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Menaces anti-américaines de Mohammad Khatami Le 11 02 2005 , dans 20minutes 'Tout envahisseur découvrira que l'Iran sera pour lui le feu de l'enfer' a promis le président iranien Mohammad Khatami, hier, s'adressant surtout au 'Grand Satan' (Les Etats-Unis) | | | www.20min.fr
Après l'Irak, l'Iran ? Le 01 02 2005 porte parole de Droit Solidarité, dans La Lettre de Droit-Solidarité On sait que Bush dont le premier mandat a été 'illuminé' par la guerre en Irak se verrait bien donnant une suite par une guerre en Iran et qu'il et en train de piocher pour trouver des prétextes. On sait aussi, d'uautre part, que l'agression ou la menace d'agression contre un pays a souvent comme premier résultat de faire resserrer les rangs autour du Gouvernement, quel qu'il soit, de ce pays. En 1980, l'agression Irakienne contre l'Iran avait permis de vérifier la règle en ressoudant autour de Khomeiny pratiquement tous les iraniens. Les seuls qui avaient pris une position différente, les moudjahiddin, s'étaient installés en Irak et avait aidé l'armée irakienne ce qui, c'est le moins que l'on puisse dire, n'a pas accru leur popularité en Iran. Aujourd'hui, les progressistes du monde entier doivent dénoncer les menaces contre un peuple, quelle que soit leur opinion sur ses dirigeants; et il faudra aux démocrates iraniens tenir un équilibre délicat : l'opposition au régime en place ne peut l'approbation ni le silence devant les menaces américaines contre l'Iran | | | Les grondements des faucons sur l’Iran effraient Le 28 01 2005 , dans 20minutes S’inquiétant de l’animosité grandissante de l’administration américaine à l’encontre de l’Iran, le quotidien New York Times a mis en garde, hier, contre toute intervention militaire dans ce pays. Dans un éditorial intitulé « Grognements militaires à propos de l’Iran », le journal américain souligne la multiplication de propos belliqueux de certains membres du gouvernement Bush, son vice-président, Dick Cheney, en tête : « Les grondements des faucons rappellent étrangement les mois qui ont précédé l’invasion de l’Irak. » Soulignant que l’Iran « est trois fois plus peuplé que l’Irak », le quotidien estime qu’une invasion aurait comme conséquence d’unir les Iraniens « derrière l’impopulaire dictature cléricale ». | | | www.20min.fr/journal/recherche/valid_recherche.php?rech=iran&rub=&ipage=1&type=&res=1&date_r=2
Cheney has advice for Tehran Le 22 01 2005 Dick Cheney, dans International Herald Tribune WASHINGTON Just hours before being sworn in for a second term, Vice President Dick Cheney publicly raised the possibility that Israel 'might well decide to act first' to prevent Iran from obtaining nuclear weapons. [...} | | | www.iht.com/bin/print_ipub.php?file=/articles/2005/01/21/news/iran.html
L'UE demande aux États-Unis de s’abstenir d’actions militaires Le 20 01 2005 Porte parole de Union Européenne, TÉHÉRAN.- Le ministre de l’Extérieur du Luxembourg et président en exercice du Conseil de l’Union europénne, Jean Asselborn, a déclaré au Parlement européen qu’il faut éviter de s’engager dans la voie militaire pour résoudre les conflits internationaux.
On a appris par ailleurs depuis Bruxelles que l’UE demandera au président des États-Unis, durant le voyage que celui-ci effectuera dans cette ville à la fin février, d’écarter toute action militaire contre la République islamique d’Iran.
L’Union européenne n’est pas d’accord avec la prétention des États-Unis de s’engager dans un conflit militaire avec l’Iran, pays que Washington et Jérusalem accusent de développer un programme nucléaire secret.
«Au XXIe siècle, les conflits dans le monde doivent se résoudre dans le cadre de la diplomatie et du multilatéralisme», a déclaré Asselborn, qui a insisté sur les méthodes pacifiques que défendent l’UE et les Nations Unies pour améliorer les relations avec l’Iran.
«Nous espérons que les États-Unis se rendent compte que 2005 est une année pour le multilatéralisme», a ajouté le ministre luxembourgeois.
