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Dominique De Villepin - Ministre - , FRANCE
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Sympathisant(e) ou membre de : Ministère des Affaires Etrangères de la France,Organisation des Nations Unies,
Idées + Actions :
idées, La France souhaite que l'engagement de la communauté mondiale soit réaffirmé à l'occasion d'une conférence international (10 12 2003)
irak, Le point de départ, est la souveraineté irakienne et nous sommes fidèles à cette règle (30 10 2003)
palestine, Il faudrait peut-être une force qui se déploierait dans la région (30 10 2003)
idées, Examinons très vite les modalités d'une présence internationale sur le terrain [en Palestine], civile et militaire. (20 09 2003)
idées, La France favorable au déploiement d'une force d'interposition entre Israël et les Palestiniens (12 09 2003)
idées, Substituer à une logique d'occupation, une logique de souveraineté (23 08 2003)
idées, Je pense éventuellement à un déploiement de forces dans la région [en Palestine] (22 08 2003)
idées, Quand l'ONU en Irak ? (09 07 2003)
idées, Les Islams et Les Occidents (14 06 2003)
idées, Identification avec les combattants palestiniens (28 03 2003)
idées, Création de la fonction de Premier ministre de l'Autorité palestinienne (11 03 2003)
onu, La Russie, l'Allemagne et la France apportent leur appui déterminé à MM. Blix (05 03 2003)
onu, Texte du memorandum proposé par la France, l'Allemagne et la Russie (25 02 2003)
idées, Un usage de la force ne se justifie pas (14 02 2003)
idées, Urgence à ne pas laisser se dégrader la situation au Proche-Orient (04 07 2002)
idées, Une attente forte s'exprime au Proche-Orient à l'égard de la France et de l'Europe (04 07 2002)
idées, Yasser Arafat incarne une légitimité forte et historique pour le peuple palestinien (04 07 2002)
idées, La nature hybride du régime iranien : démocratie ou autoritarisme ? (01 07 2000)
Info sur le Web (Google)
Idée LCBC : Il est important de s'engager pour la Paix
Urgence à ne pas laisser se dégrader la situation au Proche-Orient
Le 04 07 2002 Dominique De Villepin, paru dans Organisation des Nations Unies
Le ministre des Affaires étrangères rend compte aux sénateurs de ses déplacements au Proche-Orient […]
Il a également souligné l'urgence qui s'impose au traitement des crises régionales dont le développement est un facteur de déstabilisation plus globale, tout particulièrement au Proche-Orient.
[…] Du côté palestinien, a indiqué M. Dominique de Villepin, les bouclages répétés des territoires rendent la vie quotidienne presque impossible et le revenu réel palestinien a connu en 2001 une nouvelle baisse, à hauteur de 19 %.[…]
Evoquant la situation politique, M. Dominique de Villepin a décrit le climat de blocage qui caractérise l'espace politique israélien et la marginalisation du ‘camp de la paix’.
[…]Décrivant une muqqattah en ruine et une administration palestinienne réduite à néant, M. Dominique de Villepin a fait part du risque de radicalisation. Il a indiqué avoir ressenti également ce sentiment d'impasse chez les partenaires arabes rencontrés. Le ministre a estimé que cette situation conduisait à conforter les acteurs les plus radicaux et que le vide politique ainsi créé risquait d'être occupé par le terrorisme.
Devant cet engrenage, M. Dominique de Villepin a réaffirmé la position de la France d'une condamnation sans appel du terrorisme. Il a souhaité que la communauté internationale retrouve une marge d'action et a considéré que le discours du 25 juin dernier de George Bush comprenait des éléments positifs : la création d'un Etat palestinien, la condamnation du terrorisme, de la colonisation et de l'occupation des territoires. En revanche, M. Dominique de Villepin a relevé des ‘zones d'ombre’, notamment l'absence de mention, dans le discours du président américain, de référence à un processus politique ou à une future conférence internationale. Aucune solution ne saurait être fondée sur la seule politique de sécurité qui doit nécessairement être confortée par un processus de paix.
[...]Il a ajouté qu'il convenait de définir des termes de référence : les résolutions pertinentes des Nations unies, les conclusions de Taba ou encore le plan de la Ligue arabe. Y compris sur les sujets difficiles, Jérusalem, les réfugiés, il convenait de ne pas laisser le vide s'installer, sous peine de voir se nouer des liens entre les groupes les plus radicaux.
[…] - il est illusoire de penser qu'une politique du fait accompli, consistant par exemple à amplifier l'implantation des colonies, aboutirait à résoudre de lui-même le conflit israélo-palestinien ; ce conflit est marqué par l'histoire, et quelle que soit l'évolution du rapport de forces, rien n'effacera le poids de la mémoire dans les esprits ; l'histoire et la mémoire rendent inéluctable la perspective d'un Etat palestinien ;
- il y a aujourd'hui urgence à ne pas laisser se dégrader la situation au Proche-Orient ; le laisser-faire et l'absence de recherche de solution ne serviraient aucun des acteurs en cause ; les réactions d'ouverture de la part de plusieurs pays arabes aux propos du président Bush sont révélatrices de ce sentiment d'urgence, largement partagé dans la région ; il faut aujourd'hui se saisir de toute initiative qui pourrait contribuer à une solution et s'inscrire dans une logique de résultat ;
- une attente forte s'exprime au Proche-Orient à l'égard de la France et de l'Europe, ouvrant un champ très important pour notre diplomatie. […]
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Mise en ligne le : 2003-05-15
Idée LCBC : Importation des conflits en France
Identification avec les combattants palestiniens
Le 28 03 2003 Dominique De Villepin, paru dans ASSEMBLEE NATIONALE
[extrait du Rapport annuel de la Commission nationale consultative des droits de l'homme (CNCDH)] Le ministère de l'intérieur observe que les pires flambées de violence se sont produites à la fin de l'année 2000, après l'éclatement de la seconde Intifada, et au printemps 2002, lors de l'opération Rempart de l'armée israélienne contre les territoires autonomes. Il estime que l'escalade au Proche-Orient « a conduit nombre de jeunes à afficher une identification avec les combattants palestiniens, censés symboliser les exclusions dont eux-mêmes s'estiment victimes dans la société occidentale ». Mais il circonscrit beaucoup plus précisément le milieu dont proviennent les « auteurs des exactions recensées » : « Adolescents ou jeunes adultes, (ils) sont, en grande partie, issus de quartiers sensibles où demeurent leurs parents, bien souvent immigrés d'Afrique du Nord. »
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Mise en ligne le : 2005-05-05
Idée LCBC : L'Islam (Classique) n'est pas méchant
Les Islams et Les Occidents
Le 14 06 2003 Dominique De Villepin,
Bien avant les attentats du 11 septembre, la crainte d'un affrontement entre les civilisations avait envahi le champ de la pensée. Evidemment, bien des choses séparent les deux mondes, avec d'un côté un ensemble de populations et de pays partageant une religion souvent considérée comme indissociable du politique, ayant inégalement accédé aux richesses des pays industrialisés. Et de l'autre une aire géographique dont l'unité réside dans une série d'héritages communs, de la Grèce antique aux Lumières en passant par le christianisme : un pôle se composant aujourd'hui de démocraties attachées à une certaine idée de la laïcité.
