English Version

écrire un EMAIL

LCBC - Maison des
Associations du 19è
20 rue Edouard Pailleron
75019 Paris

Accueil
les idées
qui va faire la paix
les événements
synergie (liens)
personnalités
les actions
sympathisants
infos
questions
histoire
géographie
que fait on à l'ONU
dans les médias
Dossier de presse
English Version

Les ACTIONS :

pétitions
tracts
drapeaux de l'ONU
sanctions-boycott
missions civiles
procés contre USA
manifestations
refus des armes

Les INFOS :

info IRAK
info PALESTINE
info SYRIE
info LIBAN
info IRAN
amérique Latine
info Afrique
info Tchétchénie
Détail personnalité

Voir la liste complète des personnalités

 

Présent aux Evénements (non exhaustif) :

 

Les Actions (non exhaustif) :

irak :
Un gouvernement transitoire condamné à réussir
Le 16 07 2003 Hassane Zerrouky,
Les Américains ont dû renégocier et concéder la formation d'un exécutif de 25 membres au sein duquel on enregistre la participation surprise du PCI.
Un vide politique vient d'être comblé. L'Irak a été doté de son premier exécutif. Un Conseil de gouvernement transitoire de 25 membres a vu le jour dimanche, dans le bâtiment qui abritait l'ancien ministère de l'Industrie de la guerre, et sera présidé par l'ayatollah chiite, Mohammed Bahroul Ouloum, quatre-vingts ans. Geste destiné à s'assurer sans doute le soutien d'une communauté majoritaire dans le pays (60 %) et tenu en marge depuis la lointaine époque des Abbassides.
Paul Bremer, l'administrateur américain, qui ne voulait au départ qu'un conseil désigné par lui-même avec un rôle seulement consultatif, et dans un second temps un gouvernement exclusivement composé de personnalités soutenues par Washington - tels Ahmed Chalabi, du Conseil national irakien (CNI), ou Iyad El Alaoui, de l'Entente nationale irakienne -, s'est résolu à accepter qu'il soit majoritairement composé de personnalités de l'intérieur, au nombre de seize. Parmi elles, Hamid Majid Moussa, soixante-deux ans, secrétaire général du Parti communiste irakien (PCI) qui n'a jamais quitté l'Irak. En clandestinité sous le règne de Saddam, cet expert en économie pétrolière était parvenu à se réfugier au Kurdistan en 1991. Ce gouvernement transitoire se veut représentatif de toutes les composantes ethnico-religieuses irakiennes : 13 chiites, 5 sunnites arabes, 4 Kurdes, 1 Turkmène et 1 chrétien. Mais à y regarder de près, il est socio-politiquement plus diversifié. Sont classés, parmi les 13 personnalités chiites, des représentants de partis purement religieux comme l'ASRII (Assemblée suprême de la révolution islamique irakienne) et la Daâwa (parti islamiste), le secrétaire général du PCI, celui de l'Entente nationale irakienne (républicain), Akila El Hachimi, proche de Tarek Aziz, l'ancien chef de la diplomatie irakienne sous Saddam...
Parmi les personnalités sunnites, on trouve un représentant du Parti national démocrate, le secrétaire général du Parti islamique (Frères musulmans) et il en est de même des Kurdes, où l'on retrouve, à côté des dirigeants du PDK et de l'UPK, le secrétaire général du Parti d'union islamiste (PUI)... Au total, sur 25 membres, on compte 10 islamistes chiites, sunnites et kurdes et 3 femmes.
Dans le communiqué rendu public à l'issue de sa première réunion, le Conseil de gouvernement s'est prononcé pour ' un régime démocratique, fédéral, unifié et en sécurité avec lui-même et ses voisins ', tout en appelant les Irakiens à faire ' prévaloir l'intérêt national et la reconstruction d'un Irak nouveau où le peuple uni bénéficiera de tous ses droits '. Il s'est également prononcé pour rétablir en priorité la sécurité et la stabilité, et la relance de l'économie, préparer les élections et former un gouvernement. Et sur sa lancée, comme pour mieux montrer que l'on a tourné définitivement la page Saddam, le Conseil a annoncé quelques décisions symboliques : le 9 avril, jour de la chute de Saddam, a été déclaré férié. Suppression également de tous les jours fériés instaurés par l'ancien régime, à l'exception du 14 juillet, date qui commémore la chute de la monarchie en 1958. Quant à Paul Bremer, il a tenu à assurer que ' le Conseil aura immédiatement un réel pouvoir politique, nommera les ministres intérimaires et travaillera avec la coalition à l'établissement d'une stratégie politique et d'un budget '. Toutefois il gardera un droit de veto sur certaines décisions qu'il s'est gardé de mentionner mais dont on imagine qu'il s'agit de la sécurité et... du pétrole.
Pour une population désabusée par l'occupation américaine mais farouchement nationaliste, il faudrait sans doute plus de gestes pour qu'elle adhère au processus politique supervisé par Washington. Plus que sur les institutions annoncées, ou sur le rétablissement de la sécurité, voire de l'eau potable et de l'électricité, c'est sur la marge d'autonomie dont disposera ce gouvernement qu'il sera jugé. En particulier sur la question de l'or noir, sujet sensible pour des irakiens convaincus que les Américains n'ont d'autre objectif que d'en contrôler la production et la commercialisation. D'autant que Washington est réticent quant au retour de l'Irak au sein de l'OPEP. De ce fait, les frictions ne manqueront pas de surgir au sein même de ce Conseil de gouvernement entre ' les hommes de Washington ' et les autres courants politiques et, plus généralement, entre ce gouvernement transitoire et les Américains. En un mot, si l'Irak s'est doté d'un pouvoir exécutif, l'ampleur de la tâche de reconstruction, le poids de l'occupation américaine sont telles que, on peut l'avancer sans risque de se tromper, l'après-Saddam ne s'annonce pas comme une sinécure.
Les 25 membres du Conseil de gouvernement disposent d'une année pour à la fois dépasser leurs clivages, éviter que l'Irak ne devienne un enjeu régional - l'Iran finance les chiites tandis que l'Arabie saoudite soutient les sunnites - et mettre en place cet État démocratique et fédéral dans lequel chaque irakien se reconnaîtrait. En écho, hier, plusieurs milliers de communistes ont manifesté pour commémorer la chute de la monarchie le 14 juillet 1958 et pour un Irak libre et démocratique. La Ligue arabe a émis le souhait que ce pouvoir exécutif soit une étape vers la fin de l'occupation américano-britannique. Mais pour l'heure, sur le terrain, les attaques se poursuivent. Un marine a été tué, six autres blessés hier à Bagdad, portant le nombre d'Américains tués à 72, dont 31 morts au combat depuis le 1er mai.
http://www.lescasquesbleuscitoyens.com
Mise en ligne le : 2005-05-05

 

Les Oeuvres (non exhaustif) : (voir les autres auteurs)

 

Histoire : (voir les autres dates historiques)