English Version

écrire un EMAIL

LCBC - Maison des
Associations du 19è
20 rue Edouard Pailleron
75019 Paris

Accueil
les idées
qui va faire la paix
les événements
synergie (liens)
personnalités
les actions
sympathisants
infos
questions
histoire
géographie
que fait on à l'ONU
dans les médias
Dossier de presse
English Version

Les ACTIONS :

pétitions
tracts
drapeaux de l'ONU
sanctions-boycott
missions civiles
procés contre USA
manifestations
refus des armes

Les INFOS :

info IRAK
info PALESTINE
info SYRIE
info LIBAN
info IRAN
amérique Latine
info Afrique
info Tchétchénie
Détail personnalité

Voir la liste complète des personnalités

Alain Rouy - - , FRANCE
Date du 1er contact avec LCBC :2003-10-06,
Responsable international de l'Appel des Cent pour la Paix. Membre du Bureau international de la Paix (Genève), qui regroupe 188 associations pacifistes de 55 pays.
Sympathisant(e) ou membre de : Appel des 100,Appel Pas en Notre Nom,Bureau International de la Paix,MOUVEMENT DE LA PAIX,Parti Communiste Francais,
Idées + Actions :
idées, L'ONU et les ONG (06 12 1999)
Contacter cette personnalité - Info sur le Web (Google)
Idée LCBC : Qui va faire la PAIX ? Les citoyens
L'ONU et les ONG
Le 06 12 1999 Alain Rouy, paru dans L'Humanité
Dans la Lettre ouverte que des personnalités françaises ont adressée à Kofi Annan, sont formulées des propositions présentées comme une réforme ambitieuse du Conseil de sécurité de l'ONU. Si elles ont incontestablement une portée novatrice, elles restent cependant dans le cadre du fonctionnement actuel de l'organisation internationale. On souligne certes qu'à côté des droits des États, on commence à reconnaître au plan international les droits des individus et ceux des minorités, mais on constate l'impuissance de l'ONU pour les faire prévaloir en dehors du bon vouloir des grandes puissances.
Lors de l'ouverture de la 54e Assemblée générale de l'ONU, le 20 septembre dernier, Kofi Annan a lui-même qualifié de ' tragédie ' l'incapacité de la communauté internationale à concilier les deux impératifs de légitimité universelle et d'efficacité dans la défense des droits humains. L'intervention de la communauté internationale pour sauver des individus, des minorités ou des populations entières se heurte en effet au principe de la souveraineté des États. Or, l'ONU reste très largement une instance où ce sont les États qui font entendre leur voix, contrairement d'ailleurs à ce que proclame le préambule de la Charte qui commence ainsi. ' Nous, les peuples des Nations unies... ' Afin que l'ONU devienne véritablement l'unique détenteur, incontestable, de légitimité universelle, il faut certes augmenter ses moyens matériels et améliorer son fonctionnement, mais il faut surtout ne pas s'en remettre aux seuls États pour bannir la guerre et faire progresser les droits humains.
Pour que les individus et les populations puissent se faire entendre, l'ONU devra à l'avenir faire toute sa place à ce que l'on appelle la société civile, c'est-à-dire toutes ces ONG et associations internationales, pacifistes, écologistes, engagées dans la défense des droits de la personne humaine, militant pour le désarmement, le développement et une économie mondiale plus juste. Utopie que de vouloir associer les ONG au fonctionnement de l'ONU ? Remarquons d'abord qu'il existe déjà une instance internationale dépendant de l'ONU où des organisations indépendantes des gouvernements sont représentées au même titre et avec les mêmes droits que les États : il s'agit de l'Organisation internationale du travail (OIT) où siègent les syndicats. Soulignons ensuite que les grandes campagnes d'opinion publique des dernières décennies, qu'il s'agisse de décolonisation, de droits humains, d'environnement ou de désarmement - ou de commerce ! - ont révélé la force d'entraînement de la société civile. Que l'on médite à cet égard l'exemple de la campagne contre les mines antipersonnel qui a conduit à la conclusion du traité d'Ottawa.