L'histoire a pu donner le sentiment d'un antagonisme entre ces deux mondes, avec des confrontations nombreuses, des invasions arabes aux croisades, de l'expansion ottomane aux colonisations européennes. Le XXème siècle fut souvent tributaire de tensions et de conflits entre pays musulmans et nations occidentales, des guerres d'indépendance à la crise de Suez ou à la révolution iranienne. La présence, dans un triangle qui va de la Palestine à l'Iran et à l'Arabie, des lieux saints les plus sacrés de l'islam sunnite et chiite, du judaïsme et du christianisme, ne fait, aujourd'hui encore, qu'exacerber les passions.
Depuis quelques années, de nouvelles peurs se font jour. Tous les peuples sont affectés par la montée des tensions et l'angoisse d'un avenir qui paraît leur échapper. Mondes musulman et occidental sont inquiets : sont-ils condamnés demain à s'opposer ou pourront-ils vivre ensemble ? Notre responsabilité à tous est immense, en cette période charnière où, d'un côté comme de l'autre, grandissent les tentations de la fuite en avant. Dans notre monde 'désorienté', qui a perdu son Orient, il nous faut retrouver le chemin de l'autre.
Face à ces peurs, nous avons un devoir de vérité. Comme le soulignait Merleau-Ponty, 'notre rapport au vrai passe par les autres. Ou bien nous allons au vrai avec eux, ou bien ce n'est pas au vrai que nous allons.' L'Islam est la religion de plus d'un milliard d'hommes, qui vivent leur confession dans la paix. Comment Islam et Occident, loin de s'opposer, peuvent-ils répondre ensemble aux véritables interrogations que pose notre monde ?
...
Oui, l'Europe a vocation à relier entre elles les civilisations, par son expérience, ses inspirations multiples, sa géographie. Oui, l'islam a toute sa place dans l'Europe, d'ores et déjà et davantage encore à l'avenir, pensons à la Turquie ou encore à la Bosnie, qui a su, dans la pire des épreuves, maintenir vivant son double héritage, européen et musulman. >BR>...
Il est temps aujourd'hui de dénouer les fils de l'histoire. Dès le VIIIè siècle, alors que domine l'Orient arabe, une civilisation fondée sur le christianisme et la romanité commence à émerger en Europe de l'Ouest. La fin du XVè siècle marque un renversement majeur : cette civilisation occidentale prend le relais du monde oriental. Avec la découverte de l'Amérique et l'expansion espagnole et portugaise, l'Occident s'étend par-delà l'océan Atlantique, agrandit la sphère de son influence, tout en s'ouvrant à une nouvelle conscience de l'autre et de l'ailleurs.
...
Pour restaurer la confiance entre les peuples, il faut aujourd'hui traverser le labyrinthe des blessures et des rancoeurs accumulées par l'histoire. Un écueil majeur doit être évité : celui de l'ignorance, qui conduit les hommes à prétendre dégager en quelques mots l'essence d'une religion. Concernant l'Islam, écartons les idées reçues qui nourrissent l'imaginaire : il ne ferait pas de distinction entre le temporel et le spirituel ; il serait incompatible avec toute pensée critique. Evitons de nous livrer au jeu des citations tirées des livres sacrés de chaque religion : à partir de phrases belliqueuses puisées dans la Torah, les Evangiles, le Coran, on occulte le message de paix que transmet toute religion. Aujourd'hui, il y a plus à craindre d'un choc des ignorances que d'un choc des cultures.
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L'Islam, entend-on parfois, se prêterait davantage que d'autres religions à une lecture dogmatique des textes. C'est oublier que la tradition de l'ijtihad, effort personnel d'interprétation dans le domaine de la loi, est aussi ancienne que le Coran.
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Le principe de séparation du religieux et du politique figure au c?ur des réflexions de l'Egyptien Ali Abderraziq au début du XXè siècle. Aujourd'hui, cette nécessité de faire progresser les interprétations religieuses, sans en dévoyer les fondements, et de les adapter à un monde en permanente évolution, est reprise par de nombreux penseurs, de Mohammed Talbi à Burhan Ghalioun ou à Yadh Ben Achour. L'existence de ce débat au coeur du monde musulman témoigne d'une qualité de dialogue très éloignée de la caricature trop souvent faite de l'Islam.
...
Enfin, il faut prendre en compte le sentiment d'une domination culturelle exercée par le monde occidental à travers l'essor de la mondialisation. L'Occident ne donne-t-il pas souvent l'impression de vouloir imposer partout un mode de vie unique, mettant les cultures et les identités en péril ?