L’IRAN MET WASHINGTON EN GARDE
Pour sa part, l’Iran a averti que sa capacité militaire lui permet de faire face à une éventuelle attaque des États-Unis.
L’avertissement a été lancé par le ministre iranien de la Défense, le généal Ali Shamjani, dans des déclarations publiées le 18 janvier, le lendemain du jour où le président Bush n’a pas écarté une action militaire contre son pays.
«Aucun pays ne peut nous agresser car aucun pays n’a suffisamment d’information sur notre capacité militaire», a-t-il dit, cité par l’agence de presse iranienne Mehr.
Sa déclaration a été publiée après que le Pentagone ait critiqué un article de la revue The New Yorker sur des missions secrètes US en Iran destinées à localiser des objectifs nucléaires, chimiques et de missiles.
Selon l’article, Bush aurait signé une série d’ordres autorisant des opérations secrètes de forces spéciales en vue de missions également secrètes contre de présumés terroristes dans dix pays du Sud-Est asiatique et du Proche-Orient.
Tant les États-Unis qu’Israël allèguent avec insistance que l’Iran possède un programme nucléaire secret, ce que réfute Téhéran, dont le gouvernement souligne à nouveau les fins pacifiques de ses activités nucléaires.
| | | granmai.cubaweb.com/frances/2005/enero/jue20/4accio-f.html
Nucléaire iranien : quelques questions aux Européens Le 19 01 2005 Akbar Etemad, dans Le Monde Trois pays européens - la France, la Grande-Bretagne et l'Allemagne - ont
signé, le 15 novembre 2004, un accord avec l'Iran pour tenter de trouver une
solution au 'problème' créé par les activités de l'Iran dans le cycle du
combustible nucléaire.
En vertu de cet accord, des discussions ont lieu actuellement entre les
parties pour arriver à une entente non seulement sur les questions
nucléaires mais également, et de façon concomitante, sur les relations
politiques et économiques et sur les problèmes de sécurité. Vaste et louable
projet si les deux parties sont sincères et désireuses d'aboutir, ou piteux
subterfuge pour gagner du temps.
L'Union européenne appuie la démarche de ses trois Etats membres et suit de
très près les négociations. L'Amérique, elle, est apparemment absente mais,
dit-on, elle veille avec scepticisme sur les tractations pénibles et
méfiantes entre les deux parties.
On ne peut que saluer cette initiative européenne et espérer qu'un véritable
processus diplomatique sincère et franc s'établisse entre les pays
occidentaux et l'Iran pour aboutir à un modus vivendi qui faciliterait le
développement politique et économique de l'Iran et offrirait à l'Occident
l'assurance de traiter avec un pays porté vers l'ouverture, la coopération
et l'entente avec la communauté internationale et assumant un rôle positif
et constructif dans le concert des nations.[...] | | | www.lemonde.fr/web/recherche_articleweb/1,13-0,36-394817,0.html
Opérations clandestines américaines en Iran Le 16 01 2005 , dans AFP Des commandos américains ont pénétré en Iran à la recherche d'installations susceptibles de travailler au développement d'armements nucléaires, affirme le magazine The New Yorker à paraître lundi.
L'administration du président George W. Bush a autorisé ces missions couvertes par le secret militaire depuis la mi-2004 au moins, a précisé le magazine. L'objectif est de recueillir des informations sur les cibles possibles parmi 26 sites recelant des activités nucléaires, chimiques ou relatives aux missiles, toujours selon le magazine.
«C'est une guerre contre le terrorisme et l'Irak ne représente que l'une des campagnes», a déclaré au journal un ancien responsable de haut niveau des services de renseignements américains.
«L'administration Bush considère tout cela comme une vaste zone de guerre. Nous aurons une campagne iranienne. Nous avons déclaré la guerre et les voyous, où qu'ils soient, sont nos ennemis», a-t-il poursuivi, soulignant que les États-Unis entendaient «sortir de cette situation en disant, 'nous avons gagné la guerre contre le terrorisme' ».
