis des décennies en matière de droit international, de nations 'unies' et de multilatéralisme, c'est une révolution ! Que faire face à cette hyperpuissance qui s'assume pleinement comme telle, sans fausse gêne ni ménagement ?

Politique de guerre et de domination qui est un retour au colonialisme le plus primaire Le 23 04 2003
Les turpitudes de la politique étrangère des Etats Occidentaux sont légion. Aucun ne peu donc donner de leçons, surtout pas à coups de campagnes de bombardements. Notre société court un véritable danger. Nos responsables les plus lucides ne doivent pas hésiter à se lever et trouver le courage de dire : assez !
Il nous faut donc proposer une alternative concrète à cette politique de guerre et de domination qui est un retour au colonialisme le plus primaire.

Une occupation de nature coloniale Le 12 04 2003
On a tous applaudi à la chute de Saddam mais ça reste une guerre illégitime et injustifiée, une occupation de nature coloniale

À QUI LE TOUR ? Le 11 04 2003
L'Irak n'est qu'un élément dans une stratégie plus vaste, où d'autres pays, comme la Syrie, l'Iran, sont non seulement l'objet de menaces, mais, c'est à craindre, la cible d'actions prochaines de la part des USA

À GENOU DEVANT LE LE GENDARME DU MONDE Le 07 04 2003
Nous sommes tellement habitués, depuis l'effondrement de la France en 1940, à vivre - si l'on excepte la parenthèse gaulliste - dans un monde que d'autres dominent, qu'une sorte de vertige saisit tous ceux pour qui l'Empire était devenu 'l'horizon indépassable de notre temps'.
M. Schaüble, l'un des responsables de la CDU allemande, n'exprime pas une autre idée quand il écrit : 'Nous, Européens et Américains, sommes des nantis à l'échelle du monde.' En concevant 'l'Europe comme un élément de limitation de l'hégémonie américaine... nous scierions la branche sur laquelle nous sommes assis.
Une partie des élites européennes est évidemment incapable de penser un monde réellement multipolaire, à la fois rééquilibré et plus juste, et en définitive une Europe qui soit autre chose que la banlieue de l'empire américain. Ces 'élites' n'ont pas pris conscience de l'échec inévitable du projet de l'administration Bush : installer durablement à Bagdad un régime proaméricain.

L'AMÉRIQUE TRANSFORME AL QAIDA EN UNE PUISSANCE MALÉFIQUE Le 01 04 2003
L'organisation Al Qaida, bande de terroristes malades et géniaux, a émergé d'une région définie et limitée de la planète, l'Arabie saoudite, même si Ben Laden et ses lieutenants ont recruté quelques transfuges égyptiens et une poignée de paumés venus des banlieues d'Europe occidentale. L'Amérique s'efforce pourtant de transformer Al Qaida en une puissance aussi stable que maléfique, le “terrorisme”, omniprésent -de la Bosnie aux Philippines, de la Tchétchénie au Pakistan, du Liban au Yémen-, légitimant ainsi n'importe quelle action punitive, n'importe où et n'importe quand. L'élévation du terrorisme au statut de force universelle institutionnalise un état de guerre permanent à l'échelle de la planète: une quatrième guerre mondiale, selon certains auteurs américains qui n'ont déjà pas peur du ridicule en considérant la guerre froide comme la troisième. Tout se passe comme si les Etats-Unis recherchaient, pour une raison obscure, le maintien d'un certain niveau de tension internationale, une situation de guerre limitée mais endémique.

L'AMÉRIQUE NARCISSIQUE AGITÉE ET AGRESSIVE Le 01 04 2003
L'image d'une Amérique narcissique, agitée et agressive a remplacé, en quelques mois, celle de la nation blessée, sympathique et indispensable à notre équilibre.

UNE CASTE DIRIGEANTE MAL CONTROLEE [AUX ETATS -UNIS] Le 01 04 2003

Non à l'Ingérence Le 31 03 2003
Un mot cependant sur l'argument selon lequel les horreurs découvertes du régime de Saddam Hussein justifieraient l'exercice unilatéral d'un nouveau droit d'ingérence. Rappelons que, depuis que le colonialisme existe, aucun empire ne s'est privé de déclarer barbare le pays qu'il prétendait évangéliser ou civiliser en l'annexant. C'est pourquoi l'ingérence a été si longtemps impopulaire. Elle n'a retrouvé ses lettres de noblesse que lorsque la décision d'intervenir militairement pour porter assistance à peuple en danger a pu être prise non par une seule nation, par un seul empire, mais par la communauté internationale tout entière.

USA Hors Loi Le 27 03 2003
Il n'existe aucun texte dans la Charte des Nations Unies qui autorise le droit d'ingérence. Il n'y aurait aucune légalité à l'intervention de l'ONU en Corée du Nord par exemple.

An illegal war against a sovereign state Le 25 03 2003
Suddenly, the government of the United States has discovered the virtues of international law. It may be waging an illegal war against a sovereign state; it may be seeking to destroy every treaty which impedes its attempts to run the world, but when five of its captured soldiers were paraded in front of the Iraqi television cameras on Sunday, Donald Rumsfeld, the US defence secretary, immediately complained that 'it is against the Geneva convention to show photographs of prisoners of war in a manner that is humiliating for them.

CHUTE DE MOSSADEGH : UNE HAINE DES ÉTATS-UNIS QUI PERDURE ENCORE AUJOURD'HUI Le 23 03 2003
Même si la Syrie est la prochaine sur la liste, selon les auteurs de 'A Clean Break: A New Strategy for Securing the Realm' - Richard Perle et Douglas Feith - c'est l'Iran qu'ils veulent. De leur point de vue, le moment est venu de venger le renversement du Shah en 1970 et la prise de pouvoir par Khomeiny (exilé à l'époque en France), l'occupation de l'Ambassade des États-Unis, la prise d'otages qui s'ensuivit, la tentative ratée pour les libérer et qui ridiculisa les militaires Américains, et les actions terroristes réciproques durant des années entre les deux pays (la marine US abat un avion de ligne Iranien, des terroristes appuyés par l'Iran attaquent des soldats américains, etc). Peu importe qu'en 1953, les services secrets Américains, Britanniques et Israéliens aient été responsables du coup d'Etat qui renversa le premier ministre nationaliste Iranien Mossadegh et qui devait déclencher un conflit régional avec l'Irak et une haine des États-Unis qui perdure encore aujourd'hui. La même stupidité fut répétée en 1963 en Irak, lorsque les services secrets Américains, Britanniques et Israéliens montèrent un coup d'état qui renversa le premier ministre Assem (un jeune homme de 25 ans appelé Saddam Hussein joua un role clé dans cette opération) et qui devait déclencher un conflit régional avec l'Iran et une haine des États-Unis qui perdure encore aujourd'hui.

Le droit d'ingérence n'est pas nouveau Le 23 03 2003
Les États-Unis et l'Europe Occidentale ... ne peuvent rejeter la faute que sur eux-mêmes pour la folie qui règne au Moyen-Orient et dans le Golfe Persique. Pendant plus de 50 ans, par des coups d'Etat, des frappes aériennes préventives et une propagande féroce, les États-Unis, la Grande-Bretagne, la France, Israël et d'autres pays Européens sont engagés depuis longtemps dans des actions 'préventives' en attaquant et en 'décapitant' les dirigeants légitimes des pays de la région.

Elle est [la guerre de BUSH] illégale Le 21 03 2003
La conscience de bien des citoyens leur dit clairement que la guerre de Bush est injuste.
Les règles du droit, et spécialement du droit international, confirment qu’elle est, de plus, illégale.
Le fondement même, le socle essentiel des relations entre les États et entre les peuples est constitué par la Charte des Nations unies, dont le préambule dispose : ' Nous, peuples des Nations unies, résolus à unir nos forces pour maintenir la paix et la sécurité internationales, à accepter des principes et instituer des méthodes garantissant qu’il ne sera pas fait usage de la force des armes, sauf dans l’intérêt commun : les gouvernements de ces peuples décident 'en conséquence' d’établir ' une organisation internationale qui prendra le nom de Nations unies'.
Ce préambule constitue l’exposé des motifs mêmes de la création de l’organisation, donc, si je peux dire, le socle du socle.
Et c’est pour appliquer ce principe de l’interdiction du recours à la force, sauf dans l’intérêt commun, que sont rédigées les dispositions particulières des chapitres correspondants de la Charte.
C’est pourquoi celle-ci ne prévoit la légitimité de l’usage de la force que dans deux cas : la légitime défense ' dans le cas où un membre des Nations unies est l’objet d’une agression armée ' (article 51) ou l’usage de la force autorisé par le Conseil de Sécurité en vertu des pouvoirs que lui donne le chapitre VII de la Charte : aucune action armée n’est autorisée en dehors de ces deux cas.
Or l’Irak n’a pas commis d’agression armée contre les États-Unis et aucune instance des Nations unies, spécialement le Conseil de Sécurité, n’a autorisé une attaque armée contre ce pays.[...]

L'horreur est là ! Le 20 03 2003
L'horreur est là. L'aviation américaine a commencé à bombarder les villes irakiennes sous prétexte de leur apporter la liberté et la démocratie.
Cette agression est illégale, n'ayant pas été autorisée par le Conseil de Sécurité.
Cette agression est illégitime et criminelle : le désarmement de l'Irak pouvait être obtenu pacifiquement par les inspecteurs de l'ONU ! les Etats-Unis visent en réalité à faire main basse sur le pétrole, à remodeler à leur profit les rapports de force dans cette partie du monde et à terroriser la planète en lui montrant que la force américaine prime le droit des Nations-Unies, qu'elle frappe où elle veut et quand elle veut.

Une guerre illégitime et illégale Le 19 03 2003
Une intervention militaire contre Bagdad menée sans l'aval des Nations unies ne peut se fonder sur aucune base juridique. Les capitales hostiles à la guerre, en premier lieu Paris, dénoncent la 'non-légalité' de ce recours à la force. Ce point de vue est partagé par nombre de spécialistes du droit international. 'Une telle attaque est illicite et constituerait un acte d'agression', affirmait par exemple, hier, un communiqué de la Commission internationale des juristes, une organisation non gouvernementale basée à Genève. 'Si les Etats-Unis et d'autres pays s'écartent du Conseil de sécurité et mènent une action unilatérale, ils ne seraient pas en conformité avec la charte', a mis en garde Kofi Annan, le secrétaire général de l'ONU. [...]

Qui a financé systématiquement le fondamentalisme musulman : les Etats-Unis Le 12 03 2003
Extrait du livre d'Alain Soral, Socrate à Saint-Tropez
[...]Qui a exterminé le peuple indien pour lui voler sa terre ? Qui s'est servi massivement d'esclaves noirs pour réaliser son développement économique ? Qui s'est lancé dans des programmes de stérilisation de handicapés dans les années trente ? Qui a balancé la bombe atomique sur des populations civiles japonaises alors que la guerre était gagnée, juste pour effrayer les Russes ? Qui a napalmé pendant dix ans les petits Vietnamiens ? Qui a tué le pacifiste Martin Luther King ? Qui a financé systématiquement le fondamentalisme musulman pour lutter contre les Soviétiques et l'émancipation progressiste des peuples du tiers-monde ? Qui a refusé de ratifier les accords de Kyoto ? Qui est le champion des morts civils par armes à feu de tous les pays développés ? Les États-Unis d'Amérique. Et pourtant, ce sont toujours les Russes les méchants dans l'inconscient collectif. Ah ! si l'URSS avait eu Hollywood pour déverser dans nos têtes, depuis l'enfance, ces excellents films avec des gentils cow-boys agressés par de méchants Indiens, comme il paraîtrait beau encore, à Jean-François Revel, le défunt régime de Joseph Staline ! [...]

La démocratie n'est pas le véritable but de l'intervention des États-Unis Le 08 03 2003
La guerre peut-elle y changer quelque chose ?
Alain Gresh. La liquidation du régime de Saddam Hussein va forcément déboucher sur une transformation intérieure de l'Irak. La question est de savoir si ce sera vers plus de chaos ou plus de démocratie. On n'en sait rien. Mais ce qu'on sait, en revanche, toute l'histoire de la région le montre, c'est que ce n'est pas en ajoutant la guerre à la guerre qu'on avance vers la démocratie. La démocratie n'est pas le véritable but de l'intervention des États-Unis. Comment pourront-ils accepter que des régimes démocratiques, c'est-à-dire reflétant la volonté du peuple, s'instaurent dans une région dont les peuples se montrent aussi hostiles aux Américains ? Ce qui s'est passé en Turquie est un bon exemple : le Parlement, reflétant l'opinion publique, a voté contre la présence des troupes américaines, et on voit les États-Unis faire pression de tout leur poids pour qu'on change le vote du Parlement. Étrange conception de la démocratie.

Imposer sa domination au reste du monde au besoin par la force Le 07 03 2003
[...]Les Etats Unis se retrouvent de plus en plus isolés et ils apparaissent aux yeux du monde pour ce qu’ils sont : une superpuissance économique et militaire qui veut imposer sa domination au reste du monde, au besoin par la force, au mépris des droits de l’homme et des enjeux de développement durable, totalement sourde aux souffrances, aux frustrations et aux humiliations que provoque une telle domination et qui constituent le terreau du terrorisme. Une superpuissance qui revendique le ' droit à la guerre ' pour prendre le contrôle du pétrole irakien. Une superpuissance qui n’a pas pris la mesure de ce qui a bougé dans le monde ces derniers temps : le monde ' d’en bas ', celui des citoyens qui se rassemblent par dessus les frontières, qui veulent s’affranchir de toute domination, et qui aujourd’hui tiennent tête à Bush junior, l’empêchant jusqu’à présent de déclencher la guerre. [...]

US against Europe Le 01 03 2003
Richard Perle, the Darth Vader behind Donald Rumsfeld, warned that the NATO alliance must develop a strategy to 'contain' France. Containing France was a hallmark of Hitler's pre-war strategy. Speaker of the House Dennis Hastert called for US sanctions on French wine and bottled water.
Bush's nationalist and racist mouthpieces on the AM radio bands began calling the French 'frogs' and the Germans 'krauts'. Creepy restaurant owners across the country responded by changing 'French Fries' on their menus to 'Freedom Fries'. John McCain, the one-time opponent of Bush, became one of his most ardent supporters, turning his 'Straight Talk' into 'Hate Talk'. For McCain, bashing Europeans like the French and Germans became a daily routine on the right wing's Tower of Babel.

Les Etats Unis contre l'Europe Le 01 03 2003
Richard Perle, le 'Dark Vador' de Donald Rumsfeld, a avertis l'alliance l'OTAN de developer une strategie pour 'contenir' la France. Contenir la France etait une strategie de base de pre-guerre de Hitler. Dennis Hastert (Speaker of the House - position dans le Senat americain) a demandé des sanctions americains contre les vins et les eaux français. Des relais nationalistes et racistes de Bush sur les ondes AM de radio ont commencés a appeler les français 'frogs' (grenouilles - terme pejorative parce qu'ils mangent les cuisses de grenouilles) et les allemands 'krauts' (venant de sauerkraut que les allemands mangent). Des proprietaires de restaurant véreux ont repondus en changeant le French Fries (pommes frites) à 'Freedom Fries' (pommes frites de la 'liberté') dans leur menus. John McCain, l'opposant de toujours de Bush, est devenu son supporter ardent, allant jusqu'a changer son show 'Straight Talk' (paroles honnetes) en 'Hate Talk' (paroles de haine). Pour McCain donner des coups bas aux européens tel que les français et les allemands et devenue une routine journalière dans le Tour de Babel de l'extrême droite.

LA CLIQUE INCONTRÔLÉE QUI DIRIGE Le 01 03 2003
Le simple bon sens suggère qu'un peuple de niveau d'éducation élevé et de niveau de vie satisfaisant aura du mal à produire une majorité parlementaire élue capable de déclarer une guerre majeure. Deux peuples semblablement organisés trouveront inévitablement une solution pacifique à leur differend. Mais la clique incontrôlée qui dirige un système non démocratique a beaucoup plus de latitude d'action pour décider d'ouvrir les hostilités, contre le désir de paix qui habite généralement la majorité des hommes ordinaires.

Remettre en question le mode de vie américain Le 26 02 2003
Cette guerre de l'administration Bush contre l'Irak vise d'abord à sauvegarder le mode de vie nord-américain, fondé sur la consommation et le gaspillage. Bien qu'ils ne représentent que 5 % de la population mondiale, les Etats-Unis consomment 25 % de l'énergie du globe. La consommation de pétrole, par habitant et par an, y est deux fois plus importante que dans l'Union européenne et le Japon réunis. Le choix de ce modèle de développement est non seulement une insulte aux pays du Sud, mais aussi un mépris de l'Europe qui, sur le plan de l'énergie, commence à rompre avec le modèle du « tout-pétrole ». A cet égard, le refus de l'administration Bush de signer le protocole de Kyoto montre la différence culturelle qui sépare l'hyperpuissance américaine du modèle européen.

La pax americana Le 26 02 2003
Enfin, cette guerre répond à un projet politique précis : recomposer le Moyen-Orient en y installant un régime servant de modèle pour les pays arabo-musulmans. Le président Bush et son équipe prétendent faire le bonheur des peuples malgré eux, voire quelquefois sans eux. C'est la pax americana. Si ce « grand dessein » peut se transformer aujourd'hui en une expédition guerrière aux conséquences incalculables, c'est que l'Europe a été incapable de faire bloc pour proposer aux peuples et aux démocrates du Moyen-Orient les voies, les propositions et le soutien nécessaires pour en finir avec la misère, le terrorisme et les dictatures. La dictature irakienne, sanglante, féroce, comme d'autres l'ont souligné avant moi, trop longtemps soutenue - y compris par notre pays -, doit être combattue fermement mais sans doute pas par le moyen de la guerre, qui entraînera une déstabilisation de tout le Moyen-Orient, permettra à l'armée turque d'entrer dans le Kurdistan irakien, poussera l'armée israélienne à une répression accrue des Palestiniens et pourrait même ouvrir la porte au projet de transfert de centaines de milliers de Palestiniens vers la Jordanie..