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Nous devons être d'autant plus vigilants que face au risque de crispation des sociétés, le fondamentalisme se veut un remède séduisant. Il n'est pas propre à l'islam, et constitue la forme extrême d'un repli identitaire, sa cristallisation exacerbée. Aujourd'hui, ni l'islam ni le christianisme ne sont des religions violentes : partout le fanatique peut trouver dans la religion prétexte à la dérive de l'intolérance.
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Toute tentative de règlement des crises par les seules approches sécuritaire ou militaire ne peut manquer d'entraîner des résistances asymétriques, amplifiées par l'accélération des changements du monde et la multiplication des tensions. Aujourd'hui, c'est donc un autre chemin qu'il nous faut tracer ensemble. Nous ne pouvons laisser le désordre gagner encore du terrain dans un monde chaque jour plus instable.
...
Au coeur de ce débat, la France et l'Europe ont une vocation particulière. Par leur géographie, tournée vers toutes les régions et tous les peuples. Par leur culture, fécondée par des siècles d'échanges et de découvertes. Par leur histoire, riche de gloires et d'apprentissages parfois tragiques, des guerres de religion aux conflits du XXè siècle. Mais aussi par leur formidable volonté, issue des Lumières, de partager avec les autres leurs grands idéaux.
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Mise en ligne le : 2005-05-05
Idée LCBC : Les pays du Proche et Moyen Orient sont sur la voie de la démocratie ?
Création de la fonction de Premier ministre de l'Autorité palestinienne
Le 11 03 2003 Dominique De Villepin,
L'approbation par le Conseil central de l'OLP et le Conseil législatif palestinien de la proposition du Président Arafat de créer une fonction de Premier ministre constitue une étape importante dans la voie des réformes souhaitées par le peuple palestinien comme par la communauté internationale. Nous avions salué, le 14 février dernier, la décision annoncée par le Président Arafat de progresser dans cette direction. Le Conseil européen du 17 février avait fait de même.
Nous devons naturellement étudier en détail le projet de loi adopté par le Conseil législatif, notamment en ce qui concerne les compétences attribuées au Premier ministre. Il reste d'ailleurs au Président Arafat à désigner officiellement le Premier ministre. Le processus n'est pas achevé et nous continuons à le suivre et à l'appuyer.
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Mise en ligne le : 2005-05-05
La nature hybride du régime iranien : démocratie ou autoritarisme ?
Le 01 07 2000 Dominique De Villepin, à SENAT FRANCAIS paru dans SENAT FRANCAIS
En premier lieu, et c'est un élément essentiel, le régime iranien vit, depuis 1997, au rythme d'élections démocratiques, qui, en rassemblant un taux de participation particulièrement élevé (près de 70 %), témoignent de la confiance du corps électoral dans la capacité du régime à se transformer. Après les élections présidentielles de 1997, les premières élections municipales depuis l'avènement de la République islamique se sont déroulées en 1999. En 2000, les élections législatives ont permis aux ' réformateurs ' de disposer, dès après le premier tour du 18 février, de la majorité absolue au Madjlis, tendance confirmée lors de second tour, tenu le 5 mai suivant. Le prochain rendez-vous électoral, la présidentielle de 2001, constituera un nouveau temps de respiration démocratique qui pourrait être décisif quant à l'avenir du régime.
Toutefois, depuis trois ans, les violences ponctuelles -comme celle qui a visé M. Hadjarian, conseiller du Président Khatami et responsable d'un journal réformateur- ont contribué à alourdir le climat électoral lors des législatives de 2000. Aucune épreuve de force massive, en provenance du pouvoir conservateur, n'est cependant venue interrompre ces différents processus électoraux, alors même que leurs résultats ont constitué des désaveux massifs et réguliers des tenants de la ' droite ' traditionnelle.
Certes, en amont de ces consultations, les mécanismes utilisés ne correspondent guère aux exigences de transparence : ainsi en est-il du système de sélection préalable des candidatures aux élections législatives et présidentielles effectuée par le Conseil des gardiens de la Constitution ; de même la mainmise du camp conservateur sur les médias audiovisuels -qui dépendent directement du Guide de la Révolution-, cantonne le débat politique contradictoire dans la presse écrite dont on a décrit déjà la vitalité, mais aussi l'extrême vulnérabilité.
Pour autant, un calendrier démocratique existe, il est respecté et, sur le plan régional, l'Iran constitue sans doute là une exception assez largement positive.
En second lieu, si la situation de la femme en Iran est assurément incomparable à son statut dans le monde occidental, l'éducation lui est cependant ouverte sans restriction, de même que l'exercice d'une vie professionnelle. Les associations féministes sont actives en Iran et leur participation à la vie politique, encore marginale dans les faits, n'est l'objet d'aucune restriction particulière.
Une transformation s'opère également dans l'organisation de la vie publique : peu à peu s'ébauchent des partis politiques, institutions totalement absentes de la vie publique jusqu'à récemment. Dans un pays qui n'a, au demeurant, jamais vécu d'expérience démocratique durable, si cette tendance se poursuit et se perfectionne, il en résultera une meilleure lisibilité de programmes pour l'électeur, une facilitation de son choix et, in fine, un progrès de la liberté.
En troisième lieu, si la morale islamique continue de régir bien des aspects de la vie quotidienne iranienne, son application semble témoigner, depuis quelques années, d'une moindre rigueur : l'espace privé permet des arrangements en matière de liberté morale, notamment, pour ce qui est des relations entre jeunes gens et jeunes filles, et les intrusions inopinées des bassidjis, dans les domiciles des particuliers, pour vérifier les comportements et, éventuellement, les sanctionner, se font, semble-t-il, plus rares. De même, les règles du code vestimentaire sont contrôlées de façon plus lâche qu'auparavant. Il reste que, dans les textes, les menaces de contrôle et de sanctions existent encore bel et bien.