Un consultant du gouvernement, proche du Pentagone, a par ailleurs déclaré au journal que les civils du Pentagone et tout particulièrement le secrétaire à la Défense Donald Rumsfeld, son adjoint Paul Wolfowitz et les néo-conservateurs, «veulent aller en Iran et détruire autant d'infrastructures militaires que possible».
MM. Rumsfeld et Wolfowitz estiment, selon le magazine, que le régime iranien ne résisterait pas à une offensive militaire et s'effondrerait.
| | | www.cyberpresse.ca/monde/article/article_complet.php?path=/monde/article/16/1,151,1065,012005,890550.shtml
L'Union européenne à l'unisson Le 15 01 2005 , dans 20minutes Alors qu'ils étaient divisés sur le dossier irakien, les pays européens ont exclu ensemble, hier toute option militaire contre l'Iran, insistant sur la nécessité d'un réglement diplomatique à la question du nucléaire iranien. Sur le même sujet, George Bush avait affirmé lundi préférer la voie diplomatique tout en 'n'écartant aucune option'. | | | www.20min.fr
Des missiles US basés en Europe Le 10 10 2003 , dans AFP Washington envisage de faire stationner en Europe,à partir de 2006, des missiles de défense contre d'éventuelles attaques en provenance d'Iran. | | | Les États-Unis considèrent le monde musulman comme une menace Le 16 09 2003 Rafsanjani, [IRNA]Le président iranien du Conseil des Ayatollah, Akbar Hashemi Rafsanjani, a déclaré mardi 16 septembre 2003 que les États-Unis considèrent le monde de l'Islam comme une menace sérieuse pour ses intérêts partout sur la planète.
Il a ajouté que la campagne états-unienne contre les activités nucléaires pacifiques de l'Iran n'est rien d'autre qu'une déclaration de guerre à l'encontre du monde musulman, dont les États-Unis ne veulent pas qu'ils soient équipés avec des technologies modernes. Selon lui, si l'Iran n'était pas un gouvernement islamique, les États-Unis ne tenteraient pas d'empêcher ses activités nucléaires.
Quoi qu'il en soit, la République islamique d'Iran doit acquérir la technologie nucléaire afin de pouvoir suivre les avancées technologiques mondiales, a-t-il ajouté.
| | | Guerre en IRAK II Le 16 09 2003 , dans Réseau Voltaire Simultanément, le département d'État accuse à la fois la Syrie et l'Iran de détenir et de produire des armes de destruction massive. Le discours, parfaitement rodé pour justifier l'attaque de l'Irak, est resservi sans modification.
| | | Les élections n’ont pas eu lieu Le 04 08 2003 , dans Al-Hayat Jamais l’Iran ne semble plus vivant que lorsqu’il vote - bien plus vivant que les pays dans lesquels les élections sont devenues une habitude. Les scrutins convoquent le peuple tout entier. Ils convoquent toutes les prises de position. Ils convoquent un peu du vent de l’Histoire. Les femmes y participent en tant que telles ; la jeunesse de même ; les minorités, jusqu’à un certain degré. Alliances et retournements d’alliances sont exposés au grand jour, de même que toutes les opinions en matière de relations internationales, d’économie, etc. On s’interroge même, jusqu’à un certain point, sur la place de la religion et de la pratique religieuse. Les tabous ne le sont plus. La population se trouve d’une certaine façon dans un instant suspendu. La dure réalité recule. L’espoir est au coin de la rue.
Mais, après les élections, l’Iran redevient ennuyeux. Plus ennuyeux encore que les démocraties traditionnelles après leurs élections. Ces dernières ont des rêves limités, des espoirs circonscrits, mais elles réalisent le premier des buts du processus électoral : traduire les rapports de forces en institutions et éviter le recours à la violence. L’Iran de Khomeyni fait le contraire. Il propulse les attentes à leur point culminant, puis rapproche les Iraniens de... la violence. Il les rapproche du sentiment d’avoir été dupés. Il les rapproche de la conscience d’être pris pour des imbéciles. Il les rapproche de la certitude que leurs voix n’ont eu aucun effet et n’en auront jamais. Les élections n’étaient qu’un moment de vacances. Un nuage d’été.