Faux renseignements, manipulations, ragots, supercherie Le 11 02 2003
Et l’on mobilise des trésors de faux renseignements, de manipulations, de ragots, de rumeurs pour démontrer qu’en fait, les deux mafias [Saddam et Ben Laden] n’en font qu’une. Trouvaille ! On va faire la guerre à Saddam Hussein parce qu’au fond, il ne serait que le masque de Ben Laden - à moins que ce ne soit le contraire. Et tout le monde, vous allez voir, va s’incliner. C’est ce que l’on obtient lorsque l’on est une superpuissance.
...Et les auteurs de la supercherie entendent bien la faire accepter au monde. Ils sont les plus forts. Ils peuvent imposer non pas seulement le droit, mais la vision. Il n’y a qu’un seul regard, désormais, à poser sur la planète, et il est américain. George W. Bush joue avec le globe comme Chaplin avec son ballon dans « le Dictateur ». Vous trouvez cela un peu gros ? Pas assez subtil ? Moi aussi.

ONCLE SAM EST DEVENU FOU Le 01 02 2003
Les auteurs dénoncent ce puzzle idéologique (opérations militaires, croisade pour l'or noir, guerre contre le développement durable ...) qui, au nom de la lutte contre l'axe du mal, engendre instabilité et menaces sur le monde entier.

Le gouvernement Bush me paraît extrêmement dangereux Le 30 01 2003
[George W. Bush est obsédé par] le combat planétaire du bien contre le mal, de l'islam contre la chrétienté, des cow-boys contre les indiens en somme'.
Le gouvernement Bush me paraît extrêmement dangereux. Dans sa connaissance 'moyenne' des affaires du monde et plus encore sa manière de traiter de ces affaires : une espèce d'universalisme justifié par la puissance.
Soyons clairs, la question n'est pas de faire des USA un empire du mal. Cela dit, mesurons que les USA de Bush refusent toute organisation de la planète qui pourrait limiter si peu que ce soit leur liberté d'action. Ce n'est pas pour rien qu'ils ont refusé une série d'accords sur l'environnement, sur les essais nucléaires, etc. Comme Bush le répète dans son discours sur l'état de l'Union de mercredi, les USA sont prêts à passer outre une résolution prise par l'ONU qui n'autoriserait pas une guerre en Irak. C'est très grave.

L'économie et la société américaine sont parasitaires Le 24 01 2003
L'enjeur spécifique au Golfe Persique est bien évidemment le pétrole : 'Le contrôle exclusif et total des Etats-Unis sur le pétrole sera un moyen de pression très fort sur l'Europe et le Japon'. Les Etats-Unis auraient la volonté de les réduire au rôle de 'subalternes' pour assurer leur hégémonie. Ils en ont besoin : 'L'économie et la société américaine sont parasitaires et ne peuvent survivre qu'en pillant le reste du monde'. [Forum Social Mondial]

Le Far west n'est pas le monde ! Le 01 01 2003
Un nouvel avenir, basé sur la justice et la paix, est nécessaire ; le Far west n'est pas le monde ! Si M. George W. Bush veut des duels mondiaux, qu'il invite les dictateurs de la planète dans son Ranch ? les civil-e-s pourraient ainsi être épargné-e-s ? !

Les Etats-Unis sont le plus grand vecteur de violence sur la Terre. Le 29 07 2002
Deux des officiels les plus haut placés des Nations Unies responsables des inspections d'armement de l'ONU en Irak et un citoyen américain honnête participant aux inspections ont démissionné, dénoncé les sanctions et nié qu'il existe une menace que l'Irak développe des armes de destruction massive.
Les USA possèdent plus d'armes nucléaires que toutes les autres nations réunies ainsi que les systèmes les plus sophistiqués et les plus nombreux pour le lancement d'armes nucléaires, y compris la flotte sous-marine des Trident II. Ils possèdent les plus grands stocks d'armes chimiques et biologiques et développent la recherche la plus avancée et la plus extensive sur les armes de destruction massive dans le monde. Les dépenses militaires des USA excèdent celle des neuf plus importants budgets militaires suivants réunis. Le président Bush a proclamé à plusieurs reprises son droit de frapper le premier. Les USA ont attaqué Hiroshima et Nagasaki avec des bombes atomiques et continuent à justifier de tels actes.
Les USA ont dénoncé les traités contrôlant les armes nucléaires et leur prolifération ; ils ont voté contre le protocole permettant la mise en place des conventions réglementant les armes biologiques, rejeté le traité bannissant les mines anti-personnel, la Cour criminelle internationale et en fait tout effort international pour contrôler et limiter la guerre. La guerre américaine contre le terrorisme est une proclamation du droit des Etats-Unis d'attaquer le premier n'importe qui, n'importe où, sur simple soupçon, ou sans excuse, unilatéralement.
Les USA souhaitent renverser le gouvernement irakien et beaucoup d'autres en violation de la loi. A moins de restreindre cette politique, les chances de développer la paix et l'égalité globale des possibilités économiques, sociales, culturelles et politiques entre les nations seront perdues. Quel gouvernement présente la plus grande menace pour la paix, globalement ou pour la Mésopotamie et ses voisins - les Etats-Unis ou l'Irak ?

Une puissance impériale dominatrice par l'armement et par l'économie Le 22 11 2001
Mais ils constituent une puissance impériale dominatrice par l'armement et par l'économie. Leur démocratie ne les empêche nullement de soutenir des dictatures quand leur intérêt le commande. Leur humanisme comporte une tache aveugle d'inhumanité : ils ont pratiqué des bombardements de terreur sur les villes allemandes, puis les hécatombes de Hiroshima et Nagasaki. Les bombardements continus de l'Afghanistan révèlent un autre terrorisme frappant des populations civiles victimes, non seulement de bombes ou de missiles lancés de trop haut et de trop loin, mais de la peur et de la famine qui les contraint à l'exode. Sensibles à la souffrance des 5 000 victimes du World Trade Center, ils sont insensibles aux désastres humains que leurs bombardements infligent aux populations afghanes. Ils sont inconscients de la contradiction que comporte la terreur de leurs bombardements antiterroristes.

La guerre à retardement n'est pas nouvelle Le 01 01 1994
«Le 13 mai 1953, vingt bombardiers de l'US Air Force F-84 foncèrent en trois vagues successives sur la digue d'irrigation de Toksan, en Corée du Nord. D'une altitude de trois cents pieds, ils lancèrent leurs cargaisons d'explosifs sur les murs renforcés de la digue. La crue subite qui s'ensuivit nettoya les 40 kilomètres de vallée en aval. D'autres attaques similaires eurent lieu sur les digues de Chasan, Kuwonga, Kusong et Toksan ( ... ) qui fournissent 75% de l'eau utilisée pour la culture du riz en Corée du Nord. Ces actions, largement ignorées par la presse, les experts militaires et les commentateurs de l'information, au profit d'événements plus spectaculaires mais moins importants, ont constitué une des opérations aériennes les plus significatives de la guerre de Corée ( ... ) L'Occidental ne réalise guère l'atrocité que représente pour l'Asiatique la perte de ces produits de première nécessité: la famine et la mort lente. La disette de riz, fléau séculaire de l'Orient, est crainte davantage que la peste la plus mortelle. D'où les démonstrations de fureur, les violentes colères et les menaces ouvertes de représailles lorsque les bombes sont tombées sur cinq digues d'irrigation.»
Ce texte n'a pas été rédigé par une plume pacifiste ou du camp communiste. Il s'agit d'une étude de l'US Air Force elle-même, publiée en hiver 53-54 dans la «Air Universities Quaterly Review». Cette jubilation devant l'accomplissement de ce qui constitue manifestement un crime de guerre, contraire aux conventions internationales, indique que ce ne sont pas les impératifs moraux qui arrêtent l'armée américaine. Ceci ressort également de la façon de raisonner du texte ci-dessous:
« Il apparaît que des actions contre des cibles de la population (comme telles) non seulement créeront une vague contre-productive de rejet à l'étranger et dans le pays, mais en outre augmenteront gravement le risque d'élargir le conflit à la Chine et à l'Union soviétique. Par contre, la destruction de digues et de barrages, si on la mène correctement, pourrait (peut-être après la prochaine Pause) apporter des résultats. Il faudrait l'étudier. Une telle destruction ne tue ou ne noie pas les gens. En inondant les rizières, elle entraîne après un certain temps une famine à grande échelle (plus d'un million?) à moins qu'on ne fournisse de la nourriture - ce que nous pourrions proposer de faire à la table de conférence.»
Analyse rédigée par la CIA elle-même sur la stratégie dans la guerre du Viêt-nam mars 1966. Citée dans 'The Chomsky Reader', The United States and the World, p .2 70.
...
A part l'abri civil, les bombardements de Bagdad semblent avoir été terrifiants, mais généralement précis et ne pas avoir visé systématiquement la population civile. Parce qu'à Bagdad se trouvaient rassemblés quelques joumalistes occidentaux dont les témoignages auraient été gênants?
En conséquence, certains médias, se limitant volontairement à cette ville, ont maintenu la thèse de la guerre chirurgicale. Mais c'est ignorer qu'en province les bombardements ont été beaucoup plus importants et meurtriers. Et puis, surtout, la guerre la plus meurtrière n'a-t-elle pas été menée «à retardement»?
Détruire ce qu'on appelait «appareil militaro-industiiel» était la tâche fixée. Encore un piège linguistique. Mot-valise où chacun place ce qu'il veut. La mise en avant du terme «militaire», la position subordonnée du terme «industriel» visent à faire croire qu'on s'en prendra uniquement aux objectifs militaires et aux infrastructures industrielles qui soutiennent l'armée. En réalité, «industriel» permet un glissement équivoque. Car il s'agit bien de bombarder des objectifs civils qualifiés de militaires pour la circonstance: approvisionnement d'eau, égouts, système énergétique, ponts et toute l'infrastructure en général. Le résultat, attendu, fut la destruction effective du système sanitaire.
Tuer directement un trop grand nombre de civils irakiens provoquerait des réactions dans l'opinion arabe et internationale. Alors, on les tue à retardement, à petit feu. Et les médias, discrets, parlent de guerre propre. Les journalistes, qui travaillent toute la journée sur les mots, n'ont-ils pas repéré la malhonnêteté de ce terme «appareil militaro-industriel»? Exemple type des mots piégés que les militaires lancent, que les médias ne réfutent pas et qui permettent de tromper le public sur la réalité des objectifs. Quels seront les «mots-valises» de la prochaine guerre?
Les alliés ont mené une guerre à retardement. L'impact sur la population irakienne ne peut s'apprécier en considérant uniquement les dégâts encourus jusqu'au cessez-le-feu.

La personnalisation du conflit : réduire un pays à un homme Le 01 01 1992
La première opération d'une campagne de démonisation consiste à réduire un pays à un homme. A faire comme si personne d'autre ne vivait en Irak, que le seul Saddam Hussein (et en annexe la «redoutable» Garde républicaine, mais elle n'est qu'un instrument, pas un sujet). A faire comme si les bombes alliées ne pouvaient tomber que sur Saddam Hussein, alors que personne, par contre, ne présentait les Scuds iraldens comme destinés à Shamir. Toute la crise a été réduite à un affrontement entre deux personnes: Bush et Saddam Hussein. Le Bien et le Mal.
Personnaliser ainsi le conflit est très typique d'une certaine conception qui considère l'histoire comme l'oeuvre de grands personnages - les héros - dont l'action individuelle produit les phénomènes sociaux, les changements et les conflits. Cette conception peut être dite idéaliste en ce sens qu'elle suppose que les idées de ces grands hommes expliquent la réalité historique.
A cet idéalisme historique s'oppose une autre conception, matérialiste. Pour celle-ci, les phénomènes historiques sont le résultat des rapports sociaux existant entre les hommes, des activités et des intérêts des diverses classes sociales qui coexistent et se heurtent. Aussi bien à l'intérieur d'un pays qu'entre les classes de pays différents (relations Nord-Sud, par exemple). Ces classes et ces fractions s'incarnent en des dirigeants qui peuvent jouer à certains moments un rôle plus ou moins important. Mais ce rôle n'est joué qu'en fonction des classes ou des groupes sociaux représentés et dans les limites que ceux-ci lui tracent. Ce qui n'empêche pas que les idées jouent un rôle souvent décisif dans les transformations sociales. La théorie du pouvoir total et arbitraire d'un homme isolé est une explication fantaisiste de l'histoire qui néglige les phénomènes plus profonds.
Selon qu'on partage l'une ou l'autre conception de l'histoire, ou bien on décrira la crise du Golfe comme un conflit entre George Bush et Saddam Hussein avec dans les seconds rôles Mitterrand, Perez de Cuellar, Tarek Aziz, Gorbatchev et quelques autres. Ou bien, au contraire, on l'analysera comme un conflit entre, d'une part, les multinationales pétrolières, l'ensemble des entreprises multinationales occidentales et les appareils politiques qui leurs sont liés et, d'autre part, une nation du monde arabe luttant pour son développement économique autonome et son indépendance politique,
Selon quelle conception les médias ont-ils écrit l'histoire de cette crise? Manifestement selon la première. A des degrés divers, selon qu'il s'agissait de la presse populaire ou d'une presse plus intellectuelle, cette personnalisation ramenait le conflit à un duel de western. Et l'on jugeait le bon cow-boy et le mauvais bandit sur leurs caractères et mérites personnels, non sur les intérêts économiques représentés par chacun.
Cette façon idéaliste d'écrire l'histoire a pour fonction d'évacuer le débat politique. On ne peut plus discuter les véritables choix fondamentaux. Par exemple. l'argent du pétrole doit-il être réinvesti comme bois de rallonge dans les économies occidentales (les émirs gardant en pourboire des fortunes colossales dilapidées à acheter des chevaux de course et des casinos) ou, au contraire, cet argent du pétrole ne serait-il pas mieux employé à assurer le développement économique et social de tous les peuples de la région? On ne peut plus discuter la question de savoir si les multinationales du Nord ont le droit de piller le Sud et d'employer le chantage ou la force chaque fois qu'un pays résiste.

États-Unis ont eux-mêmes coulé leur navire pour entrer en guerre Le 15 02 1898
Les États-Unis ripostent à un attentat terroriste La conquête de l'Ouest étant plus ou moins terminée, les États-Unis veulent devenir une puissance coloniale et convoitent l'empire espagnol à leur porte. À Cuba, depuis 10 ans, ils soutiennent une guérilla contre le pouvoir royal espagnol. Mais les choses ne vont pas assez vite. Le 15 février 1898, le cuirassé USS Maine saute dans le port de La Havane, tuant près de 300 marins. Le premier rapport indique qu'il s'agit probablement d'un accident. Mais Washington exploite l'émotion populaire et accuse l'Espagne d'avoir torpillé le vaisseau « dans un lâche et ignoble acte de terrorisme ». La presse et les politiques entretiennent l'hystérie nationaliste qui aboutit à la guerre américano-espagnole. Vainqueurs, les États-Unis mettent la main sur Cuba, une partie des Caraïbes, les Philippines, Guam et des bases militaires dans le Pacifique. En Espagne, les historiens affirment que les États-Unis ont eux-mêmes coulé leur navire pour entrer en guerre en évoquant la légitime défense.


Idée LCBC : Les Etats-Unis sont soutenus par leurs citoyens Retour
Il s'agace quand il entend des critiques de la guerre Le 19 05 2004
[...]Voilà Hal Koster coincé par son patriotisme. Lui acceuile les blessés [LCBC : 4400 au 19/05/04] tous les vendredi chez lui au nom de ses souvenirs du retour du Vietnam, 'parce qu'ils ne doivent pas être traités comme on l'a été'. Mais vétéran d'une guerre 'dont, comme pour celle là, la stratégie s'e'st décidée en fonction de l'opinion publique', il ne tient pas à ce qu'on étale les blessès dans les journaux. Les télés du bar allumées sur des images d'Irak, il s'agace quand il entend des critiques de la guerre. 'On ne peut pas dire à ces types qu'ils ont foutu leur vie en l'air pour rien'

La responsabilité des électorats n'est pas neutre. Le 27 03 2003
70 % des américains ont voté G.W. Bush pour qu'il dépense plus d'argent pour faire la guerre que pour le consacrer au développement ou à la paix. La responsabilité des électorats n'est pas neutre.

Quand avez-vous voté pour l'Empire ? Le 10 02 2003
Il est facile et de peu de valeur de déposer toute la folie présente aux pieds de l'actuel président Bush; mais c'est une fausse piste. Les paramètres impérialistes des Etats-Unis peuvent être vus dans chaque administration américaine, de Truman à Bush. ces administrations ne l'ont peut-être pas exprimé, mais elle ont agi comme si le monde entier était le jouet de l'Empire, et si un chef se dressait, osait ne pas connaître se place, il était renversé. Avons-nous oublié Mohammad Mossadegh, Patrice Lunumba, Salvador Allende, Rafael Trujillo, Sukarno en Indonésie ? Les Américains ne connaissent peut-être pas ces noms, mais la plupart du monde les connaît. Et sait que l'Empire américain n'est pas une sorte d'accident de l'histoire. Ils ont tout fait à l'ancienne : assassinats, déstabilisation, espionnage et domination militaire. Comme Rom l'avait fait.
Qui a voté pour cette abomination ? Cet édifice de trerreur ?
Vous ? Eh bien, si ça n'est pas le cas, alors vous devez sérieusement vous interroger sur la notion que les USA sont un état démocratique, car si vous n'avez pas votre mot à dire sur ces questions extrêmement sérieuse, quand votre volonté a-t-elle été respectée ?
Une démocratie impériale n'est pas une démocratie.

Bush, Sharon et Poutine sont soutenus par une opinion mobilisée Le 12 11 2002
LE SURSIS accordé par le président Bush au Conseil de sécurité ne doit pas faire oublier le scrutin des élections américaines, qui a donné à ce président un chèque en blanc pour faire la guerre comme et quand il le voudrait. Après un tel constat, une question ne peut plus être évitée : pourquoi les camps de la paix et de l'imagination politique disparaissent-ils à Washington, à Moscou et à Jérusalem ? C'est une chose de condamner George W. Bush, Vladimir Poutine et Ariel Sharon. C'en est une autre de savoir pourquoi ils ont derrière eux une opinion rassemblée et même mobilisée.