Comme l'exposé relatif aux institutions s'est efforcé de l'expliciter, l'organisation des pouvoirs publics en Iran permet de freiner, de bloquer toute évolution du système politique : les prérogatives du Guide, le rôle du Conseil des gardiens en sont à cet égard, les instruments les plus efficaces.
Sous l'angle des droits de l'homme, le constat ne peut rester que pessimiste, si l'on se réfère aux normes occidentales en la matière. A lui seul, le système judiciaire, très archaïque, appelle de profondes réformes, et son organisation actuelle est préoccupante, tant son opacité est grande. Les fonctions de procureur et de juge y sont confondues et, dans le milieu carcéral, les mauvais traitements, voire la torture, ne sont pas, selon une enquête conduite sous les auspices des Nations unies, une pratique exceptionnelle.
Les tribunaux spéciaux pour la presse ou les membres du clergé sont les instruments privilégiés des procès d'opinion et permettent, à tout moment, à la faction conservatrice, de refermer l'espace de débat politique que l'accession aux responsabilités du Président Khatami a permis d'ouvrir. Les conditions du déroulement du procès des 13 juifs de Chiraz illustre enfin ' l'instrumentalisation ', dont peut faire l'objet le pouvoir judiciaire, par ceux qui le détiennent, à des fins autant intérieures qu'extérieures. Les répercussions internationales de l'événement ne pouvaient qu'être embarrassantes pour un Président de la République soucieux de l'image de respectabilité de son pays. Le camp conservateur démontrait ainsi sa capacité et sa volonté d'utiliser tous les leviers du pouvoir dont il dispose4(*).
Les minorités religieuses, les juifs, les chrétiens et les zoroastriens bénéficient, certes, d'une reconnaissance constitutionnelle et d'une représentation spécifique au Parlement. Si la liberté de culte est également assurée, il est toutefois difficile de parler de réelle liberté religieuse : le prosélytisme est sévèrement réprimé et les publications de ces communautés sont censurées ; enfin, les directeurs de leurs écoles doivent être musulmans. Surtout, la communauté bahaï, jugée comme hérétique, est sévèrement et constamment persécutée.
Enfin, même si la femme iranienne bénéficie d'une réelle reconnaissance pour son rôle dans la société, son statut personnel la cantonne dans une situation de dépendance et d'infériorité juridique : il lui est impossible de voyager sans l'accord de son tuteur et elle se trouve en situation d'inégalité par rapport à l'homme devant l'héritage ou le témoignage judiciaire. Enfin, l'âge minimal du mariage, fixé à 9 ans, reste un symbole lourd, quand bien même la réalité quotidienne s'éloigne progressivement de cette limite.
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Mise en ligne le : 2005-05-05
Idée LCBC : Qui va faire la PAIX ? L'Europe
Une attente forte s'exprime au Proche-Orient à l'égard de la France et de l'Europe
Le 04 07 2002 Dominique De Villepin, paru dans Organisation des Nations Unies
[...]Le ministre des Affaires étrangères a réaffirmé les options européennes, rappelées lors du Sommet de Séville, d'un retour aux frontières de 1967 comme base d'une relance politique. Devant la difficulté de la reprise du dialogue, le quartet (Etats-Unis, Union européenne, Nations unies et Russie) mais aussi le Comité d'initiative de la Ligue arabe pourraient constituer des enceintes appropriées. Il a souligné la nécessité d'un cadre adéquat pour définir les modalités de la paix, relevant qu'il existait peu d'alternative à une conférence internationale. Il a ajouté qu'il convenait de définir des termes de référence : les résolutions pertinentes des Nations unies, les conclusions de Taba ou encore le plan de la Ligue arabe. Y compris sur les sujets difficiles, Jérusalem, les réfugiés, il convenait de ne pas laisser le vide s'installer, sous peine de voir se nouer des liens entre les groupes les plus radicaux.
[...] - une attente forte s'exprime au Proche-Orient à l'égard de la France et de l'Europe, ouvrant un champ très important pour notre diplomatie ;
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Mise en ligne le : 2003-05-15
Idée LCBC : Qui va faire la PAIX ? L'ONU démocratique
La France souhaite que l'engagement de la communauté mondiale soit réaffirmé à l'occasion d'une conférence international
Le 10 12 2003 Dominique De Villepin,
Extrait de l'Allocution de Ministre des Affaires étrangères, à l'occasion du dîner de la chambre de commerce France-Israël [...] Chers Amis, la force de notre relation, son intensité et sa richesse constituent pour nous tous un motif de satisfaction et d'espérance. Ces échanges nous rendent d'autant plus sensibles à un environnement politique difficile et souvent angoissant. Vous le ressentez vous-mêmes dans vos activités, inévitablement touchées par l'impact de la crise économique israélienne et par les incertitudes qu'entretient la poursuite du conflit. La France veut s'impliquer davantage encore dans la recherche de la paix. C'est un devoir pour elle de contribuer au respect de deux droits fondamentaux dans cette région : le droit à la sécurité des Israéliens ; le droit à un Etat pour les Palestiniens. Les fondements de la démarche française sont connus de tous ici : la paix est la seule garantie d'une sécurité durable et réelle pour les Israéliens. Elle constitue le seul moyen pour Israël d'envisager un avenir serein au Moyen-Orient.
Cette paix ne sera acquise de façon durable et authentique que si le droit international est appliqué, là comme ailleurs, à travers la fin de l'occupation qui a commencé en 1967. Les éléments de cette paix et la méthode pour y parvenir existent. Ils sont rassemblés dans la Feuille de route élaborée par l'Union européenne, les Nations unies, la Russie et les Etats-Unis, que le Conseil de sécurité vient d'intégrer au droit international en adoptant à l'unanimité la résolution 1515. Les peuples israélien et palestinien, comme tous les peuples, préfèrent la paix à l'affrontement. Ils sont prêts aux concessions qu'impliquera nécessairement un règlement. Car la négociation signifie par essence compromis et reconnaissance des intérêts de l'autre. La violence qui a blessé si durement les Israéliens et les Palestiniens ces trois dernières années doit cesser. Le terrorisme, qui a frappé Israël en fauchant des vies innocentes, nous révolte tous. Rien ne justifie le terrorisme et nous devons lutter contre lui par tous les moyens disponibles.