Les élections en Iran ne sont pas une occasion d’évacuer les tensions ; elles en sont, au contraire, une refondation. Les mêmes exigences sont répétées, les mêmes conflits rejoués, les mêmes manoeuvres ourdies. La démocratie est et demeure dans les poches du Guide religieux, comme si rien ne s’était passé.
Nous en sommes toujours au même point : la volonté du Guide religieux demeure le seul absolu intangible. La volonté du peuple est anecdotique et relative. On s’en informe, puis on la remet dans un coin. La composition de l’armée ne change pas. La justice ne change pas. Le monopole des conservateurs sur l’information ne change pas. Les campagnes de dénigrement ne changent pas. Les excès de pouvoir ne changent pas. Les menaces du président Khatami de se fâcher tout rouge sont invariablement les mêmes. Ses larmes itou. Président pour un second mandat, donc leader de l’opposition pour un second mandat. En cela, l’Iran ressemble à ces coureurs qui ne souhaitent aller nulle part. Ils courent, ils se fatiguent, ils s’épuisent, ils tombent à terre ; mais ils sont animés par l’esprit de la course pour la course. Le pire est que cette situation absurde demeure un espoir à atteindre pour le reste des peuples de la région. Ces derniers, en Irak, en Syrie ou ailleurs, ne peuvent pas même bouger le moindre muscle. Personne parmi leurs dirigeants ne se donne même la peine de les duper par le biais d’élections sérieuses.
Ces Etats ont en commun le despotisme. L’Iran est particulier dans sa démocratie. L’Iran est particulier dans sa révolution, dans son système de gouvernement, dans ses élections. Il faudrait donc le comprendre de manière particulière. Et la première des choses à comprendre particulièrement est que les élections n’ont pas eu lieu.
| | | Les USA pourraient attaquer l'Iran Le 20 06 2003 Shahim Kashofi, Les USA pourraient attaquer l'Iran. Mais pas l'Europe, qui soutient plutôt le soulèvement du peuple, les relations diplomatiques. Il y a aussi en Iran des ayatollahs modérés, mais ils ne peuvent pas se manifester. dans le sud de l'Iran, il y a des Chiites qui interviennent en Irak. Celà pourrait servir de prétexte aux USA pour nous attaquer. Mais les USA et l'Union Eurpéenne sont d'accord sur une chose: ils disent tout deux que l'Iran possède des armes de destruction massive ... Ils se pourraient que la France soit en train d'arrêter les opposants [ ndrk: les Moujahidin ] et en échnage de quoi elle pourra envoyer des inspecteurs ... Iran est un pays avec une histoire très civilisée. C'est un des premier pays qui a signer la déclaration des Droits de l'Homme, par exemple. Il y a aussi une forte culture nationale, des traditions. La démocratie en Iran devra se concillier avec avec ces traditions, ce sera différent des modèles européens. Il faut bien comprendre qu'actuellement, en Iran il n'y a ni liberté de parole, ni liberté politique. A l'époque du Shah non plus, il n'y avait pas ces valeurs dans l'éducation. Nous avons besoins de celà, et de la liberté des partis politiques. [Belgique]
| | | A qui le tour ? Le 11 04 2003 Jacques Nikonoff, dans L'Humanité L'Irak n'est qu'un élément dans une stratégie plus vaste, où d'autres pays, comme la Syrie, l'Iran, sont non seulement l'objet de menaces, mais, c'est à craindre, la cible d'actions prochaines de la part des USA | | | La guerre vue d'Iran Le 03 04 2003 Guissou Jahangiri, dans Le Monde 'La République islamique agit dans le flou', affirme Negaresh. Dans cette revue iranienne de la diaspora de gauche rénovatrice, Issa Data et Arash Borumand argumentent : 'Les durs du régime condamnent massivement Bush et Blair, mais, dans le même temps, M. Kharazi, ministre des affaires étrangères, profite d'un voyage à Londres pour coordonner la politique du régime avec l'intervention américano-britannique. Principaux sujets de discussion : le devenir des Moudjahidines du peuple (opposants à Téhéran installés en Irak), la participation des chiites au pouvoir dans un Irak de l'après-Saddam.' Et de conclure : 'Ce qui manque dans cet ensemble, c'est une stratégie de défense de nos intérêts nationaux.'