Idée LCBC : Les occupants n'aiment pas l'ONU Retour
Israël et ses dirigeants ont toujours ridiculisé l'ONU. Le 08 04 2005
[...]S'il y a un pays qui a fait fi des recommandations de l'ONU, c'est bien Israël. Depuis 1947, Israël qui fait partie des Nations Unies, a toujours pris l'ONU pour un pantin. Israël en guerre depuis 1948, est un pays où les Casques Bleus n'ont jamais débarqué. Pourquoi ? L'histoire répondra à cette question, comme à bien d'autres d'ailleurs. Sautons donc à pieds joints dans l'espace-temps, en arrière de 57 ans, dans l'histoire d'Israël face à l'ONU. Nombre de résolutions ont été prises par l'ONU depuis la création de l'état Hébreux en 1947, résolutions comme je le disais plus haut qu'elle a été incapable de faire respecter. Est-ce l'effet d'une mauvaise foi de la part d'Israël ? Ou est-ce l'Onu, c'est à dire l'ensemble des nations qui ne marche pas au pas ? Je suis persuadé que les sionistes me diront que c'est Israël qui a raison. Nous verrons si l'histoire est d'accord avec les politiques prises par les gouvernements d'Israël. [...]
[...]C'est dire qu'Israël et ses dirigeants ont toujours, avec un constant cynisme, ridiculisé l'ONU en se moquant de ses résolutions et de ses voeux. Suivant la phrase célèbre de Ben Gourion : 'peut importe ce que disent les Gentils, l'important c'est ce que font les Juifs'. À propos de cette phrase, Ammon Kapeliouk fait remarquer qu'elle est connue de tous les enfants juifs d'Israël et d'ailleurs. Ainsi l'ONU par sa faiblesse, a accepté d'Israël, un de ses membres à part entière depuis 1949 : La violation permanente des frontières - l'application d'annexion, d'expansion et de colonisation, alors que le Tribunal international assimile la colonisation à un 'crime de guerre', La prétention d'Israël à résoudre seul hors de toute intervention de l'ONU - les conflits qu'il a lui-même provoqués : La violation permanente des droits de la personne tels qu'ils sont définis par la Déclaration universelle des droits de l'homme de 1948, notamment la torture et la prise d'otages, Le non-respect des Conventions de Genève dans les territoires occupés, Le refus de tout contrôle de l'Agence Internationale de l'Energie atomique et la production des armes chimiques et biologiques. [...]

Bolton Nominated to Destroy UN Le 04 04 2005
John Bolton as US ambassador to the United Nations reminds me of what a US commander in charge of the destruction of Ben Tre city said during the Vietnam War, 'We had to destroy the village to save it'.
Sixty-two former American diplomats, most of whom served in Republican administrations, have signed a letter urging the Senate to reject Bolton's nomination. In their opinion, Bolton's 'past activities and statements indicate conclusively that he is the wrong man for this position at a time when the UN is entering a critically important phase of modernization, seeking to promote economic development and democratic reforms and searching for ways to cope better with proliferation crises and a spurt of natural disasters and internal conflicts.'
They claim Bolton has an 'exceptional record' of opposing US efforts to improve national security through arms control, and charged he has made 'unsubstantiated claims' that Cuba and Syria were working on biological weapons.
In 1994, Bolton declared, 'There is no such thing as the United Nations.' He has also said, contemptuously, 'The Secretariat building in New York has 38 stories. If it lost ten stories, it wouldn't make a bit of difference.' [...]

ONU EN DANGER Le 18 03 2005

John Bolton est là pour détruire l'organisation Le 18 03 2005
[...]Si l'on n'est pas d'accord avec les Américains sur tel ou tel sujet, ce n'est pas la fin du monde ! Ce serait mieux si les Américains étaient d'accord avec nous, mais je ne vois pas pourquoi j'irais me noyer au milieu de l'Atlantique pour faire plaisir à John Bolton, nouvel ambassadeur des Etats-Unis auprès de l'ONU, qui est là pour détruire l'organisation... On n'est plus dans le débat entre euro-atlantistes et euro-gaullistes, la question est : l'Union européenne peut-elle avoir sur certains points une politique étrangère différente de celle des Etats Unis ? [...]

Bush nomme à l'ONU un partisan de la dissolution de l'Organisation Le 07 03 2005
[source Réseau Voltaire :]
La nouvelle a fait l'effet d'une bombe dans les chancelleries : le président George W. Bush a nommé John R. Bolton ambassadeur des États-Unis à l'ONU. Or, militant d'extrême droite ayant toujours vécu dans l'ombre de Dick Cheney, Bolton est un adversaire résolu de l'Organisation des Nations unies, dont il réclame la dissolution pure et simple. En outre, il ne cache pas publiquement, depuis ses déclarations fracassantes de Tel-Aviv, en février 2003, qu'après l'Irak, le Pentagone devra « traiter » la Syrie et l'Iran. Sa nomination ne se comprend donc que comme la confirmation de la volonté de Washington d'attaquer la Syrie et l'Iran, en passant outre l'ONU si le Conseil de sécurité venait à s'y opposer.

[sources Le Nouvel Obs : ]
John Kerry, a ainsi regretté que George W. Bush ait choisi quelqu'un «qui a fait preuve de dédain» envers les alliés des Etats-Unis

[source Le Monde : ]
Considéré comme un 'faucon', ....avant sa confirmation par le Congrès en 2001 à son dernier poste, il avait été soutenu par une des grandes figures de la droite isolationniste américaine, Jesse Helms. Ce sénateur avait déclaré à son sujet : 'John Bolton est le type d'hommes avec qui je voudrais me trouver le jour de l'Apocalypse [...] pour la bataille finale entre le bien et le mal.'[...]
En septembre 2002, il avait défendu l'idée d'une attaque préventive contre l'Irak, en affirmant que 'le fait de savoir si le président [Bush] cherche à obtenir une nouvelle résolution du Conseil de sécurité de l'ONU est une question de décision politique, certainement pas une nécessité légale'.[...]

[source www.a7fr.com : ]
La désignation de John Bolton, présenté comme un grand ami d’Israël, doit encore être confirmée par le Sénat américain [...]

[sources Stop Bolton (voir lien ci-après pour une vidéo de ce va t'en guerre : ]
Why America Must Stop John Bolton On March 7th, President Bush nominated John Bolton, who’s dedicated his life to undermining the United Nations, to be our UN Ambassador. In April, the Senate will decide to approve this nomination or not. We must not stand for this.
John Bolton is a disastrous choice. Right now, the U.S. needs to work through the UN more than ever to make the world a safer place for Americans.
Bolton, however, has made a career out of belittling and dismissing the UN, suggesting at one point that 'if the UN secretary building in New York lost 10 stories, it wouldn’t make a bit of difference.' He advocates a go-it-alone foreign policy that alienates our allies and strengthens our enemies. He has a history of rash behavior. And he has consistently put his own priorities over those of his country by refusing to obey orders.

[Source Silvia Cattori : ]
John Bolton fait partie de 'United Nations Watch' qui est une ONG dont la façade est à caractère universel, mais qui sert principalement ou même exclusivement les intérêts d'Israël. C'est une organisation créée et contrôlée par des personnalités d’origine Juive, dont l’activité principale est de protéger la politique d'Israël à l'ONU. Une lecture de leur site www.unwatch.org en dit assez sur la nature des gens qui composent son conseil d'administration. Tous ses membres sont connus pour leur engagement inconditionnel envers l'Etat d'Israël et le sionisme. La UNW n'est pas la seule association avec un statut d'ONG accréditée à l'ONU qui est soutenue par des organisations juives (déclarées ou cachées). Elles sont très actives dans les couloirs de l'ONU et ne sont que des relais de gouvernements ou d'intérêts commerciaux ou financiers. UNW n’est donc qu’une des multiples ONG créé par le gouvernement israélien avec l’aide du conseil juif mondial et des organisations juives américaines.

Israël n'a pas cessé de s'attaquer à l'Unrwa Le 15 02 2005
Les attaques à l’encontre de l’Unrwa ont été un « fil rouge » de tous les gouvernements israéliens depuis les années 50, car l’agence onusienne est devenue aux yeux du peuple palestinien le symbole vivant des aspirations des réfugiés au retour dans leurs foyers. Mais elles s’intensifient, depuis quelques mois, dans la perspective d’une éventuelle reprise des pourparlers. Témoin privilégié des conditions de vie dramatiques dans les camps de l’intérieur et de l’exil, l’Unrwa, en tant qu’organe subsidiaire, a toujours souffert de son mandat temporaire et « humanitaire » qui l’empêche de planifier sur le long terme et d’intervenir sur les questions politiques, telles que le droit au retour. En particulier au Liban, où l’agence affronte les plus grandes difficultés. Petit à petit, au sein des communautés de réfugiés, s’opère une différence entre le « ta’hîl » (l’amélioration des conditions de vie) et le « tawtin » (l’installation définitive).
PLP : Le processus de délégitimation de l’Unrwa par l’Etat d’Israël ne date pas d’hier, mais il semble s’accélérer. Quels en sont les enjeux et la finalité ?
Jalal Husseini [1] : Il n’y a rien de nouveau dans ces tentatives de délégitimation. Depuis la fin des années 50, quand il est apparu de façon évidente que le mandat temporaire de l’Unrwa allait se perpétuer tant que le problème des réfugiés ne serait pas réglé, Israël n’a pas cessé de s’attaquer à l’Unrwa. Il y a plusieurs raisons à cela, dont une essentielle : l’Unrwa, agence onusienne, est devenue aux yeux du peuple palestinien le symbole vivant des aspirations des réfugiés au retour à leurs foyers, et par là même un symbole du drame que vivaient ces réfugiés déracinés. En s’attaquant à l’Unrwa, on délégitime donc le droit au retour. C’est le fil rouge des attitudes des différents gouvernements israéliens vis-à-vis de l’Unrwa depuis la fin des années 50. Mais à chaque fois qu’Israël s’est trouvé confronté militairement à l’OLP et aux réfugiés (par exemple lors de l’invasion du Liban en 1982 et durant les deux Intifada dans les territoires occupés) ces attaques ont augmenté, car outre le rôle symbolique éminemment politique joué par l’Unrwa, celle-ci constituait un témoin gênant tout en servant de facto d’infrastructure de soutien aux réfugiés en armes.
Pourquoi cette accélération actuelle des attaques israéliennes ? Pour deux raisons. D’abord, on voit bien que Sharon essaye d’imposer une solution unilatérale au conflit israélo-palestinien : s’en prendre à l’Unrwa, c’est d’ores et déjà se placer dans une position de force dans la perspective de la reprise des pourparlers de paix. L’écroulement de l’Autorité palestinienne est un autre facteur explicatif. On sent bien que les nouveaux dirigeants palestiniens sont beaucoup moins exigeants concernant le respect des droits des réfugiés au retour et à la compensation, ce qui ne peut que renforcer l’importance politique de l’Unrwa et de ses services en tant que symboles vivants de ces droits. Israël entend imposer au plus vite son opinion du règlement de la question des réfugiés, sous la forme de leur réinstallation permanente et sans frais dans leurs lieux d’exil actuels....
PLP : Les récentes accusations israéliennes à l’encontre de l’Unrwa - les infrastructures de l’Agence seraient utilisées par les auteurs d’attentats - comme la mise en cause du Commissaire général Peter Hansen en personne, marquent-elles le franchissement d’une nouvelle étape dans la crise avec l’ONU ? Quelle lecture faites-vous des derniers développements ?
J.H. : Là encore, rien de nouveau. Lorsque surviennent des combats dans un camp - or c’est là que sont concentrées l’essentiel des installations de l’Unrwa - les équipements de l’agence deviennent de facto des enjeux militaires dont se servent les combattants de part et d’autre. Les écoles en particulier deviennent des lieux stratégiques permettant le contrôle du camp. Ce fut aussi le cas au Liban lors des différentes phases de la guerre civile et de l’invasion israélienne. [...]

Un consensus bipartisan contre l'ONU Le 14 02 2005
Le républicain Newt Gingrich et le démocrate George Mitchell présentent dans le Washington Times la mission parlementaire qu'ils co-président à propos de l'ONU. Selon eux, l'Organisation ne parvient pas à surmonter la crise du Darfour, le scandale du programme pétrole contre nourriture et celui des viols commis par des casques bleus au Congo. Ils proposeront donc des réformes pour « renforcer » l'ONU, mais à la différence de leurs prédécesseurs, ils les concevront en fonction des intérêts US et non de ceux, supposés, de la communauté internationale. Notons que, par sa composition, cette mission parlementaire marque une étape décisive dans la politique étrangère du Congrès : désormais républicains et démocrates partagent la même intention de détruire le droit international et de ravaler l'ONU au rôle de courroie de transmission de l'impérialisme états-unien. Ce sont les Etats-Unis, seuls, qui détermineront à l'avenir ce qui est bon pour la communauté internationale. L'ancien ministre britannique Robin Cook s'interroge dans le Guardian sur l'avenir du Tribunal pénal international. Les Etats-Unis ne veulent en aucun cas qu'une juridiction permanente puisse exister, devant laquelle ils auraient à rendre des comptes, et préfèrent des tribunaux ad hoc, pour les seuls conflits où ils sont vainqueurs. Il s'en suit qu'aucune justice n'est possible dans les temps où elle est nécessaire.

FAIRE IMPLOSER L'ONU Le 04 02 2005
Washington instrumentalise l'idéal démocratique pour remettre en cause le droit international. Après avoir prétexté de la démocratie pour attaquer la Yougoslavie, puis pour justifier a posteriori l'invasion de l'Irak, les États-Unis veulent créer un « caucus des démocraties » à l'ONU pour en finir avec l'égalité de voix entre États. Cette méthode, qui n'est pas nouvelle, avait été théorisée par Joseph Korbell, père de Madeleine Albright et mentor de Condoleezza Rice.
Le premier mandat de l'administration Bush a constitué le nadir du rayonnement des Nations unies. Jamais l'organisation internationale n'avait été confrontée à un tel flot de critiques et de revers. Les États-Unis ont pris la tête d'une Coalition qui a envahi un État souverain, l'Irak, sans l'aval du Conseil de sécurité. À cette occasion, le secrétaire-général de l'ONU, Kofi Annan, et les délégations du Conseil de sécurité ont été placés sur écoute par les services secrets états-uniens et britanniques [1]. Puis le représentant spécial de l'ONU en Irak, Sergio Vieira de Melo, a été assassiné à Bagdad alors qu'il venait d'enter en conflit avec l'ambassadeur Bremer. Kofi Annan a été personnellement accusé par les parlementaires états-uniens de détournements du programme « pétrole contre nourriture » [2], tandis qu'un groupe de communication néo-conservateur proche de la Maison-Blanche réclamait le départ de l'ONU du sol états-unien [3]. Tout récemment, le Washington Post a révélé que le directeur de l'Agence internationale de l'énergie atomique, Mohammed el-Baradei, a également été mis sur écoute par Washington[...]
A la Conférence de Varsovie de la Communauté des démocraties en juin 2000, la déclaration finale de la conférence évoque ainsi une « coopération au sein des organisations internationales » et la constitution de « coalitions et d'ententes destinées à soutenir les résolutions et d'autres actions internationales pour la promotion d'un mode démocratique de gouvernement » [5]. Ce qui suscite l'opposition du secrétaire général de l'ONU, Kofi Annan, mais aussi du ministre des Affaires étrangères français, Hubert Védrine. La France sera d'ailleurs la seule à ne pas apposer sa signature sur ce texte [6].[...]

Pressions américaines et israéliennes pour la démission du chef de l'UNRWA Le 22 01 2005
[Extrait] Le directeur de l’Agence de l’Onu pour l’aide aux réfugiés palestiniens (Unrwa), le Danois Peter Hansen, a affirmé à un journal danois qu’il avait été obligé par Kofi Annan, secrétaire général des Nations unies, de quitter son poste. Il a laissé entendre que sa démission forcée faisait suite à des pressions américaines et israéliennes. M. Hansen, dans la ligne de mire d’Israël pour son attitude critique envers les militaires israéliens dans les territoires palestiniens, souhaitait prolonger son mandat qui arrive à expiration le 31 mars. « J’ai offert de rester plus longtemps, mais on ne le souhaitait pas», a-t-il déclaré au quotidien Information (indépendant). Il n’a pas voulu spéculer sur les raisons de cette décision. Mais « ce n’est pas un secret », dit-il, « que plusieurs membres du Congrès américain ont collecté des signatures pour exiger mon départ ». [...]

L'Onu reste dominée par un tiers-mondisme intransigeant Le 20 01 2005
[...]Dans cette partie à hauts risques, le continent européen, pourtant fort contributeur de l'assistance aux Palestiniens, se contentera d'exercer une influence morale. Et de redonner à Washington les encouragements qu'il attend. Mais guère plus ! La France, en s'alignant à tout propos sur la revendication arabe, a perdu l'estime d'Israël et donc toute vertu d'entregent. Le recours rhétorique à l'Onu ne vaut pas mieux : l'institution onusiaque [...] reste dominée par un tiers-mondisme intransigeant. Foin du Rwanda ou du Darfour, la bureaucratie onusiaque concentre tous ses traits sur son « vilain » habituel : l'Etat juif. [...]