Il faut mettre fin au désespoir, renverser les perspectives, montrer que la paix est possible. Le débat créé par l'Initiative de Genève a le mérite de représenter une nouvelle raison, une nouvelle occasion d'agir. Il nous renvoie à une évidence : oui, il faut prendre le risque de la paix ; oui, la volonté d'aller vers l'autre doit l'emporter. A partir de là, interrogeons-nous : la construction de la barrière de sécurité selon un tracé qui s'écarte de la Ligne verte, tout comme le développement des implantations, apporteront-elles davantage de sécurité ? Ne risquent-elles pas plutôt d'attiser inutilement les haines ? Je voudrais redire ici ma conviction : il n'y a pas de fatalité pesant sur le destin du peuple juif ou sur l'avenir des Palestiniens. Mais il n'y aura pas de paix sans volonté commune, pas de sécurité sans justice. Notre objectif est celui d'une paix globale et durable. Tous, nous devons nous mobiliser pour nous en rapprocher et mettre en ?uvre, sans délai et sans préalable, la Feuille de route. C'est pourquoi la France souhaite que l'engagement de la communauté mondiale soit réaffirmé à l'occasion d'une conférence internationale afin de relancer un processus qui, depuis le Sommet d'Aqaba, peine à s'enclencher.
Saisissons l'opportunité qui nous est offerte : la violence a un peu diminué ; un nouveau gouvernement palestinien est en place, qui mène avec les groupes radicaux des discussions difficiles mais dont nous voulons croire qu'elles peuvent aboutir à une véritable trêve. Les Etats-Unis s'engagent de nouveau. C'est maintenant qu'il faut agir, reprendre un cycle de négociations, faire les gestes de la paix pour montrer aux populations que le dialogue progresse et qu'à l'inverse de la violence, il produit des résultats et change leur vie quotidienne. Nous avons aujourd'hui toutes les raisons d'aller de l'avant. C'est ce que les deux peuples et le monde entier attendent. [...]
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Mise en ligne le : 2003-12-19
Examinons très vite les modalités d'une présence internationale sur le terrain [en Palestine], civile et militaire.
Le 20 09 2003 Dominique De Villepin, paru dans Ministère des Affaires Etrangères de la France
Parier sur l'éclatement du pouvoir chez les Palestiniens est un calcul de court terme. Il faut au contraire aider le Premier ministre Ahmed Qorei à réussir, l'aider à montrer aux Palestiniens qu'on obtient plus de résultats par la négociation que par la violence. La France s'y emploiera.
Les évènements dramatiques des dernières semaines ont pu sembler remettre en cause les grands principes qui présidèrent à l'élaboration de la Feuille de route et son calendrier. Nous pensons au contraire qu'il faut s'en tenir à ce plan de paix, accélérer sa mise en ?uvre et le rendre irréversible. Sur quelle base ? L'affirmation claire, ici comme en Iraq, du principe de souveraineté. Il constitue en effet le préalable indispensable à la responsabilité de chacun. Comment traduire ce principe dans les faits ? Par la reconnaissance d'un Etat palestinien, vivant aux côtés de l'Etat d'Israël, par l'appui de la communauté internationale, mais aussi par la voie démocratique : pourquoi ne pas envisager un referendum où chaque peuple pourrait se prononcer en faveur de la paix ?
Ce sont ces perspectives qui devraient être au coeur de la conférence internationale prévue par la Feuille de route. Elle doit constituer une étape majeure en marquant l'engagement du monde dans la résolution de ce conflit, à travers un processus de paix dont il faut rappeler le caractère global indispensable : les volets syrien et libanais sont un élément indispensable d'un règlement durable.
Dans le même temps, examinons très vite les modalités d'une présence internationale sur le terrain [en Palestine], civile et militaire.
Les Israéliens ont besoin de sécurité ; c'est là un droit imprescriptible. Ni la répression ni le mur qui se construit ne la leur apporteront. Les Palestiniens ont besoin de voir partir l'armée qui les occupe et qui étouffe leur économie. Ils ont aussi besoin d'une assistance technique forte pour recréer des services publics. Car la paralysie de l'administration palestinienne a créé des effets de substitution vers les groupes radicaux.
La communauté internationale n'est pas démunie pour traiter ces questions. Ailleurs, elle a déployé des forces qui ont rétabli le calme. Ailleurs, elle a remis sur pied des administrations détruites par un conflit. Nous sommes conscients des risques d'une telle mission. Ce sont les risques de la paix.
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Mise en ligne le : 2003-09-30
La France favorable au déploiement d'une force d'interposition entre Israël et les Palestiniens
Le 12 09 2003 Dominique De Villepin, paru dans Ministère des Affaires Etrangères de la France
PARIS - La communauté internationale doit mettre en place une force d'interposition entre Israël et les Palestiniens, et convoquer une grande conférence qui 'marquerait avec énergie' le 'chemin' de la paix, a affirmé vendredi le ministre des Affaires étrangères Dominique de Villepin.
'La solution c'est de prendre le risque de la paix. Une force d'interposition marquerait clairement l'engagement de la communauté internationale', a affirmé le ministre sur France-Inter.
Il faut 'que la force d'interposition puisse marquer clairement cet engagement; faire respecter sur le terrain les décisions qui sont prises; que nous avancions donc vers des grands rendez-vous de la communauté internationale', a précisé M. de Villepin.
'Nous avons préconisé depuis longtemps, et nous pensons encore que ce serait d'actualité aujourd'hui, une conférence internationale rassemblant l'ensemble des Etats concernés (...), qui marquera avec énergie et fixera le chemin', a-t-il ajouté.