Le quotidien réformateur Aftabest beaucoup plus hostile à cette guerre. Un éditorialiste s'étonne de la prise de position du ministre des affaires étrangères, qui minimise la violation du territoire iranien et les conséquences des chutes de missiles américains dans le sud de l'Iran, notamment sur la plus grande raffinerie du pays. 'Déjà nous ressentons les dégâts causés en Iran. Les ports du Sud sont fermés, des milliers de pêcheurs du Khuzestan sont au chômage, notre industrie touristique est réduite à néant, le bruit des bombardements crée un enfer pour les habitants des villes frontalières, la pollution liée aux puits de pétrole enflammés nuit à la santé des populations et les eaux sont de la même manière souillées... Sans parler des réfugiés que nous allons devoir accueillir sur notre sol.' Aftab s'étonne que Téhéran n'ait ni protesté auprès des Nations unies ni exigé des réparations aux alliés. Pour leur part, 40 écrivains et intellectuels arabes du Khuzestan, où se situent les principaux champs pétrolifères du pays, publient dans Iran Emrooz une déclaration qui condamne vivement 'l'invasion sauvage et l'occupation du territoire irakien' et salue 'la brave résistance du peuple irakien'.
Le quotidien modéré de Téhéran Hamshahri s'interroge : 'Les partis politiques sont-ils en vacances ?' En effet, 'alors que le monde entier réagit à la guerre américaine contre l'Irak, les représentants de la société civile ne se donnent même pas la peine de réfléchir sur des questions cruciales comme, par exemple, les conséquences de ce conflit ou la ligne diplomatique que l'Iran doit suivre dans cette crise'.
Tous ne voient cependant pas dans la guerre une calamité absolue. Le journaliste de renom Alireza Alavi Tabar écrit dans Yass, un nouveau quotidien proche du frère du président Khatami, 'qu'il faut évidemment s'attrister devant le sort du peuple irakien, mais pas pour le régime de Saddam Hussein'. Et d'ajouter, comme un avertissement aux durs du régime, que cette expérience ' devrait servir de leçon à ceux qui, en Iran, soutiennent un régime autoritaire. Si les hommes de pouvoir ne tolèrent pas une opposition saine, un scénario à l'irakienne pourrait potentiellement s'imposer en Iran'. Madjid Tamdjidi répond, sur le site d'information Gooya : 'Ne répétons pas une stupidité collective. Le débat lancé par certains intellectuels qui font les louanges de cette guerre en l'évaluant du point de vue de ses effets en faveur de la démocratie en Iran et dans la région est ridicule.'
| | | Une haine des États-Unis Le 23 03 2003 John Stanton, Même si la Syrie est la prochaine sur la liste, selon les auteurs de 'A Clean Break: A New Strategy for Securing the Realm' - Richard Perle et Douglas Feith - c'est l'Iran qu'ils veulent. De leur point de vue, le moment est venu de venger le renversement du Shah en 1970 et la prise de pouvoir par Khomeiny (exilé à l'époque en France), l'occupation de l'Ambassade des États-Unis, la prise d'otages qui s'ensuivit, la tentative ratée pour les libérer et qui ridiculisa les militaires Américains, et les actions terroristes réciproques durant des années entre les deux pays (la marine US abat un avion de ligne Iranien, des terroristes appuyés par l'Iran attaquent des soldats américains, etc). Peu importe qu'en 1953, les services secrets Américains, Britanniques et Israéliens aient été responsables du coup d'Etat qui renversa le premier ministre nationaliste Iranien Mossadegh et qui devait déclencher un conflit régional avec l'Irak et une haine des États-Unis qui perdure encore aujourd'hui. La même stupidité fut répétée en 1963 en Irak, lorsque les services secrets Américains, Britanniques et Israéliens montèrent un coup d'état qui renversa le premier ministre Assem (un jeune homme de 25 ans appelé Saddam Hussein joua un role clé dans cette opération) et qui devait déclencher un conflit régional avec l'Iran et une haine des États-Unis qui perdure encore aujourd'hui.