Le directeur de l'UNRWA partira contre son gré Le 20 01 2005
Des informations venant de l'ONU et de Copenhague disent que Peter Hansen, le directeur en partance de l'UNRWA, quitte son poste contre son gré. Interviewé par un journal danois, M. Hansen a dit que le chef de l'ONU Kofi Annan avait rejeté sa proposition de rester. Des fonctionnaires de l'ONU cités par Reuters ont dit que ceci était dû à une longue campagne d'Israël et des Etats-Unis contre lui. M. Hansen a dit que de notoriété publique, plusieurs membres du Congrès des USA avaient pétitionné pour son départ. M. Hansen, un danois, a dirigé l'UNRWA depuis 1996. Il a été critique vis-à-vis de la conduite de l'armée israélienne dans les territoires occupés, et Israël a sans cesse demandé sa démission. M. Annan a dit lundi aux reporters que M. Hansen serait parmi les responsables de l'ONU qui quitteraient leur poste. Il reste jusqu'à l'expiration de son mandat en mars.
'Les USA s'opposent à sa prolongation'
D'après Reuters, des responsables de l'ONU ont dit que les USA, premiers donateurs de l'agence, ont expliqué, contre la prolongation de M. Hansen, qu'il avait servi assez longtemps et que l'agence avait besoin de sang nouveau. Les USA ont été le seul pays du comité consultatif à s'opposer à la renomination de M. Hansen, selon un responsable de l'ONU pour Reuters. M. Hansen s'est souvent heurté aux responsables israéliens. Il a critiqué Israël sur les démolitions de maisons, qui selon lui, viennent d'une puissance de feu israélienne indiscriminée, et d'une politique israélienne qui, pense t'il, a contribué à l'effondrement économique et à la famine croissante parmi les quelque 1 million de réfugiés à Gaza.
Attaques à répétition
En octobre 2004, Israël a diffusé une bande vidéo qui d'après elle montrait des militants transportant un missile dans une ambulance de l'UNRWA. Ceci s'avéra faux, et l'armée israélienne fut forcée d'abandonner l'accusation. M. Hansen accusa le gouvernement israélien de disséminer ' délibérément de la propagande fausse, malveillante et provocatrice '. Mr Hansen a aussi été condamné fortement par Israël pour les commentaires qu'il a fait à la Canadian Broadcasting Corporation, où il a dit que son agence n'empêchait pas des membres du Hamas de travailler pour elle. ' Le Hamas, en tant qu'organisation politique, ne signifie pas que chaque membre est un militant, et nous ne faisons pas d'examen politique ni d'exclusion d'une conviction politique contre une autre, ' a dit M. Hansen. Israël a demandé une enquête de l'ONU. L'UNRWA a été créée pour soulager la crise des réfugiés Palestiniens qui a suivi la création de l'Etat d'Israël en 1948. Actuellement il fournit une aide alimentaire régulière à près de 1,5 millions de Palestiniens en Cisjordanie et à Gaza. Il gère aussi des écoles et des cliniques et donne refuge à des milliers de Palestiniens jetés à la rue par la politique israélienne de destructions de maisons. Traduction de l'anglais : JPB

Washington critique sévèrement les propos de Lakhdar Brahimi sur le soutien total apporté à Israël Le 28 04 2004
WASHINGTON (AP) - Les responsables américains ont rejeté mardi les propos tenus par l'émissaire spéciale de l'ONU, Lakhdar Brahimi selon lequel le 'soutien total' apporté par l'administration Bush à la politique israélienne entrave ses efforts à la transition vers la souveraineté en Irak.
[...]Israël a envoyé lundi une lettre de protestation formelle au secrétaire général de l'ONU, Kofi Annan, reprochant à l'émissaire spécial de l'ONU à l'Irak d'avoir qualifié la politique israélienne de 'grand poison' au Moyen-Orient.[
Dans un entretien diffusé mercredi dernier sur France Inter, Lakhdar Brahimi avait notamment déclaré: 'Il n'y a aucun doute que le grand poison dans la région est la politique israélienne de domination et toute la souffrance imposée aux Palestiniens, ainsi que la perception par toute la population de la région, et au-delà, de l'injustice de cette politique, et le soutien également injuste (...) des Etats-Unis à cette politique'.[...]

Les Faucons : L'ONU doit changer ou les États-Unis doivent la quitter Le 23 01 2004
Référence : U.N. Should Change -- or U.S. Should Quit », par David Frum et Richard Perle,
L'ONU est la petite souris de la politique américaine : peu d'adultes y croient, mais ils considèrent que ça n'est pas nuisible et que cela amuse les enfants. Toutefois, depuis le 11 septembre, en nous faisant obstacle dans la guerre au terrorisme, l'ONU n'est plus sans danger et les discours enthousiastes des Démocrates à son égard ont cessé d'être amusants. L'ONU est un obstacle pour notre sécurité nationale en raison de sa volonté de poser des limites légales aux capacités des États-Unis de se défendre. Cette attitude place les responsables politiques face à un dilemme : accepter ses limites et compromettre notre sécurité ou les rejeter et apparaître comme un hors la loi. L'article 51 de la Charte de l'ONU prévoit deux cas où le recours à la force est autorisé : en cas de légitime défense suite à une agression ou avec l'aval du Conseil de sécurité. Malheureusement, le terme d'agression se réduit à l'invasion, pas au fait d'abriter sur son sol des milliers de meurtriers anti-américains. Ainsi, si avant le 11 septembre, nous avions été détruire des camps d'Al Qaïda en Afghanistan, nous aurions été qualifié d'agresseurs. Nous aurions également pu demander l'accord du Conseil de sécurité, mais est-ce que les Russes, les Chinois et les Français nous l'auraient accordé ? En d'autres termes, avec les règles de l'ONU, on ne peut combattre les terroristes qu'une fois qu'ils ont mené une attaque. À une époque où des groupes fanatiques tentent d'acquérir des armes pouvant causer des centaines de milliers de morts, ce n'est pas acceptable. Les règles actuelles sont obsolètes et il faut donc en définir de nouvelles qui reconnaissent qu'abriter des terroristes est une agression. Il ne sera malheureusement pas facile de faire adopter ces changements car de nombreux pays, même parmi nos alliés traditionnels, sont plus préoccupés par l'obstruction contre la puissance américaine que par la guerre au terrorisme, tant que nous restons la cible. Par ailleurs, la France de Jacques Chirac utilise l'ONU pour nous présenter comme un pays hors la loi afin de construire une Union européenne bâtie comme un contrepoids contre nous. Le monde a changé et si l'ONU ne veut pas prendre part à la guerre au terrorisme, nous ne devons pas prendre part à l'ONU.

Nous [Israel] allons essayer [...], d'être plus actifs, voire agressifs [à l'ONU] Le 27 11 2003
[...] 'L'ÉCHEC DE L'ONU', SELON ISRAËL
'Ceci est une journée de honte pour les Nations unies et de tristesse pour l'humanité', a-t-il déploré, en assurant qu'Israël 'ne se laissera plus désormais prendre pour cible d'accusations systématiques et de résolutions biaisées'.
Pour la première fois de son histoire, Israël avait déposé, le 29 octobre dernier, une résolution devant l'Assemblée générale de l'ONU. Son texte reflétait exactement celui d'une résolution dénonçant la situation des enfants palestiniens, adoptée une semaine auparavant. Le texte présenté par M. Gillerman substituait 'enfants israéliens' à 'enfants palestiniens'.
D'intenses tractations diplomatiques, notamment à l'initiative de l'Egypte qui avait proposé un texte de résolution portant sur l'ensemble des enfants au Proche-Orient, n'ont pu aboutir et M. Gillerman a préféré retirer son texte plutôt que de le voir soumis à un vote.
'Aujourd'hui nous avons soumis les Nations unies à un ultime test de moralité', a ensuite déclaré Dan Gillerman, lors d'une conférence de presse. 'Il a échoué lamentablement. Cela prouve l'ampleur de l'hypocrisie, de la duplicité et de la partialité de l'Assemblée générale et de ses commissions.' 'A partir du moment où une attention spéciale est accordée à la situation des enfants palestiniens dans une résolution spécifique, nous considérons que celle des enfants israéliens doit l'être tout autant', a-t-il également argué.
M. Gillerman a souligné qu'Israël, visé par plusieurs centaines de résolutions de l'ONU, avait décidé de changer de stratégie et de passer à l'offensive au lieu de se contenter de répondre par des discours aux assauts de l'Assemblée générale, dont la majorité des 191 membres sont généralement favorables à la cause palestinienne.
'Israël ne va plus attendre passivement qu'on le dénigre', a-t-il expliqué aux journalistes. 'Nous allons essayer de faire les choses différemment, d'être plus actifs, voire agressifs.' M. Gillerman a tenu à souligner qu'Israël avait donné 'aux Nations unies une chance de s'élever au-dessus de la politique mesquine', mais que 'l'ONU [avait] échoué'.
[...]

Israël ne se sent pas lié par la résolution de l'ONU sur la 'feuille de route' Le 20 11 2003
Le fait que les Etats-Unis, traditionnel allié d'Israël au Conseil de sécurité, aient soutenu mercredi la résolution constitue un camouflet pour l'Etat juif.
Faisant fi d'une résolution du Conseil de sécurité et de critiques du président américain George W. Bush, Israël a rejeté, jeudi 20 novembre, toute intervention de l'ONU dans les négociations avec les Palestiniens et a proclamé sa détermination à poursuivre la construction du 'mur' controversé. [...]
En dépit de ces critiques, le ministre des affaires étrangères israélien, Sylvan Shalom, a affirmé que son pays continuerait à construire la ligne de défense controversée dont le tracé s'enfonce en Cisjordanie occupée. 'Nous sommes parvenus à une décision claire et sans équivoque, nous construirons la clôture', a affirmé M. Shalom.
'Il est vrai qu'il y a des sujets que nous ne voyons pas de la même manière, mais la nature spéciale de notre amitié fait que lorsque nous ne sommes pas d'accord sur tout, notre amitié continue', a déclaré M. Sharon, reconnaissant l'existence de divergences avec Washington.
Le dirigeant palestinien Yasser Arafat s'est félicité de la résolution de l'ONU, y voyant la preuve que 'la communauté internationale appuie la 'feuille de route' et l'instauration d'une paix en Terre sainte'. Encouragée par la nouvelle résolution, l'Autorité palestinienne a appelé l'ONU à imposer des sanctions à Israël pour son 'refus' d'appliquer la 'feuille de route'.[...]

Israël ne veut pas d'implication de l'ONU dans le processus de paix Le 18 11 2003
NATIONS UNIES (Reuters) - En dépit d'objections israéliennes, la Russie a remis sur la table lundi son projet de résolution appuyant la 'euille de route' our la paix au Proche-Orient.
L'actuel président du Conseil de sécurité, l'Angolais Ismael Gasper Martins, a dit s'attendre à voir le texte adopté 'u plus tard d'ici la fin de la semaine'
Le projet se contente de soutenir le plan de paix élaboré par le 'quartet' de médiateurs - Etats-Unis, UE, Onu, Russie - et 'appelle toutes les parties à remplir leurs obligations conformément à la feuille de route en coopération avec le quartet, et à réaliser l'objectif de deux Etats'.
La France entend 'co-parrainer' ce texte, présenté pour la première fois par l'ambassadeur russe Sergueï Lavrov le 30 octobre dernier.
Les responsables américains avaient alors estimé qu'il fallait attendre l'entrée en fonctions du gouvernement palestinien d'Ahmed Koreï, investi la semaine dernière.
Israël ne voit pas la nécessité de cette résolution et ne veut pas d'implication de l'Onu dans le processus de paix. En visite à Moscou début novembre, le Premier ministre israélien Ariel Sharon avait tenté de persuader le président Vladimir Poutine de renoncer à ce texte.[...]

Le médiateur de l'ONU est assassiné par des extrémistes sionistes Le 01 10 2003
[...]Du coté des sionistes, on affirme toujours que les juifs ont bien accepté le plan de répartition [de l'ONU en 1947]. Et, formellement, c'est ce qu'il font. Mais dans le même temps, ils travaillent au développement d'un Etat juif dans toute la Palestine. Avec pour conséquence que le problème de la Palestine se retrouve sur la table de l'Assemblée générale dès mars 1948. Les Etats-Unis proposent alors de placer la Palestine sous mandat des Nations unies. L'ONU envoie le comte Bernadotte comme médiateur en Palestine pour convaincre les deux parties, mais celui-ci est assassiné quelques mois plus tard par des extrèmistes sionistes.

Chalabi contre l'Onu Le 15 04 2003
Pour le chef chiite, la France et l'Allemagne sont également mal vues en Irak. Les Nations unies, la France et l'Allemagne n'ont pas de rôle à jouer en Irak et sont mal vues dans ce pays, affirme le chef du principal mouvement d'opposition Ahmed Chalabi, dans une interview au journal Le Monde. « Je ne crois pas que l'Organisation des Nations unies pourrait jouer un rôle central en Irak. Elle est devenue de facto alliée de Saddam Hussein », estime le chef du Conseil national irakien. De même, « la France et l'Allemagne en particulier ont de facto soutenu Saddam Hussein et son régime. Et donc, du point de vue moral, elles sont très mal vues en Irak. La France et l'Allemagne ont utilisé l'Onu pour s'opposer au peuple irakien », ajoute-t-il.[...]

L'ONU devait être balayée Le 01 04 2003
Il est par ailleurs évident dans ces conditions que l'ONU devait être balayée, écrasée, anéantie. L'ONU, c'est la Paix, et donc la faillite pour l'industrie de l'armement américaine. Tout facteur de paix fort doit être impérativement détruit.
L'ONU était même peut être devenu l'un des plus gros dangers et le coup que lui a porté très intelligemment l'administration américaine en la ridiculisant complétement, en en ridiculisant tous les états membres, dont la totale impuissance et la plus ou moins grande compromission sont brutalement apparues au grand jour devant les peuples incrédules et inquiets du monde entier, comme lorsqu'une personne supposée d'autorité perd soudainement sa culotte en public et laisse voir un tout petit organe, et en se servant en plus d'elle, explicitement, sans la moindre gêne avant de s'en défaire d'un coup pied comme d'une souillon une fois qu'elle ne sert plus, vraiment comble et sommet de l'art, pour désarmer le pays qu'elle s'apprête à attaquer !, et tout ça en transportant calmement et consciencieusement son matériel au nez et à la barbe de tous, ce coup est très très fort.

Les Etats-Unis ne font pas cette guerre sans l'ONU, ils la font contre l'ONU Le 24 03 2003
Les Etats-Unis ne font pas cette guerre sans l'ONU, ils la font contre l'ONU. Pour l'une des premières fois dans l'histoire des Nations unis, l'ONU a été un lieu où se sont affirmées des oppositions à la volonté de domination mondiale américaine. L'ONU y a gagné en crédibilité. [...]

Thank God for the death of the UN [Sic !!!] Le 21 03 2003
[Richard Perle is one of the architects of US unilateralism and the policy of war in Iraq. Here is his position ion stark relief. Several days after this article was published he resigned as chairman of the defence policy board, an advisory panel to the Pentagon]
Saddam Hussein's reign of terror is about to end. He will go quickly, but not alone: in a parting irony, he will take the UN down with him. Well, not the whole UN. The 'good works' part will survive, the low-risk peacekeeping bureaucracies will remain, the chatterbox on the Hudson will continue to bleat. What will die is the fantasy of the UN as the foundation of a new world order. As we sift the debris, it will be important to preserve, the better to understand, the intellectual wreckage of the liberal conceit of safety through international law administered by international institutions.
As free Iraqis document the quarter-century nightmare of Saddam's rule, let us not forget who held that the moral authority of the international community was enshrined in a plea for more time for inspectors, and who marched against 'regime change'. In the spirit of postwar reconciliation that diplomats are always eager to engender, we must not reconcile the timid, blighted notion that world order requires us to recoil before rogue states that terrorise their own citizens and menace ours.
A few days ago, Shirley Williams argued on television against a coalition of the willing using force to liberate Iraq. Decent, thoughtful and high-minded, she must surely have been moved into opposition by an argument so convincing that it overpowered the obvious moral case for removing Saddam's regime. For Lady Williams (and many others), the thumb on the scale of judgment about this war is the idea that only the UN security council can legitimise the use of force. It matters not if troops are used only to enforce the UN's own demands. A willing coalition of liberal democracies isn't good enough. If any institution or coalition other than the UN security council uses force, even as a last resort, 'anarchy', rather than international law, would prevail, destroying any hope for world order.
This is a dangerously wrong idea that leads inexorably to handing great moral and even existential politico-military decisions, to the likes of Syria, Cameroon, Angola, Russia, China and France. When challenged with the argument that if a policy is right with the approbation of the security council, how can it be wrong just because communist China or Russia or France or a gaggle of minor dictatorships withhold their assent, she fell back on the primacy of 'order' versus 'anarchy'.
But is the security council capable of ensuring order and saving us from anarchy? History suggests not. The UN arose from the ashes of a war that the League of Nations was unable to avert. It was simply not up to confronting Italy in Abyssinia, much less - had it survived that debacle - to taking on Nazi Germany.
In the heady aftermath of the allied victory, the hope that security could be made collective was embodied in the UN security council - with abject results. During the cold war the security council was hopelessly paralysed. The Soviet empire was wrestled to the ground, and eastern Europe liberated, not by the UN, but by the mother of all coalitions, Nato. Apart from minor skirmishes and sporadic peacekeeping missions, the only case of the security council acting during the cold war was its use of force to halt the invasion of South Korea - and that was only possible because the Soviets were not in the chamber to veto it. It was a mistake they did not make again.
Facing Milosevic's multiple aggressions, the UN could not stop the Balkan wars or even protect its victims. It took a coalition of the willing to save Bosnia from extinction. And when the war was over, peace was made in Dayton, Ohio, not in the UN. The rescue of Muslims in Kosovo was not a UN action: their cause never gained security council approval. The United Kingdom, not the United Nations, saved the Falklands.
This new century now challenges the hopes for a new world order in new ways. We will not defeat or even contain fanatical terror unless we can carry the war to the territories from which it is launched. This will sometimes require that we use force against states that harbour terrorists, as we did in destroying the Taliban regime in Afghanistan.
The most dangerous of these states are those that also possess weapons of mass destruction. Iraq is one, but there are others. Whatever hope there is that they can be persuaded to withdraw support or sanctuary from terrorists rests on the certainty and effectiveness with which they are confronted. The chronic failure of the security council to enforce its own resolutions is unmistakable: it is simply not up to the task. We are left with coalitions of the willing. Far from disparaging them as a threat to a new world order, we should recognise that they are, by default, the best hope for that order, and the true alternative to the anarchy of the abject failure of the UN.
Richard Perle is chairman of the defence policy board, an advisory panel to the Pentagon.
This is an edited version of an article that first appeared in this week's Spectator.

Les États-Unis auront tendance à ignorer de plus en plus l'ONU Le 15 03 2003
[...]De plus, qu'il s'agisse du conflit Israël-Palestine ou de l'Irak, et dans ce dernier cas de la conduite de la guerre ou de la gestion politique de la région après la guerre, les États-Unis chercheront à élargir le fossé entre ceux qui les ont suivis et les autres, à s'appuyer davantage sur leurs féaux et moins sur ceux qui leur ont manqué. Cela affectera durablement toute politique étrangère européenne.
En outre, après un éventuel veto, les États-Unis auront tendance à ignorer de plus en plus l'ONU aussi bien que l'OTAN. Leur refus du multilatéralisme ne se limitera pas aux affaires stratégiques, mais s'étendra aux problèmes du climat, des paradis fiscaux, de la volatilité des capitaux, de toutes les négociations de contrôle des armements en cours ou des règles mondiales de la bioéthique, sans parler du commerce et surtout de la Cour pénale internationale. Les conséquences en seront dangereuses pour la régulation mondiale. Le fait que cette attitude n'ait sans doute pas l'appui de la majorité du peuple américain laisse espérer qu'elle ne soit pas durable, mais n'enlève rien à ses inconvénients présents. [...]