Le chef de la diplomatie française a affirmé que la question serait abordée samedi à Genève, au cours d'une réunion consacrée à la crise irakienne des cinq membres permanents du Conseil de sécurité des Nations unies: 'Nous ne pourrons pas ne pas aborder cette question du Proche-Orient. Nous aurons par ailleurs les uns avec les autres de longs entretiens bilatéraux, et nous avons tous conscience de la gravité et de l'urgence du moment. Il faut agir et c'est le devoir de la communauté internationale'.
Dominique de Villepin a par ailleurs condamné l'accord de principe accordé par le gouvernement israélien à une expulsion du chef de l'Autorité palestinienne Yasser Arafat: 'Une telle décision serait une erreur, et même une faute', faute 'contre la sécurité' et 'contre la paix'.
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Mise en ligne le : 2005-05-05
Je pense éventuellement à un déploiement de forces dans la région [en Palestine]
Le 22 08 2003 Dominique De Villepin, paru dans RTL
Accélérer le processus en crédibilisant la paix. Nous en restons en permanence dans cette région aux préliminaires. Nous en restons à une expectative. Il faut résolument que du côté israélien on s'engage à se retirer des territoires, libérer les Palestiniens, pour que les Palestiniens puissent avoir le sentiment que leur vie va changer.
Et il faut, du côté palestinien, renoncer aux attentats de façon extrêmement claire. Et c'est alors que nous pourrons véritablement passer à de nouvelles étapes, mais qu'il faut rendre là aussi très crédibles. Je pense à une conférence internationale, à des élections palestiniennes. Je pense éventuellement à un déploiement de forces dans la région.
Il y a là des étapes indispensables, et il est important d'élargir la capacité d'action de la communauté internationale. Les Etats-Unis ne peuvent pas le faire seuls. Il faut que le quartet se réinvestisse, il faut que l'Europe se réinvestisse et que chacun prenne ses responsabilités.
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Mise en ligne le : 2005-05-05
Quand l'ONU en Irak ?
Le 09 07 2003 Dominique De Villepin,
Mais le ministre français des Affaires étrangères, Dominique de Villepin, a affirmé au quotidien Le Figaro que toute présence militaire de la France en Irak 'ne pourrait être éventuellement envisagée que dans le cadre d'une force de paix des Nations unies'.
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Mise en ligne le : 2005-05-05
Idée LCBC : Qui va faire la PAIX ? La France
Un usage de la force ne se justifie pas
Le 14 02 2003 Dominique De Villepin, paru dans Organisation des Nations Unies
[Intervention du Ministre des Affaires étrangères, M. Dominique de Villepin, devant le Conseil de Sécurité ]
[...]Dans ce contexte, l’usage de la force ne se justifie pas aujourd’hui. Il y a une alternative à la guerre : désarmer l’Iraq par les inspections. De plus, un recours prématuré à l’option militaire serait lourd de conséquences.
[...] Une telle intervention pourrait avoir des conséquences incalculables pour la stabilité de cette région meurtrie et fragile. Elle renforcerait le sentiment d’injustice, aggraverait les tensions et risquerait d’ouvrir la voie à d’autres conflits.
[...] En quoi la nature et l’ampleur de la menace justifient-elles le recours immédiat à la force ?
Dans ce temple des Nations Unies, nous sommes les gardiens d'un idéal, nous sommes les gardiens d'une conscience. La lourde responsabilité et l'immense honneur qui sont les nôtres, doivent nous conduire à donner la priorité au désarmement dans la paix
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Mise en ligne le : 2003-10-15
Idée LCBC : Qui va faire la Paix ? Le souvenir d'Arafat ?
Yasser Arafat incarne une légitimité forte et historique pour le peuple palestinien
Le 04 07 2002 Dominique De Villepin, paru dans Organisation des Nations Unies
Le ministre des Affaires étrangères rend compte aux sénateurs de ses déplacements au Proche-Orient
[...] Il a ajouté que l'union politique se réalisait aujourd'hui en Israël sur le rejet de la personne de Yasser Arafat . Cette opinion était présente y compris chez les intellectuels.
[...] Yasser Arafat incarne une légitimité forte et historique pour le peuple palestinien, aucune autre personnalité palestinienne ne peut prétendre à une telle légitimité, que ce soit dans la ‘vieille garde’ ou dans les générations nouvelles, et parmi les diverses hypothèses avancées visant à renouveler la direction de l'Autorité palestinienne, aucune ne s'impose aujourd'hui de manière évidente ; pour autant, il importe d'éviter le blocage de la situation politique et de rechercher les moyens d'amorcer une évolution ;
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Mise en ligne le : 2003-05-15
Idée LCBC : Qui va faire la PAIX ? Les Irakiens
Substituer à une logique d'occupation, une logique de souveraineté
Le 23 08 2003 Dominique De Villepin, paru dans RTL
Est-ce que vous estimez qu'il faudrait repenser le rôle de l'ONU en Irak ?
Réponse de Dominique de Villepin : La vraie question, c'est de savoir s'il ne faut pas repenser l'action même qui est engagée en Irak, non pas seulement évidemment celle de l'ONU, mais celle de l'ensemble des partis, y compris de la coalition. La question que nous nous posons c'est de savoir si la logique dans laquelle nous sommes engagés, qui est une logique essentiellement sécuritaire, est la bonne.
Nous pensons qu'il faudrait très rapidement substituer à une logique d'occupation, une logique de souveraineté. La condition de tout, c'est de reconnaître la souveraineté irakienne. Que les Irakiens puissent avoir le sentiment d'être véritablement aux commandes, de reprendre en main leur destin. Je crois que c'est le point de départ de tout.
Mais alors comment se situe, par rapport à ce que vous dites, cette initiative américaine actuellement, de proposer une nouvelle résolution de l'ONU, afin que le contingent international soit élargi en Irak ?