| | | globalresearch.ca/articles/STA303B.html
LES PLANS D'ATTAQUE CONTRE L'IRAN Le 23 03 2003 John Stanton, Entre avril 2003 et Novembre 2004, les États-Unis, la Grande-Bretagne et Israël accentueront les opérations de déstabilisation en Iran et lanceront une campagne globale de désinformation pour affaiblir la direction politique et militaire du pays. Ils expliqueront alors au peuple Américain à quel point le pays est devenu instable. Les médias sortiront alors des placards des reportages sur la prise d'otages et montreront des images d'Américains en colère dans les années 78-80. On verra les hommes de main de Khomeini en train de pendre et d'exécuter les membres de la police secrète du Chah. Des films tels que 'Jamais sans ma fille' de Sally Field qui décrit les iraniens comme des gens 'mauvais seront diffusés. Reza Pahlavi, fils de l'ancien Chah, sera interviewé plus souvent par CNN, Fox, ABC, NBC, CBS et PBS.
Déjà, certaines sources indiquent que des éléments de la CIA sont en action autour et à l'intérieur de l'Iran, que des forces spéciales Anglo-américano-australiennes opérant à partir de l'Afghanistan et du Koweït - et de la province Américaine de l'Irak - se préparent discrètement depuis des mois à intervenir en Iran. Iran se retrouve à présent entouré de tous les cotés par des forces pro-US et Britanniques. L'opération 'Liberté en Iran' sera déclenchée avec les mêmes stratégies et tactiques que pour l'opération 'Massacre en Irak'. L'Iran n'a pas beaucoup d'options. Une serait d'accélérer son programme nucléaire et de réussir l'essai d'un engin nucléaire. Cela pourrait ralentir une invasion menée par les États-Unis. Une autre option serait de devenir membre d'une contre-alliance qui inclurait la Russie, l'Inde, la France, l'Allemagne et la Chine. La dernière option, bien-sur, serait de 'désarmer' ou partir en 'exil'.
| | | La nature hybride du régime iranien : démocratie ou autoritarisme ? Le 01 07 2000 Dominique De Villepin, à SENAT FRANCAIS dans SENAT FRANCAIS En premier lieu, et c'est un élément essentiel, le régime iranien vit, depuis 1997, au rythme d'élections démocratiques, qui, en rassemblant un taux de participation particulièrement élevé (près de 70 %), témoignent de la confiance du corps électoral dans la capacité du régime à se transformer. Après les élections présidentielles de 1997, les premières élections municipales depuis l'avènement de la République islamique se sont déroulées en 1999. En 2000, les élections législatives ont permis aux ' réformateurs ' de disposer, dès après le premier tour du 18 février, de la majorité absolue au Madjlis, tendance confirmée lors de second tour, tenu le 5 mai suivant. Le prochain rendez-vous électoral, la présidentielle de 2001, constituera un nouveau temps de respiration démocratique qui pourrait être décisif quant à l'avenir du régime.
Toutefois, depuis trois ans, les violences ponctuelles -comme celle qui a visé M. Hadjarian, conseiller du Président Khatami et responsable d'un journal réformateur- ont contribué à alourdir le climat électoral lors des législatives de 2000. Aucune épreuve de force massive, en provenance du pouvoir conservateur, n'est cependant venue interrompre ces différents processus électoraux, alors même que leurs résultats ont constitué des désaveux massifs et réguliers des tenants de la ' droite ' traditionnelle.
Certes, en amont de ces consultations, les mécanismes utilisés ne correspondent guère aux exigences de transparence : ainsi en est-il du système de sélection préalable des candidatures aux élections législatives et présidentielles effectuée par le Conseil des gardiens de la Constitution ; de même la mainmise du camp conservateur sur les médias audiovisuels -qui dépendent directement du Guide de la Révolution-, cantonne le débat politique contradictoire dans la presse écrite dont on a décrit déjà la vitalité, mais aussi l'extrême vulnérabilité.
Pour autant, un calendrier démocratique existe, il est respecté et, sur le plan régional, l'Iran constitue sans doute là une exception assez largement positive.