Israel considére comme 'ingérence injustifiée' les résolutions de l'ONU [Sic!!!] Le 23 11 2002
[...]Comme vous le savez, Israël a voté contre cette résolution et les résolutions analogues adoptées par l'Assemblée générale lors de ses précédentes sessions. Étant donné qu'il est urgent de mettre fin à tous les actes de violence et de terrorisme dans la région et de reprendre le processus de négociation convenu, Israël tient à faire connaître, une fois de plus, sa position sur la question.
Israël considère que la résolution susmentionnée de l'Assemblée générale, non seulement est partiale, mais constitue en outre une ingérence injustifiée dans des questions que les parties sont convenues de résoudre dans le cadre de négociations bilatérales directes.
La violence actuelle dans la région résulte de la décision de la partie palestinienne d'abandonner les négociations de paix et de recourir à la violence et au terrorisme pour parvenir à ses fins. Le point de vue partial qui est celui de la résolution, à travers laquelle on tente de dicter les résultats du processus de négociation, a pour effet de récompenser la violence alors que la partie palestinienne devrait être contrainte de renoncer à tout acte de violence et de terrorisme et de reprendre le chemin du dialogue pacifique. » [...]

Le Premier ministre israélien avait toujours refusé tout processus conduisant à l'internationalisation du conflit. Le 16 04 2002
'La proposition d’une conférence internationale est un pas nouveau dans la mesure où le Premier ministre israélien avait toujours refusé tout processus conduisant à l’internationalisation du conflit. ' Cette conférence, selon le président de la République, ne devra pas se faire sans l’Europe, l’ONU et la Russie.

Les mains d'Israël seraient liées [Sic!!!] Le 02 01 2002
Que pensez-vous de l'envoi d'observateurs internationaux ?
Cela ne fonctionne que si les deux parties arrivent à un accord. Dans la situation actuelle, les observateurs trouveront toujours plus facile d'observer les mouvements d'une armée que ceux de mouvements terroristes. Nous risquons de nous trouver dans une situation où les terroristes poursuivraient leurs opérations et où les mains d'Israël seraient liées. C'est là la principale réticence d'Israël.

En Israël, l'ONU n'est pas exactement en odeur de sainteté Le 03 09 2001
La tournure de la conférence de l'ONU à Durban (Afrique du Sud) contre le racisme, qui a provoqué un formidable tollé en Israël, a ravivé le sentiment des Israéliens d'être un éternel bouc émissaire et accru leur méfiance viscérale vis-à-vis des Nations unies.
'L'ONU ne sortira pas grandie de cette conférence', a déclaré à l'AFP un porte-parole du ministère israélien des Affaires étrangères, Emmanuel Nachshon. 'En Israël, l'ONU n'est pas exactement en odeur de sainteté et maintenant encore moins', a-t-il poursuivi.
Le gouvernement israélien envisageait toujours lundi un retrait de cette conférence si aucun compromis satisfaisant n'était trouvé sur le texte de la résolution finale. Israël rejette par avance toute résolution condamnant l'Etat juif pour sa politique vis-à-vis des Palestiniens.
La télévision publique a affirmé que la décision, attendue ce lundi, avait été reportée à mardi, apparemment afin de donner une ultime chance aux tractations en cours à Durban.
Pour sa part, M. Nachshon a assuré qu'Israël, qui agit en étroite concertation avec les Etats-Unis, 'ne s'est pas donné de date limite'.
Quelle que soit l'issue de ces négociations, qui portent sur une proposition norvégienne de compromis acceptable pour Israël, mais rejetée pour l'instant par le camp arabe et palestinien, Durban aura des conséquences sévères pour les relations déjà houleuses entre l'Etat juif et l'ONU.
Le chef de la délégation israélienne, Mordechaï Yadid, y avait d'ailleurs vu dimanche un 'tournant critique' pour les relations entre l'Etat juif et l'ONU.
L'opinion publique et le gouvernement israélien ont été choqués par la déclaration adoptée à Durban par le Forum des organisations non-gouvernementales (ONG), qui décrit Israël comme 'un Etat raciste et d'apartheid' et l'accuse de 'crimes de guerre' et d''actes de génocide et de nettoyage ethnique' contre les Palestiniens.
M. Nachshon admet qu'il faut 'relativiser', dans la mesure où il ne s'agit que d'une conférence d'ONG qui n'engage pas l'ONU. Mais d'un autre côté, souligne-t-il, 'elle montre un peu un état d'esprit'.
La presse est allée plus loin. Le plus grand quotidien du pays, Yediot Aharonot, a ainsi estimé qu'il n'y avait 'aucune différence théorique entre l'idéologie nazie et l'idéologie de Durban', dans la mesure où la majorité des discours prononcés devant la conférence présentent les juifs comme 'la personnification du mal'.
L'article est intitulé 'nuit de cristal à Durban', en référence à la mise à sac de synagogues et de magasins juifs en 1938 par les nazis.
Au-delà des délégués qui ont tenu les propos anti-israéliens les plus virulents, c'est l'ONU elle-même et son secrétaire général, Kofi Annan, qui sont mis en cause.
Le quotidien Ha'aretz (gauche), pourtant une voix modérée, accuse ainsi M. Annan d'être 'en grande partie responsable de l'échec fracassant' de la conférence, dans la mesure où il a 'laissé un groupe déterminé de pays musulmans imposer un ordre du jour très orienté'.
La polémique survient à un moment difficile pour l'ONU, déjà sur la sellette pour avoir caché à Israël des informations concernant l'enlèvement en octobre 2000 par le mouvement chiite libanais Hezbollah de trois soldats israéliens à la frontière entre les deux pays.
M. Annan avait reconnu 'de sérieuses erreurs de jugement' de la part de l'ONU, qui avait nié pendant des mois l'existence d'une cassette tournée par un casque bleu indien 18 heures après la capture des soldats, dont on est toujours sans nouvelle.
M. Nachshon estime qu'après 'ce moment formidable' qu'a été, pour Israël, la résolution 181 de l'Assemblée générale de l'ONU du 29 novembre 1947 recommandant le partage de la Palestine, 'c'est la dégringolade', avec pour point d'orgue [lire : comme point culminant. NDLR de CJEE] la résolution de 1975 assimilant le sionisme au racisme.
Mais Durban a aussi remis au goût du jour en Israël, malgré le soutien indéfectible des Etats-Unis, le sentiment que 'le monde entier est contre nous', comme le dit un refrain connu.
Pour le Jerusalem Post, Durban a ainsi eu le mérite de 'ramener le conflit israélo-arabe à ses éléments de base: un vaste monde arabe opposé à un petit Israël'.


Idée LCBC : Les occupants sont soutenus par leurs citoyens Retour
Les Universités ne sont pas descendues dans la rue quand on a confisqué les terres des Palestiniens Le 15 01 2003
[...]dans une démocratie, les citoyens, qui ont élu le gouvernement, sont par définition responsables de la politique de ce dernier, gardien de leur volonté commune. Et l'on devrait poser la question suivante à cette même opinion publique : 'avez-vous eu recours à tous les moyens mis à disposition par votre démocratie, pour contester la politique de votre gouvernement ?'
La vérité oblige à dire que les universités israéliennes, à l'exception de tout petits groupes de pacifistes courageux, n'ont pas protesté contre l'occupation, qui dure maintenant depuis 35 ans.
Elles ne descendent pas, et ne sont pas descendues dans la rue quand on a confisqué les terres des Palestiniens, et qu'on a construit les colonies sur ces terres volées. Les centaines de milliers de professeurs, chercheurs et étudiants que compte notre communauté universitaire ne se sont pas opposés non plus aux destructions massives de maisons palestiniennes.
Non, conférences et travaux dirigés ont suivi leur cours, sur les concepts de liberté et de démocratie à travers les âges, par exemple. Mais en même temps, notre communauté universitaire accomplissait normalement ses périodes de réserve dans l'armée, étudiants et enseignants étant les soldats et les officiers de la force d'occupation. [...]

La dérive de la société israélienne Le 01 01 2003
« Il y a peu de temps, un journaliste de CNN demandait à un des principaux conseillers de Sharon s’il pensait rendre un jour les territoires occupés. Réponse du conseiller : « la Judée et la Samarie ne sont pas des territoires occupés, ils ont été donnés par Dieu au peuple Juif ».
Tout est là. Les électeurs israéliens viennent de réélire avec une confortable majorité (même si l’abstention a atteint des records) un homme qui aurait pu être jugé pour crime de guerre après la guerre du Liban et dont le programme explicite est l’écrasement du peuple palestinien.
Sous forme d’expulsion massive (si l’agression contre l’Irak le permet) ou sous forme d’humiliations quotidiennes, d’assassinats, d’emprisonnements et de destructions sans fin. Quelques jours avant les élections, l’armée israélienne est entrée dans Gaza et a tué gratuitement 12 personnes. A Tulkarem, elle a détruit des dizaines de magasins et d’entreprises.
À l’échelle de l’histoire, la voie choisie par les électeurs israéliens est totalement suicidaire. Comment peuvent-ils s’imaginer que le rapport de force leur sera favorable jusqu’à la fin des temps ? Comment peuvent-ils s’aveugler en ne voyant pas que l’accumulation des souffrances et des humiliations rendra de plus en plus difficile la paix indispensable ?
Dans les années qui viennent, toute solution passera nécessairement par une rupture du consensus qui prévaut en Israël. Cette tâche devient prioritaire : obliger les Israéliens à abandonner leurs utopies meurtrières pour enfin accepter une paix basée sur l’égalité des droits et de la dignité, les forcer à abandonner le « complexe de Massada ». Pour survivre, le sionisme a besoin de la guerre, de la peur, d’une logique de vengeance alimentée par les attentats suicides, d’une instrumentalisation de l’antisémitisme et de la Shoah. C’est cette logique qu’il faut rompre car c’est le dernier lien social qui maintient la société israélienne dans sa fuite en avant et qui essaie de « donner du sens » à un projet qui n’en a plus. [...]


Idée LCBC : Les occupants veulent agir à huis clos Retour
Les israeliens ne veulent pas d'intervention internationale Le 19 04 2005
Lors de son entrevue avec Les Casques Bleus Citoyens, Monsieur Boutros Boutros-Ghali à répondu à nos question sur l'occupation israelienne. Notre discussion à très vite été centrée sur l'intervention international en Palestine. Il nous a confirmé ce que de nombreuses personnes (Michel Warschawski ) nous avez déjà signalé : 'les israeliens ne veulent pas d'intervention internationale'.

La Solidarité avec Gaza refusée Le 17 03 2005 à GAZA
Depuis mai 2003, tous les touristes et les pacifistes internationaux ont été systématiquement refusés d'entrer dans la Bande de Gaza par les autorités israéliennes.
L'aéroport de Gaza a été détruit depuis la première année de l'actuelle Intifada. La mer, l'air et les frontières sont tous sous contrôle israélien et les visiteurs ne sont pas autorisés à entrer. [...]

Le CRIF reproche à Arte de diffuser trop de films sur le conflit israélo-palestinien Le 07 10 2004
Le téléfilm 'La Porte du solei' devait être diffusé jeudi.
À l'occasion de la diffusion, jeudi 7 octobre sur Arte, du téléfilm 'La Porte du soleil' - adapté du roman d'Elias Khoury consacré à l'histoire palestinienne -, Roger Cukierman, président du Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF), a adressé, lundi 4 octobre, une lettre ouverte à Jérôme Clément, président du directoire d'Arte, pour lui reprocher de diffuser trop de films sur le conflit israélo-palestinien.
'La fréquence des programmations sur ce conflit est supérieure à celle de tous les conflits de la planète réunis, écrit M. Cukierman. Nous partageons tous une tradition philosophique qui veut que celui qui tue un homme tue l'humanité tout entière. Néanmoins force est de constater que le coût en vies humaines au Proche-Orient se situe à 4 000, contre 200 000 pour la guerre civile en Algérie, 500 000 en Irak, un million au Soudan, sans parler de tant d'autres massacres et barbaries de ce début de troisième millénaire.'
Le président du CRIF affirme que 'la concentration sur ce thème n'aurait pas de conséquence néfaste si nous ne vivions pas une vague d'actes antisémites'. Et de poursuivre : 'Nous savons que nombreux sont ceux qui assimilent juif et Israélien. L'antisionisme que dégagent trop souvent les films qui sont présentés tend à délégitimer l'Etat d'Israël, et, nolens volens, à légitimer l'antisémitisme.' Il conclut que 'les chaînes publiques n'ont pas vocation à aggraver les clivages au sein de la communauté nationale quand elles pourraient contribuer à la paix civile'. [...]

L`accès a Gaza est totalement interdit depuis ce jour a tout le monde Le 01 10 2004
URGENT: Communiqué de la Plateforme des ONG françaises pour la Palestine]
Aux Membres de la Plateforme
Bonjour a tous de Ramallah,
Veuillez trouver ci-joint un communique a l`initiative des ONG internationales presentes dans les Territoires et membres d`AIDA (Association of international developpment agencies) concernant la situation a Gaza et son bouclage depuis dimanche 24 septembre. L`accès a Gaza est totalement interdit depuis ce jour a tout le monde - y compris aux journalistes et au personnel des Nations Unies. Une équipe de Médecins du Monde de Gaza est ainsi bloquée à Jérusalem. Aussi, arrivées lundi a Erez, Céline et moi n`avons pas pu nous rendre a Gaza dans le cadre de notre mission pour la Plateforme. La sortie de Gaza est aussi totalement impossible : 2 personnes des CEMEA venues en mission a Gaza sont bloquées a l?intérieur sans pouvoir poursuivre leur mission. Tout ceci sans parler de la situation à Gaza ou les incursions et les destructions de maisons continuent d`être perpétrées dans la zone.
A la demande d`AIDA et de Médecins du Monde, nous invitons tous les membres de la plateforme a signer ce communique appelant le gouvernement israélien a respecter ses obligations de puissance occupante et la communauté internationale a tout mettre en oeuvre pour qu`Israel respecte ses obligations. Ce communique pourra également être signe par la Plateforme des ONG françaises pour la Palestine si l`ensemble des membres du CA confirment leur signature. Merci de renvoyer votre réponse a _afps@france-palestine.org_ et a mdmgpalnet.com avant aujourd`hui, 01 octobre, a 17 heures.
Merci de votre attention, Tres cordialement, Rabab et Celine

Politique délibérée visant à limiter la couverture du conflit ? Le 07 11 2002
Déjà difficiles depuis le début de l'Intifada, les relations entre la presse étrangère et les autorités israéliennes menacent de se transformer en affaire d'Etat. Danny Seaman, le directeur du GPO (Government Press Office, le service de presse du gouvernement israélien), a tenu ces derniers temps des propos si violents sur les journalistes étrangers que la presse israélienne elle-même s'en est émue, ainsi que plusieurs députés travaillistes. L'un d'eux, Tzali Reshef, a présenté lundi à la Knesset un rapport accablant pour le GPO, rappelant les multiples entraves mises par celui-ci au travail des journalistes non israéliens : les équipes de télévision étrangères ont de plus en plus de mal à recevoir un permis de travail, les journalistes palestiniens n'obtiennent plus de carte de presse et se trouvent parfois jetés en prison sans motif et sans jugement, tel ce photographe de l'AFP qui vient de passer six mois en détention... Crispation momentanée d'un Etat qui redoute de perdre la guerre des images ? Politique délibérée visant à limiter la couverture du conflit ? Ou initiative personnelle d'un homme qui a perdu le sens des réalités ?
Haro sur les télévisions. Interrogé mardi par Libération dans son bureau du GPO, Danny Seaman n'hésite pas à renouveler ses accusations. Pour lui, bon nombre de médias étrangers, et notamment les télévisions, sont 'tenus' par l'Autorité palestinienne, ce qui expliquerait la couverture selon lui anti-israélienne du conflit. 'Quand l'Autorité palestinienne s'est mise en place, les journalistes étrangers ont eu besoin de contacts palestiniens pour y avoir accès, et personne ne pouvait le faire sans avoir de liens avec l'entourage d'Arafat. Certains journalistes palestiniens travaillant pour les étrangers ont alors commencé à coopérer avec l'Autorité palestinienne, considérant que la guerre passait aussi par les médias', affirme-t-il.
Pour étayer sa thèse, Seaman n'hésite pas à porter de très graves accusations contre les journalistes qui ont filmé la mort du petit Mohammed el-Durra, le 30 septembre 2000 à Gaza, deux jours après la visite d'Ariel Sharon sur l'esplanade des Mosquées et l'éclatement de l'Intifada. Les images de cet enfant palestinien tué dans les bras de son père, face à une position israélienne, avaient provoqué une intense émotion dans le monde. Selon de nombreux témoignages, y compris les premières déclarations de Tsahal, l'enfant aurait bien été tué par une balle israélienne. Seaman soutient une tout autre version : 'La mort du petit Mohammed était en réalité un coup prémédité par les Palestiniens. Les seuls cameramen étaient des Palestiniens travaillant pour la presse étrangère. Un enquêteur a été embauché par l'armée israélienne pour étudier scientifiquement les films de la scène. Et il y a un moment où l'on voit Mohammed assis tranquillement avec son père, attendant de jouer dans le film de sa propre mort.' Une mise en scène ? L'enfant serait donc encore vivant ? Le directeur du GPO hésite. 'Non, je ne le pense pas. Mais les Palestiniens n'auraient aucun problème à tuer leurs propres enfants pour le bien de la cause. Cette opération était préméditée pour qu'Arafat puisse dire : 'Regardez, on tire sur nos enfants, je ne peux pas arrêter ce soulèvement...' '
Harcèlement. Charles Enderlin, le correspondant de France 2 à Jérusalem, dont le cameraman a filmé la scène, récuse catégoriquement les affirmations de l'officiel israélien. 'M. Seaman sait parfaitement que ce sont des élucubrations mensongères. Lui-même a pu visionner il y a un an tout le matériel vidéo existant sur le sujet avant de déclarer, devant témoins, qu'il n'avait aucune critique... Ses déclarations entrent dans le cadre de sa campagne de harcèlement de la presse étrangère.' Il est vrai que Seaman n'y va pas de main morte. 'J'accuse un certain nombre de journalistes étrangers d'être paresseux et de ne pas assez vérifier leurs sources et leurs traductions. Trop souvent, ils prennent les Palestiniens au pied de la lettre et ensuite les Israéliens doivent se défendre. Depuis deux ans, le droit d'Israël à exister est remis en question et le romantisme des journalistes étrangers qui ont pris fait et cause pour les Palestiniens y est pour beaucoup.' Des propos 'irresponsables' selon l'association de la presse étrangère, dont les démêlés avec le responsable du GPO sont fréquents.
'Il y a deux ans, poursuit Seaman, on était hospitaliers avec les journalistes. Mais si quelqu'un utilise votre hospitalité pour vous sodomiser, resterez-vous sympathique ?' Sur ses conflits avec les correspondants étrangers en poste à Jérusalem, il n'est pas moins expéditif : 'OK, il y a des journalistes qui ne m'aiment pas. Mais la plupart seront partis dans trois ans et moi je serai toujours là. Leurs successeurs seront plus prudents et Israël s'en portera bien mieux.'