Je crois que nous sommes effectivement confrontés devant un grand choix. Soit nous continuons à agir dans une certaine ambiguïté. Mais cela ne répond pas à la situation sur le terrain, qui est à la fois une situation de décomposition, de démobilisation du peuple irakien, et en même temps une logique de confrontation, avec un piège au bout du compte que l'on voit tendu du fait de regroupement d'un certain nombre de forces nationalistes en Irak, islamiques, et terroristes, face à cela. Est-ce qu'il faut rentrer dans une surenchère sécuritaire ? Je n'en suis pas sûr.
La France demandait une résolution, mais ce n'est pas celle qui est en train de se préparer apparemment.
La France estime que la première exigence c'est de renforcer l'autorité du conseil de gouvernement irakien, très rapidement s'engager vers un gouvernement provisoire, avec une perspective d'élections, dans un calendrier très resserré, peut-être d'ici la fin de l'année, pour élire une assemblée constituante.
Je crois qu'il y a une nécessité dans ce sens, redonner, reconnaître véritablement cette souveraineté irakienne, en liaison avec l'ensemble des pays de la région, en liaison avec les organisations arabes, la ligue arabe, l'organisation islamique.
Et c'est tout ça que vous voudriez voir dans une résolution.
Je crois que c'est la condition du succès. Sans quoi, le risque c'est de voir le piège irakien s'approfondir, c'est de voir ce cycle de violence s'aggraver. Nous le constatons aujourd'hui, la violence n'épargne personne, et n'épargne rien : adductions d'eau, pipe-line pétroliers, ambassade de Jordanie, l'ONU, les forces américaines. C'est donc une profonde émotion, quotidienne, de voir tous ces morts, qui malgré tout ne peuvent pas enrayer cette situation en Irak.
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Mise en ligne le : 2005-05-05

 

Présent aux Evénements (non exhaustif) :

 

Les Actions (non exhaustif) :

irak :
Le point de départ, est la souveraineté irakienne et nous sommes fidèles à cette règle
Le 30 10 2003 Dominique De Villepin,
En Irak, c'est vrai, il y a une administration de la coalition. Nous avons toujours pensé que les conditions n'étaient pas réunies pour que nous puissions nous impliquer davantage parce que, pour nous, le point de départ, est la souveraineté irakienne et nous sommes fidèles à cette règle. Nous pensons que, pour que les choses puissent véritablement reprendre, il faut partir de cette situation nouvelle. Mais nous sommes, avec la communauté internationale, dans le cadre du Conseil de sécurité, évidemment très soucieux de mobiliser cette communauté internationale, d'agir pour faire évoluer les choses et donc tous prêts à pleinement participer à la reconstruction de ce pays dès lors que les conditions seraient réunies.
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Mise en ligne le : 2003-10-30

Texte du memorandum proposé par la France, l'Allemagne et la Russie
Le 25 02 2003 Dominique DE VILLEPIN,
1. Le désarmement effectif et complet de l'Irak reste l'objectif impératif de la communauté internationale, conformément aux résolutions pertinentes du Conseil de sécurité. Notre priorité doit être d'atteindre cet objectif pacifiquement au moyen du régime d'inspections. L'option militaire ne devrait être qu'un dernier recours. Les conditions pour l'usage de la force ne sont aujourd'hui pas réunies : Bien que des suspicions demeurent, aucune preuve n'a été apportée que l'Irak possède toujours des armes de destruction massive ou de capacités dans ce domaine ; Les inspections viennent juste d'atteindre leur plein rythme ; elles fonctionnent sans obstacle ; elles ont déjà produit des résultats significatifs ; La coopération irakienne s'améliore, ainsi que les chefs des inspecteurs l'ont indiqué dans leur dernier rapport, même si elle n'est pas encore totalement satisfaisante.
2. Le Conseil de sécurité doit intensifier ses efforts pour donner une chance réelle au règlement pacifique de la crise. Dans ce contexte, les éléments suivants revêtent une importance particulière : l'unité du Conseil de sécurité doit être préservée ; la pression exercée sur l'Irak doit être accrue.
3. Ces conditions peuvent être satisfaites, et notre objectif commun -le désarmement vérifiable de l'Irak- peut être atteint à travers la mise en oeuvre des propositions suivantes :
A) Un programme d'action clair pour les inspecteurs : La résolution 1284 prévoit que la CCVINU et l'AIEA doivent soumettre leur programme de travail au Conseil pour approbation. La présentation de ce programme de travail devrait être accélérée, en particulier concernant les tâches clefs de désarmement que l'Iraq devra accomplir, conformément à ses obligations de désarmement au titre de la résolution 687 (1991) et d'autres résolutions pertinentes. Les tâches clefs restantes doivent être définies en fonction de leur degré de priorité. Ce qui est attendu de l'Irak pour la mise en oeuvre de chaque tâche clef doit être clairement défini et précisé. L'identification précise des tâches de désarmement à accomplir obligera l'Irak à coopérer plus activement. Cela fournira également au Conseil la possibilité d'évaluer plus clairement la coopération de l'Irak.
B) Des inspections renforcées La résolution 1441 a établi un système renforcé d'inspections intrusives. Dans ce domaine, toutes les potentialités n'ont pas été exploitées. D'autres mesures pourraient être prises pour renforcer les inspections, parmi lesquelles -comme proposé dans le non-papier français déjà communiqué aux chefs des inspecteurs- l'augmentation et la diversification des effectifs et de l'expertise disponibles ; l'établissement d'unités mobiles destinées en particulier au contrôle du fret routier ; l'achèvement de la mise en place du nouveau système de surveillance aérienne ; l'exploitation systématique des données et informations fournies par le système de surveillance aérienne.