Ce dernier exemple illustre ce que pourrait être une ' nouvelle diplomatie ' ou ' diplomatie multivoie ' associant la société civile, les ONG, les juristes et des experts indépendants, les institutions internationales et les gouvernements. C'est dans ce sens-là que veulent aller les acteurs de la société civile et c'est pourquoi, en mai dernier, ils se sont réunis à La Haye (Pays-Bas) afin d'élaborer et de soumettre aux gouvernements et aux instances internationales un plan complet et détaillé de mesures qu'ils ont intitulé ' Agenda pour la paix et la justice au XXIe siècle '. Neuf mille représentants de la société civile (2) ont donc débattu ensemble et avec leurs invités, le secrétaire général de l'ONU, le directeur général de l'UNESCO, Federico Mayor, plusieurs lauréats du prix Nobel de la paix, au nombre desquels Desmond Tutu, Rigoberta Menchu et le Pr Josef Rotblat, les premiers ministres des Pays-Bas et du Bangladesh, plusieurs autres responsables gouvernementaux et des diplomates de nombreux pays. Ils ont rédigé cet ' Agenda ' (3), qui est devenu entre temps un document de travail officiel de l'ONU après avoir été déposé auprès de l'Assemblée générale par le Bangladesh comme s'y était engagé son premier ministre, Mme Sheikh Hasina.
Il n'est pas possible d'exposer ici les cinquante propositions qui s'ordonnent autour de quatre grands axes d'action : les causes profondes de la guerre et le développement d'une culture de paix ; les institutions du droit international humanitaire et des droits de l'homme ; la prévention, la résolution et la transformation des conflits armés ; le désarmement et la sécurité humaine. Je veux simplement souligner ce que peut-être l'apport spécifique de la société civile aussi bien dans l'analyse que dans les propositions : ainsi, les effets négatifs de la mondialisation, la marginalisation d'une grande partie de la population mondiale et l'écart qui se creuse entre les riches et les pauvres sont désignés comme une des premières causes profondes des guerres.
Peut-on compter sur les États pour faire respecter et progresser les textes fondamentaux déjà évoqués ici (4) sur les droits économiques et sociaux ? Il faut que les citoyens s'en mêlent, qu'ils obtiennent des droits de regard et d'intervention. En matière de prévention et de règlement des conflits, il existe de nombreuses opportunités de développer la méthode de la diplomatie ' multivoie ' qui implique la coopération de nombreux secteurs de la société. De même, pour les questions de sécurité et de désarmement, les ONG peuvent jouer un grand rôle dans les mécanismes d'alerte et dans les instances de contrôle. Et il ne s'agit là que d'un bref aperçu des immenses chantiers où la société civile peut intervenir.
À chacun donc d'agir, dès maintenant, sans attendre que les diplomates professionnels nous présentent leur réforme de l'ONU ; l'expérience montre que c'est l'action la plus ample et la plus déterminée des différents acteurs de la société civile qui a souvent permis des avancées décisives. Ce qui signifie, en d'autres termes, que chacun d'entre nous porte une part de responsabilité pour que la société civile soit écoutée et entendue. On le voit, les ONG ne sont ni à court d'idées ni en panne d'initiatives ; mais elles ont besoin du relais et du concours de tous.
http://www.lescasquesbleuscitoyens.com
Mise en ligne le : 2003-10-07

 

Présent aux Evénements (non exhaustif) :

- Le 12 02 2005, de à COLLOQUE COMMENT AGIR POUR LA PAIX AUJOURD ’HUI (PARIS),

Personnalités Présentes (non exhaustif) :
Alain Rouy,Arielle DENIS,Bernard Ravenel,

- Le 06 10 2003, de à REUNION FSE/PAIX (PARIS),

Personnalités Présentes (non exhaustif) :
Alain Rouy,Arielle DENIS,Faty KOUMBA,Jean Ridoux,

 

Les Actions (non exhaustif) :

 

Les Oeuvres (non exhaustif) : (voir les autres auteurs)

 

Histoire : (voir les autres dates historiques)