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Denis Sieffert - Journaliste - , FRANCE
Date du 1er contact avec LCBC :2003-09-14,
Directeur de la rédaction de « Politis », Denis Sieffert publie avec Joss Dray « la Guerre israélienne de l'information » (La Découverte), Un essai critique sur le traitement par les médias du conflit israélo-palestinien.
Sympathisant(e) ou membre de : Politis,
Idées + Actions :
idées, Ce mur qui pénètre si profondément dans le territoire palestinien (18 11 2004)
idées, La ruée vers Genève (04 12 2003)
idées, Rien ne sera possible cependant tant qu'une force internationale ne viendra pas sur le terrain (00 00 0000)
Contacter cette personnalité - Info sur le Web (Google)
Idée LCBC : Le gouvernement d'Israel est, aujourd'hui, dangeureux et hors la loi
Ce mur qui pénètre si profondément dans le territoire palestinien
Le 18 11 2004 Denis Sieffert, paru dans Politis
[...] Il n'est plus temps de promettre « avant 2009 », comme vient de le faire George Bush, un « État palestinien » dont on ne sait rien, ni les contours, ni les conditions économiques d'existence ; il est au contraire urgent de dire quel État, et comment. Il faut afficher le but et en déterminer les moyens. Il faut identifier les obstacles et les hiérarchiser. Et cesser de poser cette lancinante question qui porte en elle-même son pesant de ridicule : le conflit est-il né de la corruption de l'Autorité palestinienne, ou de la colonisation israélienne ? Une subtile désinformation passe aujourd'hui par la soudaine passion de palestinologues néophites pour la succession d'Arafat. Il y a évidemment chez les Palestiniens, comme partout, des « durs » et des « modérés ». Mais ce serait une grave illusion de surdimensionner cet antagonisme. Car il ne se trouvera pas de « modérés » pour accepter ce qu'Arafat a refusé à Camp David, c'est-à-dire un État morcelé en entités séparées. Autrement dit, il n'y aura pas de paix sans une décolonisation franche de la Cisjordanie. Une décolonisation qui nous ramènera peu ou prou aux conversations de Taba de janvier 2001, ou à cet accord virtuel de Genève négocié voici un an par des personnalités israéliennes et palestiniennes de la société civile. Il n'y aura pas de paix sans remise en cause de ce mur qui pénètre si profondément dans le territoire palestinien. C'est à force de tricher avec la réalité que l'on engendre la violence. [...]
http://www.lescasquesbleuscitoyens.com
Mise en ligne le : 2004-11-19
Idée LCBC : Qui va faire la PAIX ? L'ONU démocratique
Rien ne sera possible cependant tant qu'une force internationale ne viendra pas sur le terrain
Le 00 00 0000 Denis Sieffert, paru dans Politis
[...]Et si la résolution 1544 du Conseil de sécurité, adoptée le 19 mai, peut avoir une utilité, elle est en effet de rappeler que l'occupant est l'occupant, et que la résolution 242, qui lui fait obligation de se retirer des territoires conquis en 1967, reste valide. Rien ne sera possible cependant tant qu'une force internationale ne viendra pas sur le terrain, et tant qu'une contrainte ne sera pas exercée sur le pays occupant.
Pour cela, il ne faut pas compter sur George W. Bush. Et l'Europe pourra toujours en pure perte dénoncer « un mépris irresponsable » pour la vie humaine. Alors que va-t-il se passer ? Rien ? Loin de là ! La terrible erreur des responsables israéliens, et de ceux qui les soutiennent, est de croire que tout est militaire, comme d'autres pensent que tout est politique. L'opinion publique n'a pas d'hélicoptères de combat ; elle ne dispose pas de chars, ni de bulldozers. Mais c'est tout une psychologie collective qui se transforme et se déforme dans le double sentiment de l'impuissance et de l'injustice. On peut toujours voir Rafah et dormir. Voir Rafah et s'en prendre aux médias qui montrent des images qu'on ne devrait pas voir. Voir Rafah et instruire le procès en antisémitisme de tous ceux qui ne parviennent plus à canaliser leur colère, et même des autres, qui protestent selon les normes de la bienséance. Mais on sa it déjà que cette tactique est ravageuse. Alors pourquoi pas une manifestation pour la décolonisation des territoires palestiniens, et contre l'antisémitisme et le racisme ? [...]
http://www.lescasquesbleuscitoyens.com
Mise en ligne le : 2004-05-27
Idée LCBC : Qui va faire la PAIX ? Les accords de Genève
La ruée vers Genève
Le 04 12 2003 Denis Sieffert, paru dans Politis
Beaucoup a été dit déjà sur cette initiative de Genève présentée en grande pompe lundi en présence de nombreuses personnalités venues du monde entier. Son incommensurable mérite est de rendre l'espoir à une région plongée depuis trois ans dans la nuit. Car, au fond, Yossi Beilin, l'Israélien, et Yasser Abed Rabbo, le Palestinien, ne nous apprennent rien que nous ne sachions déjà : à savoir, que la solution de ce conflit est à la fois politiquement compliquée et intellectuellement simple. Pour mettre fin à une guerre coloniale, il suffit de décoloniser. Voilà le message de Genève. Ce ne sont donc pas tant les cartes, le tracé millimétré d'une frontière retrouvée au milieu des méandres de l'Histoire et de la religion qui doivent forcer l'admiration, que la portée politique du discours. Les forces vives existent. Les interlocuteurs aussi. Et les volontés ne manquent pas. Par contraste, Yossi Beilin et Yasser Abed Rabbo ont mis en évidence la honteuse lâcheté de la communauté internationale, qui aurait pu et dû depuis longtemps produire son « initiative de Genève », et se donner les moyens de l'appliquer. Ils ont aussi souligné les mensonges d'une propagande émanant hélas d'une certaine gauche israélienne qui s'est employée, il y a trois ans, à délégitimer les partenaires palestiniens les mieux disposés au compromis, pour favoriser les extrémistes. Ils ont anéanti le discours de Camp David visant à faire accroire que tout avait été généreusement offert à Arafat, le partage de Jérusalem, et l'État palestinien viable, et que le vieux leader, irascible, mégalomane et violent, avait tout balayé d'un revers de main. Il en découlait que Sharon était une fatalité, et qu'il était vain de vouloir entraver son action. Ce mensonge-là a fait trois mille six cents morts.
Du coup, avouons un certain malaise devant la composition de la délégation française. Bien sûr, il y avait là Simone Veil, Hubert Colin de Verdière, secrétaire général du Quai d'Orsay, et l'ancien ministre Hubert Védrine, tout trois indiscutables et légitimes. Mais la ruée sur Genève des intellectuels médiatiques qui ont répandu avec constance et opiniâtreté le discours israélien de l'après Camp David ­ ce discours qui fit le socle idéologique de la politique d'Ariel Sharon ­ laisse au minimum perplexe. Ont-ils voulu se faire pardonner ? Regrettent-ils aujourd'hui d'avoir été « de gauche » avec Fouad Ben Eliezer, ce travailliste sans états d'âme qui fut ministre de la Défense de Sharon au plus fort de la répression ? Ou s'agit-il d'une simple manoeuvre de récupération ? On le saura assez vite. Car l'initiative de Genève est menacée par deux périls. Elle risque bien sûr d'être torpillée par la violence de Sharon ou de groupes extrémistes palestiniens ; mais elle risque aussi d'être étouffée sous les louanges d'une partie de ses faux amis. La paix virtuelle mise au point par MM. Beilin et Rabbo serait alors transformée en icône tandis qu'on laisserait, sans piper mot, M. Sharon construire son mur, étendre ses colonies, raser des maisons, tuer et provoquer en retour la violence palestinienne. Le Premier ministre israélien n'a d'ailleurs pas attendu pour mettre à l'épreuve les nouveaux « pacifistes » de la délégation française de Genève. Lundi, déjà, tandis que l'on se congratulait sur les bords du lac Léman, les chars israéliens entraient dans Ramallah, faisant quatre morts dont un enfant de 9 ans. Sans raison apparente, mais au moment même où l'Autorité palestinienne se préparait à rencontrer les dirigeants du Hamas et du Jihad pour négocier une nouvelle trêve. À nos nouveaux amis, nous disons donc ceci : soutenir la dynamique de Genève, ce n'est pas s'en retourner la conscience repue de s'être trouvé un alibi ; c'est exiger la destruction du mur, le gel des colonies, et s'opposer à tout ce qui participe d'une annexion des territoires palestiniens. MM. Finkielkraut, BHL, et autres dirigeants socialistes qui avez approuvé bruyamment l'initiative de Genève, bienvenus dans ce combat !
Pour autant, il ne faut pas se cacher les limites intrinsèques du plan qui part à la conquête des opinions publiques israélienne et palestinienne. La question des réfugiés en constitue assurément le point faible. Elle est moins bien traitée ici que lors des discussions de Taba, en janvier 2001. Ce n'est d'ailleurs pas tant affaire de chiffres que de principe et de droit. Il n'a jamais été dit (sauf par quelques-uns des intellectuels cités plus haut) que trois millions huit cent mille réfugiés devaient submerger Israël et transformer l'État hébreu en république islamique. Il avait été dit, en revanche, que le droit devait être reconnu et son application négociée afin (c'était l'expression même d'Arafat) que « l'équilibre démographique » d'Israël ne soit pas remis en cause. À Genève, la logique est inversée. Le droit n'est plus vraiment reconnu, mais certaines de ses applications seront mises en oeuvre. Les dirigeants palestiniens auront bien du mal avec cette clause qui touche au plus profond du traumatisme originel de tout un peuple. Mais s'il arrivait que le plan de Genève soit un jour mis en oeuvre, la dynamique positive pourrait bien soulever des montagnes.
http://www.lescasquesbleuscitoyens.com
Mise en ligne le : 2003-12-10