C) Calendriers pour les inspections et l'évaluation : Dans le cadre des résolutions 1284 et 1441, la mise en oeuvre du programme de travail sera conduite en fonction d'un calendrier réaliste et rigoureux : les inspecteurs seront invités à soumettre leur programme de travail identifiant les principales tâches clefs que l'Irak doit accomplir, notamment dans le domaine des missiles / vecteurs, armes chimiques / précurseurs, armes biologique / matériels liés et armes nucléaires dans le cadre de la présentation de leur rapport dû le 1er mars ; les chefs des inspecteurs rendront compte au Conseil de sécurité de la mise en oeuvre du programme de travail sur une base régulière (toutes les trois semaines) ; un rapport de la CCVINU et de l'AIEA évaluant les progrès réalisés dans l'achèvement des tâches clefs sera présenté par les inspecteurs 120 jours après l'adoption du programme de travail conformément à la résolution 1284 ; à tout moment, conformément au paragraphe 11 de la résolution 1441, le Président exécutif de la CCVINU et le directeur général de l'AIEA signaleront immédiatement au Conseil toute ingérence de l'Irak dans les activités d'inspection ainsi que tout manquement de l'Irak à ses obligations en matière de désarmement ; d'autres réunions du Conseil pourront être décidées à tout moment, y compris à haut niveau.
Pour qu'une solution pacifique soit possible, les inspections doivent pouvoir bénéficier du temps et des ressources nécessaires. Pour autant, elles ne peuvent se poursuivre indéfiniment. L'Irak doit désarmer. Une coopération pleine et active de sa part est nécessaire. Ceci comprend notamment la fourniture d'informations spécifiques complémentaires sur les questions soulevées par les inspecteurs, ainsi que la satisfaction de leurs demandes, en particulier celles qui ont été exprimées par M. Blix dans une lettre du 21 février 2003. La combinaison d'un programme d'action précis avec des inspections renforcées, un calendrier clair et les préparatifs militaires, offre la possibilité réaliste de réunifier le Conseil de sécurité tout en exerçant des pressions maximales sur l'Irak.
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Mise en ligne le : 2005-05-05

La Russie, l'Allemagne et la France apportent leur appui déterminé à MM. Blix
Le 05 03 2003 Dominique De Villepin,
Notre objectif commun demeure le désarmement effectif et complet de l'Irak, conformément à la résolution 1441.
Nous considérons que cet objectif peut être atteint par la voie pacifique des inspections.
Nous constatons d'ailleurs que ces inspections donnent des résultats de plus en plus encourageants :
La destruction des missiles Al-Samoud 2 a commencé et progresse ; Les Iraquiens fournissent des informations dans le domaine biologique et chimique ; Les entretiens avec des scientifiques irakiens se poursuivent.
La Russie, l'Allemagne et la France apportent leur appui déterminé à MM. Blix et El-Baradei et considèrent la réunion du Conseil du 7 mars comme une étape importante du processus mis en place.
Nous invitons fermement les autorités irakiennes à coopérer plus activement avec les inspecteurs dans la voie d'un désarmement complet de leur pays. Ces inspections ne peuvent se poursuivre indéfiniment.
Nous souhaitons par conséquent que les inspections puissent se dérouler à un rythme désormais accéléré, dans la ligne des propositions avancées dans le mémorandum déposé au Conseil de Sécurité par nos trois pays. Nous souhaitons : préciser et hiérarchiser les questions en suspens, programme par programme, établir, en regard, des échéanciers détaillés.
A partir de cette méthode, les inspecteurs pourront proposer sans aucun délai un programme de travail accompagné de rapports d'étape réguliers au Conseil de Sécurité. Ce programme pourra prévoir une clause de rendez-vous, pour permettre au Conseil d'évaluer les résultats d'ensemble de ce processus.
Dans ce contexte, nous ne laisserons pas passer un projet de résolution qui autoriserait le recours à la force.
La Russie et la France, en tant que membres permanents du Conseil de Sécurité prendront toutes leurs responsabilités sur ce point.
Nous sommes à un tournant. Notre objectif étant le désarmement pacifique et complet de l'Irak, nous avons aujourd'hui la possibilité d'obtenir par des moyens pacifiques, un règlement global pour le Moyen-Orient, commençant par une avancée dans le processus de paix, ceci par :
la publication et la mise en oeuvre de la feuille de route ; la définition d'un cadre général pour le Moyen-Orient, fondé sur la sécurité et la stabilité, le renoncement à la force, le contrôle des armements, et des mesures de confiance.
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Mise en ligne le : 2005-05-05

palestine :
Il faudrait peut-être une force qui se déploierait dans la région
Le 30 10 2003 Dominique De Villepin,
Cela [les accords de Genève] complète la Feuille de route. Cela vient marquer et éclairer l'horizon de la Feuille de route. Le vrai problème que nous avons aujourd'hui, c'est de savoir comment nous rentrons dans cette mécanique de la Feuille de route, par quels procédés nous sortons de la bataille des préalables entre Israéliens et Palestiniens. Nous pensons qu'à ce stade, et la France a fait des propositions, il faut des mécanismes, comme par exemple une conférence internationale, un comité de supervision et de contrôle qui serait élargi notamment aux Européens et à l'ensemble des autres membres du Quartet. Il faudrait peut-être une force qui se déploierait dans la région et qui puisse garantir l'avancée du processus. Cela suppose deux choses : d'abord que les Palestiniens acceptent de renoncer à la violence et au terrorisme et de faire pression sur l'ensemble des groupes concernés, ensuite que les Israéliens, résolument, fassent les gestes nécessaires comme renoncer à la colonisation et accepter de ne plus organiser des tirs sur un certain nombre de cibles palestiniennes. Il y a un certain nombre de gestes qui peuvent être faits de part et d'autre, qui peuvent créer la confiance. C'est de cela dont nous avons besoin. Cela suppose que l'engagement américain continue et cela suppose que d'autres puissent apporter leur soutien, bien sûr les pays de la région, et l'Europe. C'est ce que nous avons fait en Iran, en nous mobilisant.
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Mise en ligne le : 2003-10-30

 

Les Oeuvres (non exhaustif) : (voir les autres auteurs)

 

Histoire : (voir les autres dates historiques)