Idée LCBC : Les pays du Proche et Moyen Orient sont sur la voie de la démocratie ? Retour
il n'y a jamais eu autant d'oppositions entre gouvernements et opinions Le 01 06 2003
Ce qui a caractérisé cette guerre dans le monde arabe c'est qu'il n'y a jamais eu autant d'oppositions entre les gouvernements et leurs opinions publiques. Cela ne se verra peut-être pas tout de suite mais cela va finir pas peser à un moment ou à un autre. La secousse qu'a provoqué la guerre en Irak, en Orient, n'est pas terminée même si on en parle beaucoup moins à la télévision.

Il sera difficile d'organiser la démocratie en Irak Le 08 04 2003
Par le Chef spirituel des musulmans chiites ismaéliens
L'Irak est une zone de faille entre deux parties du monde arabe, entre le monde arabe musulman et le monde musulman non arabe, entre musulmans chiites et sunnites, entre musulmans wahhabites et chiites. Le conflit a ouvert une série de questions de fond qu'il va falloir gérer avec énormément de prudence. Il a touché aux équilibres religieux de la zone. En Irak, vous aviez un gouvernement sunnite minoritaire dans un pays majoritairement chiite. En Syrie, c'est l'inverse. Quant à l'Arabie saoudite, ses positions sur un certain nombre de points sont absolument et totalement rejetées par d'autres.
... Est-ce que les Nations unies vont accepter de devenir l'autorité principale pour la reconstruction de l'Irak ? Va-t-on vers une colonisation temporaire par les Anglais et les Américains ?
... L'Irak est un pays éduqué, avec une grande tradition. Mais, il n'est pas plus pluraliste dans sa façon de réfléchir que ne l'est l'Afghanistan. La démocratie, si elle est installée en Irak, doit légitimer le pluralisme. Ce n'est pas facile à faire. La question de fond, c'est une démocratie réussie. Et pour cela, il faut trouver des élites avec des compétences en matière de gouvernance.

Les opinions publiques arabes sont en porte à faux avec leurs régimes qui sont pro américains Le 02 04 2003
L'administration Bush croyait que la Turquie allait accepter docilement le passage sur son territoire de l'armée américaine. C'est le Parlement turc qui s'y est opposé contre la volonté de l'armée turque. Ce qui aura nécessairement des répercussions sur le plan de la politique intérieure, mais aussi dans la région où l'on connaît les ambitions turques.
Quant au reste du monde arabe, je constate que les opinions publiques arabes sont en porte à faux avec leurs régimes qui sont pro-américains. En réalité, il y a dans le monde arabe une mobilisation extraordinaire en faveur du peuple irakien. Et cela va bien au-delà de la question du régime de Saddam Hussein. Si l'Irak est le premier sur la liste de l'' axe du mal ', l'Iran et la Syrie sont également menacés, comme l'Arabie saoudite. La tragédie tient au fait qu'il n'y a que très peu de perspectives constructives. Le cas de la Jordanie, qui est le pays actuellement le plus menacé de déstabilisation, est significatif.
Cette déstabilisation contre le régime jordanien ne débouchera pas malheureusement sur une véritable perspective démocratique, car les seuls partis structurés qui pourraient prendre le pouvoir sont les organisations islamistes. Il faut dire les choses comme elles sont : l'Europe est responsable d'avoir sous-estimé les conséquences de la disparition d'une alternative au projet islamiste. Les forces démocratiques et laïques des pays arabes ont été complètement ignorées et abandonnées par les gouvernements et les forces démocratiques en Europe. Qu'ont fait l'Union européenne, les partis politiques d'Europe pour soutenir les forces démocratiques en Irak ? · A part les communistes, personne ne les a soutenues.

Création de la fonction de Premier ministre de l'Autorité palestinienne Le 11 03 2003
L'approbation par le Conseil central de l'OLP et le Conseil législatif palestinien de la proposition du Président Arafat de créer une fonction de Premier ministre constitue une étape importante dans la voie des réformes souhaitées par le peuple palestinien comme par la communauté internationale. Nous avions salué, le 14 février dernier, la décision annoncée par le Président Arafat de progresser dans cette direction. Le Conseil européen du 17 février avait fait de même.
Nous devons naturellement étudier en détail le projet de loi adopté par le Conseil législatif, notamment en ce qui concerne les compétences attribuées au Premier ministre. Il reste d'ailleurs au Président Arafat à désigner officiellement le Premier ministre. Le processus n'est pas achevé et nous continuons à le suivre et à l'appuyer.

La seule région où il n'y a eu aucun changement [démocratique] est le Proche-Orient. Le 08 03 2003
Le président Georges W. Bush a déclaré qu'il entendait imposer la démocratie en Irak et, de là, à tout le Moyen-Orient, région qui ne connaît guère de régimes démocratiques. Pourquoi cet état de fait ?
Alain Gresh. C'est vrai qu'il s'agit d'une région à part si on la compare à d'autres régions du monde qui ont connu des évolutions importantes dans les années quatre-vingt. Il y a eu le début de la fin des dictatures en Amérique latine, un processus de démocratisation dans certains pays d'Afrique. La seule région où il n'y a eu aucun changement est le Proche-Orient. Les mêmes dirigeants y sont toujours en place, à moins que ce ne soit leurs fils.
Il y a deux raisons à cela. La première, c'est que cette région a connu des guerres comme nulle part ailleurs : les cinq guerres israélo-arabes, la guerre Iran-Irak, les guerres du Liban et du Yémen, la guerre du Golfe. Ces conflits ont permis le maintien au pouvoir des dictateurs au nom de l'ennemi extérieur. La seconde, c'est que les États-Unis, seule puissance présente dans la région depuis la chute de l'URSS, ont favorisé le maintien des dictatures en place de peur qu'une déstabilisation ne menace la sécurité de leurs approvisionnements en pétrole.
Le pétrole a donc joué contre la démocratie ?
Alain Gresh. Oui, et de plusieurs façons. Il a favorisé le maintien du système, et sa rente a permis aux pouvoirs en place d'acheter une certaine paix sociale. Le cas de l'Arabie saoudite en est un bon exemple : la monarchie a tenu grâce à la rente pétrolière. Celle-ci a permis aussi à l'Égypte de tenir en faisant appel à des dizaines de milliers de travailleurs émigrés, ce qui contribue à réduire la tension sociale en Égypte. L'argent des immigrés est l'une des deux principales ressources du pays.
Pourquoi n'y a-t-il pas de dynamique interne dans ces pays ?
Alain Gresh. L'existence d'un ennemi, qu'il soit mythique ou réel, comme Israël, a pesé très lourd. Si on prend l'exemple des républiques comme l'Égypte, l'Irak et la Syrie, où il y a eu à un certain moment une dynamique sociale et politique, c'est la guerre qui l'a cassée. Dans les années soixante-dix, on a assisté à une explosion des budgets militaires, avec des armées et des milices qui mobilisent des centaines de milliers d'hommes. C'est un moyen de contrôle social sans commune mesure avec ce qui existe ailleurs.
Comment expliquez vous le fait qu'il y ait si peu de manifestations contre la guerre dans cette région qui est pourtant la première visée ? Est-il vrai, comme le disent les partisans de la guerre, que les peuples espèrent bénéficier d'un changement qui serait contagieux ?
Alain Gresh. Je crois en effet que les gens ne se font plus aucune illusion sur Saddam Hussein, contrairement à ce qui s'est passé en 1990-1991 où certains se berçaient de l'idée d'une ' renaissance ' arabe, d'une sorte de second Nasser. Mais si les gens ne manifestent pas, c'est d'abord parce que c'est interdit. Sauf lorsque les manifestations sont organisées par le pouvoir, comme ce fut le cas mercredi en Égypte. C'est aussi le reflet de l'absence de forces politiques et de société civile. Même les partis islamiques jouent avec le pouvoir en place. Il n'y a en fait aucune alternative. C'est ainsi dans tous les pays de la région, qu'il s'agisse des monarchies ou des républiques.

l'importance des citoyens occidentaux de confession musulmane Le 01 01 2002
On ne dira jamais assez, de fait, l’importance de l’implication des citoyens occidentaux de confession musulmane dans le mouvement altermondialiste : en restant eux-mêmes, en revenant à la dimension universelle de leur message et de leurs principes, en gardant des liens avec les dynamiques de base des pays majoritairement musulmans et en établissant des partenariats diversifiés, ils ouvrent la voie à une nouvelle perception de soi et permettront à terme de dépasser les anciens clivages. Celles et ceux qui s’y sont engagés savent que la route sera longue encore, que les représentations et les soupçons demeurent la règle mais il leur appartient désormais de faire face à leurs responsabilités au moment où s’établissent ses nouveaux partenariats. C’est à eux, associés aux forces vives du Sud, qu’il incombe de développer une vision globale et mondialisée de la réforme[1]; c’est à eux de renouer avec l’universalité des valeurs et poser les termes d’un « dialogue équitable » avec l’Occident dont certains font désormais partie ; c’est à eux d’établir des liens entre leurs partenaires d’Occident et les actrices et acteurs des expériences alternatives intéressantes qui ont cours dans le monde musulmans; c’est à eux enfin de s’engager dans un dialogue interne exigeant et fécond qui s’autorise l’autocritique constructive. Leurs responsabilités sont immenses et nous sommes au début du chemin : pour la conscience musulmane contemporaine cela veut dire que la libération politique de Jérusalem, occupée par autrui, ne saurait faire oublier la nécessaire libération idéologique, économique et politique de la Mecque, par nos propres errances aliénée et trahie.
[1] Le Colloque international des musulmans dans l’espace francophone (CIMEF) réunissant les acteurs intellectuels et associatifs du Canada, d’Afrique et d’Europe a commencé ce travail depuis plus trois ans. Les débats des premières rencontres ont tourné, entre autres, autour de la compréhension réformiste des principes islamiques, de la laïcité, de la sécularisation, de la mondialisation et du monde après le 11 septembre 2001.

LA NATURE HYBRIDE DU RÉGIME IRANIEN : DÉMOCRATIE OU AUTORITARISME ? Le 01 07 2000
En premier lieu, et c'est un élément essentiel, le régime iranien vit, depuis 1997, au rythme d'élections démocratiques, qui, en rassemblant un taux de participation particulièrement élevé (près de 70 %), témoignent de la confiance du corps électoral dans la capacité du régime à se transformer. Après les élections présidentielles de 1997, les premières élections municipales depuis l'avènement de la République islamique se sont déroulées en 1999. En 2000, les élections législatives ont permis aux ' réformateurs ' de disposer, dès après le premier tour du 18 février, de la majorité absolue au Madjlis, tendance confirmée lors de second tour, tenu le 5 mai suivant. Le prochain rendez-vous électoral, la présidentielle de 2001, constituera un nouveau temps de respiration démocratique qui pourrait être décisif quant à l'avenir du régime.
Toutefois, depuis trois ans, les violences ponctuelles -comme celle qui a visé M. Hadjarian, conseiller du Président Khatami et responsable d'un journal réformateur- ont contribué à alourdir le climat électoral lors des législatives de 2000. Aucune épreuve de force massive, en provenance du pouvoir conservateur, n'est cependant venue interrompre ces différents processus électoraux, alors même que leurs résultats ont constitué des désaveux massifs et réguliers des tenants de la ' droite ' traditionnelle.
Certes, en amont de ces consultations, les mécanismes utilisés ne correspondent guère aux exigences de transparence : ainsi en est-il du système de sélection préalable des candidatures aux élections législatives et présidentielles effectuée par le Conseil des gardiens de la Constitution ; de même la mainmise du camp conservateur sur les médias audiovisuels -qui dépendent directement du Guide de la Révolution-, cantonne le débat politique contradictoire dans la presse écrite dont on a décrit déjà la vitalité, mais aussi l'extrême vulnérabilité.
Pour autant, un calendrier démocratique existe, il est respecté et, sur le plan régional, l'Iran constitue sans doute là une exception assez largement positive.
En second lieu, si la situation de la femme en Iran est assurément incomparable à son statut dans le monde occidental, l'éducation lui est cependant ouverte sans restriction, de même que l'exercice d'une vie professionnelle. Les associations féministes sont actives en Iran et leur participation à la vie politique, encore marginale dans les faits, n'est l'objet d'aucune restriction particulière.
Une transformation s'opère également dans l'organisation de la vie publique : peu à peu s'ébauchent des partis politiques, institutions totalement absentes de la vie publique jusqu'à récemment. Dans un pays qui n'a, au demeurant, jamais vécu d'expérience démocratique durable, si cette tendance se poursuit et se perfectionne, il en résultera une meilleure lisibilité de programmes pour l'électeur, une facilitation de son choix et, in fine, un progrès de la liberté.
En troisième lieu, si la morale islamique continue de régir bien des aspects de la vie quotidienne iranienne, son application semble témoigner, depuis quelques années, d'une moindre rigueur : l'espace privé permet des arrangements en matière de liberté morale, notamment, pour ce qui est des relations entre jeunes gens et jeunes filles, et les intrusions inopinées des bassidjis, dans les domiciles des particuliers, pour vérifier les comportements et, éventuellement, les sanctionner, se font, semble-t-il, plus rares. De même, les règles du code vestimentaire sont contrôlées de façon plus lâche qu'auparavant. Il reste que, dans les textes, les menaces de contrôle et de sanctions existent encore bel et bien.
Comme l'exposé relatif aux institutions s'est efforcé de l'expliciter, l'organisation des pouvoirs publics en Iran permet de freiner, de bloquer toute évolution du système politique : les prérogatives du Guide, le rôle du Conseil des gardiens en sont à cet égard, les instruments les plus efficaces.
Sous l'angle des droits de l'homme, le constat ne peut rester que pessimiste, si l'on se réfère aux normes occidentales en la matière. A lui seul, le système judiciaire, très archaïque, appelle de profondes réformes, et son organisation actuelle est préoccupante, tant son opacité est grande. Les fonctions de procureur et de juge y sont confondues et, dans le milieu carcéral, les mauvais traitements, voire la torture, ne sont pas, selon une enquête conduite sous les auspices des Nations unies, une pratique exceptionnelle.
Les tribunaux spéciaux pour la presse ou les membres du clergé sont les instruments privilégiés des procès d'opinion et permettent, à tout moment, à la faction conservatrice, de refermer l'espace de débat politique que l'accession aux responsabilités du Président Khatami a permis d'ouvrir. Les conditions du déroulement du procès des 13 juifs de Chiraz illustre enfin ' l'instrumentalisation ', dont peut faire l'objet le pouvoir judiciaire, par ceux qui le détiennent, à des fins autant intérieures qu'extérieures. Les répercussions internationales de l'événement ne pouvaient qu'être embarrassantes pour un Président de la République soucieux de l'image de respectabilité de son pays. Le camp conservateur démontrait ainsi sa capacité et sa volonté d'utiliser tous les leviers du pouvoir dont il dispose4(*).
Les minorités religieuses, les juifs, les chrétiens et les zoroastriens bénéficient, certes, d'une reconnaissance constitutionnelle et d'une représentation spécifique au Parlement. Si la liberté de culte est également assurée, il est toutefois difficile de parler de réelle liberté religieuse : le prosélytisme est sévèrement réprimé et les publications de ces communautés sont censurées ; enfin, les directeurs de leurs écoles doivent être musulmans. Surtout, la communauté bahaï, jugée comme hérétique, est sévèrement et constamment persécutée.
Enfin, même si la femme iranienne bénéficie d'une réelle reconnaissance pour son rôle dans la société, son statut personnel la cantonne dans une situation de dépendance et d'infériorité juridique : il lui est impossible de voyager sans l'accord de son tuteur et elle se trouve en situation d'inégalité par rapport à l'homme devant l'héritage ou le témoignage judiciaire. Enfin, l'âge minimal du mariage, fixé à 9 ans, reste un symbole lourd, quand bien même la réalité quotidienne s'éloigne progressivement de cette limite.


Idée LCBC : Pourquoi font-ils la guerre ? Retour
Un rapport indique que les Italiens ont occupé Nasiriyya pour profiter du pétrole Le 20 05 2005 à NASIRIA
Six mois avant le début du conflit irakien, fin 2002, le ministère de l'Industrie italien avait mené une enquête pour sélectionner le lieu économiquement le plus favorable pour intervenir militairement. Plus de deux ans après, à la lecture de cette enquête, on constate que la présence du contingent italien à Nasiriyya ne relève pas du hasard.
'Un mois avant le début de la guerre en mars 2003, le gouvernement italien aurait reçu un dossier rédigé par Giuseppe Cassano, professeur de statistiques économiques à l'université de Teramo. Un dossier qui affirme qu'en cas de guerre, l'Italie ne doit pas perdre l'occasion de disposer ses troupes à Nasiriyya', relate Panorama
'Certes, nos soldats se trouvent dans le sud de l'Irak également pour des raisons humanitaires et de sauvegarde de l'immense patrimoine archéologique du pays, mais la vérité est que la province chiite de Dhi Qar flotte littéralement sur une mer de pétrole. Et le dossier montre bien que, parmi les fonctions des soldats italiens, la protection des oléoducs et des raffineries présents dans la région riche de gisements figure en bonne place', poursuit l'hebdomadaire italien.
Le magazine ironise en notant que l'Italie n'est pas le seul allié des Etats-Unis à avoir calculé attentivement la destination de ses soldats sur le sol irakien. 'Le Royaume-Uni, après la libération du sud-est de l'Irak et de Bassorah, maintient 9 000 hommes au port de Umm Qasr, où affluent les pétroliers, et contrôle l'oléoduc méridional irakien comme les puits de pétrole de Rumailyah. Séoul a envoyé 3 200 soldats pour occuper la zone pétrolifère de Kirkuk, alors que Tokyo gère avec 1 000 soldats la zone de Samawah, qui se trouve à 40 km des gisements d'Al-Ghavraf',

Poll: Most Jewish Israelis favor emigration of Israeli Arabs Le 04 04 2005
A majority of Jewish Israelis believe that the state should encourage Israeli Arabs to emigrate, according to a survey conducted by the Dahaf Institute on behalf of Madar, the Palestinian Center for Israel Studies.
The survey, conducted in mid-March among a representative sample of 501 Jewish Israelis, found that 42 percent agreed that the state should encourage Israeli Arabs to emigrate, while another 17 percent said they tended to agree with this. This compares to 40 percent who disagreed or tended to disagree.[...]