 

Présent aux Evénements (non exhaustif) :

- Le 02 06 2005, de à BIENVENUE LA PALESTINE SUR BEUR FM (PARIS),

Personnalités Présentes (non exhaustif) :
Bernard Ravenel,Denis Sieffert,

- Le 24 04 2005, de à LA SOCIETE FRANCAISE ET LE CONFLIT ISRAELO-PALESTINIEN (FONTENAY-SOUS-BOIS),

Personnalités Présentes (non exhaustif) :
Denis Sieffert,Monique Crinon,Omar Somi,

- Le 15 11 2003, de à MANIFESTATION-PARADE DU FSE (PARIS),

Personnalités Présentes (non exhaustif) :
Un Casque Bleu Citoyen,Alain LIPIETZ,Alima BOUMEDIENE-THIERY,ANDREAS PILARTZ,Arielle DENIS,Denis Sieffert,Gilles Lemaire,Jacques Boutault,Jean Ridoux,Michel Warschawski,Michel Tubiana,Michel Bourgain,Nahla Chahal,NOEL MAMERE,Simone Bernier,Yves Renoux,

- Le 05 03 2003, de à LE POIDS DE L'INFO DANS LE CONFLIT ISRAELO-PALESTINIEN (PARIS),

Personnalités Présentes (non exhaustif) :
ANDREAS PILARTZ,Denis Sieffert,

 

Les Actions (non exhaustif) :

 

Les Oeuvres (non exhaustif) : (voir les autres auteurs)

 

Histoire : (voir les autres dates historiques)