En second lieu, si la situation de la femme en Iran est assurément incomparable à son statut dans le monde occidental, l'éducation lui est cependant ouverte sans restriction, de même que l'exercice d'une vie professionnelle. Les associations féministes sont actives en Iran et leur participation à la vie politique, encore marginale dans les faits, n'est l'objet d'aucune restriction particulière.
Une transformation s'opère également dans l'organisation de la vie publique : peu à peu s'ébauchent des partis politiques, institutions totalement absentes de la vie publique jusqu'à récemment. Dans un pays qui n'a, au demeurant, jamais vécu d'expérience démocratique durable, si cette tendance se poursuit et se perfectionne, il en résultera une meilleure lisibilité de programmes pour l'électeur, une facilitation de son choix et, in fine, un progrès de la liberté.
En troisième lieu, si la morale islamique continue de régir bien des aspects de la vie quotidienne iranienne, son application semble témoigner, depuis quelques années, d'une moindre rigueur : l'espace privé permet des arrangements en matière de liberté morale, notamment, pour ce qui est des relations entre jeunes gens et jeunes filles, et les intrusions inopinées des bassidjis, dans les domiciles des particuliers, pour vérifier les comportements et, éventuellement, les sanctionner, se font, semble-t-il, plus rares. De même, les règles du code vestimentaire sont contrôlées de façon plus lâche qu'auparavant. Il reste que, dans les textes, les menaces de contrôle et de sanctions existent encore bel et bien.
Comme l'exposé relatif aux institutions s'est efforcé de l'expliciter, l'organisation des pouvoirs publics en Iran permet de freiner, de bloquer toute évolution du système politique : les prérogatives du Guide, le rôle du Conseil des gardiens en sont à cet égard, les instruments les plus efficaces.
Sous l'angle des droits de l'homme, le constat ne peut rester que pessimiste, si l'on se réfère aux normes occidentales en la matière. A lui seul, le système judiciaire, très archaïque, appelle de profondes réformes, et son organisation actuelle est préoccupante, tant son opacité est grande. Les fonctions de procureur et de juge y sont confondues et, dans le milieu carcéral, les mauvais traitements, voire la torture, ne sont pas, selon une enquête conduite sous les auspices des Nations unies, une pratique exceptionnelle.
Les tribunaux spéciaux pour la presse ou les membres du clergé sont les instruments privilégiés des procès d'opinion et permettent, à tout moment, à la faction conservatrice, de refermer l'espace de débat politique que l'accession aux responsabilités du Président Khatami a permis d'ouvrir. Les conditions du déroulement du procès des 13 juifs de Chiraz illustre enfin ' l'instrumentalisation ', dont peut faire l'objet le pouvoir judiciaire, par ceux qui le détiennent, à des fins autant intérieures qu'extérieures. Les répercussions internationales de l'événement ne pouvaient qu'être embarrassantes pour un Président de la République soucieux de l'image de respectabilité de son pays. Le camp conservateur démontrait ainsi sa capacité et sa volonté d'utiliser tous les leviers du pouvoir dont il dispose4(*).
Les minorités religieuses, les juifs, les chrétiens et les zoroastriens bénéficient, certes, d'une reconnaissance constitutionnelle et d'une représentation spécifique au Parlement. Si la liberté de culte est également assurée, il est toutefois difficile de parler de réelle liberté religieuse : le prosélytisme est sévèrement réprimé et les publications de ces communautés sont censurées ; enfin, les directeurs de leurs écoles doivent être musulmans. Surtout, la communauté bahaï, jugée comme hérétique, est sévèrement et constamment persécutée.
Enfin, même si la femme iranienne bénéficie d'une réelle reconnaissance pour son rôle dans la société, son statut personnel la cantonne dans une situation de dépendance et d'infériorité juridique : il lui est impossible de voyager sans l'accord de son tuteur et elle se trouve en situation d'inégalité par rapport à l'homme devant l'héritage ou le témoignage judiciaire. Enfin, l'âge minimal du mariage, fixé à 9 ans, reste un symbole lourd, quand bien même la réalité quotidienne s'éloigne progressivement de cette limite.
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