SOLDATS ISRAELIENS INHUMAINS 1 Le 19 11 2004
Le scandale est arrivé par le plus grand quotidien d'Israel. Il publie en 1ère page une photo d'un soldat posant devant un corps de palestinien tué au cour d'un accrochage. Selon le journal, dans certaines unités combattantes, les militaires s'amusent avec les cadavres de leurs ennemis. Par exemple en leurs mettant une cigarette dans la bouche. La légende de cette photo prise par des soldats à Gaza, où l’on voit un enfant palestinien mort attaché sur le capot d’une jeep, en riant, les soldats l’appel ‘l’innocent’. Le journal publie le témoignage d’un soldat racontant que la tête d’un palestinien à été placé sur une pique pour la plus grande joie des militaires israeliens. […] En 4 années de combats sanglants, de représailles, des combattants dans les 2 camps ont perdus leur âmes.

SOLDATS ISRAELIENS INHUMAINS 2 Le 19 11 2004
C’est l’une des photos choc, publiée à la une par le quotidien israelien ‘yedot aranot’. Des clichés comme celui la circuleraient dans des unités de l’armée israelienne. Là (cf. photo), il s’agit de la tête d’un kamikaze palestinien dans la bouche duquel une cigarette à était introduite. Selon le journal, ces exactions et la prise de photos systématiques seraient devenues monnaie courante au sein de l’armée israelienne. ‘yedot aranot’ cite un jeune militaire il affirme que ce type de photos s’échange contre 50 cents.

Justification de la guerre par des Israeliens Le 04 11 2004
[extraits d'un entretien du principal commanditaire de l'Initiative de Genève qui cite quelques justification de la guerre de ces compatriotes opposants au plan de paix]
'comment pouvez-vous abandonner le Mont du Temple ? ' ...
[Sharon] pense avoir trouvé l'argument suprême pour ne jamais évacuer la Cisjordanie, où les colons sont autrement nombreux. [Sharon] dit : 'Gaza first, Gaza last' ('Gaza premier, Gaza dernier')...
'Parler avec l'OLP, quelle idée absurde' ...
Combien de fois j'ai entendu : 'Jamais on ne partira du Liban'...

Deux Israël un raciste et négationniste et l'autre démocratique Le 30 10 2004
[...]«Le problème, analyse Leïla Shahid avec le recul que lui permet l'éloignement géographique, c'est que, dans le discours israélien, on n'a jamais préparé la population à partir. Nous [les palestiniens], on sait depuis 1974 qu'il faudra faire une place aux Israéliens sur le territoire. Depuis, chaque accord a confirmé ce fait. Ça prend beaucoup de maturité, de préparation pour accepter ça. Mais les Israéliens, on ne leur a jamais dit qu'ils devraient partir. On leur a dit qu'il était possible d'écraser l'autre par la force. Je les comprends d'être éberlués: ils mettent Sharon devant son propre paradoxe.»
Elle rappelle qu'en Palestine aussi, il y a eu des réticences quand Arafat a fait voter en 1988 la reconnaissance d'Israël. «C'est un long compromis historique que les Israéliens n'ont pas fait parce qu'ils comptaient sur la force. Maintenant, les leaders devront parler à la population et expliquer qu'on ne peut continuer comme ça.» Une redéfinition identitaire de la société israélienne est donc absolument nécessaire, pense la déléguée générale. Elle permettra de confronter deux Israël, «un raciste et négationniste, et l'autre, démocratique, qui veut vivre en paix avec les Palestiniens». [...]

Partisants du mur, 'Pas d'arabe pas d'attentat' Le 02 10 2004 à PARIS
Lors des nombreuses opérations de pétitions contre le mur d'annexion LCBC ont rencontré des partisants du mur, voir même de l'extention du térritoire israelien , extraits :
'On est pour le mur, qu'il y reste'
'La terre là bas appartient à Jésus'
'Il faut relire vos références religieuses pour savoir à qui appartient Israel'
'Pas d'arabe pas d'attentat'
...

Retirer le droit de vote aux citoyens arabes d'Israel Le 01 07 2004 à HAIFA
Inquiétant sondage : 63% des israeliens juifs soutiendraient le gouvernement s'il encourageait les israeliens arabes à quitter le pays. Selon ce même sondage publié par l'université d'Haifa, 48% d'entre eux estime qu'il faudrait retirer le droit de vote aux citoyens arabes d'Israel.

ON LES FAIT SE DÉSHABILLER ET ON NETTOIE LES JEEPS AVEC LEURS VÊTEMENTS Le 29 04 2004 à JERUSALEM
C'est une atteinte au 'concordat entre le Vatican et Israël', selon le Père Ghilardi
Pour Helmut, le gardien de l'hospice Notre-Dame-des-douleurs, 'le soleil se lève désormais à onze heures' . C'est seulement à cette heure-là qu'il franchit le sommet des 8 mètres de mur que les Israéliens ont planté juste de l'autre côté de la route, en face du portail d'entrée de cet établissement religieux situé aux confins de Jérusalem, de l'autre côté du mont des Oliviers.
De son bureau, Soeur Marie-Dominique Croyal ne voit plus que ces immenses panneaux de béton gris. Et ce ne sont pas les inscriptions vengeresses ou humoristiques tracées sur les parois 'Du ghetto de Varsovie au ghetto d'Abou Dis' ; 'Faites l'amour pas des murs' ; 'Mur de guerre + honte = mur des lamentations') qui lui redonnent le sourire. Pour la supérieure de Notre-Dame-des-douleurs 'ce mur est une catastrophe, car les familles de -ses- cinquante pensionnaires, des personnes âgées, habitent de l'autre côté ainsi que tous les employés. Certains n'ont pas de laissez-passer, alors ils ne pourront plus travailler'.
Le cauchemar a commencé le 11 janvier. Sans prévenir, les engins de travaux publics sont venus mettre en place ce que les Palestiniens appellent 'le mur de l'apartheid'. Un long tronçon a été édifié, mais, depuis, dit S?ur Marie-Dominique, 'on ne peut plus aller faire les courses à Béthanie et les Palestiniens passent par notre propriété pour se rendre à Jérusalem. Ils sont pourchassés par les soldats, qui s'introduisent chez nous et tirent des grenades lacrymogènes. Les gens sont traqués. On ferme les yeux. Que voulez-vous dire ! La vie est déjà tellement difficile pour eux. On n'arrête pas de les humilier. On les aligne le long du mur en les obligeant à regarder le soleil. On les fait se déshabiller et on nettoie les jeeps avec leurs vêtements avant de les leur rendre. On ne peut rien dire, rien faire. On ne sait rien. On ne sait même pas s'il y aura une porte dans le mur. C'est clair, on veut empêcher toute circulation et vider Jérusalem-Est'.
S?ur Marie-Dominique est écoeurée et se demande comment son hospice va pouvoir fonctionner quand le mur sera terminé. De l'autre côté, il n'y a pas de centres de soins ni d'hôpitaux. Pour le moment, seuls des tronçons de mur se sont dressés sur les collines. La vie et le trafic sont totalement désorganisés. Il faut faire d'immenses détours à pied. Des habitants ont été expulsés de leurs maisons situées en haut des collines.
Le mur se met en place inexorablement à l'est de Jérusalem et fera la jonction avec celui édifié autour de Bethléem pour, officiellement, assurer la sécurité des Israéliens. Mais, au pied du mont des Oliviers, le tracé empiète sur les propriétés religieuses qui se succèdent sur le versant oriental. Si le terrain de Notre-Dame-des-douleurs n'est pas touché, ceux des frères passionistes, des franciscains, des orthodoxes, des soeurs de la charité sont tous plus ou moins rognés pour laisser passer 'le mur de la honte' comme l'appelle le Père Claudio Ghilardi.
Ce frère passioniste ne décolère pas depuis que, le 6 décembre 2003, en pleine nuit, les bulldozers ont défoncé le mur d'enceinte sans prévenir, 'au mépris, dit-il, du concordat entre le Vatican et Israël et des plus élémentaires règles de respect envers un lieu sacré' . Depuis lors, rien n'a bougé, car le nonce apostolique, Mgr Pietro Sambi, a protesté officiellement, et des plaintes ont été déposées.
BALAFRE GRISE
'Vous voyez cette école des soeurs de la Nigrizia, elle va être séparée de nous, s'emporte cet Italien. Notre communauté est coupée en deux. Et ce terrain, c'est une zone archéologique. Il y a dix-sept citernes et de nombreuses sépultures de premiers chrétiens. Regardez, quatre ont été mises au jour. C'est un délit contre l'humanité.' Il montre les morceaux de poteries, les restes d'un mur aussi vieux que ceux de Jéricho, une borne de délimitation datant des Anglais. 'En plus, ajoute-t-il, les Israéliens nous reprochent de laisser passer les Palestiniens par notre propriété. C'est illogique et scandaleux, car on leur dénie le droit de se soigner, d'étudier et de venir prier dans nos églises. Deux mille fidèles se trouvent de l'autre côté.'
Youssef Radouane habite juste en contrebas. Sa maison est pratiquement collée au check-point. Seul un passage de 45 cm a été aménagé. Désormais, il faut faire 17 km en voiture pour rejoindre Jérusalem, alors qu'il en est à la porte. Chez les filles de la charité de Saint-Vincent-de-Paul, tout le fond de la propriété est désormais barré par le mur. 'Que voulez-vous que l'on fasse. On ferme les yeux sur le panorama, dit la supérieure S?ur Joséphine. Un jour le mur disparaîtra. Le Bon Dieu ne peut pas permettre cela. Tant de misère est insupportable. Sharon finira bien par s'en aller. Alors on en vendra les morceaux, comme pour le mur de Berlin.' Soeur Loudy pleure sur son potager anéanti, sur ses citronniers, ses oliviers et tous ses arbres arrachés pour laisser la place à une route poussiéreuse et une barrière qui fend le ciel. 'Ils nous ont dit qu'ils feront une porte. Il faudra donc que je demande la clé, et à qui ?, pour aller chercher des figues sur mon figuier de l'autre côté, maintenant.' Les soeurs dirigent un orphelinat et une colonie de vacances et se demandent comment elles feront avec les familles et les employés, qui sont tous de l'autre côté.
Chez les franciscains, d'après le Père Ricardo, plus de 1 hectare a été confisqué. Un peu moins chez les orthodoxes, dont la vue sur le désert de Judée jusqu'à la mer Morte est gâchée par cette balafre grise qui court sur le terrain. 'Souvenez-vous d'une chose, dit le père Innokentios, le Moyen-Orient est la terre de l'inattendu. Alors le mur, comme tous les murs, ne peut qu'être détruit.' En attendant, sa construction continue à grands pas.

Israel c'est aussi un Etat raciste Le 30 03 2004
Au cours d'un débat sur LCI jeudi, M. Ménargues avait dit à l'un des participants : 'vous dites qu'Israël est un Etat démocratique, permettez-moi de dire très rapidement, c'est aussi un Etat raciste. Si vous prenez les lois fondamentales, (sont) citoyens israéliens ceux qui ont la nationalité, mais la nationalité est divisée en termes de religion [note LCBC : les arabes israeliens sont fichés comme arabes sur leur papiers d'identités]. La loi du retour, elle ne concerne que les Juifs. Qu'est-ce que c'est que la base du sionisme? C'est de faire un état pour les Juifs.
[...] 'C'est le droit le plus strict d'Alain Ménargues, l'auteur du 'Mur de Sharon', d'affirmer qu'Israël est un état raciste', indique la SDJ.

À quels officiers avons-nous affaire ? Le 14 03 2004 à GAZA
[Traduit de l'hébreu par Michel Ghys]
Une nouvelle espèce d'officiers monte en grade dans l'armée israélienne. Il s'agit de gens qui ont fait l'essentiel de leur service comme officiers d'occupation et dont la distinction se mesure à la brutalité qu'ils ont exercée contre les Palestiniens. Un exemple de ce phénomène est donné par le général de brigade Gadi Shamni, vétéran du Liban et de Hébron, qui a mis un terme, la semaine dernière, à sa fonction de commandant des forces israéliennes à Gaza, pour passer à la tête de la division opérationnelle du Commandement Général, fonction à partir de laquelle le chemin est court jusqu'au grade de général. Son avancement témoigne du système de valeurs de l'armée israélienne et de son système de promotion bien plus qu'il ne porte témoignage sur Shamni lui-même.
Il n'y a pas eu deux officiers violents et brutaux comme le général de brigade Shamni à Gaza, peut-être depuis l'époque du général Sharon dans les années 70. Si le prédécesseur de Shamni, le général de brigade Israël Ziv, s'est contenté de multiplier les opérations stériles contre des ateliers à Gaza qui ont seulement entraîné d'inutiles effusions de sang sans empêcher les tirs de Qassam, Shamni est arrivé pour prendre l'initiative d'une série d'opérations ostentatoires qui ont encore davantage semé la mort.
À l'occasion de la dernière de ces opérations, au cours de laquelle 15 Palestiniens ont été tués la semaine passée, il a aussi conçu une nouvelle doctrine à l'usage de l'armée israélienne: «stimulus - réponse». Le but de l'opération, est-il dit, était «d'inciter les hommes armés à sortir, puis de les tuer». Cette méthode, qui a conduit à tuer des innocents dont des enfants, n'a quasiment suscité aucune critique. Nul n'a demandé pourquoi tout Palestinien armé méritait la mort ni pourquoi il fallait recourir à la provocation. Shamni a décidé, exécuté et se voit promu. Il s'en est même trouvé dans l'armée israélienne pour expliquer que la dernière opération était en fait destinée à être la «fête d'adieu» à la veille de la cérémonie de la relève du commandement.
La nouvelle espèce d'officiers dont Shamni est le représentant le plus marquant, ne recule pas devant des moyens durs, elle n'exprime aucune désolation ni aucun regret, ni pour la mort d'innocents ni pour d'inutiles opérations, elle énonce clairement des positions politiques et multiplie les propos arrogants. «Nous gagnons dans cette confrontation, chaque jour, plusieurs fois», s'est vanté Shamni le lendemain de sa dernière opération.
Cela fait 37 ans que nous gagnons à Gaza et Shamni gagne même plusieurs fois par jour. Résultat de la victoire: un million et demi de personnes vivant dans des conditions inhumaines, enfermées et souffrant d'une grande pauvreté, et dont la haine pour Israël ne fait que croître. Afin de garantir la victoire, Shamni a mené des opérations routinières d'incursions toutes les quelques semaines avec des forces blindées au cœur des camps de réfugiés et des taudis, laissant à chaque fois derrière elles des tués dont un nombre non négligeable sont des passants innocents. Manifestation d'une présence rapace et meurtrière dont personne ne pourrait expliquer l'utilité. Nul ne prend en compte le terrorisme qui prospère et continuera de prospérer en conséquence de tout cela.
La conscience d'officiers comme Shamni est toujours propre. Le sang des innocents ne les tourmente pas. Si en 1989, le commandant de l'armée israélienne d'alors à Gaza, le général de brigade Zvi Poleg, pouvait encore exprimer de la désolation pour la perte d'un œil par un nourrisson, la nouvelle génération de commandants verra dans de telles expressions un signe de faiblesse. Lorsque l'armée israélienne a détruit, il y a quelques mois, les maisons de sept familles qui n'avaient rien fait, dans le camp d'Al-Bureij, Shamni a, sans sourciller, qualifié l'opération de «chirurgicale». À propos de la mort, au cours de ces destructions, de Noah Makadma, une mère au dixième mois de sa grossesse, sous les yeux de son mari et de ses enfants, il a réagi, parfaitement imperméable, en disant: «L'armée israélienne ne dispose pas de preuves de la mort de cette femme». De même lorsque ses soldats ont tué gratuitement les activistes de la paix Rachel Corrie, Tom Hurndall et le photographe James Miller à Rafah, Shamni n'y a rien trouvé à redire.
Sachant parfaitement où le vent souffle, des officiers comme Shamni ne rechignent pas à exprimer des opinions politiques. «Les projets de retrait gonflent les voiles des organisations [terroristes]», a dit Shamni, il y a quelques mois. Si le chef d'état major peut se le permettre, alors le commandant de division le peut aussi. Et si c'étaient justement les opérations de Shamni qui avaient soufflé le vent dans les voiles des terroristes?
Ayant participé au retrait hors du Liban, Shamni ne laissera pas le spectacle de ce retrait se répéter. «Regardez à qui nous avons affaire», a-t-il déclaré dans son interview d'adieu, en visant les terroristes qui utiliseraient selon lui des enfants comme boucliers humains. Et nous, à qui avons-nous affaire à la tête de l'armée israélienne?

Deux peuples qui ont la peur en commun Le 01 03 2004
Nous avons là-bas deux peuples qui ont la peur en commun. Les israeliens ont peur avec les rumeurs que les palestiniens vont les expulser de leur pays. A partir du moment oùu les gens ont peur, on peut leur faire faire n'importe quoi.
Les palestiniens sont aussi l'objet d'attentats [...] [à la conférence de presse campagne contre le mur]

Même là où ils sont [les palestiniens] c'est chez nous [Israel] Le 01 02 2004 à JERUSALEM
Voici un extrait de l'émission Un oeil sur la planète où Thierry Thuillier interview des israelien à Jérusalem au sujet du mur de séparation :
Israelienne : On appel ca une muraille de protection, alors pourquoi vous êtes contre cette muraille de protection, ca veut dire que vous n'avez pas envi qu'on se protège et que vous êtes satifait uniquement quand il y a des attentats.
France 2 : C'est qui 'vous' ?
Israelienne : La France quoi.
France 2 : Est ce que vous trouvez que quand on est étrangé à Israel on ne peut pas critiquer Israel.
Israelienne : Oui on a le droit de critiquer. France 2 : Apparament pas.
Israelienne : Mais ça c'est pas une chose critiquable, on a le droit de se proteger contre les terroristes.
France 2 : Mais couper des familles comme à Abou Dis où il y a un mur qui passe au milieu d'un village palestinien ça vous semble normal.
Israelienne : Non ça passe pas au milieu, ca passe pas au milieu d'un village, c'est eux qui ont empiété sur nous, c'est tout. Mais de toute façon même là où ils sont c'est chez nous.

SOUTIENT A BUSH : ON NE MANIFESTE PAS AVEC DES ANTISEMITES Le 13 04 2003
[MONTORGUEIL] Au lendemain de la manifestation de PLACE D'ITALIE le 12 Avril 2003, nous décidons, fort du succés de nos Casques bleus, d'aller dans toutes les réunions qu'il nous seraient possible de faire. Par chance, il y a une permanence du PS à montorgueuil (paris 2ème). M Pierre SHAPIRA (no 2 de DELANOE), alors que je lui expliquai l'idée de soutenir l'ONU, n'a pas levé un regard sur moi, n'a pas voulu commenter un article sur Jacques Lang qui disait qu'il soutenait l'ONU et Chirac (il lisait le Parisien). Quand je lui ai dit qu'il n'y avait pas beaucoup de PS à la manif de la veille il me répond : ON NE MANIFESTE PAS AVEC LES ANTISEMITES
[Commentaire des Casques Bleus Citoyens : nous considérons que ne pas manifester, c'est choisir la force contre le droit et c'est équivalent à soutenir les USA ouvertement]

Projet de transfert de centaines de milliers de Palestiniens vers la Jordanie Le 26 02 2003
Enfin, cette guerre [...] poussera l'armée israélienne à une répression accrue des Palestiniens et pourrait même ouvrir la porte au projet de transfert de centaines de milliers de Palestiniens vers la Jordanie..

La peur fantasmatique Le 12 11 2002
Aux Etats Unis, en Israel et en Russie, l'opinion majoritaire d'électeurs est dominés par un sentiment: la peur. Les attentats du 11 septembre 2001, la prise d'otages au Théâtre de Moscou et les attentats-suicides en Israël procurent un sentiment d'insécurité dont on sous-estime en général le caractère nouveau, profond, et nettement fantasmatique. Les populations se sentent concernées, menacées, mais surtout aussi mises en question soit dans leur légitimité, soit dans leur existence.
Ce sentiment de mise en question est d'autant plus fantasmatique qu'il est imposé par des forces inférieures, petites et faibles; des embryons d'États ou, pis encore, de sectes itinérantes. Al-Qaida est une terreur qui peut être partout sans venir de nulle part. Il n'y a plus de référence possible à un rapport du faible et du fort, de l'exploiteur et de l'exploité, de l'occupant à l'occupé, de la victime au bourreau. Il y a une force mystérieuse qui survient comme une sanction d'on ne sait qui pour punir on ne sait quoi, et qui provoque l'interrogation autocritique («Pourquoi sommes-nous tant haïs?») et ensuite le recours à une autodéfense «préemptive» («Prenons l'offensive puisqu'on ne sait qui nous attaque»).

Israël pousse les Palestiniens aux opérations suicide (Eglise maronite) Le 03 04 2002 à BEYROUTH
(AFP) Le Conseil des évêques maronites du Liban a accusé mercredi Israël de pousser par ses pratiques les jeunes Palestiniens 'désespérés' à commettre des attentats suicide. Dans un communiqué au terme de sa réunion mensuelle à Bkerké, au nord de Beyrouth, le Conseil a 'dénoncé les tueries, le déplacement forcé (de population), les destructions, l'atteinte aux lieux sacrés, l'interdiction d'acheminer l'approvisionnement des hôpitaux et la violation des conventions et accords internationaux' dans les territoires palestiniens. 'Tout ceci pousse les Palestiniens à mener des opérations suicide auxquelles on répond par des appels à l'arrêt du terrorisme, lancés à ceux-là mêmes qui en sont les premières victimes', ont affirmé les prélats maronites, réunis sous la houlette du cardinal Nasrallah Sfeir, patriarche de la communauté chrétienne la plus nombreuse du Liban. 'Lorsque, en désespoir de cause, des jeunes gens et des jeunes filles à la fleur de l'âge en sont réduits à mettre la vie et la mort sur le même plan, ils se transforment en bombes à retardement', ont estimé les évêques. 'Leur mort, lorsqu'ils se font sauter face à l'ennemi, rend les choses encore plus difficiles à résoudre, à moins que les résolutions internationales ne soient appliquées et qu'une solution de paix juste et globale soit adoptée', ajoute le communiqué du Conseil, la plus haute instance religieuse de la communauté.

Des enfants délibérément tués Le 01 10 2001
[...]L’organisation israélienne de défense des droits humains B’Tselem, s’appuyant sur les chiffres mêmes de l’armée israélienne, a montré que dans les trois quarts des incidents les plus mortels, entre le début de l’Intifada et le 15 novembre 2000, on n’avait décelé aucune présence de tireurs palestiniens (International Herald Tribune, 14 décembre 2000). La presse a mentionné les nombreux cas où des Palestiniens, oui, des enfants, avaient été délibérément tués alors que la vie des soldats n’était nullement en danger. Le refus de l’armée d’ouvrir des enquêtes sur la plupart de ces cas encourage évidemment un tel comportement. Et une enquête du journaliste israélien Joseph Algazy, du quotidien Haaretz, a révélé le cauchemar de dizaines de Palestiniens de 14, 15 ou 16 ans battus, maltraités, torturés dans les prisons israéliennes. [...]
Une seule question mérite d’être posée : comment un soldat peut-il viser des enfants et les tuer ? Toute autre interrogation est obscène, s’émeut le psychiatre palestinien Eyad Serraj.[...]

On les fait souffrir sous le soleil et sous la pluie Le 01 02 2001 à BETHLEEM
[Dialogue entre 2 soldats de la Police des frontières ‘Magav’ extrait du documentaire ‘Check Point’ ]
Qu’est ce que c’est ? – C’est un prospectus d’une organisation du droit de la femme, gauchiste contre la violence, qui dit que nous occupons illégalement la Palestine et que c’est mal, que nous devons arrêter toute action militaire. Il y a une liste de soldats qui refusent de servir après qu’on leur a expliqué ce qu’on faisait ici [sur les check point en Palestine]. Ils sont complètement malades. Ils sont tous là, tout les combattants des unité d’élites, le golanie, les parachutistes, le guivati, tout le monde. La bonne nouvelle c’est qu’il n’y en a aucun de la police des frontières. Les gas de la police des frontières sont les plus grands patriotes du pays.
[Deux soldats hilares, l’un parle :] On appartient à la police des frontières, on s’occupe des gens qui posent des problèmes au pays. Ceux qui s’approchent, qui veulent semer le trouble dans le pays on les casses. Quand je dit qu’on les casses, je veut dire qu’on les fait attendre, qu’on les fait souffrir sous le soleil et sous la pluie. Ca leur apprend à ne pas venir chercher des crosses à la police des frontières. Voilà c’est tout ce que je voulais dire. Il faut que le monde entier sache que la police des frontière du poste de BETHLEEM est la meilleur.

BEAU BRIN DE FILLE Le 01 02 2001 à BETHLEEM
[Un soldat voyant une jeune palestinienne passer le check point :] Eh ma jolie, d’où est tu ? ‘de JERUSALEM’, d’ou viens tu ? ‘De l’université’ tu as des papier ? montre les moi . Qu’est ce que tu étudie ? ‘le commerce’, tu as quel age ? ’17 ans’
[un autre soldat ] je doit dire que les filles de BETHLEEM sont les plus belles, en dehors des israeliennes bien sûr.
[un autre qui harcèle une palestinienne :] tu as quelle age ? ‘je suis mineure’ Attend, tu as quel age, 17 ans ? ’ non 15 ans’ je suis sûr que tu ment, tu doit en avoir 19 ‘non 15’, [le soldat de conclure :] Beau brin de fille.

LES JUIFS SONT LES MEILLEURS Le 01 02 2001 à BETHLEEM
[Un soldat – ou policier ? qui fait attendre un dizaine de jeunes palestiniens à un check point sans leur permettre de s’asseoir, les humilies en montrant leurs laissé passé à la caméra en les prenant pour des stars : ] Brad Pitt, c’est Hollywood ici, on a toutes les stars, Richard Geer, Steven Segal, tu vois celui la ? tu c’est qui c’est : Léonardo Dicaprio. Qu’ils aillent tous se faire voire, les juifs sont les meilleurs.

PAS DE RESPONSABILITÉ DES OCCIDENTAUX DANS L'HORREUR DE L'EMBARGO EN IRAK ? Le 13 02 1998
M. Michel Alloncle a insisté sur les dangers de blesser le sentiment national de l'Irak en posant à l'égard de ce pays des exigences excessives. Après avoir fait état d'une récente visite dans ce pays, il a évoqué la gravité de la situation humanitaire et notamment le taux très élevé de mortalité infantile. Huber Védrine, le ministre des affaires étrangères a observé que l'enchaînement des faits qui avaient conduit à cette situation alarmante reposait sur des décisions prises par les autorités irakiennes elles-mêmes ; la responsabilité des Occidentaux ne pouvait être mise en cause, les Russes et les Chinois s'étant d'ailleurs associés aux décisions du Conseil de sécurité.

Une peur devenue instinctive Le 18 04 1988
[...]Il est clair que c’est l’Israélien qui s’appauvrit lui-même, qui appauvrit sa propre substance en lui inculquant une peur devenue instinctive, la peur d’un ennemi indispensable, fabriqué avec soin de toutes pièces, un ennemi qui n’a lui-même d’autre ennemi que le juif, depuis la Création et pour toujours. Et si cet ennemi est le monde entier, cela ne peut que rehausser encore la fécondité du génie juif.
L’expression ' Le monde entier est contre nous ' est devenue une spécificité d’Israël et la condition de son existence. Quant à se demander pourquoi le monde entier à tort et l’Israélien raison, c’est une question tout à fait oiseuse. Car la légitimité de chaque acte d’Israël, sa revendication d’une vérité que personne d’autre ne saurait posséder, ont pour condition première l’hostilité du monde entier. [...]

SHARON NE S'ESTIME PLUS TENU D'ÉPARGNER ARAFAT Le 00 00 0000
JERUSALEM (Reuters) - Le Premier ministre israélien Ariel Sharon a affirmé vendredi qu'il n'était plus lié par une promesse faite au président américain George Bush de ne pas s'en prendre au président palestinien Yasser Arafat.
'J'ai dit lors de notre première rencontre, il y a environ trois ans, que j'acceptais à sa demande de ne pas faire de mal physiquement à Arafat', a dit Sharon à la deuxième chaîne de télévision israélienne. 'Mais je suis libéré de cet engagement. Je me libère de cet engagement concernant Arafat.'
Sharon a dit avoir informé Bush de ce changement la semaine dernière en le rencontrant à la Maison blanche, où il a obtenu l'approbation de Washington à son plan d'évacuation unilatérale des colonies juives de la bande de Gaza et de certaines implantations en Cisjordanie.
Le dirigeant israélien n'a pas précisé si une action était envisagée à court terme contre Arafat. Bien que les Etats-Unis ne reconnaissent pas ce dernier comme dirigeant palestinien et se soient employés à le marginaliser, Washington s'oppose à ce qu'Israël entreprenne de le tuer.
Peu après les déclarations de Sharon à la télévision, le département d'Etat américain a fait savoir qu'il restait opposé à un assassinat d'Arafat.
'Rien n'a changé dans la position américaine, je vais examiner cette déclaration et voir ce que nous avons à dire', a déclaré aux journalistes le porte-parole du département d'Etat, Richard Boucher.
Arafat a déclaré pour sa part qu'il n'avait 'pas peur des menaces de Sharon', a rapporté Ahmed Tibi, député arabe israélien en contact régulier avec le dirigeant palestinien.
Tibi a déclaré à Reuters qu'il avait téléphoné à Arafat après les déclarations télévisées de Sharon et que le leader palestinien lui avait dit: 'Le sentiment des dirigeants palestiniens est que ces déclarations d'Ariel Sharon doivent être prises au sérieux. Je suis croyant. Je n'ai pas peur des menaces de Sharon. Il a déjà tenté de me prendre pour cible.'
Nabil Abou Rdainah, conseiller d'Arafat, a dit que les propos de Sharon allaient accentuer les tensions dans la région.
'Nous rejetons la déclaration de Sharon, nous exigeons des éclaircissements de M. Bush sur de tels propos et tenons Sharon responsable d'une déclaration aussi dangereuse', a dit Rdainah. 'Il s'agit d'une escalade qui va aggraver les tensions.'
Le langage brutal de Sharon semble fait pour lui concilier certains membres de son parti, le Likoud, appelés à se prononcer sur son plan de désengagement de Gaza le 2 mai.
Le Premier ministre israélien avait tenu des propos analogues dans une interview accordée à un journal il y a plusieurs semaines.


Idée LCBC : Une capitale perdue ? Retour
Le patriarcat grec-orthodoxe a vendu à des investisseurs juifs deux bâtiments près de la porte de Jaffa, à Jérusalem-est Le 08 05 2005 à JERUSALEM
[...]Les membres du saint synode grec-orthodoxe ont destitué le patriarche à la suite d'un scandale portant sur la vente secrète de deux bâtiments dans la Vieille ville de Jérusalem à des hommes d'affaires juifs. Cette transaction avait déclenché la colère des fidèles palestiniens de confession grecque-orthodoxe.
Le porte-parole du patriarcat Aristarchos a affirmé que les responsables du patriarcat avaient démis Irénéos Ier de ses fonctions à la suite de cette vente de biens immobiliers à des Israéliens, ce qui est considéré comme une 'trahison' de la part des Palestiniens. Jérusalem-est qui comprend la Vieille ville a été occupée puis annexée par Israël en 1967. Cette annexion n'a toutefois jamais été reconnue par la communauté internationale.
'Il se peut que la société israélienne nous ait mal compris. Le problème ne provient pas du fait qu'il (Irénéos) a vendu un terrain à des juifs. Ce n'est pas le cas', a affirmé le porte-parole.
Selon lui, le patriarche a été destitué pour sa 'mauvaise gestion, un manque de transparence et la tromperie' auxquels il aurait eu recours.
Le porte-parole a souligné que le but du patriarcat est de mener les affaires en tenant compte des 'sensibilités politiques' dans la région, de telle sorte que cela ne porte pas atteinte au fragile statu quo entre Juifs et Arabes notamment dans la vieille ville de Jérusalem.
'En tant qu'église, nous ne sommes pas opposés au fait de céder des terrains et des propriétés à des Juifs, des Arabes ou d'autres, mais il faut le faire de façon à ce que cela soit accepté afin que nous puissions continuer à vivre ici', a poursuivi Aristarchos.
Depuis que le scandale a éclaté à la mi-mars, les Palestiniens de confession orthodoxe ont exigé une représentation arabe plus importante dans la direction de la communauté à Jérusalem, tout en souhaitant ardemment la nomination d'un Arabe à la tête du patriarcat. Mais une telle initiative pourrait provoquer une forte opposition de la part d'Israël.
[...]
Irénéos Ier, 65 ans, a été informé vendredi de sa destitution. Les deux tiers des membres du Saint-Synode avaient signé un document approuvant cette mesure.
Ce limogeage est survenu après que la presse israélienne eut révélé en mars que le patriarcat grec-orthodoxe a vendu pour plusieurs millions de dollars à des investisseurs juifs deux bâtiments abritant des hôtels près de la porte de Jaffa, à Jérusalem-est.
M. Aristarchos a indiqué qu'aucun membre de l'Eglise n'a vu le contrat en question, et que toutes les mesures seraient prises pour l'annuler.

Enserrées et captées par le mur ces propriétés sont considérées comme appartenant désormais à Israël Le 24 01 2005
Une décision doublement illégale et dangereuse
Alors que les caméras sont braquées sur les efforts prodigués par le nouveau Président de l’Autorité palestinienne - Abou Mazen - pour obtenir une trêve de l’action de certaines organisations palestiniennes, on apprend que le gouvernement israélien a relancé en juillet une vieille loi visant à exclure tous les palestiniens de Jérusalem-Est de leur propriété sur leurs terres se trouvant se trouvant annexées par le mur et la barrière dite de sécurité. Enserrées et captées par le mur ces propriétés sont considérées comme appartenant désormais à Israël !
Ce sont des centaines d’hectares qui sont ainsi spoliés aux palestiniens de Jérusalem-Est.
Selon la loi dite des Absents datant de 1950 qui est réactivée aujourd’hui, compensation ne peut même pas être demandée par celui qui est volé.
Cette décision doublement illégale ne peut qu’aviver nettement la colère, une colère légitime des palestiniens.
D’une part, en effet, les autorités israéliennes s’accaparent ainsi toute une partie de Jérusalem-Est qui est internationalement reconnue comme étant partie palestinienne. Déjà à l’occasion des élections présidentielles du début janvier, seulement 8.000 palestiniens de Jérusalem-Est avaient pu s’inscrire sur les listes électorales alors qu’ils étaient 120.000 qui pouvaient y prétendre. Cette mainmise israélienne physique sur Jérusalem-Est ne peut que frustrer davantage encore les palestiniens et provoquer une colère d’autant plus vive que, au-delà de l’acte de vol qui est inacceptable, c’est aussi un symbole majeur qui est touché.
D’autre part, cette décision fait fi de l’Avis rendu par la plus haute juridiction internationale - la Cour internationale de Justice - qui a clairement précisé que le mur et la barrière construits jour après jour par les autorités israéliennes était illégal. La Cour s’est prononcée non seulement pour l’arrêt de sa construction mais aussi pour sa démolition et le dédommagement des personnes spoliées. Tout cela se déroule au vu et au su de tout le monde. Et qu’est ce qu’on entend ? Rien ! Silence de la « communauté internationale » qui n’a pas de mots assez fermes, d’un autre côté, pour demander aux nouvelles autorités palestiniennes de « calmer » le jeu à